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Médecines vertes contre la grippe

Par le Docteur Yvette Parès

mardi 1er septembre 2009
Posté par Cyrille

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Il règne autour de la grippe un climat des plus malsains. Tout est mis en oeuvre pour susciter la panique avec la crainte d’une épidémie semblable à la grippe espagnole qui sévit entre 1915 et 1918. Mais l’excès peut aussi conduire à l’effet contraire : l’irritation ou l’indifférence généralisée.



Un premier scénario catastrophique entoura l’apparition de la grippe aviaire qui provoqua une ruée sur le Tamiflu présenté comme le remède unique et de choix. Mais le désastre annoncé tourna court. Les victimes furent les milliers de poulets sacrifiés après une courte vie dans les conditions barbares des élevages industriels. On avait omis d’ajouter que ces populations animales fragilisées, surmédicalisées constituaient des viviers d’où pouvaient surgir des agents pathogènes responsables de maladies nouvelles.

Une seconde alerte est lancée avec la grippe porcine, pour l’’instant sans réelle gravité. Mais on assiste aux prédictions, aux suppositions les plus alarmantes sinon les plus extravagantes. Le virus A (H1N1) dont le nom savant peut impressionner les foules serait susceptible de mutation qui le rendrait redoutable à l’automne prochain. On évoque, sur quelques critères, les 20 millions de personnes qui seraient frappées en France. On envisage la fermeture des écoles et le ralentissement dù aux absences dans les activités publiques. On suppose une prolongation de la crise économique. Une paralysie s’installerait dans tous les pays. Les prophètes de malheur ne ménagent pas leurs effets.

Des mesures ont déjà été prises : commande de masques de protection, de Tamiflu dont les réserves antérieures, en partie périmées, verront leur date de péremption reculée de deux ans, des millions de doses de vaccins qui peuvent se révéler inutiles en cas de mutation du virus actuel. D’autre part, des contrôles dans les aéroports avant l’embarquement se proposent de détecter les personnes éventuellement fébriles. Rien ne manque pour manipuler les esprits au sein de sociétés surmédicalisées. Finalement, à qui profite ce bruit qui défie tout bon sens ?

Prévoyance et prudence ne sont pas à rejeter, à condition de demeurer dans la sagesse. Créer le stress ne peut qu’affaiblir les capacités de l’organisme et favoriser l’éclosion de la maladie. Affronter dans le calme les conditons adverses et rechercher les meilleurs moyens de défense constituerait une stratégie bénéfique.

Que représente, en réalité, le Tamiflu ? Cet antiviral, peu efficace a déjà provoqué des résistances de l’agent pathogène, notamment aux Etats-Unis. Combien d’autres émergeront après sa prescription généralisée ? De plus, comme toutes les molécules de synthèse, il contribue à la pollution de l’environnement et de l’eau.

Pourquoi cette courte vue arrive à ignorer les moyens thérapeutiques du passé en Europe et à travers le monde ? La lutte antigrippale devrait être menée conjointement par toutes les médecines de la planète disposant des médications appropriées. A cet égard, on peut citer la médecine africaine, au Sénégal, qui ne serait pas démunie en cas de nécessité.

L’Europe pourrait, elle aussi, puiser dans les savoirs anciens, dans ce qui fut ses médecines vertes, au cours des siècles.
Dans un but concret, afin d’éviter d’être pris au dépourvu en cas de véritable épidémie, quelques médications, retenues parmi d’autres sont exposées pour une contribution à la lutte antigrippale. Les ingrédients qui les composent sont faciles à se procurer et à conserver dans les familles. Ils permettraient de garder calme et sang-froid devant les difficultés qui pourraient survenir.

Cette énumération comporte différents types de préparations :

1- Décoction d’ail dans du lait (un verre par jour)

2- Infusion de l’une ou l’autre ce ces plantes médicinales : angélique, eucalyptus, bourgeons de pin ou de sapin. Une cuillerée à café dans une tasse d’eau bouillante. Infuser 10 minutes. Sucrer au miel.

3- Sirops d’argousier, d’eucalyptus ou de bourgeons de pin ou de sapin.

4- Tisanes composées :

Tisane antigrippale no 1 :
Thym......................1cuillerée à café
Cannelle.................1 grosse pincée
Girofle.....................2 clous
Eau.........................250 ml
Décoction légère, Infusion 10 minutes
Ajouter le jus d’un demi-citron
Sucrer avec du miel.
Action très bénéfique

Tisane antigrippale no 2 :
Hibiscus...................................1 cuiller à café
Girofle.....................................2 clous
Eau.........................................250 ml
Faire bouillir 5 minutes. Infuser 10 minutes
Sucrer au miel
Bonne efficacité

Tisane antigrippale no 3 :
Lierre terrestre........................60 gr
Hysope...................................60 gr
Capillaire............................... 60 gr
Coquelicot fl...........................10 gr
Ronce..................................... 30 gr
1 cuillerée à soupe pour 250 ml d’eau bouillante.
Infuser 10 minutes.
Sucrer au miel
Cette tisane était autrefois considérée comme souveraine contre la grippe.

5. Vin chaud antigrippal :
Figues sèches.......................6
Amandes...............................100 gr
Girofle, clous..........................6
Gingembre............................ 6 gr (= ½ cc)
Cannelle..............................10 gr (=1 cc)
Raisins de Corinthe...............1 cuiller à soupe
Sucre.....................................150 g
Vin.........................................1 litre
Ecraser figues, amandes et raisins secs
Faire bouillir 5 min. Servir brûlant, 125cc par personne, à partager en famille !
Préventif ou curatif.
D’après les Anciens, la grippe serait coupée radicalement.

Ces remèdes simples sont faciles à préparer et à administrer. Des traitements plus complexes relèveraient de l’art de phytothérapeutes confirmés.

En conclusion, devant l’éventualité d’une épidémie largement répandue, les thérapeutiques autres que Tamiflu et les vaccins sont possibles. Il serait urgent de les sortir de l’ombre, en Europe et sur tous les continents. Les populations, avec sang-froid, pourraient prendre leur santé en mains.

Août 2009
Dr Yvette Parès
- Professeur à l’Université de Dakar de 1960 à 1992
- Dr ès-science
- Dr en médecine
- Directrice du centre de recherches biologiques sur la lèpre de 1975 à 1992
- Directrice de l’Hôpital traditionnel de Keur Massar (Sénégal) de 1980 à 2003

Merci à Marie-France pour nous avoir transmis cet article. Médecin depuis 1973, elle anime un blog que vous pouvez consulter en cliquant ici.

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