Dans l'actualité :

Un indice « actuariel » climatique sur les données françaises pour le secteur de l’assurance

CNP Assurances, en partenariat avec la Chaire DIALog, publie...

REEVES, le programme de Recherche sur les Espèces Exotiques Végétales EnvahissanteS

Avec le programme REEVES (Recherche sur les Espèces Exotiques...

Pourquoi arracher les haies malgré les bénéfices environnementaux et sociaux de leur maintien ?

Depuis 40 ans, les haies font l’objet de politiques publiques...

L’Europe envisage de durcir les règles antipollution

Le Figaro du 12 août annonce que l’Union Européenne envisage de durcir les règles antipollution. Quelques éléments avec l’article de Nicolas Barré.

La flambée du kérosène a au moins un effet positif, celui d’inciter les compagnies à accélérer le renouvellement de leur flotte et à opter pour les motorisations les plus récentes, donc les moins polluantes. Mais malgré ces efforts, le transport aérien est montré du doigt pour ses émissions de gaz à effet de serre. L’Union européenne planche depuis plusieurs mois sur un projet de durcissement des normes qui alourdirait les coûts des compagnies. Même si l’idée d’une taxe sur le kérosène semble abandonnée, la perspective d’une surcharge, quel que soit le mécanisme, suscite de vifs débats entre Etats membres et l’opposition farouche des Etats-Unis.

Le transport aérien serait responsable d’environ 3,5% des émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine, selon la commission des Nations unies sur les changements climatiques. Ce chiffre atteindrait 15% à l’horizon 2050. Mais l’impact des émissions sur la couche d’ozone est en fait plus important : on estime en effet que la même quantité de dioxyde d’azote émise à 10 000 mètres serait 2,7 fois plus destructrice qu’à la surface de la mer. Un vol Paris-Sydney émettrait ainsi, selon certaines estimations, autant de CO2 qu’une voiture pendant un an d’utilisation moyenne.

Le durcissement des normes antipollution, à la mode de ce côté-ci de l’Atlantique, représente un défi de plus pour le secteur. L’une des options envisagées par l’Union européenne consisterait à inclure les compagnies dans la liste des industries soumises aux droits à polluer. Le système prévu par le protocole de Kyoto est entré en vigueur dans l’Union le 1er janvier. Il consiste à autoriser les industriels à émettre une quantité donnée de CO2. Au-delà, ils doivent acheter des «droits à polluer» sur le marché, ce qui renchérit leurs coûts.

Ce mécanisme ne s’applique actuellement qu’aux industries les plus polluantes comme la sidérurgie ou les centrales électriques thermiques. Les sidérurgistes européens jugent d’ailleurs que ce système est inéquitable dans la mesure où leurs concurrents américains ou asiatiques n’y sont pas soumis. Le scénario serait différent dans le transport aérien : l’Union envisagerait en effet de soumettre à ces règles toutes les compagnies dont les appareils décollent ou atterrissent en Europe.

Les transporteurs américains ont déjà réuni des équipes d’avocats pour contester la légalité de telles normes. Dans cette affaire, les compagnies européennes partagent le même intérêt.

A lire

Élections législatives : notre futur se joue maintenant !

"Nous sommes à la veille d’un moment historique" rappelle...

Veille environnementale : deux piliers pour une question stratégique

Sommes-nous dans une période de rupture ou de continuité...

Écolo, oui … mais avec de petits arrangements avec nos consciences

Nous sommes nombreux à en avoir conscience : adopter des...

Européennes 2024 : des enjeux cruciaux pour le climat

Christian de Perthuis, Université Paris Dauphine – PSL Sur le...

Newsletter

spot_img

Sur Cdurable

La consommation écoresponsable et les jeunes : faites ce qu’on dit, pas ce qu’on fait ?

Découvrez dans cet avis-d’expert, les 3 raisons pour lesquelles...

Comment s’adapter à la chaleur en gardant son logement frais tout l’été ?

Rester au frais dans son logement en été, tout...

(Re)donner et faire confiance à la jeunesse dans notre société

La Fabrique Spinoza publie une étude scientifique qui dépeint...

Le véganisme, serait-il l’idiot utile de la société de consommation ?

On peut être végane pour diverses raisons : pour la...

Un indice « actuariel » climatique sur les données françaises pour le secteur de l’assurance

CNP Assurances, en partenariat avec la Chaire DIALog, publie un livre vert intitulé « Risque climatique et impact en assurance ». Cette chaire académique...

REEVES, le programme de Recherche sur les Espèces Exotiques Végétales EnvahissanteS

Avec le programme REEVES (Recherche sur les Espèces Exotiques Végétales EnvahissanteS), SNCF Réseau mène une démarche pionnière dans le monde des gestionnaires d’infrastructure. Il...

Pourquoi arracher les haies malgré les bénéfices environnementaux et sociaux de leur maintien ?

Depuis 40 ans, les haies font l’objet de politiques publiques qui tentent de dissuader les agriculteurs n’en voyant plus l’utilité de les arracher. Si l’inefficacité...