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Média du Développement durable
N° 60 - Novembre 2008

Terra Economica : Krach - La fin d’un monde

jeudi 30 octobre 2008
Posté par Régie Responsable

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Qu’est-ce que Terra Economica ? Un savant mélange de journalisme indépendant "à la française", de curiosité pour le monde dans lequel nous vivons et de vulgarisation de l’économie et des enjeux du développement durable.

L’économie, le social et l’environnement sont une des clés pour comprendre à la fois le monde dans lequel nous vivons et les enjeux du développement durable. Mais la presse économique, sociale ou environnementale est trop complexe et peu attrayante.
Terra Economica met l’économie, le social et l’environnement à portée de tous, avec des articles de fond, un ton moderne et des angles nouveaux.
Terra Economica remet l’Homme et l’Environnement au coeur de l’économie. Car l’économie est au service de la société, et non l’inverse. Terra Economica contribue à la citoyenneté en incitant les lecteurs à se saisir des grands enjeux du développement durable : social, environnement, mondialisation, changement climatique.

Terra Economica est publié tous les mois, soit 12 numéros par an. Le magazine est publié sur papier tout en couleur, papier éco conçu, avec des encres végétales.
On peut également le lire à l’écran, ou en téléchargeant et en imprimant, chez soi ou au travail, la version PDF (qui est la réplique exacte du magazine papier).

Terra Economica n’appartient à aucun groupe. Le journal est indépendant et vit principalement des abonnements souscrits par ses lecteurs.



 Dossier : Le Déodorant


Tous les matins, dans la salle de bains, les déodorants font pschitt. S’asperger les aisselles est un geste, a priori quotidien, pour la majorité d’entre nous. En attestent les ventes de déos en France. Chaque jour, il s’en écoule 327 000, selon la Fédération des entreprises de la beauté (Febea). Davantage que les produits de soin pour le visage (317 000 unités par jour), moins que les tubes de dentifrice (533 000). Le Français liquide environ 7 déos par an. Grâce à lui, l’industrie cosmétique s’est d’ailleurs mis sous le coude 394 millions d’euros (1) en 2007.

En stick, en spray ou en bille, le déodorant adopte toutes les formes pour séduire le chaland. Et le marketing commence dès l’intérieur de la boîte, par la recette du produit. « Sa formulation découle directement des besoins du consommateur, explique Laetitia Simon, responsable qualité de la marque Sanex. Le département marketing établit un cahier des charges pour un produit naturel, antitranspirant ou à efficacité longue durée. En fonction de ces différents critères, la sélection des ingrédients est faite en recherche et développement. » Pour le groupe Sara Lee, à qui la marque Sanex appartient, cette étape se déroule aux Pays-Bas.

Pas d’expérimentation animale

Mais avant d’envoyer la recette à l’usine de production, au Royaume-Uni ou en Allemagne, Sara Lee devra peaufiner un solide dossier d’informations sur le procédé de fabrication, la sécurité des matières premières et du produit fini. Pas de mise sur le marché sans ce dossier, transparence oblige. La fabrication des produits à tartiner sur la peau est strictement réglementée. La directive cosmétiques, entrée en vigueur en 1976, encadre la composition, l’étiquetage et l’emballage des produits. Elle interdit également les expérimentations sur les animaux. L’industrie cosmétique est également concernée par la réglementation Reach de juin 2007, qui enregistre, évalue et autorise les substances chimiques. On ne badine pas avec l’épiderme. Pourtant, certaines substances contenues dans les déodorants éveillent les soupçons. Et cela, malgré les efforts considérables déployés par l’industrie cosmétique. Dernier en date, l’ouverture par la Febea d’un dossier spécial sur son site « Parlons cosmétiques » pour rassurer les consommateurs sur des substances aux noms angoissants : par exemple, l’aluminum chlorohydrate contenu dans les antitranspirants. Alors que les déodorants classiques camouflent les odeurs des aisselles ou éliminent les bactéries qui en sont responsables, ces « sels d’aluminium », eux, réduisent l’humidité locale en resserrant le canal des glandes sudorales, responsables de la transpiration. Mais ils sont suspectés de participer au développement de cancers du sein. Le sujet fait clavarder. Sur les forums, Untel évoque une étude dénonçant l’effet cancérigène de l’ingrédient, Unetelle en brandit une autre attestant le contraire.

Au fond des tubes de crème

Qui dit vrai ? « Cette polémique n’a aucun fondement, réfute Héloïse Prieur, de la Febea. Sur notre site “ Parlons des cosmétiques ”, nous avons mis en ligne différentes études sur la question qui le prouvent par A + B. » Chez Sara Lee, on préfère éviter la controverse et anticiper le moindre dommage commercial. « Nous faisons un travail de veille qui nous permet d’identifier les substances montrées du doigt, affirme Laetitia Simon. Dès qu’il y a un risque, même non avéré, nous essayons autant que possible de remplacer l’ingrédient. De cette façon, nous avons éliminé les parabènes de nos gels douche. » Les parabènes : voilà une autre famille de substances qui n’est pas en odeur de sainteté, au même titre que les phtalates et autres muscs artificiels.

Bien que tous les ingrédients des cosmétiques apparaissent obligatoirement sur l’étiquette, il est difficile pour Mme Tout-le-monde d’identifier une molécule incriminée. « Le mieux est encore d’éliminer les produits contenant des ingrédients aux noms compliqués, commençant par exemple par bromo, iodo ou chloro, conseille Gaëlle Guérive, chargée du programme Modes de vie durables à l’ONG WWF-France. Bien sûr, l’industrie cosmétique n’utilise pas a priori de produits interdits par la réglementation. Mais, par principe de précaution, il vaut mieux éviter ces substances dont on ne connaît ni les dangers pour la santé, ni ceux pour l’environnement. Aujourd’hui, on trouve facilement des produits labellisés Cosmébio ou Cosmétique Eco dont les ingrédients sont naturels et non polluants. »

Un parfum de deuxième vie

Bonne nouvelle, le déodorant se recycle. Du moins, en ce qui concerne les aérosols, en acier ou en alu, et les sticks en verre. Seuls les déos en plastique posent problème. En effet, en France, seules deux sortes de plastiques (le PET et le PEHD) trouvent une deuxième vie. En résumé, une fois vides, les déos plastique sont à jeter dans la poubelle verte, et ceux en spray et en verre dans la jaune. Une consigne à faire passer auprès des consommateurs. « Les consommateurs mettent souvent leurs shampoings ou gels douche vides avec les déchets ménagers, pensant que ces flacons “ sales ” n’entrent pas dans la collecte sélective. Et pourtant, cela n’empêche pas de les recycler », reconnaît-on chez Eco-Emballages, l’entreprise spécialiste de la collecte sélective des emballages.

 Au sommaire du numéro 60 (Novembre 2008)

- Krach - La fin d’un monde

- Ils veulent refroidir le globe

- « Ces techniques ne résoudront pas le réchauffement climatique »

- Krach ou crise de civilisation ?

- Opération vaches contre munitions

- Hamburger ou frites ?

- Le portable mouchard de CO2

- "Désert océanique"

- Rien dans le ventre

- Le Rwanda au milieu d’un champ de bataille

- New York quitte l’habit de lumières

- Bio - La rançon du succès

- Des semences de nuages

- Une science de secours

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