Dans l'actualité :

Quelles perspectives sur les ressources mondiales 2024

Le monde est confronté à une triple crise planétaire...

Quand la permaculture inspire l’habitat et l’entreprise

Notre mode de développement n’est plus viable. Il creuse...

Entre entreprises et ONG, des intérêts partagés

ONG et entreprises apprennent à travailler main dans la main
Côté entreprises, les attaques virulentes de certaines ONG ont laissé des traces marquantes dans l’opinion publique qu’elles ne souhaitent pas voir réapparaître. Le groupe Ikea fait partie des pionniers. Accusée en 1994 d’acheter ses tapis à des fournisseurs indiens faisant travailler des enfants, l’entreprise suédoise décide de prendre le problème à bras-le-corps en s’associant à l’Unicef en 1997. « Nous aurions pu décider de ne plus travailler avec ce fournisseur et de partir de la région, mais cela n’aurait rien changé au travail des enfants sur place », souligne Isabelle Crémoux, responsable des relations extérieures d’Ikea France. Grâce à l’Unicef, à sa connaissance du terrain et des enjeux, Ikea a pu construire un projet cohérent : sensibiliser ses acheteurs à cette question, effectuer des audits chez ses fournisseurs et soutenir financièrement un programme d’accès à l’éducation pour les enfants de 500 villages indiens. « Pour un observateur extérieur, lutter contre le travail des enfants pourrait signifier empêcher tout enfant de rentrer dans une usine. Mais ce n’est pas forcément souhaitable. Sans travail, ces enfants sont précipités dans une pauvreté bien pire encore. Pour les aider, mieux vaut leur donner accès à l’éducation et à la santé, même s’ils continuent à travailler une partie du temps », explique Clément Chauvet, responsable du pôle entreprises de l’Unicef en France. D’où l’intérêt pour l’entreprise de bénéficier de l’expertise d’une ONG sur les questions de développement. Les compétences n’expliquent pas, à elles seules, cet engouement pour les partenariats. Comme l’indique Gaëlle Monteillier, directrice affaires publiques et environnement de Lafarge (partenaire depuis cinq ans du WWF), « c’est aussi un gage de crédibilité, l’assurance que les engagements seront tenus ». Cette crédibilité a un prix. Une subvention accordée au WWF (1,5 million d’euros par an), mais surtout un investissement plus important encore pour atteindre les objectifs fixés : réhabilitation des 800 carrières du groupe (80 % le sont aujourd’hui), réduction de 20 % des émissions nettes de CO2 par tonne de ciment et utilisation de matières premières de substitution dans la production de ciment à hauteur de 10 % (9,8 % en 2004). Le retour sur investissement n’est pourtant pas négligeable, comme le rappelait Bernard Kasriel, directeur général du groupe Lafarge, lors de la reconduction du partenariat pour trois années supplémentaires le 21 juin dernier : « Réhabiliter une carrière en fin d’exploitation coûte plus cher que de laisser un trou béant, mais pour décrocher de nouveaux contrats d’exploitation, nos clients ne sont pas insensibles au fait que nous ne laisserons pas un site à l’abandon en partant. » […] L’opération peut cependant être risquée. Côté ONG, on se méfie des entreprises qui cherchent à s’acheter une bonne conscience et pratiquent ce que leurs détracteurs appellent le « greenwashing » (« toiletter » son image « en vert » en adossant son nom à celui d’une ONG). Comme le rappelle un rapport publié en avril 2005 par l’Institut français des relations internationales (Ifri) et l’Institut de l’entreprise, « en entamant une coopération avec une ONG, l’entreprise n’achète pas pour autant son indulgence, et elle peut fort bien se retrouver embarrassée par les critiques émises par son partenaire ». […] La version complète de l’article est à lire sur le site des Echos. > Pour aller plus loin L’ONG WWF France consacre sur son site Internet tout un espace aux entreprises. On découvre ainsi les différentes entreprises « engagées » dans une démarche responsable et écologique. Ainsi, Carrefour est partenaire pour une gestion durable des forêts, les Caisses d’Epargne promouvoient des modes de vie durables, Champion se mobilise pour économiser l’or bleu, Gaz de France a choisi de défendre une utilisation responsable des énergies, Lafuma promet de concevoir et produire autrement, Pierre et Vacances encourage un tourisme durable ou encore Tetra Pak s’engage pour des emballages plus économes. Ainsi, pour le WWF France, les entreprises ont un rôle déterminant à jouer : elles peuvent permettre de réduire notre Empreinte Écologique. C’est à ce titre que le WWF a choisi d’entrer en partenariat stratégique avec celles qui manifestent une volonté forte, au plus haut niveau, de s’engager dans la protection de l’Environnement. Pour chaque partenariat, trois objectifs sont poursuivis : – Faire entrer l’entreprise dans une démarche de progrès au niveau environnemental : aider à faire évoluer ses pratiques, voire ses produits. – Communiquer les messages du WWF et sensibiliser le public – Soutenir les missions du WWF Enfin, de nombreux (trop ?) partenariats sont engagés avec des marques telles que : Castorama, Monoprix, Universal, Nestlé, La Couronne, Olympia… L’UNICEF France propose également un espace entreprise. On découvre ainsi qu’une entreprise peut soutenir l’UNICEF : – en achetant des cartes de voeux (de la collection entreprise ou conçues spécialement pour vous) ou en distribuant des produits UNICEF dans vos points de vente (cartes de voeux et papiers cadeaux) ; – en développant des opérations marketing auprès de votre public (produits partage, programme de fidélité, etc.) ou auprès des donateurs de l’Unicef (parrainage de mailings de l’UNICEF, etc.) ; – en finançant des projets de terrain de l’UNICEF proches de vos implantations, ou de votre coeur de métier. Parmi les entreprises partenaires de l’UNICEF, citons : France Telecom, La Poste, le Crédit Lyonnais, la Société Générale, Ikéa ou encore H&M.

 

A lire

Efficacité, rénovation et transition énergétique : ambition 2030

Chantier prioritaire de la planification écologique, la rénovation énergétique...

Que veut le Rassemblement national sur le climat ?

À l'approche des élections européennes, le Pacte vert est...

Élu(e)s pour agir ? Rejoignez le réseau Ademe !

Gilles Pérole est adjoint au maire de Mouans-Sartoux (06)...

Quand les agriculteurs s’impliquent dans les énergies renouvelables

Quand agriculteurs et riverains d’un territoire s’associent pour développer...

Newsletter

spot_img

Sur Cdurable

Quand la permaculture inspire l’habitat et l’entreprise

Notre mode de développement n’est plus viable. Il creuse...

Stockage intersaisonnier de chaleur : la solution de chauffage – climatisation durable et décarbonée

Le stockage intersaisonnier de chaleur consiste à mettre en...

Tu veux changer les choses ? Avec l’ingénierie tu peux vraiment tout faire !

En France, il manque 20 000 ingénieurs et ingénieures...

Baromètre de confiance envers les fruits et légumes frais

Avec + 4,9 % d'après l'INSEE, l'inflation des produits...
David Naulin
David Naulinhttp://cdurable.info
Journaliste de solutions. Formation "Devenir journaliste" au CFPJ en 2022

Quelles perspectives sur les ressources mondiales 2024

Le monde est confronté à une triple crise planétaire : le changement climatique, la perte de biodiversité, la pollution et les déchets. L'économie mondiale...

Quand la permaculture inspire l’habitat et l’entreprise

Notre mode de développement n’est plus viable. Il creuse les inégalités, consume la bio-régénérescence de la planète et accélère le dérèglement climatique. Il y...

Pourquoi bouder l’alimentation bio malgré la réduction de l’écart de prix avec les produits conventionnels ?

Choisit-on consciemment ce que l'on mange ? Chaque jour, nous favorisons, à travers nos choix alimentaires, un type d’agriculture plutôt qu’un autre. Les aliments...

2 Commentaires

Les commentaires sont fermés.