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Un essai d'Harald Welzer

Les guerres du climat : pourquoi on tue au XXIe siècle

Pendant que les discussions gouvernementales à l’approche du sommet de Copenhague font émerger la question des réfugiés climatiques, Harald Welzer, psychosociologue allemand – dont les travaux ont trait aux liens entre l’évolution des sociétés et la violence -, rappelle dans un essai d’anticipation, publié chez Gallimard, que l’inexorable dégradation de l’environnement et la baisse des ressources mondiales vont conduire à une multiplication des catastrophes sociales.

A force, le constat, par sa lucidité, est devenu un lieu commun : le modèle occidental d’exploitation des ressources naturelles arrive à sa limite ; les ressources vitales s’épuisent dans des régions de l’Afrique, de l’Asie, de l’Europe de l’Est, de l’Amérique du Sud, de l’Arctique et des États insulaires du Pacifique. Dans un magistral essai de configuration de notre avenir, nourri des enseignements tirés de situations historiques passées mais analysées dans leur spécificité respective, Harald Welzer jette un regard pour ainsi dire clinique et tire la conclusion de cette situation avérée : de plus en plus d’hommes disposeront de moins en moins de bases pour assurer leur survie. Des conflits violents opposeront tous ceux qui prétendront se nourrir sur une seule et même portion de territoire ou boire à la même source en train de se tarir. Bientôt la distinction entre les réfugiés fuyant la guerre et ceux qui fuiront leur environnement, entre les réfugiés politiques et les réfugiés climatiques, ne sera plus pertinente tant se multiplieront des guerres nouvelles générées par la dégradation du milieu. Les guerres induites par le climat seront la forme directe ou indirecte de la résolution des conflits du XXIe siècle et la violence est promise à un grand avenir : l’humanité assistera non seulement à des migrations massives, mais à des solutions violentes aux problèmes des réfugiés ; à des tensions dont l’enjeu sera les droits à l’eau et à l’exploitation, mais aussi à de véritables guerres pour les ressources ; à des conflits religieux comme à des guerres de convictions. – Indifférence environnementale par Bertrand d’Armagnac (extrait de la critique publiée dans LE MONDE du 17 octobre 2009) : Certes, l’auteur reconnaît que les problèmes climatiques et la course aux ressources ne sont pas le seul principe d’explication des guerres. Mais ils jouent la plupart du temps un rôle essentiel. Les massacres au Darfour ou ailleurs constituent autant d’exemples de conflits où les problèmes environnementaux sous-tendent les affrontements ethniques. Harald Welzer montre surtout comment le décalage entre les changements, politiques ou environnementaux, et la perception qu’en ont les individus, peut conduire à une situation propre à remettre en cause les valeurs, et même l’intégrité d’une société. S’appuyant notamment sur l’histoire du nazisme, l’auteur souligne comment le déplacement progressif de la limite du tolérable, ainsi que le sentiment de dilution des responsabilités, conduisent à laisser faire ce qui aurait été auparavant inacceptable.L’auteur : Harald Welzer est directeur de recherches en psychologie sociale à l’Université Witten/Herdecke et directeur du Centre de recherche inter- disciplinaire sur la mémoire à Essen. Il est l’auteur de Les exécuteurs. Des hommes normaux aux meurtriers de masse (Gallimard, 2007). – Références : LES GUERRES DU CLIMAT, Pourquoi on tue au XXIe siècle par Harald Welzer – Traduit de l’allemand par Bernard Lortholary – Editeur : Gallimard – Collection NRF Essais – 384 pages – ISBN 9782070123407 – Parution : 15-10-2009 – 24,50 €

 

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David Naulin
David Naulinhttps://cdurable.info
Journaliste de solutions écologiques et sociales en Occitanie.

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