L’Ifen disparait et livre son dernier rapport | Usine Nouvelle | 08/12/2008

L’Institut Français de l’Environnement livre son dernier panorama sur les éco-industries, sur 2004-2007. Trop axé sur l’eau et les déchets, a estimé Nathalie Kosciusko-Morizet qui a souhaité en élargir le périmètre : l’IFEN est désormais dissous.

Eco-entreprises : de piètres résultats « J’en conteste le périmètre », avait prévenu Nathalie Kosciusko-Morizet au sujet de l’IFEN , qui réalise depuis quelques années un panorama des éco-industries. « Le plus innovant n’est pas là aujourd’hui», insistait-elle le 10 juillet, lors de la présentation du comité stratégique des éco-industries. « La définition que nous avons de l’éco-industrie se résume à l’eau et aux déchets, et ne reflète pas le dynamisme actuel dans les énergies renouvelables » : le constat était sans appel. Exit l’institut, désormais « noyé » dans le Service de l’observation et des statistiques du Commissariat général au développement durable du ministère de l’Ecologie.

Reste que le rapport livré par l’institut nous permet un bon coup d’œil dans le rétroviseur sur l’essor des éco-entreprises « traditionnelles » dans l’Hexagone. En 2006, elles ont ainsi réalisé 42 milliards d’euros de chiffres d’affaires et compté 255 000 emplois. Le domaine « eau et assainissement » a représenté plus du tiers de leur production. Entre 2004 et 2006, cette production a progressé de 15 % en valeur courante. Le domaine des énergies renouvelables a fortement contribué à l’évolution en générant un supplément d’environ 7000 emplois.

(…)

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L’Ifen est mort, vive l’Ifen ?

Un décret publié le 29 novembre dissout l’Institut Français de l’ENvironnement (IFEN) pour le remplacer par un service statistique au sein du ministère de l’écologie et du développement durable. Le décret n° 2008-1232 du 27 novembre 2008 abroge en effet le décret n° 2004-936 du 30 août 2004 qui avait créé un service à compétence nationale au ministère de l’écologie et du développement durable et porte dissolution de l’établissement public national dénommé « Institut français de l’environnement ». Selon le Syndicat national de l’environnement, avec la disparition de l’Institut français de l’environnement (Ifen) il s’agit d’un « bond de 20 ans en arrière ». L’Institut Français de l’Environnement était le seul organisme habilité à produire des évaluations sur l’environnement. Il était en charge de la production, de l’évaluation et de la diffusion d’information sur l’environnement en France.

Ana Lutzky

Lire le rapport de l’IFEN :

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