Dans l'actualité :

Sophie Vannier, Présidente de La Ruche, identifie 5 perspectives pour l’entrepreneuriat à impact en 2026

L’année 2025 a été source de bouleversements et d’incertitudes...

Slow travel : les femmes et la Gen-Z voyagent de manière plus durable

De plus en plus de personnes choisissent délibérément des...

Transition énergétique : développer les bioénergies, oui mais avec quelles biomasses ?

En matière de transition énergétique, les débats sur la...
Une Note de synthèse Slow Food

Comment pousser le commerce agroalimentaire de l’UE à contribuer à l’amélioration du système alimentaire ?

Les raisons de l'échec du système commercial alimentaire actuel et une alternative s'inspirant de l'agroécologie, la souveraineté alimentaire et la relocalisation

Alors que les prix alimentaires restent volatils et que les filières sont confrontées à des pénuries croissantes, Slow Food publie une nouvelle note de position appelant l’Union européenne à repenser ses échanges en matière d’alimentation. Comprendre les raisons de l’échec du système commercial alimentaire actuel et construire une alternative s’inspirant de l’agroécologie, la souveraineté alimentaire et la relocalisation des systèmes alimentaires.

L’échec du système commercial alimentaire actuel

Cette note de position « What’s the Deal? Making EU Agrifood Trade Work for Better Food Systems » (Pour une amélioration des systèmes alimentaires par les échanges agroalimentaires européens) explore la manière dont le modèle commercial mondial actuel (enraciné dans des marchés dérégulés, une agriculture tournée vers l’export et des entreprises très consolidées) nuit à la transition vers des systèmes alimentaires plus équitables et plus résilients, aussi bien en Europe que dans le reste du monde.

En tant que puissance mondiale, l’Union européenne joue un rôle clé dans l’entretien de ce modèle commercial délétère. Les politiques agroalimentaires actuelles affaiblissent la transition vers des systèmes alimentaires diversifiés, équitables et résilients.

Pendant ce temps, les tensions commerciales de 2025, déclenchées par les menaces sur les droits de douane américains, ont dévoilé la fragilité du système alimentaire mondial, un système si précaire qu’un seul gouvernement peut le renverser totalement et précipiter des millions d’individus dans la faim et la pauvreté. Mais les moments de crise mènent aussi à de nouvelles possibilités.

« L’instabilité des prix alimentaires et des filières à l’échelle mondiale est une conséquence directe de ce système commercial biaisé. L’UE doit se saisir de cette problématique pour passer à des systèmes alimentaires agroécologiques, locaux et socialement justes, »

Marta Messa, secrétaire générale de Slow Food.

La note de position de Slow Food s’ouvre sur les raisons de l’échec du système commercial alimentaire actuel, qui trouve son origine dans l’exploitation coloniale, la dérégulation et l’arrivée des grands groupes. Elle détaille les causes originelles de la crise actuelle, de l’industrialisation de l’agriculture à la libéralisation des marchés alimentaires et au traitement de la nourriture comme simple marchandise. En réponse, Slow Food offre une alternative puisant dans l’agroécologie, la souveraineté alimentaire et la relocalisation des systèmes alimentaires.

Trois grands axes de réforme

Nous avons identifié trois grands axes de réforme :

  • Mise en place de « mesures miroir » pour assurer que toutes les importations respectent les normes environnementales et sociales européennes
  • Fin des subventions à l’élevage industriel
  • Transfert de pouvoir par une plus grande responsabilité des entreprises et une démocratie alimentaire locale

Changer pour un système commercial juste

La note se conclut par des propositions politiques à mettre en œuvre pour un système commercial juste, respectueux du climat et enraciné dans les cultures alimentaires et la résilience communautaire.

Slow Food appelle à un changement radical dans les politiques commerciales européennes, un changement qui soutient :

  • L’agroécologie et des revenus plus équitables pour les exploitants par une politique agricole commune (PAC) réformée.
  • Des normes de production sociales et environnementales sur les produits alimentaires importés par des « mesures miroir ».
  • Des filières plus courtes et plus équitables faisant progresser l’autonomie des producteurs locaux et des environnements alimentaires.
  • La responsabilité, la transparence des entreprises et une régulation plus forte du marché.
  • La souveraineté alimentaire et l’agrobiodiversité, enracinées dans des cultures alimentaires et une gouvernance inclusive.

« L’Europe doit arrêter d’externaliser le véritable coût de sa consommation. Nous avons besoin d’une politique commerciale capable de nourrir les individus, pas les bilans financiers des entreprises, »

Marta Messa.

Une alimentation bonne, propre et juste pour tous

A lire

Sophie Vannier, Présidente de La Ruche, identifie 5 perspectives pour l’entrepreneuriat à impact en 2026

L’année 2025 a été source de bouleversements et d’incertitudes...

De la recherche aux solutions, 15 défis pour répondre à 5 enjeux prioritaires

Face à l’accélération des crises climatiques, agricoles, sanitaires et...

Newsletter

spot_img

Sur Cdurable

De la recherche aux solutions, 15 défis pour répondre à 5 enjeux prioritaires

Face à l’accélération des crises climatiques, agricoles, sanitaires et...

Du sauveur à l’éboueur : comment les lycéens perçoivent leurs éco-délégués

Voilà cinq ans que les élèves du secondaire ont...

Un Champagne Biologique & Régénératif issu de vignobles certifiés ROC™ – Regenerative Organic Certified®

Après plusieurs mois d’audit rigoureux et une phase d’observation...

Comment réduire l’impact environnemental et l’empreinte carbone de nos chats ?

Alimentation, jouets, litière … Derrière ces gestes du quotidien...
Cyrille Souche
Cyrille Souchehttp://cdurable.info
Directeur de la Publication Cdurable.info qui a eu 20 ans en 2025 ... L'occasion de supprimer la publicité et d'un nouveau départ vers un webmedia participatif d'intérêt général, avec pour raison d'être de recenser et partager les solutions utiles et durables pour agir et coopérer avec le vivant. Je suis ouvert à toute proposition de coopération mutuellement bénéfique au service de la régénération du vivant.

Sophie Vannier, Présidente de La Ruche, identifie 5 perspectives pour l’entrepreneuriat à impact en 2026

L’année 2025 a été source de bouleversements et d’incertitudes pour les entrepreneurs de l’impact. S’il reste attentif aux dispositions finales du PLF1 2026, qui...

Slow travel : les femmes et la Gen-Z voyagent de manière plus durable

De plus en plus de personnes choisissent délibérément des itinéraires plus longs ou des alternatives à l’avion afin de voyager de manière plus responsable....

Transition énergétique : développer les bioénergies, oui mais avec quelles biomasses ?

En matière de transition énergétique, les débats sur la production et la consommation électrique tendent à occuper le devant de la scène politico-médiatique et...