Après le climat, la biodiversité est notre plus grand défi – Interview de Sébastian Winkler, responsable du « compte à rebours » pour la biodiversité au sein de l’IUCN (Union mondiale pour la nature).

Les collectivités s’engagent en Ile-de-France

Réunies par Natureparif, l’agence régionale pour la Biodiversité en Ile-de-France, et en présence de Monsieur Sebastian Winkler, responsable international pour le Count-Down 2010, initié par l’UICN (Union Mondiale pour la Nature), des élus franciliens ont signé mardi la Déclaration du Compte-à-rebours 2010 exprimant ainsi leur mobilisation face au déclin de la Biodiversité. Lors d’une cérémonie
officielle Natureparif a accueilli les premières collectivités signataires : Arcueil (94), Aubervilliers (93), Auvers-sur-Oise (95), Cesson (77), Champagne sur Seine (77), Chelles (77), Conflans-Sainte-Honorine (78), Coubron (93), Fontainebleau (77), Marcoussis (91), Méry-sur-Oise (95), Paris (en cours de délibération), Savigny-le-Temple (77), Saint Rémy les Chevreuse (78) ainsi que le Conseil Régional d’Ile-de-France et le Conseil Général de Seine Saint-Denis.

Qu’est-ce que c’est le « Compte à rebours 2010 » ?

Le « compte à rebours 2010 » a été décidé premièrement en Europe en 2001 au sommet de Gothenburg où les chefs d’Etat ont décidé d’arrêter la perte de biodiversité d’ici à 2010. Puis au sommet mondial de la Terre de Johannesburg en 2002. Je crois qu’après le réchauffement climatique, la biodiversité est notre plus grand défi. Aujourd’hui, selon les statistiques, on perd 150 espèces par jour. Et au niveau européen, selon la Commission, il y a 80% des écosystèmes dans des conditions de préservation défavorables. C’est une grosse crise.

La perte de biodiversité qu’est ce que cela implique pour l’homme ?

La biodiversité est le fondement de tout développement économique. La nature nous rend d’innombrables services comme la filtration des eaux, de l’air, la pollinisation. On est en train de perdre cette richesse et des solutions potentielles de développement futur. Si on regarde par exemple le secteur de l’innovation technologique, ils s’inspirent souvent des mécanismes qu’on trouve dans la nature. Dans une étude globale réalisée par sir Nicolas Stern sur les conséquences économiques du réchauffement climatique, on estime que le coût de l’inaction vis-à-vis de la perte de biodiversité, nous serait de 6% de notre PIB.

(…)

Lire aussi

Newsletter

spot_img

Sur Cdurable

Les éco-gestes pour protéger la Posidonie, la biodiversité et la qualité des eaux en Méditerranée

La Posidonie, la biodiversité présente en Méditerranée et la qualité des eaux sont des enjeux qui concernent tous les publics. Inf'eau Mer et Écogestes Méditerranée lancent la...

La coopération interterritoriale, moteur de l’investissement local pour faire face aux enjeux climatiques

Dans un contexte de fortes contraintes budgétaires et face aux enjeux climatiques, comment les collectivités locales parviennent‑elles à financer et piloter des projets structurants...

Le Manifeste des êtres vivants : notre organisation humaine doit préserver durablement la pérennité des êtres vivants

Le Manifeste des êtres vivants est une initiative participative spontanée et sans frontières, démarrée en 2020, suite au constat de deux ruptures majeures pour...