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Jardiner nature, jardiner sans pesticides

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Comment cultiver son jardin au naturel, sans pesticides ?

Jardiner nature, jardiner sans pesticides

un programme vidéo gratuit réalisé avec l’Office national de l’eau, le Ministère de l’écologie et l’Institut national de la consommation.

lundi 19 mai 2014
Posté par Cyrille

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Comment cultiver son jardin au naturel, sans pesticides ?

Pour comprendre l’écosystème de son jardin et adopter des gestes simples et des pratiques respectueuses de l’environnement, voici un programme gratuit intitulé « Jardiner nature, jardiner sans pesticides », réalisé avec le concours de l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques, du Ministère chargé de l’écologie et de l’Institut national de la consommation.

Jardiner nature, jardiner sans pesticides

Au sommaire : des conseils d’experts pour jardiner au naturel :

- choisir des plantes adaptées à l’environnement, au climat et au sol de son jardin ;
- alterner ses plantations pour enrichir les sols et éviter la dissémination de maladies ;
- réguler l’arrosage, en utilisant notamment le paillage ;
- lutter naturellement contre les nuisibles ;
- se prémunir naturellement contre les maladies.

 Vidéo


Jardiner nature, jardiner sans pesticides par Videoalaffiche

 Affiche

Jardiner nature, jardiner sans pesticides

 Jardiner responsable

Chaque citoyen agit sur son environnement et le jardinier plus encore se doit d’agir. C’est pourquoi la responsabilité du jardinier est de préserver l’environnement.

L’usage des pesticides [1] n’est pas anodin et leur abus est dangereux pour tous les habitants du jardin.

De nombreuses voix s’élèvent aujourd’hui pour encourager un jardinage qui fasse moins appel aux produits chimiques. Face aux discours parfois partisans entre tenants du chimique et tenants du bio, les jardiniers se posent au quotidien de nombreuses questions :

- Quels sont les moyens efficaces alternatifs à l’usage des pesticides pour protéger mes cultures ?
- Comment réduire l’usage des engrais [2] en préservant le bon développement des végétaux ?
- Que penser des préparations et produits naturels pour la protection des végétaux ?

Le site Jardiner Autrement, se veut un site d’informations fiables et sans parti pris autre que celui d’un jardinage raisonné.

En rappelant les fondamentaux pour un jardin en bonne santé, en faisant le point sur les techniques alternatives efficaces, l’objectif est d’apporter des clés pour réussir un jardin plus respectueux de la nature.

Jardiner autrement c’est donc raisonner : observer, comprendre, prévenir plutôt que guérir et choisir comment guérir en connaissances de cause. Pour commencer sur de bonnes bases, il est important de bien comprendre l’écosystème de son jardin.

Biodiversité au jardin

 Comprendre l’écosystème du jardin

Sans l’intervention humaine, sous un climat et sur un type de sol [3] donné, une végétation associée à une faune riche et diversifiée s’établit. Il s’agit d’un écosystème [4] naturel.

Le jardin, lui, est le résultat de l’action du jardinier : c’est un écosystème cultivé, dans lequel des équilibres vont se créer entre les différentes plantes, entre les plantes et les êtres vivants, sans oublier les équilibres guidés par le jardinier, qui intervient pour modeler le jardin selon ses désirs.

Un peu de vocabulaire

- Les éléments de l’environnement, tels que le sol, le sous-sol, le climat ou l’eau constituent le milieu dans lequel évoluent les êtres vivants, plantes, animaux et champignons ; c’est le biotope [5].

- L’ensemble des animaux (insectes, oiseaux, mammifères…) et des plantes (qui peuvent servir de refuge ou de nourriture aux animaux) dans un biotope constitue la biocénose [6].

- L’écosystème est l’interaction entre le biotope et la biocénose, qui établissent entre eux un réseau d’échanges qui permet le maintien et le développement des espèces animales et végétales. Par votre présence et votre implication dans le jardin, vous agissez à la fois sur le biotope, en modifiant les conditions naturelles de l’environnement, et sur la biocénose, en apportant ou en éliminant des espèces végétales et animales.

- Vous êtes donc responsable de la biodiversité [7] présente dans votre jardin : il est important de bien la connaître, pour mieux la préserver.

Encourager la biodiversité

La biodiversité est l’ensemble des êtres vivants qui occupent un milieu, ou niche écologique. On peut se placer à différents niveaux d’observation, depuis l’ensemble de la planète jusqu’à une minuscule flaque d’eau qui peut abriter plusieurs dizaines d’espèces d’algues ou de crustacés microscopiques. Quelque part entre ces deux extrêmes, le jardin constitue un très bon exemple de niche écologique.

La diversité écologique du jardin est une richesse importante. Les variétés (potagères, fruitières, ornementales) de plantes que vous cultivez, mais aussi les animaux qui fréquentent votre jardin sont les gages d’un jardin en bonne santé. Plus la diversité est importante, plus le système tend vers un équilibre. Il constitue une assurance contre les éventuels changements de l’environnement et les agresseurs.

Certaines pratiques ou aménagements peuvent être mis en place dans le jardin pour augmenter la biodiversité.

Créer un refuge pour les insectes, installer des mangeoires pour les oiseaux, aménager une haie ou une mare ...

Comment cultiver son jardin au naturel, sans pesticides ?

 Respecter les équilibres et la biodiversité

Au jardin, comme dans un milieu naturel, des relations s’établissent entre les êtres vivants et tendent vers un équilibre. Pour obtenir un jardin en bonne santé, le jardinier responsable doit les encourager.

Equilibres au jardin

Différentes catégories de relations existent entre les animaux, entre les plantes, et entre les animaux et les plantes. Les principaux modes de relation sont le parasitisme, le commensalisme, la prédation, la compétition et la coopération.

On nomme bioagresseurs [8] les organismes qui nuisent aux végétaux de nos jardins. On compte parmi eux les insectes phytophages [9], les mollusques, les champignons, les bactéries et les virus, responsables de nombreux dégâts. Les mauvaises herbes peuvent aussi être considérées comme des bioagresseurs, par la concurrence (compétition) qu’elles exercent sur les plantes cultivées.

En haut, feuille de vigne contaminée par le champignon Plasmopara viticola, responsable du mildiou, et en bas, une feuille de concombre atteinte du virus de la mosaïque.

Tolérance et cohabitation

Le jardinier ne cherche pas à reproduire la nature. Cultiver des rosiers pour une floraison abondante et odorante ou des pommiers pour obtenir des pommes tous les ans n’a en effet rien de naturel !

Ce sont les objectifs du jardinier qui lui font rechercher un équilibre en sa faveur entre les plantes et leur environnement.

Pour trouver un tel équilibre, respectueux de l’environnement, le jardinier devra être capable d’établir des seuils de tolérance pour les pertes liées aux agresseurs et chercher les méthodes de lutte qui ont l’impact le plus limité sur l’environnement et les espèces non nuisibles.

Laisser s’installer des prédateurs en acceptant la présence limitée des ravageurs et choisir les végétaux adaptés à votre environnement vous permettra de trouver l’équilibre qui conviendra à votre jardin.

L’utilisation de pesticides, si elle a un effet immédiat, peut rompre ces équilibres au jardin. Respecter la biodiversité [10] et les équilibres de votre jardin constitue le premier pas vers un jardinage responsable.

 Les 4 principes du jardinage responsable

Jardiner autrement, c’est limiter au maximum l’emploi des produits chimiques, les apports d’engrais de synthèse et économiser l’eau. Pour atteindre cet objectif, nous vous proposons d’adopter 4 principes du jardinage raisonné :

- Faire connaissance avec l’environnement de son jardin
- Adapter ses pratiques de jardinage aux caractéristiques de son jardin
- Prévenir plutôt que guérir, en mettant en place des mesures préventives
- Accepter de redonner des droits à la nature

1. Faire connaissance avec l’environnement de son jardin

La bonne plante au bon endroit s’épanouit mieux et demande moins de soins. Nous vous invitons donc à prendre le temps de bien connaitre le sol de votre jardin et les conditions climatiques locales. Vous pourrez ainsi choisir les végétaux les mieux adaptés et les planter dans des conditions qui répondent au mieux à leurs exigences.

2. Adapter ses pratiques de jardinage aux caractéristiques de son jardin

Travail du sol, arrosage et fertilisation doivent être adaptés aux caractéristiques du sol, du climat et des végétaux. Une plante en bonne santé est moins sensible aux attaques des ravageurs et maladies, ce qui vous permet de limiter les traitements.

3. Prévenir plutôt que guérir

Observer et privilégier les mesures préventives aux traitements curatifs, au jardin comme ailleurs mieux vaut prévenir que guérir.

4. Accepter de redonner des droits à la nature

Jardiner dans le bons sens, c’est rechercher un équilibre entre différentes formes de vie au jardin, sans viser à tout prix la perfection. Cela veut dire :
- privilégier les interventions manuelles ou naturelles
- tolérer un certain degré d’infestation [11] avant d’intervenir chimiquement,.
- accepter parfois des fruits et légumes peut-être plus petits et une récolte moins abondante.

En mettant en œuvre ces principes, vous redécouvrirez le plaisir d’un jardin en harmonie avec la nature. Vous récolterez des produits frais et sains, tout en limitant l’usage de produits dangereux pour l’homme et l’environnement. Vous verrez revenir au jardin des hôtes bienvenus, comme les oiseaux, papillons, hérissons et abeilles. Enfin, vous constaterez des économies dans votre budget de produits pour le jardin.

www.jardiner-autrement.fr

[1] On entend par pesticide, dans le cadre du plan Ecophyto, les produits phytopharmaceutiques également appelés phytosanitaires, relevant du L253-1 du code rural. Les produits de protection des plantes utilisables en Agriculture Biologique et les produits naturels font aussi partie des pesticides. Les pesticides regroupent les produits destinés à lutter contre les herbes indésirables, les animaux ravageurs et les maladies dues à des champignons, des bactéries ou des virus.

[2] Substance destinée à apporter aux plantes des éléments nutritifs pour améliorer leur croissance, la qualité et les rendements des cultures.

[3] Partie supérieure de la croûte terrestre dont la particularité est d’être meuble et d’abriter la vie. Le sol est à la fois le support des végétaux et leur produit, car il contient de la matière organique sous forme d’humus.

[4] Ensemble formé par la communauté des êtres vivants (biocénose) et son environnement géologique, pédologique et atmosphérique (biotope). Les différents éléments de l’écosystème développent un réseau d’interdépendance favorisant le maintien de la vie. Le jardin est un écosystème.

[5] Les éléments de l’environnement, tels que le sol, le sous-sol, le climat ou l’eau constituent le milieu dans lequel évoluent les êtres vivants, plantes, animaux et champignons.

[6] L’ensemble des animaux (insectes, oiseaux, mammifères…) et des plantes (qui peuvent servir de refuge ou de nourriture aux animaux) dans un biotope constitue la biocénose.

[7] La biodiversité désigne la diversité des organismes vivants, qui s’apprécie en considérant la diversité des espèces, celle des gènes au sein de chaque espèce, ainsi que l’organisation et la répartition des écosystèmes. Le maintien de la biodiversité est une composante essentielle du développement durable (Journal officiel du 12 avril 2009).

[8] Organisme vivant tel qu’un virus, une bactérie, un champignon ou tout organisme nuisible, portant atteinte à l’état de santé de leurs organismes hôtes.

[9] Un organisme phytophage est un organisme dont le régime alimentaire est constitué de végétaux.

[10] La biodiversité désigne la diversité des organismes vivants, qui s’apprécie en considérant la diversité des espèces, celle des gènes au sein de chaque espèce, ainsi que l’organisation et la répartition des écosystèmes. Le maintien de la biodiversité est une composante essentielle du développement durable (Journal officiel du 12 avril 2009).

[11] Envahissement d’un organisme vivant par un parasite non microbien ; état de l’organisme parasité. C’est le phénomène qui est à l’œuvre lors des attaques d’insectes ravageurs, qui peuvent rapidement pulluler sur une plante.


Voir en ligne : www.jardiner-autrement.fr

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