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Planète - Contribution Ecologique
Revue Passages - ADAPES

Un monde imprévisible

Actes du 5ème Forum Mondial du Développement Durable

lundi 2 juin 2008
Posté par Cyrille

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- EDITORIAL de Emile H. Mallet : "Un monde imprévisible"

André Malraux l’annonçait religieux, Freud discernait avant l’heure les ravages de la puissance de destruction dévolue à l’homme, les islamiques en attendent le triomphe du fondamentalisme, les libéraux escomptent une mondialisation accrue de l’économie, George W. Bush s’est engagé après les attentats du 11 septembre 2001 dans une lutte implacable contre le terrorisme, l’Europe a pour sa part renoncé à la guerre tout en rêvant de puissance... Le XXIe siècle apparaît d’abord comme imprévisible parce que l’efficience de l’économie n’a pas effacé la pauvreté, les progrès de la science butent sur des résistances sociales, aux guerres impériales et meurtrières de jadis ont succédé des conflits ethno-identitaires et un fanatisme religieux, la planète accumule les déchets malgré une prise de conscience salutaire en faveur de la protection de l’environnement. Cette imprévisibilité se nourrit certes de certitudes et de connaissances accumulées, l’esprit humain a la sophistication spectrale d’un kaléidoscope, mais l’humanité demeure incertaine dans son avenir et son devenir. « L’avenir est incertain, nous sommes notre propre risque, le monde est notre péril : nous ne saurions exister en aucun temps pour nous-même comme une totalité. »

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- Extraits d’articles :

La recherche au défi du XXIe siècle

La recherche est-elle structurée pour les nouveaux enjeux du XXIe siècle ? Le rétablissement de la confiance dans la recherche suppose-t-il des modifications de posture des chercheurs, de nouveaux critères d’évaluation, de nouvelles manières de fixer les priorités ? Les acteurs de la société sont-ils suffisamment associés à la fixation des orientations de la recherche ? Les citoyens ont-ils suffisamment de repères pour comprendre la recherche ? Quelles sont les conditions pour l’association des citoyens et des acteurs ?

[Yves Bamberger, Directeur Recherche et Développement EDF]

La montée des nationalismes énergétiques

On peut observer un certain décalage entre l’altruisme des discours officiels en faveur du développement durable et l’égoïsme national constaté au niveau du comportement des divers pays. Les décisions des Etats sont parfois en contradiction avec leurs engagements officiels. Cela nous rappelle que les contraintes géopolitiques sont une réalité avec laquelle il faut compter et qu’en matière de gestion des « biens communs » les comportements de « passager clandestin » sont monnaie courante. La montée du nationalisme énergétique, tant du côté des exportateurs d’énergie que de celui des importateurs, constitue un risque pour la mise en valeur de certaines ressources. La compétition entre les Etats pour l’accès à ces ressources va d’ailleurs s’accroître dans le futur ce qui est de nature à renforcer ce nationalisme. Cela va accroître les divergences déjà observées dans les choix énergétiques des divers pays, lesquels vont être de plus en plus tributaires de contraintes politiques ; c’ est de nature à gêner la coopération nécessaire à la mise en œuvre d’un développement durable à l’échelle internationale.

[Jacques Percebois, Professeur à l’université Montpellier et Directeur du Creden]

Les infrastructures fondatrices du développement durable

Le développement durable ou soutenable suppose des arbitrages entre objectifs (efficacité économique, équité sociale et soutenabilité environnementale), horizon temporel (court terme, long terme et intergénérationnel) et sociétés (du Nord, du sud émergent ou pris dans des trappes à pauvreté). Il concerne évidemment l’ensemble de la planète mais a une intensité forte dans les pays en développement notamment les plus pauvres. Il implique des infrastructures physiques et humaines qui permettent de produire les biens et les services essentiels, développent les capacités et potentialités des sociétés et des personnes. La croissance économique mesurée par le revenu par tête est souvent en contradiction avec l’empreinte écologique mais cette croissance est également nécessaire pour financer les infrastructures nécessaires à la sauvegarde de l’environnement et à la satisfaction des besoins.

[Philippe Hugon, Professeur émérite Paris X-Nanterre]

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