Copenhague, et après ?

Les centaines de militants français venus manifester à Copenhague viennent de rentrer à Paris, après avoir participé à la mobilisation massive qui marquait le milieu des négociations sur le climat ce week-end, dans la capitale danoise. La vague qui a déferlé dans les rues de Copenhague représente une mobilisation sans précédent à travers le monde pour une cause écologique : plus de 100 000 voix se sont élevées pour la justice climatique. Les Amis de la Terre se félicitent de ce mouvement qui lie environnement et justice sociale, et appellent à un changement profond des systèmes économiques et des modes de vie pour faire face à l’urgence climatique. Le réseau des Amis de la Terre restera mobilisé jusqu’à la signature d’un accord ambitieux, équitable et contraignant pour combattre les changements climatiques.

Avec la mobilisation citoyenne autour du sommet de Copenhague, le principe de justice climatique passe enfin au premier plan : lutte contre les changements climatiques et justice sociale sont indissociables. Depuis plusieurs mois, l’ensemble des militants des Amis de la Terre alerte ses concitoyens sur la nécessité d’obtenir des négociateurs des mesures fortes pour limiter le changement climatique :

– Réduction de 40% des émissions de gaz à effet de serre (GES) des pays industrialisés d’ici 2020 par rapport à 1990, sans compensation ;

– Remboursement de la dette climatique des pays industrialisés vis-à-vis des pays en voie de développement ;

– Rejet du marché international du carbone et de l’ensemble des mécanismes de compensation ;

– Reconnaissance du statut de déplacé environnemental.

Ces mesures doivent instaurer plus de justice en faveur des pays du sud, premières victimes et derniers bénéficiaires de nos modes de vie. Des militants venus de tous les coins de l’hexagone mais aussi de très nombreux pays issus tant des mouvements environnementaux que sociaux et de solidarité internationale se sont retrouvés à Copenhague pour porter ce message auprès des décideurs.

Selon Sébastien Godinot, coordinateur des campagnes aux Amis de la Terre : « Un réel changement du système économique est aujourd’hui nécessaire si nous voulons infléchir les courbes d’émission de GES. C’est une complète remise en question de nos modes de vie dont la planète a besoin. »

Claude Bascompte, président des Amis de la Terre, complète « quel que soit le résultat de la conférence, Copenhague n’est pas une fin en soi mais un début : le monde comprend aujourd’hui que la justice climatique réclame une réelle transition vers des sociétés soutenables dès maintenant. »

Le réseau des Amis de la Terre, en France et dans les 77 pays où il est présent, restera mobilisé jusqu’à l’obtention d’un accord ambitieux, équitable et contraignant, respectant la justice climatique.

– Tout sur les positions des Amis de la Terre : www.justice-climatique.org
– Tout sur les mobilisations : www.dubruitpourleclimat.org

Lire aussi

Le 1er Paiement pour Services Environnementaux (PSE) Régénératif dans les Hauts-de-France

La transformation à grande échelle des pratiques agricoles vers...

De la biodiversité comme humanisme par Marc André Selosse

Durant la campagne présidentielle de 2022, les candidats n'ont...

Ce que la régénération du vivant veut dire et change dans les décisions d’une entreprise

Les engagements RSE s'accumulent mais l'activité économique reste découplée...

Renaturer la ville dense, un enjeu humain

La ville dense, souvent perçue comme un symbole de...

Newsletter

spot_img

Sur Cdurable

Le 1er Paiement pour Services Environnementaux (PSE) Régénératif dans les Hauts-de-France

La transformation à grande échelle des pratiques agricoles vers l’agroécologie, avec l’objectif de régénérer les sols et les écosystèmes tout en protégeant et en...

One Health : un label parfois flou, mais une approche scientifique éprouvée

La pandémie de Covid-19 a révélé l’urgence de repenser notre approche de la santé. Aujourd’hui, « One Health », qui relie la santé humaine, animale et...

De la biodiversité comme humanisme par Marc André Selosse

Durant la campagne présidentielle de 2022, les candidats n'ont parler de biodiversité que pendant 1 % du temps seulement … sans soulever d’indignation. La...