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Une collection de 24 documentaires multimédia coproduite par France Télévisions & narrative

Portraits d’un nouveau monde : écologie, la planète hors-service

mercredi 12 janvier 2011
Posté par David Naulin

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La collection inédite Portraits d’un nouveau monde, coproduite par France Télévisions & narrative, raconte le monde du XXIème siècle, les grands bouleversements qui le transforment et influencent nos destins. Cette série s’articule autour de 24 web-documentaires regroupés en six thématiques enrichis de textes, cartographies, photos, illustrations sonores, possibilités de contribution… L’occasion pour les internautes de partager des destins d’hommes et de femmes, de découvrir des lieux et aussi les réalités nouvelles du XXIe siècle à travers une interface de navigation originale.



L’un des défis du Nouveau monde sera écologique. Réchauffement climatique, raréfaction de ressources, pollution, les clignotants planétaires sont au rouge avec des conséquences dramatiques sur certaines populations. L’ONU compte par exemple en dizaine de millions les réfugiés écologiques à venir du fait de l’avancée des déserts, de la montée des eaux ou de la toxicité des sols. Le XXIème siècle doit être plus durable pour tous... au risque d’une planète hors service.

En partenariat avec le pôle web de France Télévisions, nous vous proposons de découvrir les quatre reportages consacrés aux enjeux écologiques :

 Maldives : carte postale du paradis

Un archipel de rêve sous la menace écologique

Un documentaire de Poul Madsen & Henrik Kastenskov Le 16 février 1972, un vol charter transportant 25 Italiens atterrissait sur le minuscule aérodrome de l’île de Hulhule, aux Maldives. C’était le premier groupe de touristes à poser le pied sur l’archipel. Aujourd’hui, les Maldives accueillent 700 000 touristes par an. La moitié des 200 îles habitées de l’archipel sont entièrement occupées par des complexes hôteliers. Véritable manne financière pour le gouvernement, qui en tire 30% de ses revenus, le tourisme a fait des Maldives le pays le plus riche d’Asie du Sud en termes de PIB par habitant. Les Maldives sont submergées par les déchets et l’écosystème souffre de la pollution. En 1992, le gouvernement Maldivien a même transformé une île entière, Thilafushi, en décharge nationale. A quelques kilomètres des plages immaculées où les touristes bronzent en famille, des centaines de tonnes d’ordures parfois toxiques s’accumulent sur cette île, triées tant bien que mal par une centaine de travailleurs immigrés.

Asad Miah a trente ans et fait partie des trieurs de poubelles de Thilafushi. Il est bangladeshi et est venu aux Maldives pour accroître ses revenus. Loin de la Carte Postale du Paradis, il nous raconte dans ce documentaire, l’envers du décor de l’archipel. Quand ils ne sont pas cuisiniers ou hommes de ménage dans les hôtels de l’archipel, les habitants des Maldives sont pêcheurs. Industrie encore largement traditionnelle du fait de l’interdiction du filet, la pêche fait vivre un Maldivien sur cinq. Mais la production ne cesse de décroître. Les Maldiviens pêchent aujourd’hui 1/3 de poissons de moins qu’en 2005. Ibrahim est le deuxième protagoniste de ce documentaire. Dans sa famille on est pécheurs de père en fils depuis plusieurs générations. Pourtant Ibrahim ne souhaite pas que son fils de 15 ans prenne le relais quand il sera adulte. Car ce métier est menacé lui semble-t-il. Les touristes, disent certains, sont responsables de ce déclin. Soit directement - par la pêche de loisir - soit indirectement, par les centaines de tonnes de déchets qu’ils produisent chaque jour.

- Pour voir ce documentaire, cliquez ici.

 Findhorn : objectif empreinte zéro

Le village de l’utopie écologique

Un documentaire de Sophie Brandstrom & Stéphanie Senet Findhorn fait partie des 500 écovillages existant à travers le monde. Issu d’une communauté d’inspiration New Age, qui a choisi de s’installer dans le nord de l’Ecosse en 1962, il est le plus ancien d’Europe. La communauté de Findhorn se développe au cours des années 1970 (150 membres). Pour se structurer, elle crée une ONG en 1972, la Fondation Findhorn, qui emploie des salariés. Mais c’est dans les années 80 qu’elle devient véritablement un écovillage, avec l’éclosion de nombreuses maisons écologiques, parmi les premières du Royaume-Uni. Elles utilisent la pierre locale et des mottes de paille pour l’isolation, ont des toits végétalisés et recyclent dans leurs murs des fûts de whisky. Findhorn devient membre fondateur du Réseau Mondial des Ecovillages (GEN).

Le succès affiché de Findhorn réside dans son empreinte écologique réduite (2,6 hectares par personne), mesurée en collaboration avec le Stockholm Environment Institute de York et l’écoquartier londonien de Bed Zed. Ce résultat repose sur de nombreuses initiatives. Par exemple, les jardins communautaires de Cullerne sont cultivés sur 3 hectares selon les principes de la permaculture. Ils offrent 30 variétés de légumes différents chaque année qui sont livrés aux abonnés sous forme de paniers via l’association Earth Share. Une partie de la production alimente les cuisines du centre communautaire. Les déchets organiques servent aux différents composts, les résidus étant envoyés aux agriculteurs du coin. Quatre éoliennes permettent à Findhorn d’être auto-suffisant en électricité et de reverser un excédent au réseau national britannique. Un projet de chaudière à bois est en cours pour chauffer les parties communautaires. Les eaux usées sont retraitées sur place selon un processus naturel basé sur les bactéries, The living machine. Ces innovations ne seraient rien sans le comportement actif des résidents en faveur d’un partage communautaire et d’un grand respect de la nature. Au quotidien, les habitants veillent à garder une empreinte écologique poids plume.

Avec 500 habitants, Findhorn arrive à un stade critique. Pour faire face aux nouveaux arrivants, un projet de construction de 25 logements vient d’être lancé dans une partie des dunes. L’écovillage se confronte aujourd’hui à ses limites de développement et pourrait, demain, se diviser en micro communautés...

- Pour voir ce documentaire, cliquez ici.

 Sahel : génération durable

Une oasis dans le désert

Un documentaire de Géraldine Sroussi & Benjamin Sire Pour nombre d’Occidentaux, la question du Sahel se confond aujourd’hui avec la présence d’Al-Qaïda et la menace terroriste. Sur place, au quotidien, des hommes et des femmes œuvrent pour le développement de cet immense territoire, martyrisé par les fléaux climatiques et économiques. Au premier rang d’entre eux vient la grande sécheresse des années 70 qui a livré près de 500 000 km2 au désert et fait d’innombrables victimes, sans rémission.
Aujourd’hui, deux nouveaux drames viennent s’ajouter à ce désastre écologique : la flambée des prix des matières premières et la crise financière mondiale.

Au Sénégal comme ailleurs, l’ensemble de ces facteurs contribue à alimenter le désarroi des populations locales et particulièrement des jeunes issus des campagnes. Tiraillés entre le respect des traditions, personnifiées par les anciens, et une vision fantasmée de l’Occident, les appelant au large, ils sont le plus souvent déboussolés à l’heure du choix. Emigrer clandestinement vers l’illusoire « eldorado » européen ? Se perdre jusqu’à la dissolution dans les périphéries misérables des grandes villes ? Ou retourner dans leur village pour essayer de lutter contre l’inexorable apparent ? Aucun de ces chemins ne prête à rêver, mais le dernier constitue le seul à même d’ouvrir la voie vers un développement autonome prenant en compte les impératifs écologiques. C’est en tout cas le pari lancé par les habitants de Guélack, petit village situé à une quarantaine de kilomètres à l’Est de Saint-Louis.

A l’origine, il y a deux cousins, Ousmane et Doudou Sow. Deux cousins liés par un pacte scellé durant l’adolescence, qui décident, en 1989, de retourner à Guélack, village d’origine d’Ousmane, pour tenter de le faire revivre. A partir des sept cases traditionnelles encore intactes à l’époque, ils vont créer un véritable projet de société solidaire et écologique et œuvrer pour l’étendre aux zones environnantes. Là où nous commençons tout juste à remettre nos comportements en cause, les hommes et les femmes de Guélack réfléchissent depuis plus de vingt ans à un mode d’évolution qui n’hypothèque pas l’avenir et mènent toutes leurs actions en conséquence dans une approche participative et globale.

Lutte contre la désertisation par la RNA (Reconstitution Naturelle Assistée), développement de l’énergie solaire, fermes écologiques et cultures biologiques basées sur l’agro-élevage et l’usage exclusif du compost, recherche d’alternatives écologiques dans tous les domaines, considération d’un développement passant par la cohésion sociale, l’éducation et l’amélioration des pratiques sanitaires, tels sont les piliers du projet mené dans cette enclave verte au cœur du Sahel.
Passer le relais

Cependant, essentiellement portée par deux hommes dont le charisme et la force de caractère sont exceptionnels, l’expérience de Guélack constituera une solution viable à l’unique condition de voir la jeune génération prendre le relais. La question est centrale depuis le début, ayant justifié la création d’un Centre de Formation où les jeunes de Guélack et des villages environnants étudient avant de créer leurs propres exploitations fondées sur les valeurs prônées par les deux cousins. Mais si la formation est essentielle, elle ne remplace pas la foi indispensable pour lutter au quotidien dans un environnement hostile où tout est bien souvent à recommencer.

Cela amène Ousmane et Doudou Sow à arpenter la région sans relâche pour tenter de convaincre les populations du bien fondé de leur démarche et faire évoluer les comportements. L’enjeu est de taille, considérant qu’une meilleure maîtrise des problématiques environnementales jouera un rôle crucial dans le développement économique et la lutte contre les migrations climatiques en Afrique.

- Pour voir ce documentaire, cliquez ici.

 France : la tempête

Les premiers réfugiés climatiques français ?

Un documentaire de Mehrak & Philippe Laumont Le phénomène des réfugiés climatiques n’existe pas seulement au bout du monde. Avec le réchauffement climatique, la montée des eaux et des tempêtes de plus en plus fortes, les côtes françaises connaissent une érosion irrémédiable. Par précaution, certaines municipalités rasent des maisons trop proches de l’eau et dangereuses pour leurs habitants. Mais que deviennent ces expropriés, comment vivent ils ce déracinement ?

Après le passage de Xynthia, en février 2010, nous avons eu envie de rencontrer les habitants des zones noires de l’île d’Oléron, considérés comme les premiers réfugiés climatiques en France. Philippe : « Ce sujet m’intéressait particulièrement car mes parents possèdent un maison à l’île d’Oléron qui risque dans quelques années d’être détruite par la montée des eaux. » Arrivés sur place, une toute autre réalité nous attendait : un refus catégorique et global des habitants de quitter leur lieu de vie. Malgré l’expérience plus ou moins traumatisante de cette nuit de tempête, les habitants de Boyardville se sont réunis pour lutter contre la décision d’expulsion orchestrée par la préfecture.

Une seule habitante du village peut être considérée comme réfugiée climatique mais sa famille s’est opposée à son témoignage. Trois autres personnes habitant en maisons secondaires ont accepté le rachat de leur maison par l’Etat. Ils avaient déjà quitté les lieux à notre arrivée. Nos rencontres avec Madeleine, Joël, Jean Pierre et Françoise, habitants de Boyardville, nous ont apporté la preuve que cet événement climatique ne changera pas leurs modes de vie. Habitués aux intempéries propres à leur situation géographique, ils considèrent Xynthia comme un concours de circonstances exceptionnelles. Organisés en association de lutte contre les expulsions, ils ont trouvé dans ce combat un moyen de se rapprocher, de s’entraider et de continuer à vivre dans leur maison.

- Pour voir ce documentaire, cliquez ici.

 Découvrez aussi les 5 autres thématiques de la collection

Le monde bouge ! À quoi ressembleront nos sociétés demain ?

LA CHINE

De grandes puissances comme la Chine, l’Inde ou la Russie, émergent. De nouvelles sociétés développées naissent avec leur mode de vie et de travail ainsi que leur vision de la modernité. L’enrichissement de ces pays ponctionne des ressources naturelles de plus en plus rares. Leurs ambitions internationales chahutent des siècles de monopole occidental sur la planète. La Chine est-elle la figure de proue d’un big-bang de l’ordre mondial ? Pour en savoir plus, cliquez ici.

EMIGRATION

Le visage de nos sociétés se métamorphose aussi avec l’accélération des migrations. Deux cents millions de personnes quittent chaque année leur pays, soit trois fois plus qu’il y a quarante ans. La plupart viennent s’installer dans les pays développés, en quête d’une vie meilleure. Favoriser le métissage ou construire des barrières ? L’intégration devient un choix constitutif de nos sociétés. Pour en savoir plus, cliquez ici.

URBANISATION

L’urbanisation de la planète est le troisième grand virage de ce siècle. Désormais, la moitié de la population réside dans les villes et ce sera bientôt les deux tiers. L’exode rural alimente des mégapoles toujours plus nombreuses et plus peuplées. Dans les villes, la pression s’accroît pour trouver un logement, un travail. Ici, les frontières entre ghettos de riches et de pauvres se renforcent tandis qu’ailleurs on tente d’inventer la cité du futur. La planète ville a-t-elle un avenir ? Pour en savoir plus, cliquez ici.

La planète à bout de souffle : comment vivra-t-on ensemble ?

ECONOMIE

Accompagnant ces tournants décisifs, l’économie s’est transformée. Mondialisation, délocalisation, financiarisation... tous les excès ont été permis jusqu’à ce que la crise éclate et pointe les limites du capitalisme, façon XXème siècle. Jamais les écarts de richesses n’ont été aussi grands. Saura-t-on réinventer un système économique plus pérenne et plus équitable pour tous ? Ce sera le grand pari du capitalisme, nouvelle formule... Pour en savoir plus, cliquez ici.

VIVRE ENSEMBLE

Tous ces bouleversements ont un impact sur les structures sociales. Ecole, famille, communauté, nation... Quelle est la place de l’individu et du groupe ? A l’échelle internationale, le "village mondial" est en concurrence avec les tentations de repli national. Atomisation versus solidarité : c’est la question fondamentale de ce siècle pour imaginer le Monde dans lequel nous vivrons demain. Pour en savoir plus, cliquez ici.

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