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Développement Durable en action
11 politiques locales exemplaires en faveur du développement durable

Les rubans du développement durable 2007

samedi 15 septembre 2007
Posté par David Naulin

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Depuis cinq ans, les Rubans du développement durable visent à identifier et valoriser les démarches exemplaires de collectivités locales contribuant au développement durable des territoires. 54 collectivités locales ont été distinguées, et leur expérience largement diffusée. L’Association des Maires de France (AMF), l’Association des Maires de Grandes Villes de France (AMGVF), le Comité 21 et Dexia ont décerné le 13 septembre les trophées de la 5ème édition des Rubans du développement durable à 11 collectivités locales.



Les lauréats 2007 Composé des partenaires de l’opération (Dexia Crédit Local, le Comité 21, l’AMF et l’AMGVF) mais aussi des représentants du Programme des Nations unies pour l ’Environnement, de l’ADEME, de la DIACT et d’experts indépendants, le jury, présidé cette année par Jean-Marie Pelt, a distingué les 11 collectivités lauréates selon 2 catégories : « Démarche globale de développement durable », et « Lutte contre le changement climatique ».

 Catégorie « Démarche globale de développement durable »

Pantin : l’art du pilotage en finesse

L'agenda 21 de Pantin Quand il s’agit d’environnement et de développement durable, Pantin ne lésine pas sur les ressources humaines : le service dédié, qui ne traite pourtant ni des espaces verts, ni des eaux usées, ni des déchets, est composé de six personnes, actives tant dans le domaine technique que de la sensibilisation. La concertation avec les Pantinois va bon train. Chaque automne, un comité de pilotage valide les travaux des ateliers de citoyens, qui se tiennent deux fois par an pour réévaluer les « 21 mesures pour le XXIe siècle ». Ludivine Carlier, chargée de mission Agenda 21, estime que les indicateurs sont indispensables pour bien analyser les projets, mais « il s’agit d’établir des indicateurs qui soient facilement renseignables, et cela n’a rien d’évident ». Et les projets à évaluer sont nombreux : l’utilisation systématique de la HQE pour tous les nouveaux bâtiments, la résorption progressive de l’habitat insalubre avec 5 000 logements rénovés à ce jour, l’insertion de clauses environnementales dans tous les marchés publics… Les Pantinois voient avec satisfaction leur réseau de bus s’améliorer, les espaces verts proliférer et les immeubles trop vétustes partir en poussière. Les enfants, de l’école élémentaire au collège, reçoivent une formation consistante sur tous les sujets mis en œuvre par leurs aînés : Pantin veut assurer la relève pour transmettre son engagement résolu dans le développement durable.

- Le site de la ville de Pantin

Syndicat d’aménagement du Trièves : s’ouvrir aux citadins

Sur ce territoire montagneux enclos entre hautes falaises et rivière, tout proche de Grenoble, plus d’un citadin rêve de s’installer. Aussi le Trièves s’est-il engagé dans un généreux projet de territoire. Il a donné la parole aux citoyens lors de 17 réunions publiques où « les différentes parties prenantes se sont enrichies mutuellement », comme le relate Rodolphe Zimmermann, chargé de développement au Syndicat d’aménagement du Trièves. Loin du tumulte et de la pollution urbaine, on y travaille sur des projets partagés d’écovillage, de maisons « bio » avec la mise en commun d’un certain nombre d’équipements, en construction bois de préférence, HQE de toute façon. Un projet de centre de formation à la construction et à la rénovation écologique est en cours. On s’évade facilement de la vallée encaissée grâce à un guichet unique qui regroupe toutes les offres de transport – covoiturage, train ou car – et propose une mobilité alternative à la voiture particulière. Mais l’intense politique culturelle y retient notre citadin plus souvent que prévu. Et il finira peut-être par quitter son emploi sur Grenoble pour créer son entreprise écologique, pourquoi pas dans la filière bois ou le tourisme durable, avec l’aide des partenaires locaux. Au total, 43 actions soigneusement élaborées résultent de l’implication des 29 communes. L’Agenda 21 a pour objectif de faire du Trièves tout autre chose qu’un simple territoire-dortoir ou de transit.

Saint-Paul de la Réunion : rendre le pouvoir à la foule intelligente

Située tout à l’ouest de l’île de la Réunion, la commune de Saint-Paul qui s’étend sur 24 km2 est l’une des plus grandes de France, avec une population répartie entre plusieurs villages et quartiers. Le maire pose en préalable la participation de tous à la gestion des affaires communes : « Notre devoir, en tant qu’élu, ce n’est plus tellement d’exercer le pouvoir, mais de le dissoudre, de le rendre aux gens, à la foule intelligente. » Quatre livrets ont énoncé en termes clairs et de façon exhaustive l’intérêt et les mécanismes de la démocratie participative. Ils introduisent la multitude d’outils mis en place par la commune : un observatoire qui organise l’apprentissage de cette nouvelle gouvernance, un jury citoyen qui donne son avis ponctuellement, des conseils de toutes sortes, des sages, des enfants, de la vie étudiante, des acteurs économiques, mais aussi et surtout des présidents des conseils de quartier. Le budget participatif, consultant les habitants sur les principales orientations à investir par la commune a fait l’objet d’un numéro spécial de L’Archipel, le magazine de Saint-Paul. En écho aux préoccupations de la région Réunion qui souhaite tendre à l’autonomie énergétique à l’horizon 2025 en utilisant les énergies renouvelables, 383 foyers de Saint-Paul sont désormais reliés à une source d’énergie renouvelable. La mise en place de la collecte sélective par les services de nettoyage a sensibilisé 3 000 agents communaux et une déchèterie est en projet. Enfin, la sauvegarde des biens communs implique la protection des ressources et des milieux, du patrimoine et des terres agricoles.

- Le site de la ville de Saint-Paul de la Réunion

Toulouse : les citoyens assurent l’équilibre

L'engagement de la Mairie de Toulouse pour l'Agenda 21 À Toulouse, plus de 1 200 habitants ont participé aux ateliers du Congrès des citoyens durant l’année 2005. Lors du forum de clôture, un comité de suivi citoyen s’est spontanément formé, volontaire pour sélectionner, parmi les 695 propositions, les 99 actions les plus pertinentes. Marie-Ange Alet-Ricard, conseillère municipale en charge de l’Agenda 21, n’a eu qu’à superviser : « Le groupe a travaillé bénévolement tout l’été 2006, j’étais admirative. Les citoyens se sont mobilisés au-delà de toute espérance. » L’Agenda 21 adopté en décembre 2006 est un modèle d’équilibre avec des buts ambitieux : 250 vélostations dans Toulouse, 5 000 nouveaux arbres chaque année, une charte de mixité sociale avec les professionnels de l’immobilier, de l’hydroélectricité, un réseau de chaleur et des projets solidaires avec quatre villes sur trois continents. Chaque fiche-actions précise les objectifs à atteindre, les moyens à mettre en œuvre, les partenaires, l’échéancier et les indicateurs, principalement quantitatifs, propres à chaque action. Ceux-ci permettent d’évaluer la mise en œuvre concrète de l’action et de l’ajuster si nécessaire afin d’atteindre l’objectif initial.

- Le site de l’Agenda 21 de la ville de Toulouse

Fresnes-sur-Escaut : reconstruire l’urbanité blessée

Au cœur du Valenciennois, c’est à Fresnes-sur-Escaut qu’une première veine de charbon fut découverte en 1720, lançant l’activité minière dans toute la région. Mais la fermeture des mines et de la sidérurgie il y a une trentaine d’années a provoqué le déclin du pays, malgré l’empilement des mesures et dispositifs de toutes sortes : 26 % de chômage, 45 % des enfants en situation d’échec scolaire, et un tissu social qui n’en finit pas de se déchirer.La mairie cherche donc avant tout à inciter les habitants à se responsabiliser dans la solidarité. Alors, tout comme le PLU organise l’espace, un PLV (Plan local de vie), raccommode les liens entre les habitants. Pour y parvenir, la commune a imaginé construire un « hôtel de vie » : si l’hôtel de ville conduit les affaires administratives, l’hôtel de vie, lui, s’occupe du lien social. Encore en projet, il rassemblera tous les services sociaux, culturels et associatifs autour d’une épicerie sociale et solidaire. Y seront proposés des ateliers sur des sujets variés, alimentation, hygiène, santé, gestion d’un budget…En attendant que l’hôtel de vie voie le jour, les habitants peuvent s’investir notamment dans l’installation et l’entretien de la route fruitière, ou encore dans les jardins solidaires soutenus par un atelier « jardinage » du CCAS au bénéfice des familles en difficulté. À Fresnes-sur-Escaut, on a choisi de reconnaître le rôle de chacun : c’est en rendant, par une succession d’actions concrètes, la dignité à une population en désarroi qu’on conçoit le développement durable.

- Le site de la ville de Fresnes-sur-Escaut

Clermont-Ferrand : les énergies sur le bon chemin

Les actions du développement durable à Clermont-Ferrand Le premier Agenda 21 de Clermont-Ferrand, paru en 2003, focalisait l’attention sur de nombreuses démarches innovantes déjà en place. En 2006, la Ville a décidé d’actualiser cette base de réflexion et de se donner les moyens d’évaluer les politiques publiques. Chacune des 25 actions redéfinies est illustrée par des indicateurs, de résultats et/ou d’impact, pertinents et pérennes, compréhensibles par tous. Par exemple, son Chemin des énergies renouvelables, jalonné de multiples réalisations solaires, thermiques ou photovoltaïques qui équipent ses bâtiments publics, est assorti d’indicateurs de résultat comme la superficie des installations utilisant ces technologies et la production annuelle d’énergie par filière. Les indicateurs d’impact sont, quant à eux, plus difficiles à mesurer car on a choisi de quantifier les émissions de CO2 économisées. Mais ils sont aussi les plus motivants.Ce dispositif d’évaluation, l’un des premiers du genre, conforme au cadre de référence national, est le fruit de concertations et de rencontres avec les services, les partenaires et les représentants des habitants. Le but, comme l’explique Christian Barbalat, directeur Environnement-santé, est que « chacun, in fine, se sente concerné par les actions emblématiques retenues et adopte la démarche. Les indicateurs du nouvel Agenda 21 ont donc vocation à devenir des outils d’évaluation autant que de démocratie participative. »

- Le site de la ville de Clermont-Ferrand

Angers Loire Métropole : des indics tout à fait recommandables

L'Agenda 21 d'Angers Loire Métropole L’Agenda 21 d’Angers Loire Métropole, adopté à l’unanimité du Conseil communautaire en février 2006, a bénéficié à la fois des travaux pionniers de la Ville d’Angers et de l’adhésion de ses communes membres. Il est récompensé par un prix spécial des Rubans pour sa tenue et sa cohésion intercommunale. Le système de suivi et d’évaluation mis en place est une illustration de la vocation de l’Agenda 21 à entraîner également l’ensemble des acteurs socio-économiques. Anne-Line Briand, chargée de mission développement durable, reconnaît que, « si ce système est exigeant en méthodologie et en temps passé, il sert à valider la pertinence de la démarche, mais aussi à motiver les partenaires ». Pour prendre un exemple, le Centre Grand Ouest pour la valorisation des déchets d’équipements électriques et électroniques (D3E) qui s’implante à Angers offrira des solutions de collecte et de traitement pour 27 départements. Il associe Angers Loire Métropole, Veolia Propreté, Thomson, des industriels locaux de l’électronique et des acteurs de l’économie sociale et solidaire. Les indicateurs de l’action sont le tonnage de D3E collectés par an et par habitant et le nombre d’emplois créés. Ils permettent également de piloter les actions en termes de délai et de budget. Angers Loire Métropole a également établi 20 indicateurs globaux, associés à 20 orientations stratégiques, qui mesurent le succès de la mesure en termes de développement durable. Le Centre Grand Ouest appartient à l’orientation « Promouvoir l’emploi en anticipant les mutations économiques du territoire » de l’Agenda 21. L’indicateur global associé est le « nombre d’éco-entreprises implantées ». Il permettra de vérifier que le Centre est un véritable levier de développement économique du territoire.

- Le site de l’Agglomération d’Angers Loire Métropole

 Catégorie « Lutte contre le changement climatique »

Fraïsse-sur-Agoût : partenariat avec les arbres

À Fraïsse-sur-Agoût, dans les hauts cantons de l’Hérault, on aime les fleurs comme le souligne le label village fleuri « 4 fleurs ». On aime aussi les arbres, et les enfants de l’école élémentaire ont balisé un long sentier de panneaux à leur gloire. Et ce n’est pas tout : en 2002, la mairie a engagé ses 360 habitants dans la valorisation patrimoniale et énergétique d’une forêt de 1 000 hectares en se dotant d’un réseau de chaleur alimenté par une chaufferie à plaquettes forestières de 450 kW. Cela permet à la fois d’entretenir la forêt et d’économiser 80 tonnes d’équivalent pétrole, tout en évitant le dégagement de 162 tonnes de CO2 par an. L’ONF gère les coupes et le broyage et livre chaque année 1 000 m3 au silo communal. Les bâtiments communaux, des HLM, des résidences de vacances et des logements privés sont désormais reliés par un réseau de 700 m et permettent aux bénéficiaires de faire de substantielles économies. L’investissement de 830 000 euros fut abondé par les partenaires habituels, l’ADEME et la région pour 40 %, le département et l’État via la dotation globale d’équipement et le fonds national d’aménagement et de développement du territoire pour encore 40 %. Et la commune se sent reliée maintenant de façon encore plus vitale à ce qui fait une grande part de son attrait : les arbres de sa forêt. N’est-ce pas le frêne, lou fraïsse en occitan, qui a donné son nom au village ?

Jonzac : retour aux sources… chaudes

Cela ne date pas d’hier que la commune de Jonzac cherche à valoriser la géothermie et le bois sur son territoire. Dès 1979, elle a effectué son premier forage à plus de 1 800 m de fond et vu jaillir une eau thermale à 65°C, rapidement valorisée dans des thermes troglodytes de bonne renommée. Un deuxième forage, mais aussi deux chaudières au bois de 3 MW chacune alimentent désormais un réseau de chaleur pour 300 abonnés dont une trentaine de structures importantes et un centre aqualudique « les Antilles de Jonzac ». Thermes et « Antilles » attirent 500 000 personnes par an ! Une Maison de l’Énergie a ouvert en juillet 2006 pour sensibiliser tous les publics. Enfin, deux moulins du XVIIIe siècle, l’un à vent, l’autre à eau viennent d’être remis en état pour illustrer par les techniques anciennes l’histoire d’amour de Jonzac et de ses énergies.

Grenoble-Alpes Métropole : en route pour le « facteur 4 »

La cuvette grenobloise, si froide l’hiver, peut devenir une fournaise l’été, enchâssée entre ses trois massifs de montagne. Cela a peut-être incité la Métro, alias Grenoble-Alpes Métropole, à se lancer dans cet ambitieux plan climat partenarial, premier du genre à cette échelle. L’importante communauté de chercheurs et d’universitaires y est étroitement associée à la réflexion des politiques sur la lutte contre le changement climatique. En décembre 2006, le 2e forum « Sciences et démocratie » consacré à l’effet de serre a réuni plus d’un millier de citoyens et de spécialistes, point d’orgue de toute une année de conférences et de débats encadrés par un comité scientifique. Le président de la Métro Didier Migaud avait souhaité organiser cette forme de concertation où « toutes les approches, scientifiques, philosophiques, économiques alimentent le débat et soutiennent les élus pour des prises de décision adaptées ». Une démarche qui correspond bien au dynamisme de la population grenobloise, et qui a déplacé plus de 10 000 personnes.Mais la Métro et ses 26 communes avaient depuis longtemps pris le taureau par les cornes dans ce domaine. Dès 2001, l’agence locale de l’énergie de l’agglomération grenobloise a conduit un bilan énergétique pour connaître les émissions de CO2 par type d’énergie, par secteur géographique et par activité. En 2005, 43 partenaires, dont 24 des 26 communes que compte l’agglomération, signaient la première version du plan climat, qui vise notamment à stabiliser les consommations et les émissions et à faire passer la part des énergies renouvelables de 8 à 21 % d’ici à 2010. En 2007, seize nouveaux signataires, dont les deux communes retardataires, adhéraient à la charte. Et depuis février, la Métro s’inscrit dans l’objectif « facteur 4 » réclamé par son conseil de communauté, pour contribuer à diviser par 4 à l’horizon 2050 les émissions de gaz à effet de serre.

Communauté urbaine de Strasbourg : place aux « écomobilistes »

En juin 2007, Strasbourg a accueilli le TGV, qui met la capitale européenne à deux heures vingt de Paris. À la gare, un tramway ultramoderne et un parking de 1 500 vélos attendent les Strasbourgeois pressés arrivant de la capitale. Ici, l’attaque est frontale pour qu’ « utiliser sa voiture seule ne devienne envisageable que lorsque les autres modes de déplacement ne sont pas utilisables ». Le tram fait l’unanimité. Il transportait déjà chaque jour 200 000 voyageurs, et grâce à l’extension tant attendue du réseau – 13,5 km supplémentaires ont été inaugurés le 25 août 2007 –, c’est 70 000 personnes supplémentaires qui en bénéficient journellement, avec des « parkings-relais tram » aux abords du centre. Même l’extension des parkings payants est plébiscitée par les riverains qui y voient le départ des « voitures ventouses » et donc des rotations plus favorables. Déjà, 170 000 vélos sillonnent Strasbourg et le nombre de pistes cyclables continue de croître au rythme minimum de 10 kilomètres par an. Et les Strasbourgeois en redemandent. La campagne d’information lancée en 2005 a été relayée de façon active et participative par les médias et, comme le relate Francis Jaecki, directeur général adjoint, « la ville avance dans un esprit d’écomobilité complètement acceptée. Il y a deux ans, nous avions anticipé une demande qui, en fait, s’amplifie tous les jours, grâce à la cohérence de notre dispositif global. L’intermodalité est réellement efficace, mais nous continuons de paver la voie à de nouvelles solutions ». Ainsi, les voitures partagées s’installent peu à peu dans les parkings publics.

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