Responsable du développement durable : l’empêcheur de tourner en rond

LES METIERS DE LA GRANDE DISTRIBUTION

Peu nombreux, les responsables du développement durable inventent aujourd’hui les frontières de ce métier récent. Entre l’émulation fédératrice et l’aiguillon dérangeant.

Ils sont à peine une centaine en France. Responsable du développement durable est un métier émergent, dont les contours se formalisent au rythme d’assimilation par les sociétés de leurs responsabilités en la matière (LSA n° 1954). Dans la distribution comme ailleurs, deux écoles se confrontent au gré des convictions des présidents de groupe, mais aussi des réalités économiques.
La première privilégie une approche structurée, avec la création d’un département du développement durable, un directeur, ses équipes et des objectifs précis.
La seconde préfère la méthode perlée, où chaque fonction de l’entreprise intègre les problématiques du développement durabledans sa stratégie. Actuellement, la plupart des entreprises retiennent la seconde, pour des questions de taille et de budget. Mais une formation spécifique est désormais accessible aux étudiants de troisième cycle, et les premiers diplômés arrivent en ce moment sur le marché du travail.

«Faites un autre métier !»

«À ceux qui veulent se lancer dans cette activité, je dis: “faites un autre métier !” , lance Thierry Raes, associé dirigeant le développement durable chez Price Waterhouse-Coopers. Faites de la logistique, du marketing, du commercial, et ajoutez- y votre sensibilité développement durable : c’est comme cela que vous ferez bouger les choses. »

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