Non au Cruiser, sauvons les pollinisateurs !

Le Ministre de l’agriculture s’apprête à renouveler l’autorisation de mise en vente du pesticide dénommé « Cruiser ». A l’occasion de la journée d’action organisée par les défenseurs des abeilles, France Nature Environnement rappelle sa vigilance sur ce dossier et demande à Michel Barnier de ne pas renouveler l’autorisation de cet insecticide.

Le Cruiser (Thiaméthoxam, produit similaire au Gaucho), est un insecticide toxique pour le système nerveux humain et comportant des risques majeurs pour les abeilles. Il est utilisé en enrobage de semences de maïs depuis janvier 2008 en France. Ce produit est classé « dangereux pour l’environnement » et officiellement reconnu « dangereux pour la qualité de l’eau, très toxique pour les organismes aquatiques, dangereux pour les abeilles, pour les oiseaux et pour les mammifères sauvages ».

L’AFSSA [[Avis de l’AFSSA : www.afssa.fr/Documents/DIVE2007ha3845.pdf et www.afssa.fr/Documents/DIVE2007sa0393.pdf.]], Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments, a reconnu les risques de ce produit pour les abeilles, et demandé de nombreuses contraintes d’utilisation (faible densité de semis, utilisation une année sur trois, etc.). En réalité, ces contraintes sont non seulement difficilement applicables mais surtout très difficilement contrôlables.

Ces dernières années, de fortes chutes des effectifs de pollinisateurs ont été constatées partout dans le monde. Nous rappelons que la survie et l’évolution de plus de 80% des espèces végétales dépendent directement de la pollinisation par les insectes et notamment par les différentes espèces d’abeilles (plus de 1000 espèces en France en comptant les espèces domestiques). En effet, sans abeilles, nous n’aurons plus de fruits, plus de légumes, plus de fleurs, plus de biodiversité dans nos campagnes, sans oublier que les effets visibles sur les abeilles sont souvent indicateurs d’effets invisibles mais néfastes sur le système nerveux et la fertilité de l’homme.

Dans les pays industrialisés comme la France, ces populations de pollinisateurs sont en déclin et de nombreuses espèces sont menacées. En effet, l’élimination de leurs sites de nidification (disparition des haies et remembrements, urbanisation…), la raréfaction des plantes qui leur fournissent nectar et pollen (liée à la monoculture et l’utilisation d’herbicides) ainsi que les épandages de pesticides sont autant de facteurs qui contribuent à éliminer ces pollinisateurs.

Pour Jean-Claude Bévillard, chargé des questions agricoles à FNE : « Le renouvellement de l’autorisation de mise en vente du « Cruiser » serait extrêmement néfaste pour la survie des pollinisateurs. FNE demande au Ministre de renoncer à cette autorisation. »

1 COMMENTAIRE

  1. Non au Cruiser, sauvons les pollinisateurs !
    Bien sûr, un insecticide est fait pour tuer les insectes et il faut lutter contre une utilisation aveugle ou sourde!!!
    Bien sûr, maladies, parasites, prédateurs malmènent les colonies d’abeilles.
    Les jachères apicoles sont d’une louable intention mais ne seront utiles que si les fleurs continuent d’avoir la force de pousser et les abeilles d’aller butiner.
    Car le problème le plus grave vient d’ailleurs. J’ai beaucoup regardé les abeilles et d’autres sentinelles de l’environnement et j’ai vu ce qu’elles nous montrent. Regardez aussi, tranquillement, courageusement. Chaque parcelle de vie est concernée, toutes nos activités humaines aussi. Vérifiez et aidez-moi à prévenir le gouvernement et les autres décideurs mondiaux. Merci
    « le dérèglement climatique est ici et maintenant » http://www.eauseccours.com

Lire aussi

Quand les habitants se mobilisent pour faire revivre leur village : Bouge Ton CoQ avec l’ouverture d’une épicerie participative

Alors que 62 % des communes françaises ne disposent plus d'aucun commerce, les épiceries participatives poursuivent leur essor dans les territoires ruraux. Partout en France, des habitants se mobilisent pour recréer un lieu de vie, soutenir les producteurs locaux et maintenir des services de proximité. Forte de l'expérience acquise auprès de près de 300 communes accompagnées, l'association Bouge Ton CoQ lance un nouvel appel à candidatures afin d'accompagner 30 nouveaux projets d'épiceries participatives dès cet hiver.

Comment évaluer, caractériser et mettre en œuvre des démarches low-tech ?

"Évaluation, caractérisation et mise en œuvre des démarches low-tech"...

Nicolas Perdrix, DG de sidièse : « Pour transformer le monde, il faut aussi transformer les récits que nous en faisons »

Directeur général de Sidièse, directeur d’EPSA Sustainability et associé...

Quand la jeunesse manifeste pour son avenir et prendre sa vie en main avec le mouvement des jeunes pour le climat

Cette publication "Quand la jeunesse manifeste" de La Fabrique...

Newsletter

Sur Cdurable

Quand les habitants se mobilisent pour faire revivre leur village : Bouge Ton CoQ avec l’ouverture d’une épicerie participative

Alors que 62 % des communes françaises ne disposent plus d'aucun commerce, les épiceries participatives poursuivent leur essor dans les territoires ruraux. Partout en France, des habitants se mobilisent pour recréer un lieu de vie, soutenir les producteurs locaux et maintenir des services de proximité. Forte de l'expérience acquise auprès de près de 300 communes accompagnées, l'association Bouge Ton CoQ lance un nouvel appel à candidatures afin d'accompagner 30 nouveaux projets d'épiceries participatives dès cet hiver.

Quand la jeunesse manifeste pour son avenir et prendre sa vie en main avec le mouvement des jeunes pour le climat

Cette publication "Quand la jeunesse manifeste" de La Fabrique...

Le lombricompostage pour recycler vos déchets ménagers

Le lombricomposteur (ou vermicomposteur) est un composteur amélioré qui...

« Dans l’action, nous ne faisons qu’un : Se préparer aujourd’hui, pour être prêt demain »

L’Union européenne lance la campagne de protection civile « Dans...

Quand les habitants se mobilisent pour faire revivre leur village : Bouge Ton CoQ avec l’ouverture d’une épicerie participative

Alors que 62 % des communes françaises ne disposent plus d'aucun commerce, les épiceries participatives poursuivent leur essor dans les territoires ruraux. Partout en France, des habitants se mobilisent pour recréer un lieu de vie, soutenir les producteurs locaux et maintenir des services de proximité. Forte de l'expérience acquise auprès de près de 300 communes accompagnées, l'association Bouge Ton CoQ lance un nouvel appel à candidatures afin d'accompagner 30 nouveaux projets d'épiceries participatives dès cet hiver.

Comment évaluer, caractériser et mettre en œuvre des démarches low-tech ?

"Évaluation, caractérisation et mise en œuvre des démarches low-tech" est une étude réalisée pour l’ADEME dans l’optique de lever deux freins à l’adoption des...

Nicolas Perdrix, DG de sidièse : « Pour transformer le monde, il faut aussi transformer les récits que nous en faisons »

Directeur général de Sidièse, directeur d’EPSA Sustainability et associé du groupe EPSA, Nicolas Perdrix défend une conviction : la communication ne doit pas seulement...