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Notre maison brûle au Sud : Que peut faire l’aide au développement ?

jeudi 11 mars 2010
Posté par David Naulin

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Dans notre monde instable, nombre de régions à la dérive sont devenues de dangereux chaudrons où bouillonnent misère et frustrations. Serge Michailof et Alexis Bonnel décrivent dans cet ouvrage les chocs qui, au cours des prochaines décennies, vont frapper d’abord le Sud puis, par ricochet, nos pays riches. L’un des rares outils disponibles pour permettre de construire des États viables dans les régions en crise, autant que pour rendre enfin attractif le développement durable : une aide publique au développement entièrement repensée. Notre maison brûle au Sud. Et si nous regardions ce que nous pouvons faire au Nord ?



A une époque où l’on se gausse aisément d’une aide publique au développement que l’on charge de biens des maux, Serge Michailof et Alexis Bonnel procèdent à un bilan de l’aide depuis sa création dans le contexte de la guerre froide et de la décolonisation, et décrivent ses succès mais aussi ses dérives et ses erreurs. Ils mettent en évidence l’intérêt et les limites, de l’approche compassionnelle actuelle qui, via les objectifs du millénaire, tente d’instaurer une sorte de RMI à l’échelle mondiale. Alors que nombre de régions à la dérive sont devenues de dangereux chaudrons où bouillonnent misère et frustrations, ils décrivent les chocs qui, au cours des prochaines décennies, vont frapper tant le Sud que, par ricochet, nos pays riches.

Notre maison brûle au Sud : Que peut faire l'aide au développement ? Procédant à une analyse impitoyable de l’échec de l’intervention de la communauté internationale en Afghanistan, Serge Michailof propose des approches novatrices pour aider à stabiliser les régions à la dérive. Alors que le prodigieux succès économique des pays émergents nous conduit, Nord et Sud, à une évidente impasse environnementale, Alexis Bonnel offre des pistes de réflexion et d’action pour inventer et diffuser un nouveau modèle de développement. Refusant les illusions de la décroissance, cet ouvrage montre qu’une aide publique au développement repensée est l’un des rares outils disponibles pour amorcer une cogestion avec le Sud de ces biens publics mondiaux menacés que sont la paix et …un climat tempéré.

"Ce livre, je l’attendais depuis longtemps. Qui d’autre que Serge Michailof pouvait nous livrer une telle somme d’analyses mais aussi de propositions ? L’aide peut être fatale. Mais plus fatal encore serait son arrêt. Voici ce que j’ai appris de lui. Voici ce que j’ai retrouvé avec admiration et gratitude dans le livre qu’il nous propose avec Alexis Bonnel aujourd’hui." Extrait de la préface d’Erik Orsenna, de l’Académie française.

- Les auteurs : Aujourd’hui enseignant à Sciences Po, Serge Michailof a été l’un des directeurs de la Banque mondiale et le directeur des opérations de l’Agence française de développement (AFD). Ancien de la Banque mondiale. Alexis Bonnel a été responsable de l’environnement et des infrastructures à l’AFD et est à présent conseiller du directeur technique des opérations.

- Les références : Notre maison brûle au Sud de Serge Michailof et Alexis Bonnel - Éditeur : Fayard - Date de parution : 10 mars 2010 - 374 pages - ISBN-13 : 978-2213654270 - Prix public : 23 €

L’AFD organise un débat-littéraire mardi 16 mars

L’AFD (Agence Française de Développement) vous convie à un débat en présence des auteurs, avec la participation de Monique Cerisier Ben Guiga, Sénatrice représentant les français établis hors de France, Philippe Perdrix, journaliste au groupe Jeune Afrique, Jean-Michel Severino, Directeur général de l’Agence française de développement, Jean-Louis Vielajus, Président de Coordination Sud et d’Alexandre Vilgrain Président du Conseil français des investisseurs en Afrique.

Ce débat se déroulera : Le mardi 16 mars de 17h00 à 18h30 au siège de l’AFD au 5 rue Roland Barthes 75012 Paris (métro gare de Lyon).

- Pour vous inscrire à ce débat, cliquez ici.

Earth Hour 2010 : le 27 mars de 19h30 à 20h30 éteignez vos lumières
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    • Notre maison brûle au Sud : Que peut faire l’aide au développement ?
      12 mars 2010, par Jean-Pierre CANOT

      LE DRAME DE L’AIDE PUBLIQUE AU DÉVELOPPEMENT

      « En Afrique les projets de Lutte contre la pauvreté appauvrissent les populations ! ».

      C’est une femme admirable qui le dit. Une Sénégalaise qui depuis Saint-Louis œuvre inlassablement pour aider les femmes de la vallée du fleuve Sénégal à faire renaître l’agriculture de la région. Les hommes eux sont, contre l’avis des femmes et au péril de leur vie, partis en Europe pour essayer de gagner quelque argent…

      « L’AIDE FATALE : Les ravages d’une aide inutile et de nouvelles solutions pour l’Afrique ».

      C’est Dambisa MOYO, une autre Africaine qui a écrit ce livre, elle sait de quoi elle parle pour avoir travaillé à la Banque Mondiale…

      « Ne pas avoir peur de dire aux Africains qu’on veut les aider, mais qu’on veut aussi que cela nous rapporte…/… ».

      C’est un homme qui le dit, un Français, le Secrétaire d’État à la coopération, le même qui ajoutera un peu plus tard qu’il faut créer un loto pour financer l’aide publique au développement ! ».

      Tout a donc été dit et sur le constat d’échec de l’aide et sur le peu de chances qu’il y a dans sortir si l’on continue à refuser les leçons qui auraient dues être tirées de ce constat.

      Jacques DIOUF le Directeur Général de la FAO n’arrête de le calmer haut et fort : « Nous ne sortirons de la famine qu’en aidant ces pays à assurer en priorité leur autosuffisance alimentaire ». Or au lieu de le faire en commençant par le développement de leur secteur primaire, ce qui permettrait aux populations de vivre dignement dans leurs meubles, nous recherchons des marchés permettant d’assurer notre précieuse et sacro–sainte croissance.
      Nous recherchons au travers de l’immigration prétendument choisie une main d’œuvre pour des taches que nous ne voulons plus accomplir.

      Au lieu d’aider ces pays à assurer leur développement en commençant par atteindre leur autosuffisance alimentaire, non seulement nous les incitons à faire de l’agriculture industrielle en prétendant, imbécillité suprême, qu’ils dégageront les devises nécessaires à l’achat chez nous de leur nourriture ; mais nous leur faisons comprendre en prime que notre aide à leur développement doit avant toute chose nous rapporter.

      Au lieu d’aller écouter et soutenir Jacques DIOUF et la FAO au sommet de ROME sur la faim, nos chefs d’État irresponsables et inconséquents, ont préféré se livrer aux pitreries de COPENHAGUE, dont il ne pouvait rien sortir s’agissant de la recherche de solutions à un faux problème.

      Nous avons pendant deux décennies tenté de mettre en place des outils de développement, de financement notamment, qui ont fait la preuve de leur inefficacité et accentué pauvreté et famine dans les pays que nous entendions aider.

      Ce furent les funestes « ajustements structurels » imposés par la Banque Mondiale qui, pour simplifier, consistaient à pousser les pays à une indépendance et autonomie financière.
      Il fallait pour cela se procurer des devises, ce qui était fait par des cultures industrielles exportées alors que le niveau prioritaire d’autosuffisance alimentaire n’avait pas été atteint.
      Le résultat fut qu’il était impossible d’importer les ressources alimentaires de base en raison de la faiblesse des devises obtenues dans le cadre d’une organisation mondiale du commerce qui assassine les plus faibles.

      La Banque Mondiale dans cette phase avait rejeté violemment le modèle d’organisation coopérative du secteur agricole, et notamment la toute première étape de ce modèle remise à l’honneur par Muhammad YUNUS : la microfinance.

      La Banque Mondiale et les organismes de distribution de l’aide publique au développement affligés du syndrome du thermostat, qui fait qu’en matière de pensée nous agissions comme avec cet appareil dont nous ne connaissons que les positions extrêmes, revenait brutalement dans une deuxième phase à Muhammad YUNUS à sa Grameen Bank et à la microfinance sans imaginer que cette toute première étape d’un modèle millénaire devrait bien vite être dépassée.

      Les Pionniers de Rochdale en 1843, les producteurs de fourches de micocoulier dans le Gard en 1661, les créateurs de fruitières et autres tontines se référaient à des traditions ancestrales que l’on trouvait déjà chez les agriculteurs de Babylone, pourquoi l’outil mis en place dans nos agricultures il y a plus de cent ans ne serait il pas le modèle incontournable à développer chez ceux qui attendent que nous les fassions bénéficier de notre expérience ?
      Ce n’est pas parce que le merveilleux outil de la coopération est dépassé ou n’a plus lieu d’être chez nous que nous devons en rejeter l’utilisation dans les agricultures émergentes, ou en rester à ses toutes premières étapes comme nous nous obstinons à le faire avec la microfinance.
      C’est cet outil qui dépassant très vite la toute première étape de la microfinance a permis, il y a plus d’un siècle, à nos agricultures de connaître le développement que l’on sait alors qu’elles étaient dans la situation de celles que nous prétendons aider.

      « Quand un homme a faim, mieux vaut lui apprendre à pêcher que de lui donner un poisson. »
      CONFUCIUS
      Philosophe, historien et homme d’Etat chinois
      « Yah ça m’a mordu, Back to the trees ! », retour aux arbres ! rugit oncle Vania notre lointain ancêtre face à l’apport trop brutal du feu qu’Édouard était allé chercher bien loin (Roy Lewis : « Pourquoi j’ai mangé mon père »).
      Apprends–nous plutôt à pêcher ! Sans nous renvoyer dans les arbres.

      À BERGERAC le 25 février 2010
      Jean-Pierre Canot
      Auteur de « Apprends-nous plutôt à pêcher »
      apprends-nous.plutot.a.pecher@canot.info

     

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