Pour un développement durable méditerranéen

Les pays riverains de la Méditerranée regardent ensemble leurs futurs. Réunis dans le cadre de la Convention de Barcelone, ils ont, avec le soutien de l’Union européenne, commandité au Plan Bleu une analyse prospective du devenir du bassin méditerranéen à l’horizon 2025.
L’ouvrage issu de ces travaux fait le point sur les évolutions à l’œuvre en Méditerranée depuis le premier rapport du Plan Bleu de 1989. Environ 300 experts des deux rives y ont contribué directement ou indirectement. Il
dresse un tableau sans concession de ce que nous allons devenir si nous laissons faire. Quelles convergences et divergences entre les deux rives ? Que vont devenir nos villes ? Nos modes de transports ? Nos approvisionnements énergétiques ? Notre littoral et nos ressources en eau ?
Nos campagnes et nos exploitations agricoles ? Rigoureux, pluridisciplinaire, privilégiant l’approche systémique, le Plan Bleu met en garde décideurs et citoyens, mais surtout, il invite à l’action. S’appuyant sur des expériences concrètes, il préconise des solutions viables et réalistes, qui dessinent un futur possible pour les 430 millions de Méditerranéens.
Ce document exceptionnel, avec ses 250 cartes et graphiques pour la plupart inédits, ses études de cas, est un ouvrage de référence pour tous ceux qui veulent comprendre, analyser, agir.
Il paraît en français aux Éditions de l’Aube.

Pour en savoir plus :

Le plan Bleu :

Inquiets de voir se dégrader la mer qui constitue leur lien naturel, les pays riverains de la Méditerranée, réunis à Barcelone au début de 1975 sous l’égide du Programme des Nations unies pour l’environnement, signèrent une Convention pour la protection de cette mer commune et décidèrent dans le même temps de lancer et de financer un Plan d’Action destiné à renforcer la mise en œuvre de cette convention.

Dès l’origine, certains estimèrent que, puisque quelques 80% de la pollution marine est d’origine terrestre, c’était à terre qu’il fallait rechercher et lutter contre les sources de pollution, et que le Plan d’Action pour la Méditerranée devait donc être assorti d’un volet socio-économique, destiné à préparer « des planifications intégrées du développement et une gestion plus attentive des ressources du bassin ». On doit notamment à Mostafa Tolba, alors Directeur exécutif du PNUE et à Serge Antoine, représentant français à la réunion de Barcelone, d’avoir proposé une réflexion prospective à l’échelle du bassin tout entier, à laquelle était donné le nom imagé de Plan Bleu.

La décision de principe d’entreprendre un tel travail ayant été prise par le Conseil d’Administration du PNUE dès avril 1975, sur proposition de la France, un certain nombre d’ateliers préparatoires se tinrent à Nice, Genève et Paris pour préciser le projet. C’est par une réunion intergouvernementale des pays méditerranéens convoquée par le PNUE en février 1977 à Split que fut lancée cette première étude systémique et prospective sur les relations entre l’environnement et le développement intéressant tous les pays d’une même région.

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