Sarkozy s’engage à étudier la création d’une taxe carbone

Le président Nicolas Sarkozy s’est engagé jeudi à étudier « la création d’une taxe +climat-énergie+ en contrepartie d’un allègement de la taxation du travail », dans le cadre d’une remise à plat de la fiscalité en France.

Nicolas Sarkozy s’est engagé jeudi dans un discours à l’Elysée à « porter et à mettre en oeuvre » les propositions issues du Grenelle de l’environnement, qu’il a déclaré « faire siennes ».

M. Sarkozy a affirmé qu’il allait engager « une révolution totale dans la méthode de gouvernance », pour mettre l’environnement au centre des enjeux politiques, revendiquant notamment une volonté de « rupture » en matière de transports pour donner la priorité au non routier.

Nicolas Sarkozy a annoncé la suspension de la culture commerciale des OGM « en attendant les conclusions d’une expertise à conduire par une nouvelle instance, qui sera créée » d’ici la fin de l’année.

« Dans le respect du principe de précaution, je souhaite que la culture commerciale des OGM pesticides soit suspendue. Ceci en attendant les conclusions d’une expertise à conduire par une instance qui sera créée avant la fin de l’année », a déclaré le chef de l’Etat.

« La vérité est que nous avons des doutes sur l’intérêt actuel des OGM pesticides, la vérité est que nous avons des doutes sur le contrôle de la dissémination, la vérité est que nous avons des doutes sur les bénéfices sanitaires et environnementaux des OGM », a-t-il ajouté.

Nicolas Sarkozy a « demandé » jeudi au ministre de l’Agriculture « Michel Barnier de proposer avant un an un plan pour réduire de 50% l’usage des pesticides, dont la dangerosité est connue, si possible dans les dix ans qui viennent », dans un discours à l’Elysée après le Grenelle.

Sur ce sujet, le bras de fer entre écologistes et représentants des agriculteurs a finalement été tranché au détriment du camp « vert ». Le texte final avalisé par le ministère de l’Ecologie évoque une réduction de 50% de l’usage des pesticides, mais sans date butoir, et conditionnée à la mise en place de « méthodes alternatives ».

La « taxe écologique annuelle sur les véhicules neufs les plus polluants » doit « permettre de financer le retrait des vieilles voitures polluantes grâce à une prime à la casse progressive et durable pour aider au rachat d’un véhicule propre », a également indiqué Nicolas Sarkozy.

Il a aussi annoncé un programme doté d’un milliard d’euros sur quatre ans « pour les énergies et les moteurs du futur ».

Le Grenelle « restera comme un moment important dans la prise de conscience par notre société qu’elle ne peut plus vivre dans le gaspillage, qu’elle ne peut plus négliger les conséquences sur l’avenir de la planète de sa façon de vivre, de produire et de consommer », a-t-il lancé.

« C’est bien à une révolution que nous invite ce Grenelle de l’environnement », a-t-il assuré, en évoquant « une révolution dans nos façons de penser, dans nos façons de décider, une révolution dans nos comportements, dans nos politiques, dans nos objectifs et dans nos critères ».

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