Le 6 octobre 2056 : Les « robots de l’aube »

TOY-NODA présente son nouveau robot domestique DOMOBOT VII. Doté d’un ODA (Organe de Décision Artificielle) de dernière génération, il se déplace avec aisance aussi bien dans la maison que dans n’importe quel lieu public. Cet ODA lui permet une meilleure interaction avec les êtres humains, ses référents humains aussi bien que les « étrangers ». Une attention particulière a été portée à son aspect : il garde un look mécanique et maladroit qui appelle ce commentaire du Pdg de Toy-Noda : « Le principal frein à l’évolution de nos robots, c’est la rue… ». Les robots font partie de notre quotidien depuis 20 ans, mais la rue a du mal à leur faire une place. Pourtant certains professionnels n’envisagent plus de travailler sans les robots : Ils sont une aide précieuse auprès des personnes âgées, des enfants grandissent sous leur protection, le GIGE (Group d’Intervention de la Gendarmerie Européenne) ou les pompiers en ont fait des suppléants efficaces dans les situations les plus dangereuses grâce aux Intelligences Couplées (IC). Mais « on » ne veut pas croiser de robot dans la rue ! Dernier exemple en date : des robots devaient vendre des journaux PE (papier électronique) à la criée. Ils ont été vandalisés en quelques jours. La route avait été ouverte par des jouets robots de plus en plus perfectionnés qui s’adressaient aussi bien aux enfants qu’aux adultes. L’imaginaire collectif avait été nourri par des robots tutélaires tels que R2D2, C6PO, Asimo (hommage à Isaac Asimov, créateur des lois de la robotique)… Mais une fois passé dans la réalité, le comportement de l’homme de la rue, grégaire, se calqua sur la méfiance la plus primaire. Il faudra attendre encore de longues années pour que le robot se fasse oublier, comme l’ordinateur qui s’est fondu dans la masse des objets impersonnels de notre quotidien. Olivier Parent FUTURHEBDO.jpg Journalisme, Anticipation & Prospectives : FuturHebdo, le monde dans 50 ans est le magazine hebdomadaire de notre futur immédiat. Chaque lundi, le monde décrit tel qu’il pourrait être dans 50 ans.

 

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