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COP 30 à Bélem

10 ans après l’Accord de Paris, l’urgence de contributions plus ambitieuses des États

Le point de vue de la France et de ses acteurs associatifs, publics, scientifiques ...

La COP30 s’ouvre à Belém (Brésil), sous présidence brésilienne, et se tiendra jusqu’au 21 novembre 2025. Cette conférence intervient une année décisive, marquée par la révision des Contributions déterminées au niveau national (CDN) à horizon 2035. Au cœur de l’Amazonie, la 30ème COP mettra l’accent sur la protection des forêts tropicales et des océans, deux écosystèmes majeurs pour réussir à faire face à la crise climatique, ainsi que sur l’adaptation au changement climatique et sur la transition juste.

10 ans de l’Accord de Paris

Tous les États doivent déposer une contribution plus ambitieuse, car il y a urgence à préserver l’objectif fixé il y a dix ans par l’Accord de Paris : limiter le réchauffement à 2 °C voire à 1,5 °C en 2100 par rapport aux niveaux préindustriels, en accélérant la baisse des émissions.

La COP30 marquera les 10 ans de l’Accord de Paris. À cette occasion, la France réaffirmera les progrès accomplis et la nécessité d’accentuer les efforts de baisse des émissions.

L’ouverture de la COP s’inscrit dans la dynamique ouverte par l’accord historique trouvé à Bruxelles le 5 novembre 2025, sur la contribution de l’Union européenne à la COP30 (entre -66,25 % et -72,5 % d’émissions d’ici 2035) et sur la nouvelle loi climat européenne (-90 % d’ici 2040).

Cet accord constitue une étape majeure : il concilie ambition climatique et compétitivité économique.

La France se félicite du leadership européen dans la lutte contre le changement climatique.

L’ouverture de cette COP a été précédée par un sommet de haut niveau qui s’est tenu les 6 et 7 novembre 2025, en présence du président de la République Emmanuel Macron. La ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature, Monique Barbut, se rendra à la COP du 18 au 22 novembre.

Dossier du Ministère de l’écologie


30 ans de COP : infographie BonPote

Une infographie pour montrer l’évolution du CO2 Atmosphérique par rapport à l’évolution des températures mondiales, en y retraçant les différents évènements majeurs liés au climat depuis les années 60.

Dites-vous que sans ces COP, le présent et surtout l’avenir seraient pires…

► 30 ans de COP. Retrouvez toutes les infographies Bon Pote, au format PNG et PDF sur Bon Pote

8 choses à savoir sur ce nouveau sommet international

Par Camille Richir pour La Croix

Face au réchauffement climatique, les représentants de près de 160 pays se réunissent pour la 30e conférence de l’ONU sur le climat (COP30) à Belém, au Brésil, du 10 au 21 novembre 2025. Dates clés, participants, résultats attendus… Tour d’horizon des enjeux par Camille Richir sur La Croix.

Des chefs d’État et de gouvernement participant au sommet sur le climat à Belém, en amont de la COP30, qui commence ce lundi 10 novembre 2025. ANTONIO LACERDA / EPA

A quoi ça sert une COP ?


L’heure de la résistance pour le réseau action climat

L’accord de Paris, 10 ans après : entre boussole climatique et fronts de résistance

Réseau Action Climat de France

L’ouragan Melissa qui a frappé les îles des Caraïbes est un rappel cruel de la nécessité d’une transition juste : les populations les plus pauvres sont les plus vulnérables face au changement climatique, alors qu’elles en sont les moins responsables. La COP30 doit être l’occasion de porter des solutions écologiques et justes pour le réseau action climat France.

Et si on écoutait enfin les peuples autochtones ?

COP30 à Bélem, et si on écoutait enfin les peuples autochtones ?

Si pour une fois on écoutait enfin ce que les peuples autochtones ont à dire, ou plutôt, ce qu’ils ont toujours dit mais qu’on a délibérément ignoré ?

Les États ont une nouvelle opportunité de répondre à cette injustice lors de la 30ème édition de la COP qui aura lieu au sein de l’Amazonie à Belém, au Brésil. 

Dans ce nouvel Agenda Ecologique, Carlos Fernández et Philippine Verzat chargés de mission à La Fabrique Ecologique, font le constat du manque de considération des peuples autochtones dans les politiques climatiques et les négociations internationales, à la fois vis-à-vis de leur pouvoir politique et de la pertinence de leurs savoirs pour préserver la biodiversité, le climat et notre planète.

Ils ne reçoivent que 1 % des fonds internationaux destinés à la lutte contre le réchauffement climatique alors qu’ils préservent 80 % de la biodiversité.

Afin de leur redonner leurs voix, écoutons leurs demandes formulées dans leur Déclaration politique prononcée pendant la Pré-COP à Brasilia en juin 2025. 


COP30 à Belém : les peuples autochtones, grands oubliés ? 

Chronique du 19/11/25 de la journaliste Gabrielle Maréchaux pour The Conversation France sur France 24


Vers des systèmes alimentaires plus résilients face au changement climatique

Face au changement climatique, l’agriculture et les systèmes alimentaires sont à la fois responsables et victimes, mais aussi au cœur des solutions.

Cirad

Alors que la COP30 Brazil vient de s’ouvrir, le Cirad publie une note de position sur la nécessité transformer nos systèmes agricoles et alimentaires pour répondre à l’urgence climatique.

Cette publication s’appuie sur les travaux d’un ouvrage collectif coordonné par des scientifiques du Cirad et leurs partenaires, mobilisant près de 150 autrices et auteurs issus de multiples disciplines.

Leur message est clair : renforcer la résilience des agricultures du Sud est une condition incontournable pour garantir la sécurité alimentaire mondiale et une transition juste


Signature par la France de la Déclaration sur les enfants, les jeunes et l’action climatique

© UNICEF/Juliette de Charry 

Réaction des Jeunes Engagés pour le Climat1

Les Jeunes Engagés pour le Climat, aux côtés de l’UNICEF France, saluent la signature par la France de la Déclaration sur les enfants, les jeunes et l’action climatique lors de la COP30 à Belém. Présentée lors de la COP25, cette Déclaration constitue un cadre essentiel pour garantir que les droits des enfants soient pleinement protégés et pris en compte dans l’ensemble des politiques climatiques, en reconnaissant notamment leur droit à un environnement sain et en appelant à intégrer leurs besoins et leurs voix dans la mise en œuvre de l’Accord de Paris.

© UNICEF/Juliette de Charry

Cette signature, actée au nom de la France marque un signal important : celui que les enfants et les jeunes ne seront plus laissés seuls face à une crise climatique qui accentue déjà de profondes inégalités et qu’ils seront reconnus comme acteurs du changement. Alors que près de deux milliards d’enfants dans le monde sont exposés à des risques climatiques extrêmes, la reconnaissance par la France de cette réalité est un pas nécessaire.

Mais cette signature n’est qu’une première étape. En rejoignant plus de 65 pays signataires, la France doit désormais traduire cet engagement en actions concrètes : renforcer la prévention des risques, développer l’éducation au climat et garantir la participation réelle, structurée et durable des enfants et des jeunes à l’élaboration des politiques publiques.

La crise climatique est une crise des droits de l’enfant. Il est urgent d’y répondre comme telle, et nous comptons sur la France pour donner à cette signature la portée qu’elle appelle.

  1. Les Jeunes Engagés pour le Climat (JEC) sont un groupe de dix jeunes âgés de 14 à 19 ans, venant de toute la France. Créé en 2025 par l’UNICEF France, ce projet pilote réunit des collégiens, lycéens et étudiants volontaires pour porter la voix de leur génération dans les espaces de décision. Parmi eux, Anaïg (14 ans) et Mathis (16 ans) ont participé à la COP30 au sein de la délégation française, afin de témoigner, interpeller et défendre les droits des enfants face à la crise climatique. ↩︎

L’IDDRI fait le point sur les enjeux de la COP 30

La COP 30 a débuté ce lundi 10 novembre, juste après le sommet climat des chefs d’État à Belém, dans un contexte politique tendu. Pourtant, ce n’est pas la tonalité des premières discussions, qui, d’après les équipes de l’Iddri sur place, enregistrent plus de progrès qu’espéré, et évitent même les habituelles discussions chronophages sur l’agenda des négociations. C’est sans doute aussi que l’anniversaire des 10 ans de l’Accord de Paris permet de voir clairement ce qui a avancé, et la façon dont la transition s’est mise en marche dans le monde, même si elle n’est pas assez rapide.

« L’Accord de Paris est fait pour gérer une période comme celle-là »

Les experts et chercheurs de l’Iddri ont eu, ces derniers jours, de nombreuses occasions de participer, dans la presse, au cadrage de ce bilan de 10 ans d’action climatique, et des attentes vis-à-vis de la COP.

« La grande révolution de l’accord, c’est d’avoir réussi à intégrer les grands pays émergents, la politique climatique a cessé d’être la seule affaire des pays de l’OCDE. La force de cet accord, c’est cette double logique d’inclusion de tous les pays et de responsabilité urgente à agir pour les plus avancés », analyse Michel Colombier dans Les Échos. Sébastien Treyer explique sur LCI que « l’Accord de Paris a créé des irréversibilités dans un certain nombre de contextes nationaux où des objectifs sont pris et où des investissements privés ont été faits. Beaucoup d’entreprises en Europe ont commencé à investir dans la transition pour ne pas prendre de retard et rester compétitives vis-à-vis de la Chine ».

En effet, tant pour la Chine que pour l’Europe, « l’agenda climatique est un agenda économique », et si elles misent sur la réussite de la transition climatique, c’est dans leur propre intérêt, développe Marta Torres Gunfaus sur RTVE. « La Chine est un pays qui compte particulièrement : ce qu’elle met sur la table détermine la trajectoire de décarbonation du monde », souligne Céline Kauffmann dans Le Monde. Il est vrai, pour Sébastien Treyer sur RTL, que « les politiques climat des pays sont devenues des stratégies économiques, mais elles sont aujourd’hui plus en conflit qu’en coopération ». « Avant, on cherchait un accord ; maintenant, on se fait concurrence », résume Marta Torres Gunfaus dans La Vanguardia. Dans ce contexte, « la COP 30 sera davantage jugée sur sa capacité à envoyer un signal de coordination que sur un texte final », juge Sébastien Treyer dans Les Échos.

Quant à l’absence des États-Unis, si elle est très évoquée dans les médias, elle ne doit pas occulter la dynamique du reste du monde. Pour Anna Pérez Català, sur 3Cat, « le simple fait que les États se réunissent pour discuter du climat dans ce contexte géopolitique très compliqué est déjà un succès retentissant ». « La coalition derrière Trump n’existe pas, ajoute Sébastien Treyer sur LCI, et la vraie coalition, ce sont les pays qui vont à la COP au Brésil pour dire que la question climatique est trop importante pour qu’on s’en désintéresse. »

Et « cette COP montre que ces dynamiques collectives restent très importantes, pour éviter que chacun ne se répande en donnant son opinion sur la science. En l’absence de COP, on peut douter que l’Europe ait pu se mettre d’accord sur son engagement climat », ajoute Henri Waisman sur France Info.

Pour Michel Colombier, dans Les Échos, « l’agenda de destruction de Trump, c’est bien la preuve par l’absurde que des transformations majeures sont à l’œuvre dans le monde entier, c’est la preuve que ça a marché. Maintenant, il faut savoir si ce même traité va nous permettre de résister à une telle volonté de destruction. Mais un accord international comme celui de Paris, c’est justement fait pour gérer des périodes comme celle-là. Si on ne devait pas affronter des moments où des voix dissonantes s’élèvent, on n’en aurait pas besoin ».

La Sélection COP30 – The Conversation France

De COP en COP, une géopolitique de la procrastination climatique

Entre promesses ajournées et coalitions aux intérêts divergents, les COP se suivent et démultiplient les arènes de négociation sans nécessairement réussir à accélérer l’action climatique. À l’heure de la COP30, organisée au Brésil, l’enjeu est de taille : sortir de la procrastination climatique. Les organisations de la société civile jouent un rôle crucial et bousculent de plus en plus les arènes onusiennes.

Dix ans après Paris, la COP30 pourra-t-elle relancer l’action climatique ?

Tandis que la planète bat de nouveaux records de chaleur, les États devront en 2026 relever l’ambition de leurs objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre, selon le calendrier décidé en 2015. La Cour internationale de justice de La Haye, qui a livré un avis inédit en juillet dernier, leur a rappelé leurs obligations juridiques en la matière.

Le Brésil est-il en mesure de respecter ses engagements climatiques ?

La réalisation des objectifs climatiques du Brésil repose principalement sur la diminution de la déforestation. Cette réduction nécessite l’assentiment et l’engagement de l’agrobusiness, principal secteur vecteur de la déforestation. Pourtant, celui-ci paraît de plus en plus réticent à assumer cette responsabilité climatique et environnementale.

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Cyrille Souche
Cyrille Souchehttps://cdurable.info
Directeur de la Publication Cdurable.info qui a eu 20 ans en 2025 ... L'occasion de supprimer la publicité et d'un nouveau départ vers un webmedia participatif d'intérêt général, avec pour raison d'être de recenser et partager les solutions utiles et durables pour agir et coopérer avec le vivant. Je suis ouvert à toute proposition de coopération mutuellement bénéfique au service de la régénération du vivant.

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