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Planète - Contribution Ecologique
Biodiversité

10 initiatives pionnières qui restaurent le monde naturel

Récompensées par l’Organisation des Nations Unies

mercredi 14 décembre 2022
Posté par Cyrille Souche

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Dans le cadre de la Conférence des Nations Unies sur la biodiversité (COP15), qui se déroule à Montréal, au Canada, les Nations Unies ont récompensé dix programmes à travers le monde pour leur rôle dans la restauration du monde naturel. Ces initiatives, nommées « Fleurons de la restauration mondiale », peuvent bénéficier d’une promotion, de conseils ou de financements soutenus par les Nations Unies. Elles ont été sélectionnées dans le cadre de la Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes, un mouvement mondial coordonné par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Elle vise à prévenir et à inverser la dégradation des espaces naturels à travers la planète.



A Koyli Alpha, au Sénégal, des femmes travaillent dans des pépinières créées dans le village dans le cadre de l’Initiative de la Grande muraille verte qui vise à améliorer la vie des populations et la durabilité des terres.
Photo/Noor pour FAO/Benedicte Kurzen

Dans le cadre de la Conférence des Nations Unies sur la biodiversité (COP15), qui se déroule à Montréal, au Canada, les Nations Unies ont annoncé qu’elles récompensaient dix programmes à travers le monde pour leur rôle dans la restauration du monde naturel.

Ces initiatives, nommées « Fleurons de la restauration mondiale », peuvent bénéficier d’une promotion, de conseils ou de financements soutenus par les Nations Unies. Elles ont été sélectionnées dans le cadre de la Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes, un mouvement mondial coordonné par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Elle vise à prévenir et à inverser la dégradation des espaces naturels à travers la planète.

Ces dix programmes phares visent à restaurer un total de plus de 68 millions d’hectares, une superficie plus grande que celle du Myanmar, de la France ou de la Somalie, et à créer près de 15 millions d’emplois.

Les 10 programmes récompensés ont été annoncés lors d’une cérémonie en ligne a été organisée avec la participation des acteurs Jason Momoa et Edward Norton, le Dr Jane Goodall, l’alpiniste de l’extrême Nirmal Purja, la chanteuse Ellie Goulding, le groupe britannique Bastille, la célébrité chinoise Li Bingbing, la Directrice exécutive du PNUE Inger Andersen, la Directrice générale adjointe de la FAO Maria Helena Semedo et l’économiste britannique Sir Partha Dasgupta.

Transformer notre relation avec la nature

En révélant les fleurons mondiaux de la restauration, la Décennie des Nations Unies cherche à rendre hommage aux meilleurs exemples de restauration d’écosystèmes à grande échelle et à long terme, incarnant les 10 principes de restauration de la Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes.

La Décennie des Nations Unies reconnaît qu’il faut du temps pour que les efforts de restauration portent leurs fruits. Jusqu’en 2030, des appels réguliers pour la nomination de fleurons de la restauration mondiale seront communiqués. Dans l’attente d’une augmentation du financement du Fonds d’affectation spéciale multipartenaires (MPTF) de la Décennie des Nations Unies, des soumissions supplémentaires sont prises en considération, notamment des initiatives de restauration du Pakistan, du Pérou ainsi qu’une initiative axée sur la Somalie et d’autres pays touchés par la sécheresse.

« Transformer notre relation avec la nature est la clé pour inverser la triple crise planétaire du changement climatique, de la perte de nature et de biodiversité, et de la pollution et des déchets. Ces 10 programmes phares pour la restauration mondiale montrent qu’avec la volonté politique, la science et la collaboration par-delà les frontières, nous pouvons atteindre les objectifs de la Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes et forger un avenir plus durable, non seulement pour la planète, mais aussi pour ceux d’entre nous qui y ont élu domicile », a déclaré Inger Andersen, Directrice exécutive du PNUE.

« La FAO, en collaboration avec le PNUE, en tant que coresponsable de la Décennie des Nations unies pour la restauration des écosystèmes, est heureuse de récompenser les 10 initiatives de restauration des écosystèmes les plus ambitieuses, visionnaires et prometteuses en tant que fleurons mondiaux de la restauration 2022. En nous inspirant de ces programmes nous pouvons apprendre à restaurer nos écosystèmes pour une meilleure production, une meilleure nutrition, un meilleur environnement et une meilleure vie pour tous, sans laisser personne de côté », a dit Qu Dongyu, Directeur général de la FAO.

Les 10 fleurons de la restauration mondiale

L’ONU a annoncé les 10 premiers programmes phares de restauration du mon
L’ONU récompense 10 initiatives pionnières qui restaurent le monde naturel

Pacte forestier de l’Atlantique s’étendant dans trois pays

La forêt atlantique couvrait autrefois une grande partie du Brésil, du Paraguay et de l’Argentine. Mais elle a été réduite en fragments par des siècles d’exploitation forestière, d’expansion agricole et de construction de villes.

Des centaines d’organisations participent activement aux efforts déployés depuis des décennies pour protéger et restaurer la forêt dans les trois pays. Leurs initiatives permettent de créer des corridors de vie sauvage pour les espèces menacées, comme le jaguar et le tamarin-lion doré, de garantir l’approvisionnement en eau des populations et de la nature, de contrer le changement climatique et de renforcer la résistance à ce phénomène, et de créer des milliers d’emplois.

Quelque 700.000 hectares ont déjà été restaurés, l’objectif 2030 étant de restaurer un million d’hectares en 2030 puis 15 millions d’hectares en 2050.

Restauration marine d’Abu Dhabi

La sauvegarde de la deuxième population la plus importante de dugongs au monde est l’un des objectifs de la campagne menée aux Émirats arabes unis pour restaurer les herbiers marins, la nourriture préférée des dugongs qui sont végétariens, les récifs coralliens et les mangroves le long de la côte du Golfe.

Le projet dans l’émirat d’Abu Dhabi améliorera les conditions de vie de nombreuses autres plantes et animaux, dont quatre espèces de tortues et trois espèces de dauphins. Les communautés locales bénéficieront de la renaissance de certaines des 500 espèces de poissons, ainsi que de plus grandes possibilités d’écotourisme.

Abu Dhabi veut s’assurer que ses écosystèmes côtiers sont résilients face au réchauffement de la planète et au développement rapide des côtes dans ce qui est déjà l’une des mers les plus chaudes du monde.

Quelque 7.500 hectares de zones côtières ont déjà été restaurés et 4.500 hectares supplémentaires sont en cours de restauration pour 2030.

Grande Muraille verte pour la restauration et la paix

Des terres agricoles dans le cadre du projet de Grande Muraille verte pour le Sahara soutient les communautés locales dans la gestion durable des zones désertiques.
Photo FAO/Giulio Napolitano

La grande muraille verte est une initiative ambitieuse visant à restaurer les savanes, les prairies et les terres agricoles dans toute l’Afrique afin d’aider les familles et la biodiversité à faire face au changement climatique et d’empêcher la désertification de menacer davantage des communautés déjà vulnérables.

Lancé par l’Union africaine en 2007, ce programme phare vise à transformer la vie de millions de personnes dans la région du Sahel en créant une ceinture de paysages verts et productifs dans 11 pays.

Les objectifs de la Grande Muraille verte pour 2030 sont de restaurer 100 millions d’hectares, de séquestrer 250 millions de tonnes de carbone et de créer 10 millions d’emplois.

Alors que la Grande Muraille verte cible les terres dégradées qui s’étendent sur tout le continent, le programme phare de la Décennie des Nations unies se concentre plus particulièrement sur le Burkina Faso et le Niger.

Restauration du Gange

Le rétablissement de la santé du Gange, le fleuve sacré de l’Inde, est au cœur d’une initiative majeure visant à réduire la pollution, à reconstituer la couverture forestière et à apporter un large éventail d’avantages aux 520 millions de personnes vivant autour de son vaste bassin.

Les changements climatiques, la croissance démographique, l’industrialisation et l’irrigation ont dégradé le Gange tout au long de son parcours en arc de cercle de 2 700 kilomètres, de l’Himalaya au golfe du Bengale.

Lancée en 2014, l’initiative Namami Gange, menée par le gouvernement, permet de reboiser certaines parties du bassin du Gange et de promouvoir l’agriculture durable. Elle vise également à faire revivre des espèces sauvages clés, notamment les dauphins de rivière, les tortues molles, les loutres et le poisson alose hilsa.

L’investissement du gouvernement indien s’élève à 4,25 milliards de dollars à ce jour. 230 organisations participent à l’initiative, et 370 km de rivière ont été restaurés jusqu’à présent. En outre, 30 000 hectares ont été reboisés, l’objectif étant d’atteindre 135 000 hectares en 2030.

Initiative multi-pays pour les paysages de montagne

Ces vingt dernières années, la population de gorilles de montagne dans le parc de Bwindi, en Ouganda, a augmenté pour atteindre plus de 400.
Photo PNUE/Kibuuka Mukisa

Les régions montagneuses sont confrontées à des défis uniques. Les changements climatiques entraînent la fonte des glaciers, l’érosion les sols et poussent les espèces à se déplacer en altitude, ce qui peut mener à leur extinction. Les fermes et les villes situées dans les plaines situées en contrebas ne peuvent plus dépendre de l’eau fournie par les montagnes.

L’initiative, basée en Serbie, au Kirghizstan, en Ouganda et au Rwanda, montre comment des projets dans trois régions différentes utilisent la restauration pour rendre les écosystèmes de montagne plus résilients afin de pouvoir soutenir leur faune unique et offrir des avantages vitaux aux populations.

L’Ouganda et le Rwanda abritent l’une des deux seules populations de gorilles de montagne, une espèce menacée. Grâce à la protection de leur habitat, le nombre de gorilles a doublé au cours des 30 dernières années. Au Kirghizstan, les éleveurs gèrent les prairies de manière plus durable afin d’obtenir une meilleure alimentation pour le bétail et les bouquetins d’Asie. Les léopards des neiges se rétablissent lentement. En Serbie, les autorités étendent la couverture arborée et revitalisent les pâturages dans deux zones protégées. Les ours bruns sont revenus dans les forêts, où la restauration aide également les écosystèmes à se remettre des incendies de forêt.

Programme de restauration des petits États insulaires en développement

Vue aérienne de l’île d’Efate au Vanuatu.
Vanuatu Helicopters/2017/Andy Martin

Ce projet phare mené dans trois petits États insulaires en développement (Vanuatu, Sainte-Lucie et Comores) vise à intensifier la restauration d’écosystèmes uniques depuis les hauteurs jusqu’aux récifs et à exploiter la croissance économique bleue pour aider les communautés insulaires à se remettre de la pandémie de COVID-19.

L’objectif est notamment de réduire la pression exercée sur les récifs coralliens, vulnérables aux dommages causés par les tempêtes, afin que les stocks de poissons puissent se reconstituer. Les écosystèmes en cours de restauration comprennent également les herbiers marins, les mangroves et les forêts.

En plus de créer une « boîte à outils » de solutions pour le développement durable des îles, ce programme phare vise à amplifier la voix des nations insulaires confrontées à l’élévation du niveau de la mer et à l’intensification des tempêtes en raison des changements climatiques.

Initiative de conservation Altyn Dala

Comme de nombreuses prairies dans le monde, les vastes steppes d’Asie centrale sont en déclin en raison de facteurs tels que le surpâturage, le changement d’utilisation des terres en terres arables et l’évolution du climat.

Au Kazakhstan, l’initiative de conservation Altyn Dala œuvre depuis 2005 à la restauration des écosystèmes steppiques, semi-désertiques et désertiques de l’aire de répartition historique du saïga, une antilope autrefois abondante et gravement menacée par la chasse et la perte d’habitat.

En effet, la population de saïgas, qui avait chuté à 50 000 individus en 2006, est remontée à 1,3 million en 2022. En plus de faire revivre et de protéger la steppe, l’initiative a contribué à la conservation des zones humides qui constituent une halte vitale pour environ 10 millions d’oiseaux migrateurs. Parmi les principales espèces d’oiseaux concernés figurent le vanneau sociable, la bernache à cou roux, l’érismature à tête blanche et la grue de Sibérie.

Corridor sec d’Amérique centrale

Exposés aux vagues de chaleur et aux précipitations imprévisibles, les écosystèmes et les populations du corridor sec d’Amérique centrale sont particulièrement vulnérables aux changements climatiques. En 2019, une cinquième année de sécheresse a touché 1,2 million de personnes dans la région nécessitant une aide alimentaire.

L’exploitation des méthodes agricoles traditionnelles pour accroître la productivité des paysages, y compris leur biodiversité, est au cœur de ce programme phare de restauration couvrant six pays : Costa Rica, El Salvador, Guatemala, Honduras, Nicaragua et Panama.

Les systèmes agroforestiers intégrant une couverture arborée à des cultures comme le café, le cacao et la cardamome peuvent améliorer la fertilité des sols et la disponibilité de l’eau tout en préservant une grande partie de la biodiversité de la forêt tropicale d’origine.

L’objectif est d’avoir 100 000 hectares en cours de restauration et de créer 5 000 emplois permanents d’ici à 2030.

Construire pour la nature en Indonésie

Demak, une communauté côtière de faible altitude située sur l’île principale de Java, en Indonésie, est en proie à l’érosion, aux inondations et à la perte de terres causée par l’élimination des mangroves pour la construction d’étangs d’aquaculture, l’affaissement du sol et les infrastructures.

Plutôt que de replanter des mangroves, ce programme phare innovant de restauration mondiale a construit des structures semblables à des clôtures avec des matériaux naturels le long du rivage pour affaiblir les vagues et piéger les sédiments, créant ainsi des conditions permettant aux mangroves de se reconstituer naturellement. La longueur totale des structures perméables construites est de 3,4 km et 199 ha de mangroves ont été restaurés.

En échange de la régénération des mangroves, les agriculteurs ont été formés à des techniques durables qui ont permis d’augmenter leur production de crevettes. Les mangroves offrant un habitat à une pléthore d’organismes marins. Les pêcheurs ont également vu leurs prises près des côtes s’améliorer.

Initiative Shan-Shui en Chine

Cette initiative ambitieuse combine 75 projets à grande échelle pour restaurer les écosystèmes, des montagnes aux estuaires côtiers, à travers la nation la plus peuplée du monde.

Lancée en 2016, l’initiative résulte d’une approche systématique de la restauration. Les projets s’inscrivent dans le cadre des plans d’aménagement du territoire nationaux, travaillent à l’échelle du paysage ou du bassin versant, incluent des zones agricoles et urbaines ainsi que des écosystèmes naturels, et cherchent à stimuler de multiples industries locales. Tous comportent des objectifs en matière de biodiversité.

Parmi les exemples, citons le projet « Oujiang River Headwaters », dans la province de Zhejiang, qui intègre les connaissances scientifiques aux méthodes agricoles traditionnelles, comme l’aménagement de terrasses en pente et la combinaison de cultures avec l’élevage de poissons et de canards, afin de rendre l’utilisation des terres plus durable.

Quelques 2 millions d’hectares ont été restaurés jusqu’à présent. L’objectif pour 2030 est de restaurer 10 millions d’hectares.


Qu’est-ce qu’un fleuron de la restauration mondiale ?

Les pays ont déjà promis de restaurer 1 milliard d’hectares, une superficie plus grande que celle la Chine dans le cadre de leurs engagements pour respecter l’Accord de Paris sur le climat, les objectifs d’Aichi pour la biodiversité, les objectifs de neutralité en matière de dégradation des terres et le Défi de Bonn. Toutefois, on sait peu de choses sur l’avancement ou la qualité de cette restauration. Les progrès des dix programmes phares de restauration mondiale seront suivis de manière transparente par le biais du Cadre de surveillance de la restauration des écosystèmes, la plateforme de la Décennie des Nations unies, qui permet de suivre les efforts de restauration à l’échelle mondiale.

Avec les fleurons de la restauration mondiale, la Décennie des Nations unies pour la restauration des écosystèmes met à l’honneur les meilleurs exemples de restauration des écosystèmes à grande échelle et à long terme dans un pays ou une région, incarnant les 10 principes de restauration de la Décennie des Nations unies.

À propos de la Décennie des Nations unies pour la restauration des écosystèmes

Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes

L’Assemblée générale des Nations unies a déclaré que les années 2021 à 2030 seraient dédiées à la Décennie des Nations unies pour la restauration des écosystèmes. Menée par le Programme des Nations unies pour l’environnement et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, avec le soutien de partenaires, elle est conçue pour prévenir, stopper et inverser la perte et la dégradation des écosystèmes dans le monde entier. Elle vise à faire revivre des milliards d’hectares d’écosystèmes terrestres et aquatiques. Appel mondial à l’action, la Décennie des Nations unies rassemble le soutien politique, la recherche scientifique et les moyens financiers nécessaires pour intensifier massivement la restauration.

À propos du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE)

Le PNUE est la principale autorité mondiale en matière d’environnement. L’organisation fournit un leadership et encourage les partenariats pour assurer la protection de l’environnement en étant source d’inspiration, en informant et en permettant aux nations et aux peuples d’améliorer leur qualité de vie sans compromettre celle des générations futures.


La Décennie des Nations unies pour la restauration des écosystèmes court jusqu’en 2030, qui est également la dernière année pour atteindre les objectifs de développement durable. Si la dégradation des écosystèmes terrestres et aquatiques n’est pas stoppée et inversée, un million d’espèces sont menacées d’extinction. Selon les scientifiques, le fait de restaurer seulement 15 % des écosystèmes dans les zones prioritaires et d’améliorer ainsi les habitats peut réduire les extinctions de 60 %.

La Décennie des Nations unies aborde les trois conventions de Rio et encourage ses partenaires à intégrer les prévisions climatiques et un avenir climatique différent dans leurs efforts de restauration.

Il n’a jamais été plus urgent qu’à présent de relancer les écosystèmes endommagés. Les écosystèmes soutiennent toute la vie sur Terre. Plus nos écosystèmes sont en bonne santé, plus la planète et ses habitants sont en bonne santé. La restauration des écosystèmes sera couronnée de succès si tout le monde rejoint le mouvement #GénérationRestauration pour prévenir, stopper et inverser la dégradation des écosystèmes dans le monde entier.


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