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Le gouvernement souhaite faire le point sur les besoins en recrutement et formation liées au développement durable

« Un plan des métiers verts » pour la rentrée 2009

Annoncé par Valérie Létard, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Ecologie, le « Plan des métiers verts » qui verra le jour à la rentrée 2009 recensera tous les besoins concernant le développement durable, en termes d’emplois ou de formations.

Dans un entretien à Reuters, la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Ecologie se dit convaincue que le développement durable permet d’ouvrir des pans entiers « d’activité durable » en dépit des doutes émis sur l’ampleur des emplois créés. Chargée de solidarité dans le précédent gouvernement Fillon, Valérie Létard s’occupe désormais du versant social du développement durable au ministère de l’Ecologie. « Le Grenelle de l’environnement est l’un des vecteurs les plus dynamiques de croissance et de résorption de la crise », explique-t-elle. « Respecter les objectifs de réduction de CO2, cela a un impact sur le développement économique. Quand on construit des tramways, on crée de l’emploi. » Pour étayer son optimisme, la secrétaire d’Etat cite deux prévisions : celle de Pôle emploi tablant sur 220.000 emplois verts créés en France d’ici 2012 et celle du Boston Consulting Group, commandée par son ministère, qui évoque 600.000 créations d’emplois sur la période 2009-2020. Beaucoup de chiffres circulent, mais ils ne sont pas forcément contradictoires car tout est une question de périmètre, explique-t-on dans l’entourage de Valérie Létard. Auparavant, parler d’emploi vert se limitait à la protection de la nature. Or, aujourd’hui, quand on construit des lignes de train à grande vitesse, « on augmente l’efficacité énergétique » de la France, ajoute-t-on. « Je vais mettre en place un plan des métiers du développement durable. Ce sera une de nos priorités de rentrée », explique Valérie Létard. Le plan, piloté par l’Ecologie, est préparé en collaboration avec le ministère de l’Economie et le secrétariat d’Etat à l’Emploi. Le recensement, par secteurs, métiers et territoires, se fera au niveau régional. « Il faut qu’on balaie l’ensemble des champs professionnels pour créer des nouveaux métiers ou ajuster, greffer sur des métiers existants, des formations qui permettent d’aller vers la croissance verte », ajoute Valérie Létard. Aujourd’hui, par exemple, ce sont souvent les architectes qui se chargent d’effectuer le nouveau « diagnostic énergétique » des bâtiments car c’est un métier qui n’existe pas encore en France. Il faudra peut-être également « réactiver » des métiers qui existent de moins en moins. « Je ne suis pas sûre qu’on forme encore beaucoup de conducteurs de péniche » en France alors que le transport fluvial doit se développer, fait-elle remarquer. Pour changer les comportements et faire passer le message que « ce qui est bon pour la planète est bon pour le pouvoir d’achat », Valérie Létard veut également travailler avec l’Education nationale. « Face à un enjeu de cette taille-là, l’école est le moteur, le socle », souligne-t-elle, évoquant des « éco-classes » qui intégreraient la dimension développement durable dans leur projet éducatif. Valérie Létard veut « rendre le développement durable accessible à tous », surtout les plus modestes, afin de ne pas créer une nouvelle fracture sociale. Elle imagine des sortes de « guichets uniques » regroupant toutes les informations disponibles sur le développement durable, peut-être à l’échelon des communes. Informer, c’est le nerf de la guerre, insiste-t-elle, maniant la métaphore écologique : « Quand on vous éclaire, vous redoublez d’énergie ».

 

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Journaliste de solutions écologiques et sociales en Occitanie.

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1 COMMENTAIRE

  1. « Un plan des métiers verts » pour la rentrée 2009
    S’il est vrai que l’intégration des principes du développement durable dans notre économie devrait se traduire par la création de plusieurs milliers d’emplois, il serait également raisonnable de penser que la prise en compte de ce concept s’accompagnera de nombreuses disparitions d’entreprises et destructions de postes. En effet, certaines pratiques et activités devenant obsolètes, on peut se demander dans quelles mesures le « plan métiers verts » rendra-t-il compte de ce qui sera réellement créé à l’issue de la première phase d’évolution du modèle actuel.

    En outre, s’agissant du guichet unique dédié au développement durable, j’ai le sentiment qu’une fois de plus le gouvernement est en train de réinventer la roue. Cette impression provient du fait qu’il existe déjà le réseau des espaces info énergie dont la mission est de renseigner le grand public au sujet de ce que particuliers, artisans et dirigeants de TPE/TPI ont la possibilité d’entreprendre afin d’améliorer l’efficacité énergétique de leurs habitations et locaux professionnels. Sans dire que ce système est parfait, il semble préférable de le faire évoluer plutôt que de créer un second réseau ayant des finalités en partie redondantes à celles du premier.