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Le contre-sommet critique du World Economic Forum à Davos

Public Eye Awards 2008 : le prix du public de la multinationale la plus irresponsable

Votez jusqu’au 22 janvier

dimanche 13 janvier 2008
Posté par David Naulin

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Lors de la journée d’inauguration du Forum économique mondial (WEF) de Davos le 23 janvier prochain, la Déclaration de Berne et Pro Natura décerneront à nouveau leurs célèbres Public Eye Awards afin de dénoncer les entreprises aux comportements socialement et écologiquement irresponsables. Parmi les candidats au prix figurent entre autres Bayer, Dole et Glencore. Cette année, le jeune conseiller national Bastien Girod prononcera le discours principal, tandis que le « Positive Award » sera remis par le rappeur Stress. Cette contre-manifestation sera modérée par la présentatrice Melanie Winiger.



La quatrième cérémonie des Awards sera marquée par la présence de deux éminents orateurs qui exploreront la thématique de la responsabilité des entreprises. Co-fondatrice d’Attac et écrivaine, Susan George esquissera les causes et les effets de la globalisation, alors que le politicien vert Bastien Girod formulera des propositions concrètes à l’attention du Parlement suisse. Le satiriste Patrick Frey et le rappeur bernois Greis apporteront une touche artistique à la programmation.

Des organisations non gouvernementales du monde entier ont à nouveau sélectionné 40 entreprises pour les Public Eye Awards. Les plus
irresponsables d’entre elles sont regroupées dans la liste des nominés.
Dans la catégorie « Global Award » se trouvent le groupe nucléaire étatique français Areva, la multinationale de chimie allemande Bayer CropScience, ainsi que la filiale philippine du producteur de fruits étatsunien Dole Foods. Pour le « Swiss Award », réservé aux entreprises siégeant en Suisse, sont retenus l’Union Pétrolière, l’entreprise zougoise de matières premières Glencore et le géant des matériaux de construction Holcim.

Care Naturkost, Soglio-Produkte et Hess Natur sont quant à eux nominés pour le « Positive Award », qui récompense des initiatives exemplaires. Stress remettra ce prix et annoncera également le lauréat pour le « People’s Award », décerné pour la première fois cette année. En votant sur www.publiceye.ch, les consommateurs critiques peuvent dès aujourd’hui désigner les entreprises qui méritent une place au sein du « Hall of Shame ».

Pour Oliver Classen, de la Déclaration de Berne, « le vent à tourné. Les
entreprises transnationales comme les 1000 membres du WEF doivent
aujourd’hui assumer leur responsabilité sociale, faute de quoi ils perdront non seulement leur crédibilité, mais aussi des investisseurs, des collaborateurs et des clients »
. Sonja Ribi, de Pro Natura, déclare pour sa part que « le Public Eye s’adresse à un public avisé qui ne se laisse pas berner par les stratégies de communication trompeuses sur la responsabilité sociale, et qui exige des entreprises un comportement responsable à l’égard de l’être humain et de l’environnement ».

Les nominés dans la catégorie "Public Eye Global Award"

Voici les listes des entreprises nominées :

Areva Areva : Le groupe nucléaire français Areva est l’auteur de nombreux agissements irresponsables, particulièrement par sa filiale Cogema, qui exploite deux mines d’uranium dans le nord du Niger. Des analyses démontrent que les limites fixées par l’OMS pour la radioactivité dans l’air et l’eau sont largement dépassées dans ces zones. De plus, les travailleurs des mines demeurent insuffisamment informés sur les risques de santé liés à l’extraction de l’uranium. Plus regrettable encore, les hôpitaux de l’entreprise pratiquent régulièrement de faux diagnostics sur les employés pour ne pas avoir à supporter les frais de traitements. Areva tient particulièrement à cacher tout cela en Suisse, où le nucléaire représente près de 40% de la production d’électricité. Surtout qu’une partie importante de l’uranium utilisé dans les centrales nucléaires suisses est fourni par les mines d’Areva au Niger.
- VOTER (jusqu’au 22 janvier 2008)

Bayer Bayer Crop Science : Bien que les agrocarburants et les biocarburants semblent s’inscrire dans une approche écologique, ils sont pourtant très controversés. Bayer CropScience, le plus grand fabriquant au monde de pesticides, prétend s’engager en faveur du développement durable alors que ses activités nuisent à la biodiversité et à l’environnement. Dernièrement, le groupe s’est appuyé sur une stratégie mensongère pour promouvoir la production de jatropha comme agrocarburant. Ce petit arbuste est présenté comme la solution miracle par les industries automobile et chimique. En réalité, Bayer CropScience profite de l’engouement médiatique au sujet des agrocarburants pour renforcer l’utilisation intensive de semences transgéniques et de pesticides. En effet, pour pouvoir augmenter les rendements, la production de jatropha nécessitera forcément l’emploi d’herbicides… Les organisations environnementales mettent cependant en garde contre l’impact écologique et social de la culture à grande échelle de jatropha dans les pays du sud. Car les perdants seraient une fois de plus les petits paysans.
- VOTER (jusqu’au 22 janvier 2008)

Dole Dole Philippines : Filiale du groupe Dole Food, Dole Philippines est l’une des plus importantes multinationales opérant dans les îles de l’Océan pacifique. La douceur des ananas commercialisés par la firme contraste pourtant avec sa politique sociale particulièrement répressive. Malgré ses millions de bénéfice, la société au logo solaire ne respecte pas les droits fondamentaux des travailleurs dans les plantations et les usines de conditionnement. La plupart d’entre eux ne sont engagés que temporairement, touchent des salaires de misères et sont exclus des prestations sociales. D’autre part, la multinationale viole les libertés syndicales en licenciant tous ceux qui s’adonnent à de telles activités. Les syndicalistes qui avaient récemment révélé des cas d’empoisonnement dans l’usine d’emballage ont tous été licenciés par Dole Philippines. La multinationale profite également de la délocalisation systématique des emplois pour se désengager de sa responsabilité sociale, alors que les substances toxiques utilisées menacent la santé des travailleurs et des riverains.
- VOTER (jusqu’au 22 janvier 2008)

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