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Selon une étude de l'Association Green IT

Plus que 20 ans avant que les réserves rentables de la majorité des métaux nécessaires au numérique soient épuisées !

Pour une société où le numérique est utilisé de façon durable !

Réalisée par le groupe Études de l’Association Green IT, l’étude métaux 2025 porte sur l‘état des réserves rentables en métaux à l’échelle mondiale. Les résultats de l’étude « État des réserves mondiales de métaux » sur le bilan de la disponibilité des ressources minières essentielles à nos technologies révèle que les réserves rentables de la majorité des métaux critiques pourraient être épuisées en moins de 20 ans, mettant en péril notre modèle de société.

Allons-nous manquer de métaux d’ici 20 ans ?

Alors que la demande explose – portée par le numérique, les véhicules électriques et les énergies renouvelables – cette étude souligne l’urgence d’agir pour éviter un effondrement de nos systèmes technologiques et industriels.

Très forte croissance de la demande

Les pays occidentaux sont de plus en plus dépendants des hautes technologies (high-tech). Or, les « stocks » de minerais permettant de fabriquer ces technologies, dont le numérique et l’intelligence artificielle, semblent se dégrader. Cette étude avait pour but de calculer l’état des réserves rentables mondiales de métaux selon une approche récente et transparente.

Evolution de la puissance d’un PC en 50 ans

Définition

La « réserve rentable » d’un métal correspond à la part des ressources identifiées dont l’exploitation est technologiquement possible et économiquement rentable à un instant donné.

Une réserve rentable fluctue donc dans le temps en fonction, notamment, des découvertes de nouveaux gisements et de la demande du marché. Cette photographie reflète les connaissances actuelles. Par simplification, dans ce document, le terme « réserves » désigne les « réserves rentables ».

L’univers numérique en constante expansion

Constats

Des réserves insuffisantes pour au moins 14 métaux critiques. La réserve rentable de la majorité des métaux étudiés est inférieure à 20 ans. Six d’entre eux ont une réserve inférieure à 10 ans. Et huit supplémentaires ont une réserve inférieure à 15 ans.

Une forte croissance de la demande. La demande en métaux devrait être multipliée par 2 à 4 d’ici 2050 et jusqu’à 6 à 40 pour certains métaux tels que le Lithium et le Cobalt.

Quinze à vingt ans pour ouvrir une mine. Les réserves rentables actuelles étant inférieures à 20 ans pour la plupart des métaux, ces réserves seront insuffisantes pour couvrir la demande prévisionnelle. D’autant que tout porte à croire qu’il sera impossible de détecter de 2 à 40 fois plus de réserves rentables et de les exploiter dans le délai imparti (moins de 20 ans).

L’extractivisme n’est pas une solution acceptable pour les populations locales comme pour l’environnement. Le GIEC nous rappelle que nos émissions de GES doivent atteindre leur asymptote cette année (2025) et être divisées par 2 d’ici 5 ans (2030) à l’échelle mondiale. Ouvrir de nouvelles mines serait donc un « suicide climatique ». D’autant que ces exploitations induisent de nombreux autres impacts environnementaux et sanitaires pour les populations et les écosystèmes locaux, contribuant, entre autres, à l’écroulement de la biodiversité.

Enjeux

À court terme (moins de 10 ans),

  • a. L’offre ne pourra pas répondre à la demande. Il est donc urgent d’économiser ces ressources et d’appliquer un « plan de sobriété métaux ».
  • b. Les pays occidentaux doivent anticiper des pénuries et ruptures de plus en plus fréquentes et des coûts environnementaux et économiques de plus en plus élevés pour accéder à ces ressources.

À plus long terme (10 ans et plus), ces métaux ne seront plus accessibles comme ils le sont aujourd’hui.

Il faut donc « sevrer » les pays occidentaux des hautes technologies.

Cette « cure de désintoxication » passe par la mise en œuvre de la démarche slow.tech.

État des réserves rentables de métaux à l’échelle mondiale en années de consommation

Évaluation environnementale des effets directs et indirects du numérique pour des cas d’usage

Le projet IT4Green vise à identifier les solutions numériques qui pourraient avoir des impacts environnementaux nets positifs dans le contexte français. En amont de ce travail, ce rapport résume l’histoire et l’ensemble des enjeux liés à l’évaluation des impacts environnementaux nets de solutions numériques.

  • Dans un premier temps, les notions de base de ce type d’évaluation comme la comptabilité nette, les effets rebonds, les approches attributionnelles et conséquentielles sont rappelées.
  • Ensuite, la classification et l’explication des effets directs et indirects de solutions numériques sont définis à partir de la littérature scientifique existante.
  • Dans un troisième temps, un rappel historique des questions liées à la contribution de la numérisation aux politiques climatiques et des publications liées est présenté de 1995 à nos jours.

Ce rapport fournit un état de l’art des connaissances scientifiques sur les effets environnementaux de la numérisation.

Finalement, une analyse comparée des méthodes existantes pour évaluer les impacts environnementaux nets, ou a minima indirects, de solutions numériques ou non est développé sur chaque point méthodologique clé.

Ce rapport offre une synthèse globale et extensive de tous les savoirs scientifiques et méthodologiques pour évaluer les impacts environnementaux nets de la numérisation.

Liste des documents

Évaluation environnementale des effets directs et indirects du numérique pour des cas d’usage

ADEME

Recommandations

Pour concilier intérêts économiques, sociaux et environnementaux, la France doit faire preuve de pragmatisme et d’inventivité. Rouvrir des mines en France et en Europe ne résoudra pas un problème dont les enjeux se jouent à l’échelle mondiale avec trois principaux protagonistes – les USA, la Russie et la Chine – en face desquels nous n’avons aucun argument.

Trois actions simples peuvent répondre aux enjeux soulevés par cette étude :

  1. Déployer un « plan de sobriété métaux »
  2. Constituer des stocks stratégiques
  3. Développer la slow.tech

Webinaire de présentation des résultats

État des réserves mondiales de métaux


Étude des réserves mondiales de métaux © 2025 by Association Green IT  is licensed under CC BY-NC-ND 4.0 

A propos de Green IT

Créé en 2004, le collectif Green IT est l’association à but non lucratif qui réunit les experts à l’origine des démarches de sobriété numérique, numérique responsable, écoconception de service numérique et slow.tech. GreenIT.fr anime le Club Green IT et le Collectif Conception numérique responsable et est cofondateur du consortium NegaOctet.org et de l’association Attention Hyperconnexion. Chaque année le collectif publie le Benchmark Green IT et le Baromètre de l’écoconception digitale.

Ecosystème Green IT : 4 organisations en une
Frédéric BORDAGE
Fondateur de l’Association Green IT

Frédéric Bordage est l’expert français de la sobriété numérique, du green IT et du numérique responsable.

A l’origine de GreenIT.fr, créé en 2004, il accompagne la communauté, les pouvoirs publics et les entreprises dans la mise en œuvre de ces sujets, avec l’ambition de réconcilier low et high tech via la démarche slow.tech.

Il est l’auteur de plusieurs ouvrages de référence tels que « Sobriété numérique : les clés pour agir » et « Ecoconception web : les 115 bonnes pratiques ».

Référentiel de 115 bonnes pratiques d’écoconception de services numériques

Comment mettre en application concrètement le Green IT dans son projet logiciel ? Le référentiel open source vous permet de voir, à chaque étape du cycle de vie du projet, comment faire en sorte de minimiser votre impact.

Site web | Version papier | Github

Référentiel de 74 bonnes pratiques Green IT

Créé en 2014 à partir des différents référentiels des membres du Club Green IT et de celui de GreenIT.fr, ce référentiel est publié sous la forme d’un guide au format PDF et d’une check-list. Sa dernière mise à jour (2022) propose 74 bonnes pratiques simples à mettre en oeuvre et très efficaces. Il propose également une méthode pour évaluer la maturité green IT d’une entreprise ainsi que de règles de test et de seuils de conformité qui en font le seul référentiel exploitable au quotidien.

Études Green IT sur l’empreinte du numérique

En France

I Num Impact Numerique France 2020 1 537b6e748a

Quels sont les impacts environnementaux du numérique en France ?

Suite à la pandémie de COVID19, l’humanité aspire encore plus qu’avant à construire un « jour d’après » où le respect de l’environnement joue un rôle clé. Le numérique n’échappe à cette règle.

Dans le même temps, cette crise nous fait aussi ressentir le caractère critique du numérique comme outil de résilience, notamment pour coordonner les efforts sanitaires en temps réel à l’échelle planétaire. Comment aurions nous fait avec des pigeons voyageurs ?

C’est dans ce contexte que la Convention citoyenne pour le climat a adopté, avec 98 % de votes « pour », un ensemble de propositions pour « Accompagner l’évolution du numérique pour réduire ses impacts environnementaux »

En Europe

Num E 2021 Cover 469902f5cd

Numérique : 40 % du budget GES soutenable d’un européen

Le numérique en Europe pèse plus que toute l’humanité ! C’est le premier constat étonnant de l’étude Le numérique en Europe : une approche des impacts environnementaux par l’analyse du cycle de vie qui apporte, pour la première fois, une évaluation fiable et objective des impacts environnementaux du numérique en Europe.

Réalisée par le collectif GreenIT.fr et le consortium NegaOctet pour les Verts / ALE, cette étude indique que les 571 millions de tonnes de matières premières mobilisées par le numérique en Europe chaque année correspondent à la masse de 9,2 milliards d’êtres humains.

Dans le monde

Etude Monde 2025

Impacts environnementaux du numérique dans le monde 2025

Réalisée par le groupe Etudes de l’association Green IT, cette étude porte sur les impacts environnementaux du numérique à l’échelle mondiale. Elle s’appuie sur une méthodologie d’Analyse du Cycle de Vie (ACV) multicritères.

L’objectif de cette étude et d’apporter un éclairage scientifique par une évaluation quantifiée des impacts environnementaux du numérique, afin que chacun∙e d’entre nous, citoyen, entreprise, dirigeant politique, puisse prendre la mesure des impacts du numérique et prendre nos responsabilités pour réduire ces impacts.

L’Association qui milite
 pour un monde numérique durable.

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Cyrille Souche
Cyrille Souchehttps://cdurable.info
Directeur de la Publication Cdurable.info qui a eu 20 ans en 2025 ... L'occasion de supprimer la publicité et d'un nouveau départ vers un webmedia participatif d'intérêt général, avec pour raison d'être de recenser et partager les solutions utiles et durables pour agir et coopérer avec le vivant. Je suis ouvert à toute proposition de coopération mutuellement bénéfique au service de la régénération du vivant.

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