Rapport agricole du village de Peokoye | Projet Tourisme Ecovillage d’Accueil Solidaire de l’Association Itinérance

arton603-ded48.jpg Yacouta est le village moteur du projet TEAS. En effet, c’est non seulement dans ce village que le centre d’hébergement écovillage de l’association Itinérance doit être mis en place et c’est également le village ou le barrage a été réalisé – Voir aussi : Tourisme éco village solidaire au Burkina Faso Sur le village de Yacouta, 9 cultures différentes sont présentes : le petit mil, le sorgho, le maïs, les arachides, le niébé, le gombo, le sésame, l’oseille et les pois chiches. Les cultivateurs de Yakouta ne connaissent pas exactement le nombre de champ de chaque culture dont le village dispose mais ils nous ont néanmoins relaté qu’il y en a beaucoup et que leur nombre augmente au fil du temps car les besoins sont de plus en plus important et l’accroissement démographique que connaît le village pousse à exploiter plus de terrains. Le petit mil, le sorgho et le maïs sont cultivés dans des champs à part, distincts les uns des autres et les autres cultures y sont associées. Concernant les quantités de production annuelles, aucun système pour calculer le poids n’est disponible, ce qui est le cas pour tous les villages sur lesquels nous travaillons. L’évaluation en tins (fagots de céréales) est estimée de 200 à 300 sur un champ lorsque la saison est bonne. Toutefois, certains paysans nous ont affirmé qu’ils n’atteignent parfois même pas 40 tins, étant alors très difficile pour eux de vivre toute l’année. Selon les différents témoignages recueillis, le village de Yacouta ne connaît pas trop de difficultés alimentaires lorsque la saison est bonne, c’est-à-dire lorsque la pluie tombe suffisamment, car beaucoup arrivent à obtenir des récoltes qui leur tiennent toute l’année. Toutefois, les bonnes saisons étant de plus en plus rare ( 2006 était apparemment une saison plutôt bonne mais les 4 années antérieures étaient très mauvaises), la grande majorité des familles du village de Yakouta, ne parvient à vivre plus de 5 ou 6 mois avec leurs récoltes. Alors que les anciens nous ont affirmé qu’il y a encore 30 ans, la pluie tombait en abondance et l’autosuffisance alimentaire du village était assurée, les conditions de vie au sein du village sont aujourd’hui beaucoup plus difficiles du fait du manque d’eau croissant. Peokoye.jpg ASSOCIATION ITINERANCE 11BP 426 OUAGA 11 tel(00226) 78 90 12 12

 

Lire aussi

Bonheur national brut : 9 domaines pour l’évaluation holistique des conditions sociétales du bonheur

9 domaines sont mobilisés au Bhoutan pour approcher les...

Municipales 2026 : pourquoi la transition climatique se joue d’abord dans nos communes

À l’approche des élections municipales, les enjeux climatiques et...

Newsletter

spot_img

Sur Cdurable

Prendre la parole sur le vivant : l’Inrae ouvre son kit pratique à tous

À l’heure où les enjeux liés au vivant – biodiversité, alimentation, climat, santé globale – s’imposent au cœur du débat public, la parole scientifique...

Quand les pollinisateurs disparaissent, le cycle de l’eau se dérègle ​avec des conséquences pour la Résilience des territoires, l’Agriculture et la Santé

Quel est le rôle des pollinisateurs dans le cycle de l’eau, la condensation locale et la stabilité hydrique des territoires ? L’article de Nicolas...

Les plantes aussi ont un microbiote, et il pourrait nous aider à réduire les pesticides

Les milliers de microorganismes qui vivent sur les feuilles des plantes sont encore peu connus mais pleins de potentiels pour accroître la croissance de...