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Revue de presse spéciale Sommet de l’ONU sur les changements climatiques

Copenhague : 12 jours pour enrayer le changement climatique

lundi 7 décembre 2009
Posté par David Naulin

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"Le gong a retenti. Le centre de conférences de Copenhague a ouvert ses portes lundi matin pour la 15e Conférence sur le climat sous l’égide des Nations unies (COP 15 en jargon onusien). Pour les représentants des 192 pays présents et les 30 000 délégués inscrits, l’enjeu est de taille : jeter les bases de l’accord qui succédera au protocole de Kyoto, dont la fin est inscrite en 2012" décrit ce matin Le Figaro. A l’occasion de l’ouverture du Sommet de l’ONU sur les changements climatiques, nous vous proposons une revue de presse spéciale.



 L’appel climatique : Notre génération face au jugement de l’histoire

Libération et Le Monde publient aujourd’hui L’appel climatique relayé par 56 journaux du monde entier. Le voici (traduit de l’anglais par Edith Ochs) :

Aujourd’hui, 56 journaux dans 44 pays font un geste sans précédent : parler d’une seule voix par le biais d’un éditorial commun. Nous le faisons parce que l’humanité se trouve confrontée à une situation d’extrême urgence.

A moins d’unir nos efforts pour prendre des mesures décisives, le changement climatique va ravager notre planète et, ce faisant, perturber fortement notre prospérité et notre sécurité. Les dangers sont devenus tangibles en une génération. Maintenant, les faits commencent à parler : sur les quatorze dernières années, onze ont été les plus chaudes jamais enregistrées, la calotte glaciaire de l’Arctique est en train de fondre et, l’an dernier, la flambée des prix du pétrole et des produits alimentaires a donné un avant-goût des terribles bouleversements à venir. Dans les revues scientifiques, la question n’est plus de savoir si l’homme en est le grand responsable, mais combien de temps il lui reste pour limiter les dégâts. Cependant, à ce jour, le monde a réagi avec mollesse et sans enthousiasme.

L'appel climatique relayé par 56 journaux du monde entier Le changement climatique résulte d’une action sur plusieurs siècles, il aura des conséquences qui dureront pour toujours, et nos chances de le maîtriser vont être déterminées dans les quatorze jours qui viennent. Nous demandons aux représentants des 192 pays réunis à Copenhague de ne pas hésiter, de ne pas se lancer dans des discussions, de ne pas se faire de reproches mutuels, mais de saisir la chance d’échapper au plus grand échec politique de l’époque moderne. Cela ne devrait pas être une lutte entre le monde riche et le monde pauvre, ou entre l’Est et l’Ouest. Le changement climatique nous concerne tous et doit être résolu par tous.

La science est complexe, mais les faits sont clairs. Le monde a besoin de prendre des décisions pour limiter les hausses de température à 2 °C, un objectif qui exigera que les émissions de la planète culminent et commencent à diminuer dans les cinq à dix prochaines années. Une hausse plus importante de 3 à 4 °C - la progression la plus faible que nous puissions espérer en cas d’inaction - dessécherait des continents, transformant la terre cultivable en désert. La moitié de toutes les espèces serait vouée à l’extinction, des millions et des millions de personnes seraient déplacées et des peuples entiers seraient submergés par la mer.

Date butoir. Peu de gens croient que Copenhague soit en mesure d’aboutir à un traité totalement finalisé ; les véritables progrès en ce sens n’ont pu commencer qu’avec l’arrivée du président Obama à la Maison Blanche et le renversement de tendance après des années d’obstruction de la part des Etats Unis. Aujourd’hui encore, le monde se trouve à la merci de la politique intérieure américaine, car le Président ne peut pas totalement s’engager dans l’action nécessaire tant que le Congrès américain ne l’a pas fait.

Mais les responsables politiques présents à Copenhague peuvent et doivent s’entendre sur les éléments essentiels d’un accord juste et efficace et, ce qui est d’une importance capitale, sur un calendrier solide devant aboutir à un traité. La réunion de l’ONU sur le climat à Bonn, en juin prochain, devrait être une date butoir. Comme l’a exprimé un négociateur : « Nous pouvons jouer les prolongations, mais nous ne pourrons pas nous permettre de rejouer le match. »

Au cœur des négociations, il faudra trouver un accord entre le monde riche et le monde en développement pour établir comment répartir le poids de la lutte contre le changement climatique, et comment partager une ressource devenue précieuse : les quelques milliards de tonnes de carbone que nous pouvons émettre avant que le mercure n’atteigne des niveaux dangereux.

Les nations riches aiment souligner la vérité arithmétique qu’il n’y a pas de solution tant que les géants en développement tels que la Chine ne prendront pas de mesures plus radicales. Mais le monde riche est responsable de la plupart du carbone accumulé dans l’atmosphère, à savoir les trois quarts de tout le dioxyde de carbone émis depuis 1850. C’est à lui de montrer l’exemple et chaque pays développé doit s’engager à de fortes réductions pour que ses émissions retombent en dix ans à un niveau très inférieur à ce qu’elles étaient en 1990.

Justice sociale. Les pays en développement peuvent faire remarquer qu’ils ne sont pas responsables de la majeure partie du problème et aussi que les régions les plus pauvres du monde seront les plus difficiles à sensibiliser. Mais ils vont participer de plus en plus au réchauffement et doivent de ce fait s’engager de leur côté à une action significative et quantifiable. Bien que les deux plus grands pollueurs du monde, les Etats-Unis et la Chine, n’aient pas répondu aux espoirs que certains avaient placés en eux, leurs récents engagements sur des objectifs concernant les émissions ont représenté des pas importants dans la bonne direction.

La justice sociale exige que le monde industrialisé racle ses fonds de poche et promette des liquidités pour aider les pays les plus pauvres à s’adapter au changement climatique et aux technologies propres qui leur permettront de développer leur économie sans augmenter leurs émissions. Il faut également définir l’architecture d’un futur traité, avec un contrôle multilatéral rigoureux, des compensations correctes pour protéger les forêts et une évaluation crédible des « émissions exportées », afin que le poids soit finalement réparti plus équitablement entre ceux qui produisent des produits polluants et ceux qui les consomment. Et l’honnêteté exige que la charge placée individuellement sur les pays développés prenne en compte leur capacité à la supporter ; par exemple, les derniers entrants dans l’Union européenne, souvent plus pauvres que les membres de la « vieille Europe », ne doivent pas souffrir davantage que leurs partenaires plus riches.

Espoirs. La transformation va coûter cher, mais beaucoup moins que la note à payer pour renflouer les finances mondiales. Et beaucoup moins encore que les conséquences du laisser-faire. Beaucoup d’entre nous, en particulier dans le monde développé, devront changer leur mode de vie. L’époque des vols pour l’aéroport moins chers qu’un trajet en taxi touche à sa fin. Nous devrons faire nos courses, manger et voyager plus intelligemment. Nous devrons payer davantage pour notre énergie et en utiliser moins.

Mais le passage à une société à faible émission de carbone porte en elle la perspective de plus d’espoirs que de sacrifices. Déjà, certains pays ont reconnu que cette transformation peut apporter la croissance, des emplois et une meilleure qualité de vie. L’afflux de capitaux parle de lui-même : l’année dernière, pour la première fois, il a été investi davantage dans les formes d’énergie renouvelable que dans la production d’électricité à partir des carburants fossiles. Chasser le carbone de nos modes de vie en quelques petites décennies sera, sur le plan de la technique et de l’innovation, comparable aux grandes révolutions de l’histoire. Mais, tandis que le fait d’envoyer un homme sur la Lune ou de fissurer l’atome résulte des conflits et des rivalités humaines, la future course au carbone doit être menée en un effort commun pour parvenir à un sauvetage collectif.

Vaincre le changement climatique passera par une victoire de l’optimisme sur le pessimisme, d’une vision de l’avenir sur une vue à court terme, ce qu’Abraham Lincoln appelait « les meilleurs anges de notre nature ».

C’est dans cet esprit que 56 journaux du monde entier se rassemblent derrière cet éditorial. Si nous, avec nos optiques nationales et politiques si différentes, pouvons nous mettre d’accord sur ce qui doit être fait, nos dirigeants devraient pouvoir en faire autant.

Les représentants politiques à Copenhague ont le pouvoir de façonner le jugement de l’histoire sur notre génération : celle qui a vu le défi et l’a relevé, ou celle qui était si stupide qu’elle a vu la calamité qui s’annonçait mais n’a rien fait pour l’éviter. Nous les conjurons de faire le bon choix.

 Libération : Climat d’urgence

Libération du 7 décembre 2009 A Lire dans Libération aujourd’hui :

- Copenhague : le monde au secours du climat. Dans les deux semaines qui s’ouvrent, pays industrialisés et grands pays émergents devront s’accorder sur leurs engagements respectifs pour limiter le réchauffement à venir à +2°C, et sur les mécanismes pour les faire respecter. Pour lire cet article, cliquez ici.
- Des enjeux au plus haut degré. Si tous les pays sont confrontés au réchauffement, les désaccords sur les moyens à mettre en œuvre sont nombreux. Tour d’horizon des sujets clés de la « 15e Conférence des parties ». Pour lire cet article, cliquez ici.
- De Kyoto à Copenhague, ce qu’il faut savoir. Qu’est ce qui a été décidé au Japon en 1997 ? Les engagements ont-ils été tenus ? Que va-t-il se passer au Danemark durant les douze jours du sommet ? Toutes les clés pour comprendre les enjeux de la conférence qui s’est ouverte ce lundi matin. Pour lire cet article, cliquez ici.

 Le Monde : A Copenhague, douze jours pour changer notre monde

- Les Français sont parmi les plus sensibilisés à la question du réchauffement. Le sommet de Copenhague, ça vous dit quelque chose ? Les réponses recueillies par le sondage de l’IFOP – réalisé en exclusivité pour Le Monde, du 25 novembre au 3 décembre dans cinq pays (Etats-Unis, France, Italie, Japon, Pologne) – font sursauter : 67 % des Italiens, 63 % des Japonais, 61 % des Américains et 53 % des Polonais n’en ont pas entendu parler. Seuls les Français sont majoritairement (64 %) au courant. Pour en savoir plus sur cette étude, cliquez ici.

 Le Figaro : Copenhague : état d’urgence pour la planète

Copenhague : état d'urgence pour la planète titre Le Figaro Le Figaro propose un dossier spécial de huit pages.

Dans son éditorial, Pierre Rousselin écrit : "Barack Obama a fini par prendre la conférence de Copenhague au sérieux. Plutôt que de faire une apparition furtive dans la capitale danoise, sur le chemin d’Oslo où il recevra jeudi son Prix Nobel la Paix, le président américain a décidé d’être présent à la clôture de la grande conférence sur le climat. Voilà une grossière erreur de rectifiée. Après son absence lors de la célébration, à Berlin, du vingtième anniversaire de la chute du Mur, on aurait mal compris qu’il se précipite en Europe pour recevoir une distinction, aussi méritée soit-elle, et néglige de travailler sérieusement à la sauvegarde de la planète. L’annonce de la venue d’Obama à la clôture de Copenhague relance les espoirs liés à la conférence et qui avaient tendance à reculer au cours des dernières semaines. Il est en effet impérieux que chaque grand pays s’investisse au plus haut niveau pour éviter l’échec. Autrement, il sera impossible de maintenir l’élan de la lutte pour le climat au moment où la crise économique nous oblige à traiter des problèmes bien plus immédiats". Lire la suite de l’éditorial sur le blog du Figaro.

Vous pouvez lire sur le site du Figaro :
- La position des grands acteurs à Copenhague
- Ban Ki-moon confiant sur un accord.

Cliquez sur l'aperçu pour accéder à l'infographie.

 La Croix : Quinze jours pour guérir la planète

Nous poursuivons cette revue de presse par le quotidien La Croix qui titre aujourd’hui à la une : Quinze jours pour guérir la planète. Le quotidien propose deux pages d’analyses dans lesquelles vous retrouverez notamment l’article de Pierre Cochez qui synthétise bien les enjeux de ce sommet, dont nous publions ci-dessous de larges extraits.

Pour Pierre Cochez, l’exercice s’annonce difficile : Le chantier est immense, très technique et a des conséquences de fond sur l’activité économique. « C’est la première négociation sur un enjeu global. Elle façonnera ce siècle et définira comment les économies peuvent se développer », déclare Christian Masset, le directeur général de la mondialisation au sein du ministère des affaires étrangères.

La Croix consacre aujourd'hui un dossier pour comprendre les enjeux du Sommet de Copenhague Aujourd’hui, poursuit Pierre Cochez, il semble acquis que l’ensemble des pays, développés, émergents et moins avancés, s’accordent sur l’objectif de limiter à 2 °C le réchauffement de la planète avant la fin du XXIe siècle. Les États-Unis ou la Chine ont dû modifier leurs positions pour se mettre au diapason. Reste maintenant à quantifier la réduction des émissions de gaz à effet de serre et à jeter les bases d’une économie « décarbonée ». Car des divergences apparaissent sur les chemins à parcourir. Certains pays émergents remettent en cause les projections du groupe des experts du Giec sur l’ampleur des réductions d’émissions demandée pour limiter à 2 °C le réchauffement. « La contestation n’est pas sur le constat du changement climatique. Elle est sur la traduction en chiffres de la réduction nécessaire d’émissions pour limiter le réchauffement », précise Laurence Tubiana, la directrice de l’Iddri (Institut du développement durable et des relations internationales).

Les pays émergents ne souhaitent pas être contraints par les mêmes règles que les pays développés, dont ils estiment que l’activité industrielle est la cause majeure de l’état actuel de la planète. Quant aux objectifs de réduction des émissions à court et moyen terme, chaque pays y va depuis un mois de son annonce publique. Avec des années de référence différentes, des concepts divergents entre la réduction des émissions pour les pays développés ou celle de l’intensité carbone pour les émergents.

Chacun se place dans une position de négociation, donnant le sentiment de ne surtout pas vouloir bouger plus que le voisin. « On négocie pour de vrai. Chacun sait de quoi il parle. La négociation ne butera pas sur des incompréhensions techniques », estime Christian Masset. Les pays négocieront à Copenhague un accord contraignant, pas une déclaration d’intention qui tracerait de grandes lignes d’actions comme peuvent en produire les sommets du G8 ou du G20. Et cet accord onusien devra être approuvé à l’unanimité. À la conférence sur le changement climatique de Bali en 2007, l’accord final avait ainsi été momentanément suspendu
aux mots du délégué de Papouasie-Nouvelle-Guinée. « L’accord final va être un réceptacle des engagements pris par chacun, pas un engagement
global sur un chiffre commun de réduction d’émissions »
, prévient toutefois Emmanuel Guérin, de l’Iddri. « Une seule certitude : il n’y
aura pas d’accord juridique contraignant signé à Copenhague. L’objectif
est de recueillir les engagements, d’organiser leur mise en oeuvre et de
définir une feuille de route pour la suite »
, explique Christian Masset.

Un scénario possible consisterait à reporter la signature d’un traité
contraignant à six mois plus tard, pour laisser le temps à Barack
Obama de faire passer au Congrès sa loi sur le climat. Le président américain doit se rendre à Copenhague lors de la clôture du sommet, avec les autres chefs d’État. Son administration a tenté de dégager – sans succès jusqu’à présent – une position commune avec la Chine. « On craignait une entente sino-américaine pour accepter des règles légères. Les deux pays se retrouvent dans leur réticence à des vérifications faites par des tiers sur leurs engagements de réduction d’émissions », souligne Emmanuel Guérin. C’est bien la Chine qui semble le pivot de cette conférence de Copenhague. Premier émetteur mondial de gaz à effet de serre, elle a pris la tête des pays émergents dans le grand marchandage climatique. Produisant un texte de négociations concurrent au projet danois, elle demande à ce que le protocole de Kyoto continue à réglementer les émissions des pays développés qui l’ont signé. En retour, pas grand monde ne se hasarde à demander quoi que ce soit aux Chinois. Les Européens, eux, souhaiteraient voir un engagement américain plus important. « Il est difficile pour les Européens d’avoir des exigences pour les autres, quand leurs engagements pour 2020 sont très en deçà des recommandations des scientifiques pour réduire le réchauffement à 2 °C », regrette Emmanuel Guérin. Face à l’urgence, les petits États insulaires, qui vivent la montée des eaux, pourraient bien rappeler aux négociateurs qu’il s’agit là de trouver une voie pour un intérêt global commun.

A lire également dans le dossier de La Croix :

- Les quatre enjeux de Copenhague : La promesse du grand rendez-vous de la planète au chevet du climat sera-t-elle tenue ? En tout cas, de nombreuses questions n’ont pu être résolues avant l’ouverture du sommet. Pour lire cet article, cliquez ici.
- Les Chinois se sentent de plus en plus concernés par l’environnement : Dans les villes et les campagnes chinoises, le désintérêt pour les questions environnementales laisse place à l’inquiétude, voire à l’engagement citoyen. Pour lire cet article, cliquez ici.
- L’opinion publique demande une action volontariste pour le climat. Pour lire cet article, cliquez ici.

 L’Humanité : Copenhague : négociations sous contrôle citoyen

L’Humanité ne consacre pas sa une à l’événement mais propose un article sur la mobilisation citoyenne que suscite le rendez-vous de Copenhague.

"Le collectif Ultimatum climatique a lancé une pétition sur Internet, qui sera remise le 10 décembre à Nicolas Sarkozy . Elle a « déjà reçu près de 500 000 signatures », se réjouit Anne Bringault des Amis de la Terre France. Son association organise même un train pour Copenhague du 11 au 13 décembre, dans lequel prendront place 400 militants. Ceux-ci se joindront aux dizaines de milliers d’autres, venus du monde entier pour la « marée humaine » du samedi 12, qui verra la participation de réseaux, associations, syndicats. En France, la mobilisation n’attend pas. Samedi, des rassemblements sont prévus dans différentes villes de France", prévient Gaël De Santis.Lire l’article en cliquant ici.

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lire aussi :
  • Annuaire du PNUE 2013
  • Dernier rapport du GIEC : le changement climatique s’accélère


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