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Bientôt le premier bâtiment à énergie positive en logement social à Paris

La RIVP (Régie Immobilière de la Ville de Paris) a choisi le 9 juillet dernier l’agence BAUDOUIN BERGERON pour construire première opération parisienne de logement social à énergie positive, parmi les 6 équipes présélectionnées sur les 237 ayant répondu au concours. Situés rue Guénot dans le 11ème arrondissement à Paris les dix-sept logements familiaux sociaux devaient répondre à l’objectif majeur du concours : démontrer la faisabilité technique et économique d’un bâtiment à énergie positive dans le tissu urbain parisien, répondant ainsi aux exigences du Plan Climat adopté par la Ville de Paris soit < 50 kwh / m²/an.

Les architectes de l’agence BAUDOUIN BERGERON ont considéré la démarche environnementale comme un atout du projet et non comme une contrainte, sans facteur réducteur sur les autres objectifs – qualité architecturale, esthétique, valeur d’usage, économie -. Pensé dès l’origine comme un bâti au potentiel thermique, le projet intègre dès sa conception une démarche environnementale réfléchie, bien au delà de solutions techniques « plaquées » sur le bâtiment. Pour être thermiquement performant, le bâtiment doit avant tout être compact et de forme simple. Pour tenir compte des objectifs de SHON élevés (COS + 20 %), le bâtiment est particulièrement épais, de 14 à 16 mètres, ce qui pose d’emblée la question de l’éclairement en partie centrale et de l’organisation spatiale de logements traversants (garants du confort d’été). La circulation verticale, largement dimensionnée est traitée comme un puits de lumière, ce qui permet d’éclairer naturellement le coeur du bâtiment. L’escalier et l’ascenseur sont rassemblés dans un seul et même volume abrité par une verrière zénithale. Les parois en pavés de verre de cette colonne vertébrale laissent filtrer la lumière jusqu’aux paliers de distributions et « pièces d’eau » des logements. Ce bâtiment comporte 17 logements familiaux – en majorité des 4 pièces – répartis sur les 6 niveaux du bâtiment. Tous les grands logements – 3 pièces et plus – sont traversants et agrémentés de terrasses ; leurs cuisines, salles de bains et salles d’eau bénéficient toutes d’un éclairage naturel. La rue étant calme, les chambres donnent sur la façade Est ensoleillée le matin ; sur le jardin, la façade Ouest éclairée l’après midi, accueille les séjours et studios mono-orientés, ainsi que leur prolongements extérieurs en terrasse. Le traitement des ouvertures – 20% de surface vitrée par logement – est adapté à la nature des pièces et à leur orientation. La rue Guénot est simple, sans qualité architecturale particulière, mais avec une vraie qualité urbaine due à son échelle et à l’équilibre de ses proportions, à l’abri des bruits du boulevard Voltaire. Les architectes ont voulu apporter une touche de modernité, égayer, tonifier la rue comme le cœur d’îlot, sans pour autant réaliser un bâtiment objet sans lien avec son contexte immédiat. Le bardage des façades est lisse, en acier prélaqué d’un blanc cassé d’aspect satiné. Le bâtiment s’intègre dans la tonalité comme dans les gabarits de la rue Guénot grâce à des percements aux proportions régulières, disposés en quinconce, qui donnent du dynamisme à la façade. Quelques touches d’orange viennent égayer et réchauffer la rue : cadres métalliques et persiennes articulées des doubles fenêtres, stores des fenêtres de toit et du RDC, arrière plan de la grille en soubassement de l’immeuble… Le système asymétrique d’occultation des baies permet alternativement de capturer les rayons du soleil par réflexion sur la face interne d’une persienne inox miroir, ou de s’en protéger par une persienne métallique ajourée.
Façade sur cour : jardin vertical
Façade sur cour : jardin vertical
Coté jardin, les verts de la façade et de la végétation s’entremêlent : les volets coulissants vert anis viennent se découper sur un arrière plan d’un vert plus sombre, et jouer avec la végétation grimpante qui s’accroche aux espaliers constituant la structure porteuse des terrasse sur lesquelles ouvrent largement les logements. L’intégralité de la toiture est source d’énergie : apport de lumière à l’aplomb de la circulation verticale (verrière + photovoltaïques transparents), production d’eau chaude en partie centrale (panneaux solaires), et production d’électricité en partie courante (photovoltaïques). Cet ensemble précisément calibré, est nécessaire et suffisant pour compenser les besoins en énergie primaire du bâtiment. Projet : – SHON : 1 435 m² – SHAB : 1 175 m² – Nombre de logements : 17 – Estimation : 3 335 000 € HT Cette opération de logements sociaux sera financée en 2009, le bâtiment sera livré fin 2011.

 

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David Naulinhttp://cdurable.info
Journaliste de solutions écologiques et sociales en Occitanie.

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