La Conférence des Nations Unies sur l’eau s’est achevée en Mars 2023 par l’adoption d’un Programme d’action pour l’eau dans lequel les États membres s’engagent à accélérer les progrès vers l’objectif visant à garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et à assurer une gestion durable des ressources en eau. En Mars 2026, la DRIEAT Ile de France publie un kit pédagogique « L’eau pour tous, tous pour l’eau ».

« Il ne peut y avoir de développement durable sans eau »,
Il faut « réaffirmer notre engagement au service de notre avenir commun ».
António Guterres, Secrétaire général de l’ONU
« Prenons dès à présent de nouvelles mesures pour bâtir un avenir où l’eau sera garantie pour tous », a-t-il ajouté à la clôture de cette conférence qui était co-organisée par le Royaume des Pays Bas et le Tadjikistan au siège des Nations Unies à New York.
« L’eau nous unit tous »
Selon le Secrétaire général, cette conférence a démontré une vérité centrale : « l’eau nous unit tous ». Elle concerne en effet la santé, l’assainissement, l’hygiène et la prévention des maladies ; elle est synonyme de paix ; elle concerne le développement durable, la lutte contre la pauvreté, le soutien des systèmes alimentaires et la création d’emplois et de prospérité ; et c’est une question de droits humains et d’égalité des sexes.
« Tous les espoirs de l’humanité pour l’avenir dépendent, d’une certaine manière, de l’élaboration d’une nouvelle voie scientifique pour donner vie au Programme d’action pour l’eau. Ils dépendent de la concrétisation des engagements novateurs, inclusifs et orientés vers l’action pris par les États Membres et d’autres lors de cette Conférence »
António Guterres, Secrétaire général de l’ONU
Pour lui cela signifie :
- Renforcer la place de l’eau en tant que droit humain fondamental.
- Réduire les pressions sur notre système hydrologique et assurer une bonne prise de décision et des politiques intelligentes.
- Développer de nouveaux systèmes alimentaires alternatifs pour réduire l’utilisation non durable de l’eau dans la production alimentaire et l’agriculture.
- Concevoir et mettre en œuvre un nouveau système mondial d’information sur l’eau pour guider les plans et les priorités d’ici 2030.
- Intégrer notre approche sur l’eau, les écosystèmes et le climat pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et renforcer les communautés, ce qui comprend des infrastructures résilientes, des canalisations d’eau et des programmes de traitement des eaux usées, et la garantie que chaque personne dans le monde est protégée par des systèmes d’alerte précoce contre les catastrophes naturelles d’ici 2027.
- Continuer à faire pression pour la justice climatique et une action mondiale pour limiter le réchauffement climatique à une augmentation de 1,5 degré Celsius.
- Accélérer considérablement les ressources et les investissements dans la capacité de tous les pays à atteindre l’objectif de développement durable 6.
Le Secrétaire général a noté qu’un certain nombre d’autres mesures de suivi sont à l’étude – y compris la nomination recommandée d’un Envoyé spécial sur l’eau pour faire progresser la proéminence de la sécurité de l’eau dans la perspective du sommet des Objectifs de développement durable (ODD) de septembre, ainsi que du Sommet du futur l’année prochaine.

Ambition et solidarité
« je suis inspiré par la détermination qui nous unit tous dans la quête pour arrêter de gaspiller l’eau » et « émerveillé par l’ambition et la solidarité dont vous faites preuve pour concevoir un avenir sûr pour tous ».
Csaba Kőrösi, Président de l’Assemblée générale des Nations Unies
Il a salué un Programme d’action pour l’eau « inspirant, coopératif, transfrontalier et transformateur pour le développement durable et la résilience », pour lequel plus de 300 milliards de dollars ont été promis lors de cette conférence, « avec le potentiel de débloquer au moins 1.000 milliards de dollars de gains socio-économiques et écosystémiques ».
« Le résultat de cette conférence n’est pas un document juridiquement contraignant, mais il tourne quand même une page de l’histoire », a déclaré le Président de l’Assemblée générale.
« Nous devons être à la hauteur de nos engagements dans le Programme d’action pour l’eau. Et nous avons besoin d’une action transformatrice et déterminée », a-t-il conclu.
L’eau pour tous, tous pour l’eau : un kit pédagogique de la DRIEAT Île-de-France
Pour Pierre-Henry Dodart, Administrateur de l’État engagé pour la transition écologique, « l’intérêt de ce document tient à l’articulation qu’il propose entre connaissances scientifiques, compétences en éducation au développement durable et mise en action des élèves. On y trouve à la fois des éclairages sur la gestion de l’eau (notamment à l’échelle du bassin de la Seine), une structuration des apprentissages autour de la complexité, de l’esprit critique et de l’engagement, et des outils très concrets pour concevoir et piloter des projets en classe.
une approche qui ne se limite pas à expliquer
Les élèves sont amenés à analyser des situations locales, comprendre les tensions entre usages, argumenter et proposer des actions. L’eau devient un point d’entrée pour aborder des enjeux beaucoup plus larges, qu’il s’agisse de santé, de biodiversité, d’aménagement ou de choix collectifs. »
Le document montre aussi pour Pierre-Henry Dodart que « ces sujets dépassent largement le cadre scolaire. Les tensions sur la ressource, les effets du changement climatique ou les arbitrages entre usages rappellent que l’école ne peut pas tout, mais qu’elle peut aider à mieux comprendre et à se situer dans ces transformations. »
Un support utile pour celles et ceux qui cherchent à relier enseignements, territoires et enjeux écologiques, sans rester au niveau des intentions.
Pierre-Henry Dodart
- Source : DRIEAT – Ile de France


