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Planète - Contribution Ecologique
National Geographic célèbre

La journée de la Terre

Le 22 avril avec 24h de documentaires dédiés à notre environnement.

mardi 21 avril 2020
Posté par Cyrille

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En avril 1970, à l’occasion de la première Journée mondiale de la Terre, des millions de personnes se sont mobilisées dans le monde entier pour exiger des gouvernements qu’ils s’engagent à préserver notre environnement. Un demi-siècle plus tard, c’est devenu le plus grand événement citoyen au niveau mondial, avec plus d’un milliard de participants chaque année. D’habitude, ils ramassent les déchets, plantent des arbres et redonnent à notre si belle Terre la splendeur perdue. Mais cette année, les choses sont différentes. Puisque la majorité de l’humanité est confinée chez elle et ne peut sortir, National Geographic nous offre une fenêtre sur la Nature afin de redonner espoir à ceux qui l’auraient perdue et de nous faire apprécier les trésors de notre planète.



Dans cette période où l’humanité a plus besoin d’espoir que jamais, la chaîne National Geographic commémore la Journée de la Terre le 22 avril avec une programmation exceptionnelle de 24h NON STOP de documentaires dédiés à notre environnement.

« La protection de l’environnement n’a jamais été plus urgente, et nous profitons du 50e anniversaire de la Journée de la Terre pour encourager les téléspectateurs du monde entier à agir, en leur montrant les merveilles de notre planète et ses espèces extraordinaires », explique Courteney Monroe, directrice générale de National Geographic Global Television Networks. « Avec cette programmation spéciale sur l’ensemble de nos réseaux et plateformes, nous sommes en mesure de toucher un maximum de gens pour fêter ce jour mémorable et faire en sorte que les téléspectateurs retombent amoureux de notre planète et agissent pour la protéger. »

Dans le cadre de cette programmation spéciale, National Geographic propose le 22 avril dès 7 heures du matin une sélection parmi ses meilleurs longs-métrages documentaires, notamment le film «  AVANT LE DÉLUGE » présenté et produit par Leonardo Di Caprio.

À 21h, sur National Geographic et National Geographic WILD, le documentaire « JANE : UN MESSAGE D’ESPOIR » vous fera découvrir les différentes étapes du parcours du Dre. Jane Goodall, et son combat pour encourager les générations futures à préserver notre planète. Enfin, vous accompagnerez Joël Sartore, célèbre photographe National Geographic, dans son inventaire des animaux de la planète dans « L’ARCHE DES ESPÈCES MENACÉES ».

Cette programmation s’inscrit dans le cadre des efforts entrepris par National Geographic sur l’ensemble de ses plateformes. Un numéro spécial du magazine, reprend les grandes problématiques qui touchent aujourd’hui notre planète. Il s’agit du tout premier numéro à double couverture du National Geographic, chacune adoptant un point de vue différent – optimiste ou pessimiste – de l’état du monde en 2070.

Pour compléter ce numéro exceptionnel, le site www.nationalgeographic.fr prendra le relai avec de nombreux articles inédits sur les bouleversements climatiques que traversent notre planète, mais également les bonnes nouvelles dont on peut aujourd’hui se réjouir concernant l’avenir de notre planète.

Vous trouverez également ci dessous le lien vous permettant de télécharger le dossier de presse des différentes actions menées par National Geographic à l’occasion des 50 ans de la Journée de la Terre.

Dossier Journée de la Terre

Changement climatique : quel monde choisirons-nous de construire ?

A l’occasion de la 50e Journée de la Terre, optimistes et pessimistes s’accordent à dire que nous vivons une période charnière : nos actions (ou inactions) seront décisives.lundi 30 mars 2020

De David Beard

Photographie de Jeff William, NASA

À bord de la Station spatiale internationale, les membres de l’équipage prennent de nombreuses images de la Terre, des données indispensables aux scientifiques de la NASA pour mieux comprendre notre planète.

Aujourd’hui, notre seul souci est de sauver le monde d’une pandémie. Il y a cinquante ans, c’est le monde lui-même qu’on a voulu sauver. Ce moment historique où des millions de personnes se sont mobilisées a donné naissance à la Journée mondiale de la Terre.

En plein cœur de la tourmente, National Geographic aborde une question dont la portée est plus profonde : comment sera le monde dans cinquante ans, quand la Journée de la Terre célébrera ses cent ans ?

Optimistes comme pessimistes s’accordent à dire qu’il s’agit d’une étape charnière, où l’action (ou l’inaction) fera pencher la balance d’un côté ou de l’autre. Le dernier numéro de National Geographic comprend des articles qui illustrent les deux points de vue.

National Geographic Avril 2020

L’écrivaine Emma Marris voit le verre à moitié plein. Pour elle, les gains d’efficacité dans les voitures, les énergies solaire et éolienne, ainsi que le stockage par batterie sont les pierres angulaires d’un monde meilleur. Elle prévoit également une diminution des subventions allouées à la production de viande, ce qui favorisera la transition vers les aliments d’origine végétale à grande échelle. Encouragé par une sensibilisation accrue chez les jeunes et moins jeunes, le gouvernement incitera les entreprises et les particuliers à moderniser les bâtiments pour réduire leur consommation d’énergie, à renoncer aux appareils de chauffage au mazout ou au gaz et à se débarrasser d’1,3 milliard de véhicules énergivores.

« Le montant dont il est question ne dépasse pas celui qui a été utilisé pour renflouer le secteur bancaire », écrit Marris en reprenant les propos de Jonathan Foley, directeur de « Project Drawdawn » qui propose des analyses coûts-avantages pour inverser le réchauffement climatique. Foley fait allusion à la reprise après la récession de 2008-2009 (bien qu’un autre plan de sauvetage des entreprises puisse être bientôt mis en place pour faire face aux conséquences du COVID-19).

Marris revient sur une note plus positive. L’éducation a révolutionné le monde, bien au-delà de toute attente. Au Kenya, une femme avait en moyenne 8,1 enfants dans les années 1970. Avec l’accès accru à l’éducation et à la contraception, ce taux est passé à 3,7 en 2015.

Photographie de George Michael, Nat Geo Image Collection

La Japanese Friendship Garden de San Diego est un lieu de bien-être et de contemplation du monde naturel. Dans son écrit, Emma Marris fait preuve d’optimisme et a foi en un avenir équilibré pour 2070.

Marris soutient que la pensée hybride remplacera l’absolutisme dans notre rapport à la nature. De grandes fermes se dresseront à côté de jardins urbains verticaux. « Les frontières seront plus poreuses et les jardins plus bondés. Des corridors biologiques traverseront les terres agricoles et les villes. Les plaines d’inondation favoriseront le stockage de carbone, la production alimentaire et la maîtrise des crues. Dans les vergers des cours de récréation, les enfants grimperont aux arbres pour cueillir des fruits », écrit Marris.

Le réchauffement climatique est la menace principale qui pèse sur notre planète. Pour Marris, c’est l’occasion pour les pays riches d’aider les plus pauvres. « Nous devons saisir cette chance », rédige-t-elle. « Cela nous permettra de relever le défi et de grandir en tant qu’espèce. » Marris imagine la Journée de la Terre en 2070 comme une grande fête où les hommes politiques du monde entier reconnaissent le pouvoir de nuisance des énergies fossiles, où tous les cafés sont issus du commerce équitable, où l’écho du chant des oiseaux résonne plus fort que le bruit du trafic urbain.

Pas si vite, répond à contrecœur Elizabeth Kolbert, auteure du livre The Sixth Extinction : An Unnatural History. D’ici 2070, elle s’attend à ce que la montée des eaux ait des conséquences désastreuses. Elle rendra impossible la vie sur les îles Marshall et Maldives, elle inondera Norfolk en Virginie la moitié de l’année et elle marquera l’Australie et la Californie d’une empreinte indélébile durant les saisons d’incendies de forêt qui augmenteront à la fois en durée et en intensité.

Selon Kolbert, notre avenir dépendra de la quantité de carbone émise dans les cinquante prochaines années. Si nous ne prenons pas de mesures drastiques, le niveau de carbone dans l’atmosphère et par conséquent la température de la planète demeureront à la hausse. La déforestation continuera de faire des ravages et nous assisterons à la disparition de la faune et de la flore. « Beaucoup d’espèces sont menacées d’extinction et beaucoup d’autres leur emboîteront le pas », écrit-elle.

Kolbert ne peut se montrer optimiste quant à l’avenir de la planète. L’idée d’une Journée de la Terre empreinte de joie en 2070 lui semble très éloignée, même si elle reconnaît que les progrès techniques pourraient résoudre quelques problèmes.

« Peut-être que nous réussirons à perfectionner les drones pollinisateurs. (Ils sont actuellement à l’essai.) Peut-être trouverons-nous aussi des moyens de remédier à la montée des eaux, aux tempêtes de plus en plus violentes et aux sécheresses qui s’aggravent. Peut-être que de nouvelles cultures génétiquement modifiées nous aideront à subvenir aux besoins alimentaires d’une population en pleine croissance en dépit du réchauffement de la planète. Peut-être nous rendrons-nous compte que ce monde complexe interconnecté n’est pas indispensable à la vie humaine », note Kolbert.

Photographie de Charlie Hamilton James, Nat Geo Image Collection

Sur cette image, on voit une terre entièrement brûlée suite à l’incendie qui s’est déclenché dans la ville de Boise dans l’Idaho. Elizabeth Kolbert prédit un avenir des plus difficiles pour la Terre en 2070 avec des saisons d’incendies de forêt plus longues et plus intenses.

Et de conclure : « Un dénouement heureux, diront certains. Personnellement, je pense que ce scénario est beaucoup plus inquiétant. Cela signifie que notre rythme de vie actuel demeurera inchangé. L’activité humaine continuera d’avoir des effets néfastes sur l’atmosphère, d’assécher les milieux humides, de vider les océans et de priver le ciel de vie. Après avoir rompu tout lien avec la nature, il ne nous restera plus que nous et l’écho de notre solitude. Oh, et nos drones. »

Que nous réserve donc l’avenir ? Sommes-nous maîtres de notre destin ou n’avons-nous aucune emprise sur celui-ci ? Vite, je dois boucler mon article avant l’aube. Un oiseau se met à chanter à ma fenêtre. Sur l’étagère, un recueil des discours de Greta Thunberg, On n’est jamais trop petit pour faire une différence. Je le saisis.

Dans un de ses discours, Thunberg dit que l’espoir, c’est avant tout refuser de tomber dans le gouffre de l’oubli.

« Nous pouvons faire toute la différence », clame haut et fort la jeune adolescente suédoise en avril 2019, en s’adressant à des jeunes de Londres. « La situation ne devrait pas être ainsi mais puisque personne ne lève le petit doigt, c’est à nous d’agir… nous nous battrons jusqu’à notre dernier souffle pour notre planète. Nous lutterons pour nous-mêmes et notre avenir, mais aussi pour celui de nos enfants et de nos petits-enfants. »

Les deux auteures, ainsi que Thunberg et ses opposants semblent d’accord sur un point, le seul sans doute à faire l’unanimité : la Terre vaut la peine qu’on se batte pour elle.


Cet article a initialement paru sur le site nationalgeographic.com en langue anglaise.

Ancien correspondant international et directeur de l’information numérique, David Beard occupe actuellement le poste de directeur exécutif des newsletters chez National Geographic.



Voir en ligne : www.nationalgeographic.fr

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