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L’eau en Israël : de la rareté à l’abondance

Economie, recyclage, dessalement ... Les solutions découvertes lors d’un voyage Waterlink

dimanche 6 mars 2016
Posté par Cyrille

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CDURABLE.info a participé au Waterlink, un voyage d’étude sur l’eau en Israël : de sa production d’eau potable par la désalinisation de l’eau de mer à l’irrigation au goutte à goutte des exploitations agricoles, espaces verts et forêts qui recouvrent une partie croissante du territoire, en passant par le recyclage des eaux usées à 85 %, un record mondial, pour parvenir à l’abondance d’une ressource, pourtant rare et précieuse partout dans le monde, l’eau. Organisé par le B’nai B’rith France, avec la participation active du KKL France



 Waterlink : Voyage d’étude sur l’eau en Israël


- Objectifs du Waterlink : nous faire découvrir les technologies israéliennes, présentes et futures, qui améliorent la vie sur la planète, permettent les adaptations aux changements climatiques et font régresser la faim dans le monde en assurant une meilleure sécurité alimentaire.

Délégation française de journalistes et d'experts français sur l'eau, les clean-techs, smart-cities, l'agriculture et le développement durable en Israël

Cette délégation française de journalistes et d’experts français sur l’eau, les clean-techs, les smart-cities, l’agriculture et le développement durable a effectué un voyage de 4 jours en Israël pour se familiariser avec les nombreuses réalisations du KKL-JNF dans les domaines de l’eau et de l’agriculture. Le voyage était organisé par le B’nai B’rith France, avec la participation active du KKL France.

Reverdir le désert grâce au recyclage des eaux usées e Israël

« Notre objectif consiste à présenter la réalité israélienne dans le domaine du développement durable » a souligné Norbert Lipszyc, délégué du B’nai B’rith en Israël. « Notre ambition est de modifier l’image d’Israël dans les médias. C’est en venant en Israël que les gens se feront une idée exacte du pays ».

Véronique Hauptschein, déléguée du B’nai B’rith France, a ajouté : « Il est important pour nous que l’on connaisse Israël tel qu’il est vraiment ainsi que la réalité complexe du pays ».

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Norbert Lipszyc et Véronique Hauptschein - Photo Yoav Devir

Dès notre arrivée, nous avons rencontré Anne Baer, Experte en développement durable et partenariats technologiques France-Israël, et Abraham Tenne, expert de l’eau, ancien président de la Commission nationale du dessalement au sein de la Direction Générale de l’Eau d’Israël qui est intervenu sur le thème « Comment combler le déficit entre la demande et les ressources en eau en Israël  ».

Si le seuil de pauvreté en eau pour l’ONU a été fixé à un peu plus de 1300 m3 d’eau par an et par habitant, en Israël il faut faire avec un volume compris entre 300 et 500 m3 par an ! Une forte contrainte qui est devenu un enjeu majeur. Une Haute Autorité de l’eau a ainsi été créée pour s’assurer d’une ressource en eau de qualité, durable et disponible pour les quarante prochaines années. Sachant que la population est en constante augmentation comme partout sur la planète avec une demande en eau croissante.

L’organisation du secteur de l’eau en Israël répond au schéma suivant :

- La Direction Générale de l’eau et des eaux usées (du ministère des infrastructures) a la responsabilité de définir puis conduire la politique nationale de l’eau. Elle fixe les tarifs de celles-ci, le prix de l’eau vendue à usage agricole, ou à usage domestique ou industriel, et elle définit la répartition des eaux disponibles entre les divers usagers, écosystèmes naturels, domestiques et municipaux, agricoles et industriels. Elle décide des investissements nécessaires et lance les appels d’offres pour les infrastructures de production.

- La compagnie nationale des eaux MEKOROT crée, maintient et gère le réseau national d’adduction d’eau entre les centres de production ou de prélèvement dans les ressources naturelles et les municipalités ou autorités territoriales. Ces dernières assurent la distribution des eaux aux consommateurs et la collecte des eaux usées. MEKOROT assure aussi l’acheminement des eaux usées entre les municipalités et les usines de traitement.

- Municipalités et autorités territoriales assurent la collecte des paiements effectués par les consommateurs pour l’eau qu’ils consomment et pour les taxes locales qu’ils paient pour le traitement des eaux usées. Les municipalités et autorités territoriales se regroupent pour créer et gérer le réseau de collecte des eaux usées et les 120 usines de traitement de ces eaux afin qu’elles soient recyclées.

Le taux de recyclage des eaux usées atteint à ce jour 85% du volume total, proche du maximum atteignable car celles-ci charrient en moyenne 10% de matières solides. Les eaux recyclées sont distribuées dans un réseau séparé, bien que de qualité potable, qui n’alimente que les agriculteurs, dont elles représentent 70% des allocations totales d’eau.

Le réseau alimentant les agriculteurs inclut aussi les réservoirs collectant eaux recyclées et eaux de ruissellement construit par le KKL dans tout le pays. Ils permettent de faire la soudure pendant la saison sèche qui dure souvent 8 mois.

Il est à noter que les décisions de la Direction Nationale de l’Eau (National Water Commission) sont soumises aux organes nationaux ou régionaux de planification qui doivent les approuver et la société civile est représentée de droit dans ces organes par le biais d’ONG reconnues. Le tissu d’ONG de protection de l’environnement est dense, à commencer par la Société pour la Protection de la Nature en Israël, SPNI, la plus importante de toutes avec 45.000 foyers qui en sont membres.

Ces ONG ont donc, depuis la décision gouvernementale en 2000 de basculer vers une économie verte au moins pour l’eau, l’agriculture et l’énergie, un rôle important à jouer nationalement et régionalement, si elles proposent des solutions viables pour les ayant-droit sur l’’eau.

 IGUDAN : une immense station d’épuration des effluents

IGUDAN : une immense station d'épuration des effluents

La journée a commencé par la visite de la principale station d’épuration d’eau des effluents du Goush Dan. C’est l’une des plus grandes usine de recyclage de l’eau dans le monde. Située à Rishon-le-Tsiyon, son centre d’accueil des visiteurs enseigne l’écologie au public grâce à des films, la simulation d’un voyage dans une canalisation souterraine et des explications sur le processus du recyclage de l’eau.

IGUDAN : une immense station d'épuration des effluents

Israël est devenu un leader mondial du recyclage des eaux usées : près de 85% des effluents d’Israël sont purifiés et servent à l’agriculture. L’objectif est de parvenir jusqu’ à réutiliser 90% des eaux usées après recyclage et traitement au cours des prochaines années.

Plus de 50% de l’eau utilisée pour l’agriculture provient déjà de l’eau recyclée. L’augmentation des ressources en eau permet aux exploitants agricoles de cultiver et faire fructifier les champs du Néguev. L’eau purifiée est relativement bon marché pour les agriculteurs, ce qui les aide à mieux gagner leur vie.

IGUDAN : une immense station d'épuration des effluents

Le recyclage de l’eau permet non seulement d’économiser de l’eau potable, qui a une grande valeur, mais il évite aussi de polluer les rivières et l’eau de mer. Des processus de contrôle rigoureux et un suivi continu garantissent la qualité de l’eau. L’eau purifiée est ainsi d’une qualité qui approche celle de l’eau potable, elle convient à toutes les catégories de cultures agricoles et à l’irrigation des jardins publics.

Cette usine collecte et traite les eaux usées de toute la région de Dan, région centrale autour de Tel-Aviv, comprenant 3,5 millions d’habitants dont 2,5 sont desservis par l’usine de Shafdan et le réseau de collecte des eaux usées qui l’alimente. Ce réseau, exploité par IGUDAN, association de bassin de 23 municipalités ou autorités territoriales, collecte 370 000 m3 d’eaux usées par jour en provenance des 2,5 millions d’habitants et de 7000 centres industriels. Cela représente 40% de toutes les eaux usées du pays. Au total, IGUDAN emploie 100 personnes, dont 50 pour l’usine de Shafdan.

Le cycle de l’eau à Shafdan est de 1 jour dans l’usine, puis 400 jours de finalisation du processus dans des réservoirs successifs, le dernier étant une nappe phréatique réservée à cet usage. Les boues résiduelles sont traitées afin de produire du biogaz d’une part et de l’autre, 70 000 tonnes d’engrais utilisable par les agriculteurs qui reçoivent aussi ces eaux traitées, essentiellement dans le sud du pays. D’ici fin 2016, Shafdan sera totalement autonome en énergie.

Enfin IGUDAN a aussi créé un centre de visiteurs qui reçoit surtout les élèves du primaire et du secondaire, dans le cadre du programme national d’enseignement des comportements économisant l’eau et l’énergie déployé dans tout le système scolaire national, faisant partie de l’enseignement des sciences naturelles.

- http://igudan.org.il/

 Qui veut boire l’eau des égouts ?

Par Francis Pisani pour Le Monde.fr | 09.02.2016

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Francis Pisani

En boire ou pas ? C’est en me posant cette question que je viens de visiter Shafdan, la plus grande station d’épuration d’eaux sales d’Israël et la plus avancée de la région.

De quelle eau s’agit-il ? De celle qui sort des douches, lavabos, éviers et autres toilettes des villes du coin, à laquelle s’ajoutent les eaux rejetées par les différentes industries locales.

Pour résoudre les problèmes dus au manque d’eau les Israéliens ont recours à trois solutions : les économies, la désalinisation et la purification des eaux usées. A Shafdan comme dans toutes les entreprises de ce genre, l’objectif est de réduire la contamination par les eaux sales et de les réutiliser le mieux possible.

Selon Meir Ben Noon, chargé des visites du centre, 99,8 % de ce qui sort des égouts est effectivement de l’eau. Le plus gros problème provient des ordures qu’elle trimballe : 40 tonnes (dont 30 de lingettes) sont récupérées chaque jour dans les tuyaux. On y trouve parfois de l’or voir des téléphones cellulaires et, une fois au moins, une bicyclette.

- En savoir plus sur Qui veut boire l’eau des égouts ?

 La pépinière de Gilat : des graines à la forêt

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Chaque année on cultive dans cette pépinière 800 000 plants de 300 espèces différentes.

Le voyage s’est poursuivi vers le sud en direction du Néguev, avec les vastes espaces verts parsemés de fleurs. Il y a en ce moment un festival dénommé « Le Sud rouge » qui a lieu chaque année dans le Néguev occidental avec la participation de dizaines de milliers de personnes. Pendant un mois des excursions, des activités pour toute la famille sont organisées et surtout, les promeneurs viennent admirer des milliers d’anémones.

{Le Sud rouge} » a lieu chaque année dans le Néguev occidental où l'on peut admirer des milliers d'anémones pendant un mois.

Pablo Cherkasky, le directeur de la pépinière, nous a décrit les différentes étapes de la croissance d’une plante : « Tout d’abord on va recueillir les graines dans les forêts, on les fait croître dans la pépinière et ensuite on les replante dans les forêts, les parcs ou les jardins. Les plantes forestières sont reproduites en général par des semis de graines et les plantes ornementales à l’aide de boutures. Une partie des graines sont traitées par réfrigération, trempage et divers moyens mécaniques pour augmenter le taux de germination.

La germination se fait en caisson dans des conditions d’humidité et de température qui sont contrôlées par un ordinateur. Le graines subissent un processus de désinfection et sont plantées dans des bacs. Ensuite elles croissent dans une serre dotée d’un système d’irrigation. Les boutures prennent racine sur des tables chauffantes, puis sont transplantées dans des caissons et placées sous un grillage fin qui leur donne de l’ombre. Elles sont arrosées par un système de goutte à goutte ou par arrosage habituel. Lorsque les plants sont suffisamment grands, ils sont répartis dans toute la région du Néguev où on les replante. »

Dans cette pépinière gérée par le KKL, on trouve des plants et graines de milliers d’espèces d’arbres et de buissons ornementaux, qui sont distribués gratuitement pour tout usage public, même si ces plants sont destinés à des terres privées. Une tendance récente est de planter un maximum de buissons et d’arbres produisant du nectar pour les abeilles. Cette pépinière contient plus de 20.000 espèces et remplit les besoins du sud du pays. Une pépinière sœur existe au centre du pays, à Eshtaol, et une autre au nord près de Tibériade. Leur capacité totale est d’un million de plants par an.

 Recherche et Développement dans le sud : l’agriculture dans le Néguev

A la station de Recherche et de Développement (R&D) du sud du pays, située dans le Hevel Habessor, nous avons rencontré Liana Ganot, coordinatrice de la protection de la flore, qui nous a parlé de la recherche expérimentale en agronomie effectuée sur place, dans le but d’aider les agriculteurs à affronter les conditions spécifiques du climat et du sol, économiser de l’eau, lutter contre les parasites et améliorer la rentabilité des divers secteurs de l’agriculture.

Photo Yoav Devir

Grâce à des méthodes de culture innovantes et à des variétés spécifiques inventées par les agronomes de la station de R&D, l’agriculture est florissante dans cette région, malgré le climat très chaud et sec et le manque d’eau.

La culture des fraises hors-sol irriguées au goutte à goutte dans le Sud d'Israël

Nous avons parcouru la station de R&D et visité les diverses cultures. La serre des tomates est l’un des endroits les plus importants de la station de R&D étant donné que 70% de toute la production de tomates d’Israël provient du Néguev. Dans la serre des fraises, nous avons pu observer le mode de culture très particulier de ces fruits. On fait pousser des fraises suspendues en l’air pour faciliter la récolte et limiter les dégâts provoqués par les parasites. Nous avons aussi apprécié la beauté des fleurs cultivées en hiver.

Photo Yoav Devir

 Nir-Am : l’histoire de l’eau

Au musée de l’eau du kibboutz Nir-Am nous avons rencontré rencontré Yaël Projeanne, qui nous a parlé de la manière dont on vit au kibboutz.

Musée de l'eau du kibboutz Nir-Am

Un musée qui se trouve dans un ancien bâtiment, un vestige historique, qui a servi de station de pompage au premier réseau de distribution d’eau du Néguev, mis en place en 1947. A l’intérieur du musée, Yaël nous a relaté l’histoire du peuplement du Néguev, en insistant sur le rôle essentiel de l’eau dans l’histoire de la région.

Lorsque de nouveaux points de peuplement ont été fondés dans le Néguev, on s’est demandé comment alimenter en eau tous ces nouveaux kibboutzim. Ben Gourion a répondu : « Avec des canalisations de 6 pouces » et c’est ce qui a été fait. Depuis lors et jusqu’à ce jour, l’eau est restée la clé de la mise en valeur du Néguev, une partie du désert a été transformé en une région verdoyante et la vie est revenue dans ces zones arides autrefois désertes.

Ce musée de l’eau raconte comment le Néguev a été attribué par l’ONU à Israël après la décision de partage prise par l’organisation internationale, grâce à une histoire d’eau. C’est un petit musée fréquenté uniquement par des scolaires israéliens qui viennent y prendre une leçon de pragmatisme.

Pour préparer la décision de l’ONU de partage du territoire sous mandat britannique en deux états, l’un juif, l’autre arabe, une commission a été envoyée pour déterminer exactement où passerait la frontière. A l’époque, le gouvernement britannique interdisait aux Juifs de créer de nouvelles agglomérations sur tout le territoire, Tout le nord du Néguev était encore désertique, mais il avait été décidé d’y amener l’eau par des canalisations en provenance d’une des rivières côtières exploitées dans la région de Tel-Aviv.

Puis en une nuit, 11 agglomérations ont été créées sur des terres appartenant au KKL et les terres ont commencé à être irriguées. Quand la commission de l’ONU est venue dans la région, connue pour être désertique, ils ont été accueillis par les villageois avec des fleurs, des fruits et légumes frais. Puis ont leur a montré d’où venaient ces récoltes. A l’opposé, es dirigeants arabes de la région ont refusé de voir la commission car ils refusaient la décision de l’ONU. La délégation a donc décidé d’accorder tout le Néguev à l’état juif car ils savaient comment le faire fructifier.

 Le réservoir de Sdérot : irrigation des champs

Le réservoir de Sdérot

Au réservoir de Sdérot, qui a été édifié grâce à une donation des amis du KKL des Etats-Unis, du Canada et de Belgique, on a expliqué au groupe le rôle du KKL dans le développement des ressources en eau. Le KKL a construit plus de 230 réservoirs d’eau à travers tout le pays qui recueillent les effluents purifiés et les eaux de pluie et les restituent ensuite aux champs et aux vergers.

Meir Broukental, directeur de la station d’épuration de Sdérot, a expliqué que le réservoir de Sdérot recevait ses eaux de la station d’épuration de Sdérot. En hiver, lorsqu’il n’est pas nécessaire d’arroser les champs, les eaux usées purifiées s’accumulent dans le réservoir qui contient 1 million de m3 d’eau et en été les eaux servent à l’irrigation des champs et des vergers.

Réservoir de Sdérot

 Préservation et restauration du bassin de la Rivière Yarkon

Le Yarkon est la rivière qui traverse Tel-Aviv

Le Yarkon est la rivière qui traverse Tel-Aviv. Elle prend sa source à 23 km de là, vers le nord-est, près de la ville de Roch-Ha’ayin. Vu qu’elle se trouve au centre de la zone la plus densément peuplée de tout le pays, elle fut pendant longtemps extrêmement polluée, au point que des athlètes qui y tombèrent lorsqu’une passerelle qui la traversait s’effondra sous eux furent gravement empoisonnés et l’un en mourut, au début des années 1990.

Sous l’impulsion de la SPNI, une Autorité du Bassin du Yarkon fut créée, regroupant toutes les municipalités riveraines et plusieurs associations de citoyens. Celle-ci a réussi à assainir le bassin, lui redonner vie en lui redonnant de l’eau fraîche, auparavant prélevée par la compagnie des eaux pour usages humains, et en la dépolluant. Plus aucune eau usée n’y est déversée, ni par les municipalités, ni par les entreprises et le public a été sensibilisé pour qu’il n’y jette plus rien. Aujourd’hui on refait du canotage sans risque sur la rivière et l’objectif de l’autorité de bassin est de permettre d’ici quelques années à tous d’y nager à nouveau, comme nous avons pu le constater de visu, les bureaux de l’autorité de bassin étant situés en bordure du parc du Yarkon qui longe tout le parcours de la rivière dans la ville de Tel-Aviv. Une piste cyclable longe maintenant la rivière presque de son embouchure jusqu’à sa source.

Préservation et restauration du bassin de la Rivière Yarkon

Le programme de réhabilitation du Yarkon mené par l’Autorité de Bassin du Yarkon, qui regroupe toutes les communes sur ses rives, est exemplaire des plans et projets en cours pour réhabiliter toutes les rivières d’Israël.

Cette rivière où, vers la fin des années 1990, il suffisait d’y tomber pour être gravement empoisonné est maintenant utilisé par la population comme parc de loisir où on fait du canotage sans risque. La municipalité de Tel-Aviv espère même pouvoir autoriser à s’y baigner d’ici quelques années. Plusieurs projets ont suivi le même chemin, citons en particulier ceux-ci :
- La rivière Alexander
- Le Kishon, qui traverse sur son parcours la ville de Djénine puis la zone des industries chimiques et pétrolières de Haïfa. Toutes les eaux usées le long de son parcours s’y déversaient. Maintenant l’eau est propre, au point qu’un parc écologique a été mis en place le long de ses rives, commun entre la municipalité de Djénine et l’autorité régionale israélienne bordant ses rives.
- Le Cédron, rivière qui traverse Jérusalem et qui est bordé par plusieurs villages palestiniens, dont la réhabilitation est un projet conjoint entre la municipalité de Jérusalem et la Compagnie Nationale Palestinienne des Eaux.

  Bio Filter de l’éco-quartier de Kfar Saba

Ce projet développé par la municipalité de Kfar Saba avec l’aide du KKL consiste à collecter toutes les eaux de ruissellement urbaines d’un quartier, les traiter par un biofiltre adapté pour irriguer un parc municipal, ces eaux rejoignant ensuite la nappe phréatique.

Bio Filter de l'éco-quartier de Kfar Saba

 Parc écologique Ariel Sharon sur l’ancienne décharge de Tel-Aviv

Parc écologique Ariel Sharon sur l'ancienne décharge de Tel-Aviv}

La réhabilitation de ce site, où pendant des dizaines d’années furent déchargées les ordures du grand Tel-Aviv, aux portes sud-est de la ville, crée un grand poumon vert pour toute la région. C’est aujourd’hui un modèle très utilisé pour l’enseignement de l’écologie dans toutes les écoles, primaires et secondaires, du pays. On y a une vue surplombante sur toute la ville. Le gaz méthane contenu dans le sol y est extrait, les sols sont dépollués en particulier des métaux qu’il contient et un centre de recyclage, à la fois pour la récupération des métaux, des matériaux de construction ou à des fins artistiques y a été développé.

Parc écologique Ariel Sharon sur l'ancienne décharge de Tel-Aviv

 Laboratoire d’agriculture en zones arides de l’Université Ben-Gourion à Beerchéva

Nous avons rencontré les professeurs Yosef MIZRAHI et Rami MESSALEM dans leur laboratoire sur les zones arides. Le premier nous a présenté son programme de développement, d’introduction de nouvelles espèces de fruits et légumes et des méthodes de culture adaptées aux zones arides. Le second a présenté ses travaux sur le traitement des eaux polluées et/ou salées par nanofiltration à basse pression, afin de les utiliser directement pour l’irrigation des cultures, l’énergie nécessaire étant fournie directement sur place par le soleil. C’est une méthode plus économique pour l’agriculture, surtout en zone aride se trouvant loin des côtes. Comme toute méthode de dessalement produit des saumures très salées, il combine cela avec la culture de plantes aimant le sel, comme les betteraves, certaines variétés d’oliviers ou de tomates par exemple.

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Fruiting cactus of Cereus penuvianus of 2 years old plantation in the Israeli Negev Desert. Exported to Europe since 1997 as Koubo cactus fruit.

- Yossef Mizrahi est un expert des questions biologiques et horticoles d’arbres fruitiers rares et sauvages afin de les cultiver en zones arides. Il travaille sur la biologie des cactus, la physiologie post-cueillette et le développement des fruits, la tolérance à la salinité et son impact sur les plantes cultivées. Il a constitué une banque génétique de cactées de type grimpant (les pitayas), originaires d’Amérique du Sud, et il a par croisements créé des variétés comestibles que l’on commence à cultiver. Depuis 1984, il explore les fruits sauvages du monde et étudie leurs potentiels pour la culture, la cueillette, le conditionnement, l’emballage et la commercialisation, soit en tant que fruits, soit en tant que source de nourriture ou d’élément biologique.

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Ripening fruits of Hylocereus polyrhizus (climbing cactus) under cultivation in the Israeli Negev Desert. Exported to Europe since 1996 as red Eden fruit.

- Rami Messalem est un expert sur les membranes utilisées pour le dessalement des eaux saumâtres ou de mer et pour la nanofiltration des eaux usées. Son idée sur laquelle il travaille et pour laquelle il a installé une ferme modèle (projet OASIS) dans le désert de la dépression de l’Arava, au sud de la Mer Morte, est de se servir de l’énergie solaire pour purifier et dessaler toutes les eaux disponibles localement en se servant de la nanofiltration qui laissera dans l’eau les minéraux utiles à l’agriculture (qu’on est obligé de réintroduire dans les eaux de mer dessalées dans les grandes usines du pays).

Son projet AGRISOL, soutenu par le fonds USAID, prévoit l’installation de 2 centres de recherche : l’un en Israël, qui prolongera le projet OASIS, l’autre en Jordanie. Les deux ayant pour objectifs de développer et tester une nouvelle génération d’usines de dessalement utilisant de nouvelles membranes et l’énergie solaire pour effectuer la nanofiltration à basse pression. Cela permet de limiter le coût des installations et d’améliorer les conditions d’irrigation utilisant de l’eau de mer dessalée entièrement. Les deux centres effectueront des tests agronomiques de divers types de plantes afin de déterminer la viabilité économique et technique de cette nouvelle technologie. Des cultures alternées de plantes très sensibles au sel,, neutres et aimant le sel seront effectuées en parallèle afin d’utiliser également les saumures très salées résultant du processus de dessalement. L’eau utilisée sera en premier lieu les eaux saumâtres disponibles dans les sous-sols des zones désertiques du sud en Israël comme en Jordanie. Ces eaux saumâtres sont souvent présentes dans les sous-sols du Moyen-Orient et de toute la zone saharienne et nord-africaine.

AGRISOL : culture expérimentale de riz au goutte à goutte à partir d'eau saumâtre dessalée, dans le désert du Negev.

AGRISOL s’est donné pour objectifs :
1. D’optimiser les unités solaires de dessalement par nanofiltration (NF) afin de limiter la consommation énergétique et de réduire les coûts de maintenance, afin d’obtenir un approvisionnement adéquat d’eaux dessalées adaptées à l’irrigation ;
2. De construire deux unités de NF solaire optimisées, l’une en Israël, l’autre en Jordanie ;
3. D’évaluer la viabilité technique et économique au long terme de ces deux unités pour la culture d’au moins deux types de récoltes à haute valeur ajoutée pendant deux saisons consécutives ;
4. De diffuser les résultats du projet vers les agriculteurs du sud d’Israël et de Jordanie, l’Autorité palestinienne et la communauté scientifique.

 Usine de dessalement de l’eau de mer d’ASHKELON

Ce fut la première grande usine de dessalement de l’eau de mer, en son temps la plus grande au monde utilisant la technique de l’osmose inverse. Elle reste l’une des plus importantes, ayant de nos jours une capacité de production réelle très supérieure à sa capacité nominale. Elle est adossée à une centrale électrique afin d’optimiser son rendement énergétique et une grande partie de l’énergie utilisée dans le processus est ainsi récupérée. Les saumures très salées sont rejetées en mer mais sont très vite dispersées, et donc sans impact réel sur l’environnement, par les effluents de la centrale électrique voisine. La synergie entre les deux usines permet d’améliorer le bilan énergétique global des deux entités.

 L’eau au Moyen-Orient : Israël est la solution et non le problème

Par Benjamin Haymann dans Hydro-diplomatie - octobre 25, 2015

Crise mondiale de l'eau – L'hydro-diplomatie

L’eau étant à la source de toute chose, elle occupe une place décisive dans les relations entre les hommes, mais aussi entre les États.

De tout temps, elle a été perçue tantôt comme une frontière et une cause de conflit, tantôt comme un point de ralliement et de convergence.

De nos jours, la nécessité d’une gouvernance commune des enjeux liés à l’eau commence progressivement à s’imposer aux acteurs concernés, c’est ce que l’on appelle « l’hydro-diplomatie ».

Et si, au lieu des « guerres pour l’eau » régulièrement vaticinées ici et là, s’imposait au contraire la Paix, à cause de l’eau ! Dès aujourd’hui, ou dans un avenir très proche.

C’est tout le sens du travail de Norbert Lipszyc.

Parmi les mensonges palestiniens, celui de l’eau tient une place particulière. Il permet d’accuser Israël de mener une politique cruelle en assoiffant les populations arabes de Judée-Samarie et de Gaza. La portée symbolique d’un tel mensonge est potentiellement très puissante et c’est pourquoi il est particulièrement important de rétablir la réalité des faits.

Tout d’abord, les Palestiniens et leurs soutiens accusent Israël de gérer l’eau de Judée-Samarie. Ce territoire étant selon eux occupé, Israël n’a pas de légitimité pour s’occuper de telles infrastructures. Or précisément, en droit international, les droits et devoirs d’une puissance occupante sont définis dans la IVème Convention de Genève, et celle-ci précise entre autres obligations que la puissance occupante doit gérer et développer les infrastructures du territoire occupé. Ainsi, même en considérant la Judée-Samarie comme occupée, c’est bien à Israël que revient le droit de gérer les infrastructures d’eau.

La situation depuis 1967

Lorsqu’Israël a pris la Judée-Samarie en juin 1967, les infrastructures d’eau étaient pratiquement inexistantes. Seules quatre localités avaient accès à l’eau courante, les puits étaient artisanaux. Aujourd’hui, Israël a fait bénéficier la région de tout son savoir-faire en eau (comme l’irrigation au goutte à goutte par exemple qui donne de meilleurs rendements avec moins d’eau), et lui permet de soutenir un développement économique et agricole dans une zone parmi les plus arides du monde.

Un malentendu courant vient d’un choc des cultures. Dans le monde arabe il est courant de dépendre de puits artisanaux et d’eau de pluie, et il est rare de devoir payer son eau. Israël a en revanche installé un système plus occidental avec investissements conséquents dans les infrastructures, avec comme contrepartie un paiement de l’eau rendue accessible par le consommateur final. Lorsqu’Israël envoie des factures d’eau aux Palestiniens, certains veulent voir cela comme « Israël qui vole l’eau aux Palestiniens et leur revend » comme l’a déclaré Daniel Cohn-Bendit au Parlement européen. Lorsqu’un habitant de Paris paye sa facture d’eau, cela signifie-t-il que l’Etat lui vole son eau et lui revend ?

Le tournant des accords d’Oslo

En 1995 dans la foulée des négociations florissantes entre Israël et l’OLP, est signé dans le cadre des accords dits d’Oslo II un accord portant sur l’eau. Il prévoit la création d’une comité mixte israélien et palestinien pour la gestion des forages. Et il prévoit des obligations de part et d’autre pour la gestion de l’eau. Israël, via sa société Mekorot, fournit de l’eau aux Palestiniens, les Palestiniens eux doivent gérer leurs infrastructures afin de limiter les fuites particulièrement coûteuses (30 à 40% de la consommation d’eau palestinienne contre 10% en Israël) et gérer l’assainissement afin de limiter la pollution et de pouvoir réutiliser une partie des eaux usées. Ces derniers engagements n’ont pas été tenus. Malgré l’aide internationale conséquente, seule une station d’épuration a été construite, largement insuffisante pour faire face à tous les besoins, et les fuites y sont encore très importantes.

Les Israéliens consomment plus d’eau que les Palestiniens, oui mais…

En fevrier 2014, le politicien socialiste allemand Martin Schulz était venu faire un discours au parlement israélien dans lequel, faux chiffres à l’appui, il avait dénoncé les inégalités dans la consommation d’eau entre Israéliens et Palestiniens. C’est vrai, les Israéliens consomment plus d’eau que les Palestiniens. De la même manière que la France consomme plus d’eau que Haïti ou que les Etats-Unis en consomment beaucoup plus que le reste de la planète. Cette situation s’explique par une différence dans les investissements. Alors que les Palestiniens n’ont pas développé leurs sources d’approvisionnement, Israël a effectué une révolution en développant massivement la désalinisation.

On serait tenté de dire que les Palestiniens sont contraints à cause des restrictions israéliennes mais même ceci est inexact. Les Israéliens ont donné aux Palestiniens l’occasion de construire des centrales de désalinisation sur la côte, et les Européens ont fourni tous les financements nécessaires. Mais cela ne s’est jamais fait, obligeant les Palestiniens à vivre avec leurs propres sources rudimentaires et l’eau fournie par Israël comme convenu et accepté par les deux parties en 1995. Les chiffres de Mekorot montrent même qu’Israël va au delà de ses engagements en fournissant plus d’eau que prévu.

Israël à l’origine des problèmes d’eau ?

Ainsi, la situation est telle que si les Palestiniens devenaient indépendants, leur situation hydrique ne ferait que s’aggraver, ils ne pourraient plus compter sur la fourniture israélienne ni sur les accords éventuels de désalinisation. De plus, les structures d’exploitation présentes en Judée-Samarie sont en grande partie israéliennes. Leur situation pourrait même se retrouver plus délicate que celle des Jordaniens, qui sans aucune « occupation » israélienne ont déjà actuellement moins accès à l’eau que les Palestiniens.

Les Palestiniens cherchent à influencer l’opinion publique en faisant passer Israël pour un Etat qui assoiffe toute une population. Cette accusation est mensongère et diffamatoire, elle incite à la haine contre Israël et rappelle tristement les accusations récurrentes de crime rituel et d’empoisonnement des puits en Europe.

- http://crisedeleau.info

 A propos de la SPNI

Société pour la Protection de la Nature en Israël, SPNIIsraël est un pays en fort développement en matière écologique. De multiples actions sont effectuées chaque année, tant sur le plan de la protection de l’environnement et de la biodiversité qu’au niveau du développement durable.

Dix fois plus d'eau dans les réserves naturelles d'Israël qu'il y a dix ans

Dix fois plus d’eau dans les réserves naturelles d’Israël qu’il y a dix ans

Les modifications de la loi, le dessalement et le traitement systématique des eaux usées pour recyclage ont permis cette spectaculaire progression des volumes d’eau rendus à la nature et la tendance va continuer.

- www.natureisrael.org/France

 A propos du KKL - FNJ

kkl.fr - Le site du KKL de France

Le KKL est le fer de lance de la rédemption de la Terre d’Israël : un concept qui provient du commandement biblique : « Nulle terre ne sera aliénée irrévocablement » (Lévitique, 25:23).

Dépositaire de la gestion de ces terres, au nom du peuple juif tout entier, le KKL les alloue à bail pour des périodes renouvelables de 49 ans. En ce sens, il garantit l’unité et le caractère juif de la terre inaliénable d’Israël.

En effet, après avoir procédé au rachat de terres en Eretz Israël pendant près de cinquante ans, le KKL se consacra, après la création de l’État d’Israël en 1948, au défrichement, au reboisement et au développement national.

En 1961, le KKL signa une convention avec le gouvernement, en vertu de laquelle toutes les terres d’État (92 % de la surface nationale) seraient administrées selon les principes du KKL, c’est-à-dire en curatelle à perpétuité au nom du peuple juif et uniquement allouées à bail.
L’Autorité domaniale du KKL fut ainsi établie comme seul agent de défrichement et d’aménagement des terres pour le peuplement et le reboisement. Illustrant le principe biblique selon lequel l’usufruit de la terre revient à ceux qui la cultivent et lui accordent leur sollicitude, le KKL n’a eu de cesse, par ses acquisitions de terres, ses travaux de défrichement, de conservation du sol et de l’eau, ses plantations d’arbres, ses constructions de routes et ses efforts en faveur de la protection de l’environnement, de concrétiser la promesse de Theodor Herzl.

Le 21ème siècle : le Green Century pour le KKL-FNJ

Le 21ème siècle : le Green Century pour le KKL-FNJ

 Yatir Reservoir. Photo : Albetros, KKL-JNF Photo Archive

Au début du 21e siècle, le KKL est devenu la première organisation verte d’Israël, à la suite de l’évolution de ses priorités initiales en fonction des besoins environnementaux de la société. La politique de développement durable se confond d’ailleurs maintenant avec les tendances environnementales croissantes.

Les amis de KKL dans le monde entier se sont mobilisés pour aider les personnes à mobilité réduite, en développant l’accessibilité aux sites de loisirs KKL-JNF pour les handicapés physiques et des installations adaptées aux déficiences auditives et visuelles.

D’énormes efforts et ressources ont été consacrés à la réduction de la détresse des personnes en difficultés, aux travaux de préparation des terrains et de construction des infrastructures agricoles. Plusieurs nouvelles fermes qui en résultent sont en plein essor dans le désert du Néguev occidental.

Le KKL-JNF a conçu des partenariats de recherche inédits sur les questions de l’eau et de la foresterie. Aujourd’hui, il existe une coopération avec les administrations forestières américaines et australiennes, les gouvernements régionaux des Etats de l’Alberta et du Manitoba au Canada, et avec les organisations forestières en Espagne, en Italie, en Grèce et d’autres pays méditerranéens.

Les recherches effectuées par le personnel du KKL-JNF, en coopération avec des institutions académiques en Israël, ont déjà bénéficié à d’autres pays, en particulier pour l’éradication de la guêpe biliaire (Ophelimus maskelli) qui provoque d’énormes dégâts aux arbres d’eucalyptus, une ressource importante dans l’Extrême-Orient et Australie. La participation de KKL-JNF à la campagne internationale « Clean Up the « World », originaire d’Australie, est une autre expression du dévouement de KKL à écologiser les pays et à la promotion de projets communautaires pour le 21e siècle.

Photo : KKL-JNF Photo Archive

110 ans de succès pour le KKL : cela n’aurait pas été possible sans le soutien de ses amis dans le monde entier, à la fois avant et après la fondation de l’État. Les résidents d’Israël et les visiteurs du pays connaissent un pays qui est plus épanoui et prospère que jamais.

Grâce au travail de KKL-JNF, les cicatrices infligées aux forêts par le climat rigoureux, les incendies et la guerre guérissent lentement. Par exemple, les forêts de Galilée endommagées par des tirs de roquettes pendant la Seconde Guerre du Liban en 2006 ont été rajeunies par la plantation de centaines de milliers de nouveaux jeunes arbres qui ont germé naturellement ou ont été plantés avec amour et en conscience. KKL-JNF est à la pointe des efforts d’Israël pour renouveler les forêts Carmel endommagées par les incendies de Décembre 2010. Et à force d’amour, de patience et de soins, les forêts noircies se couvrent à nouveau de vert.

Les forêts sont maintenant en vie avec des cyclistes qui découvrent la nature en pistes cyclables que KKL-JNF a réalisé. Les fleurs sauvages dans et autour des forêts du KKL-JNF fleurissent en hiver et au printemps grâce à un entretien constant et à la prise de conscience accrue du respect de la nature et de l’environnement que le KKL a peu à peu instillé dans le public.

Yatir Forest. Photo : Albetros, KKL-JNF Photo Archive

En coopération avec les autorités locales, le KKL est en train de planter sept millions d’arbres - un pour chaque citoyen. Ces projets expriment, entre autres, la contribution apportée par le KKL à la lutte mondiale contre le changement climatique.

Yatir forest. Photo : Benny Mor, KKL-JNF Jerusalem

Car faire pousser un arbre c’est comme élever un enfant ! Nourrissez-le et il deviendra grand et fort puis donnera d’autres arbres…Un enfant « nourri » à l’aune de l’amour d’Israël deviendra un adulte responsable et développera une identité juive forte - à son tour il aura les capacités de transmettre aux générations suivantes cet amour, son héritage.

Merav River. Photo : Kalil Adar, KKL-JNF Jerusalem

Grâce à des programmes éducatifs passionnants, le département de l’éducation du KKL encourage un comportement écologique. Que ce soit au cours de voyages de découvertes ou au travers d’outils pédagogiques innovants, les enfants s’imprègnent de ces deux notions qui interagissent l’une sur l’autre : amour d’un pays et préservation de celui-ci, Israël.

Ces programmes font appel à des ressources formelles ou informelles et se concentrent sur les valeurs de l’écologie, du développement durable, de l’afforestation et de la protection de l’environnement en mettant l’accent sur des travaux pratiques, les mains dans la terre.

- www.kkl.fr

 A propos du B’nai B’rith France

« Bienfaisance, Amour fraternel, Harmonie. La plus ancienne association Juive humanitaire mondiale (1843) »

Le B’nai B’rith est une ONG, présente à l’ONU, l’UNESCO, l’O.M.S, au Conseil de l’Europe, et au MERCOSUR. Il est la plus ancienne organisation juive mondiale présente dans 60 pays dont 27 en Europe.

- En savoir plus sur le B’nai B’rith France


Le sigle K.K.L signifie « Keren Kayemeth LeIsraël » ou « fonds pour l’existence d’Israël ». Fondé en 1901 par Theodor Herzl lors du Ve Congrès sioniste, le KKL est le bras exécutif du peuple juif pour la rédemption et le développement de la terre d’Israël. Sa première vocation fut de racheter des terres en Eretz Israël en vue de l’installation de pionniers juifs. Mais très vite, ses missions se sont diversifiées.

Parmi ses tâches traditionnelles, liées à la gestion des terres, on compte :
- Le défrichement de terrains pour l’agriculture,
- Le reboisement et l’afforestation,
- L’aménagement de sites pour l’habitation, l’agriculture et l’industrie.

Depuis, le KKL a relevé de nombreux défis, afin d’améliorer la qualité de la vie en Israël. Les plus connus sont :
- La lutte contre la désertification,
- La conservation des sols,
- La construction de réservoirs d’eau,
- L’aménagement et l’entretien de prairies et pâturages,
- La protection de l’environnement et la promotion du développement durable,
- La création de parcs récréatifs, de ceintures vertes autour des villes et de réserves naturelles,
- La construction de routes et chemins et l’aménagement de voies de sécurité,
- La réalisation d’infrastructures touristiques,
- La recherche agronomique et le développement de technologies agricoles de pointe, notamment en milieu désertique,
- La création d’aires de repos et de loisirs dans les forêts, parcs et aux alentours des bases militaires,
- La réhabilitation de cours et bassins d’eau : restauration de lits de rivière, renforcement des rives et creusement de canaux de drainage,
- La prévention contre les inondations et les feux de forêt,
- La restauration de sites archéologiques et historiques

Pour en savoir plus :

- Chronologie Historique du KKL
- Naissance de la Boîte Bleue


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