Rapport de l’Agence internationale de l’énergie sur les perspectives énergétiques mondiales 2009

A un mois du sommet climat de Copenhague, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) publie son rapport annuel, plutôt alarmiste, tout en reconnaissant la contribution apportée par les politiques énergétiques de l’Union européenne à la lutte contre le changement climatique. Les perspectives énergétiques comportent un calendrier des actions qui sont nécessaires pour limiter à long terme la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère à 450 parties par million d’équivalent carbone et pour limiter la hausse mondiale des températures à 2 °C environ. L’AIE appelle donc les Etats à une « révolution » énergétique, sous peine de « dommages irréparables » pour l’environnement. Les experts de l’AIE insistent sur les projections des scientifiques et campent deux scénarios : soit les tendances actuelles de consommation d’énergie ne sont pas inversées et la planète est engagée vers un réchauffement assuré de 6 degrés à l’horizon de 2100, « causant des dégâts irréparables » ; soit les gouvernements adoptent une stratégie, un « new deal des énergies propres », pour limiter le réchauffement à une moyenne de 2 degrés. Ce dernier scénario demande un véritable effort financier qui s’élève à quelque 7 000 milliards d’euros sur 20 ans dont la moitié sur les transports. « L’UE et l’AIE s’accordent pour dire que dans ce contexte, les gouvernements ont un rôle crucial à jouer : ils peuvent soutenir les investissements et concevoir des politiques appropriées afin de relever le triple défi que constituent la récession économique, la sécurité énergétique et le changement climatique ».

Lire aussi

Soutenir un pastoralisme durable en faveur de socio-écosystèmes résilients

Grâce à leurs pratiques agroécologiques, les sociétés pastorales participent...

S’inspirer de l’arbre pour un modèle économique régénératif du vivant …

La régénération comme nouveau modèle économique, c'est le plaidoyer...

IPBES : le « GIEC de la biodiversité » appelle les entreprises à devenir des alliées du vivant

Le nouveau rapport de l'IPBES sur l’évaluation des liens...

Newsletter

spot_img

Sur Cdurable

Développer notre attention aux espèces vivantes non humaines avec les communs de Zoepolis

Zoepolis est un laboratoire de recherche indépendant transdisciplinaire qui...

Un kit citoyen pour lever les freins au développement des forêts comestibles dans nos villes

Quels sont les vrais freins au développement des forêts...

L’éco-anxiété informe et l’éco-lucidité transforme

Et si on arrêtait de parler uniquement d'éco-anxiété ?...

7 indicateurs pour des villes résilientes et durables, adaptées au changement climatique

Making Architecture propose 7 indicateurs pour s'assurer qu'un projet...

Soutenir un pastoralisme durable en faveur de socio-écosystèmes résilients

Grâce à leurs pratiques agroécologiques, les sociétés pastorales participent à la durabilité des systèmes alimentaires mondiaux. Mais les changements climatiques, le déclin de la...

S’inspirer de l’arbre pour un modèle économique régénératif du vivant …

La régénération comme nouveau modèle économique, c'est le plaidoyer de Jérémy Dumont pour remettre le vivant au cœur de l'entreprise. Et si la performance...

IPBES : le « GIEC de la biodiversité » appelle les entreprises à devenir des alliées du vivant

Le nouveau rapport de l'IPBES sur l’évaluation des liens entre "économie et biodiversité" ne demande plus seulement aux entreprises de réduire leurs impacts sur...