Les résultats de la dernière étude Opinionway

Les Français, les médias et le développement durable

A l’occasion des deuxièmes rencontres « Média et développement durable », qui se sont tenues le 26 mai, Opinionway a présenté les résultats de la deuxième vague du baromètre « Les Français, les médias et le développement durable ».

Synthèse des principaux enseignements – Les Français, et notamment les seniors, sont de mieux en mieux avertis de ce que signifie développement durable. – Les Français sont plus sceptiques qu’en 2009 sur les capacités d’agir des citoyens, des entreprises, de l’Etat ou des médias. – Les médias ne consacrent toujours pas suffisamment de place au développement durable. – La qualité de l’information sur le développement durable dans les médias demeure très discutée. – Les magazines spécialisés et les sites d’information en ligne sont les médias de référence sur le développement durable. – La source privilégiée d’information sur le développement durable demeure Internet. – Les Français très partagés sur le rôle principal des médias en matière de développement durable. Les français de plus en plus avertis Pour plus de 60% des Français, le développement durable est perçu comme un développement économiquement efficace, socialement équitable et écologiquement soutenable. Un développement qui permet de satisfaire les besoins des générations actuelles sans compromettre les besoins des générations futures. 51% d’entre eux pensent que chacun d’entre nous est responsable, par ses gestes, du développement durable (contre 70% en 2009), et que les entreprises ont également un rôle majeur à jouer (61% en 2009). L’importance des médias 43% pensent que le rôle des média est très important et que ceux-ci se doivent de transmettre une information complète et fiable sur le développement durable, tandis que 36% pensent que c’est aux pouvoirs publics de conduire une véritable politique de développement durable. Les Français jugent ainsi à 57% (contre 66% en 2009) qu’il n’y a pas assez d’information sur le développement durable dans les médias. Plus critiques qu’en 2009, ils jugent à 49% la qualité de l’information sur le développement durable dans les médias d’assez mauvaise qualité. Les magazines spécialisés et Internet gardent la cote En termes de confiance, les Français continuent de privilégier les magazines spécialisés (82 %) et les sites d’information en ligne (70 %) pour obtenir une information fiable, devant la radio (66 %), la presse écrite quotidienne (65%) et la télévision (49%). Leur source d’information préférée sur le sujet reste Internet (76 %), loin devant les médias traditionnels écrits ou audiovisuels (38 %). Les Français partagés sur le rôle des médias 31 % considèrent que ceux-ci doivent avant tout « apporter une information factuelle », 30 % qu’ils doivent « alerter sur les risques de catastrophe », 30 % qu’ils doivent « susciter le débat et la controverse » sur le sujet et 27% qu’ils doivent faire de la pédagogie.

 

Méthodologie : Étude réalisée auprès d’un échantillon de 1055 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle et de région de résidence.
– Mode d’interrogation: Interrogation en ligne sur système Cawi (Computer Assisted Web Interview).
– Dates de terrain: les interviews ont été réalisées du 19 au 21 mai 2010.

David Naulin
David Naulinhttps://cdurable.info
Journaliste de solutions écologiques et sociales en Occitanie.

Lire aussi

La transition écologique à l’âge des preuves, une évolution inévitable pour 68% des français

Que font les crises successives à l'opinion et à...

Réseau des Ordonnances Vertes : unir les territoires pour protéger la santé dès la grossesse

Le Réseau Ordonnances Vertes veut faciliter l'accès à une alimentation bio, sensibiliser aux perturbateurs endocriniens et renforcer la prévention en santé environnementale.

Immobilier : après le DPE, la qualité environnementale du quartier devient un nouveau critère de choix !

Deux appartements affichent le même DPE, la même surface...

Newsletter

Sur Cdurable

Réseau des Ordonnances Vertes : unir les territoires pour protéger la santé dès la grossesse

Le Réseau Ordonnances Vertes veut faciliter l'accès à une alimentation bio, sensibiliser aux perturbateurs endocriniens et renforcer la prévention en santé environnementale.

Immobilier : après le DPE, la qualité environnementale du quartier devient un nouveau critère de choix !

Deux appartements affichent le même DPE, la même surface...

De la théorie du donut à l’outil pour une approche durable de l’avenir

Comment concilier la satisfaction des besoins humains fondamentaux avec...

Quand les habitants se mobilisent pour faire revivre leur village : Bouge Ton CoQ avec l’ouverture d’une épicerie participative

Alors que 62 % des communes françaises ne disposent plus d'aucun commerce, les épiceries participatives poursuivent leur essor dans les territoires ruraux. Partout en France, des habitants se mobilisent pour recréer un lieu de vie, soutenir les producteurs locaux et maintenir des services de proximité. Forte de l'expérience acquise auprès de près de 300 communes accompagnées, l'association Bouge Ton CoQ lance un nouvel appel à candidatures afin d'accompagner 30 nouveaux projets d'épiceries participatives dès cet hiver.

La transition écologique à l’âge des preuves, une évolution inévitable pour 68% des français

Que font les crises successives à l'opinion et à la transition écologique ? L'analyse de QuotaClimat, après 50 heures d'écoute ces derniers mois et...

Protéger le vivant sauvage : des fondations s’unissent pour faire reconnaitre les solutions de terrain en Europe

Créé à Bruxelles, le Network of Foundations for Wildlife Conservation (NFWC) entend renforcer les coopérations internationales entre fondations engagées dans la protection de la...

Réseau des Ordonnances Vertes : unir les territoires pour protéger la santé dès la grossesse

Le Réseau Ordonnances Vertes veut faciliter l'accès à une alimentation bio, sensibiliser aux perturbateurs endocriniens et renforcer la prévention en santé environnementale.