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Dossier

Deux ans après, n’oublions pas Fukushima

Car le temps ne change rien à la catastrophe …

lundi 4 mars 2013
Posté par Cyrille , David Naulin

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Japon, le 11 mars 2011. Trois catastrophes ont eu lieu. Un séisme, un tsunami et un accident nucléaire. Une seule de ces catastrophes aurait pu être évitée …
Deux ans après, la contamination générée par la catastrophe de Fukushima suit son cours. On voudrait croire qu’une période de deux ans, c’est suffisant pour effacer les traces d’une catastrophe. Mais quand celle-ci est nucléaire, deux années équivalent à deux heures… France Nature Environnement nous rappelle que pour Fukushima : le temps ne fait rien à l’affaire …



France Nature Environnement

Les conséquences de Fukushima, passées sous silence

Deux ans après Fukushima, on n’entend plus beaucoup parler de la vie au quotidien de tous ceux qui ont dû quitter pour toujours leurs maisons, de ceux qui ont choisi d’y rester en tentant désespérément de nettoyer tous les jours une contamination qui revient régulièrement car les forêts toutes proches sont contaminées et qu’on ne sait pas décontaminer une forêt. On ne parle pas non plus de tous les agriculteurs qui se sont suicidés devant l’impossibilité de poursuivre leur métier. Sous la pression forcenée du gouvernement central, deux réacteurs ont été remis en route. Le coût total de cette catastrophe n’est pas encore connu, mais de toute façon, elle sera intégralement à la charge des citoyens.

La transition énergétique ne passe pas par le nucléaire

Alors que nous menons en France un débat sur la transition énergétique, alors que l’IRSN vient d’évaluer ce que nous coûterait un accident majeur avec fusion du cœur et alors que l’EPR n’en finit pas de faire exploser la facture et d’accumuler les retards, certains tentent encore de nous faire croire que l’énergie nucléaire est une énergie d’avenir. Pour FNE, il est urgent d’anticiper la fin de la production nucléaire.

Une chaîne humaine pour encercler les lieux de pouvoir

Pour toutes ces raisons, FNE apporte son soutien à la réalisation d’une chaîne humaine, le 9 mars prochain en région parisienne, pour y encercler les lieux de pouvoir. Bien sûr, le siège de la société AREVA sera concerné par cette manifestation. Rappelons qu’AREVA, qui avait osé dire, au moment de la catastrophe, qu’il n’y aurait pas eu de problème si les japonais avaient construit un EPR, prépare aujourd’hui un convoi de MOX pour le japon, probablement celui-là même qu’elle comptait lui envoyer quelques jours après le 11 mars 2011. Il semblerait que l’éthique soit un concept inconnu du monde nucléaire.

Bruno Genty, président de FNE : « faut-il rappeler que la France est la dernière des quatre nations les plus nucléarisées au monde à ne pas avoir connu de catastrophe majeure ? Pourquoi la France attend-t-elle cette catastrophe pour changer son fusil d’épaule ? Non seulement, l’énergie nucléaire fait peser une lourde menace sur les populations mais en plus, elle ne permet pas, contrairement à ce que crient ses plus farouches partisans, de proposer une électricité à bas coût. De manière plus probante que le discours d’un écologiste, l’augmentation régulière de la facture devrait finir de convaincre les citoyens les plus sceptiques que la seule solution réside dans les économies d’énergie. »

Contacts :

- Maryse Arditi, Pilote du Réseau Energie, 06 78 79 39 70
- Adeline Mathien, chargée de mission, du Réseau Energie, 01 44 08 64 19

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Dossier Nucléaire réalisé par France Nature Environnement

 Bridget Kyoto : Fukushi quoi ?

 Fukushima un an après

Un an après, retour à Fukushima avec des analyses de la situation réalisées par Greenpeace et France Nature Environnement, une revue de presse, une sélection d’ouvrages et des vidéos pour comprendre et ne pas pas oublier. A l’occasion de ce triste anniversaire et à quelques semaines des élections présidentielles, la Fondation Nicolas Hulot lance l’idée d’une grande consultation citoyenne sur les choix de politiques énergétiques.

La contamination empoisonnera Fukushima pour longtemps

L’Institut de Radioprotection et de sûreté Nucléaire français (IRSN) a indiqué dans un de ses derniers rapports que la contamination radioactive autour de la centrale nucléaire de Fukushima Diichi a fortement décrue. Mais l’institut la décrit désormais comme chronique et pérenne. Chronique car cette contamination radioactive, si elle ne connaît pas de pic majeur depuis la catastrophe, est désormais inscrite durablement, profondément dans l’environnement de la centrale. Pérenne, car cette radioactivité va durer. Longtemps et en diminuant très lentement…

Les trois réacteurs accidentés ainsi que les explosions d’hydrogène dans les bâtiments de la centrale dans les jours qui ont suivis le 11 mars 2011 ont ainsi libéré de grandes quantités de césium radioactif. Ce césium a une durée de vie longue. Il est considéré qu’il ne sera “inoffensif” qu’au bout de 300 ans. Il reste aujourd’hui 98% de sa radioactivité initiale dans l’environnement, un taux qui sera encore de 81% en 2020.

Au total, sur environ 24 000 km2 du territoire japonais contaminé par le césium 137, seuls 600 km2 dépasseraient aujourd’hui le seuil des 600 000 becquerels par m2, estime l’IRSN. Il existe toutefois des terres contaminées en “taches de léopard” jusqu’à 250 km de distance de la centrale, avec des “points chauds” extrêmement localisés liés à l’accumulation de dépôts radioactifs par les pluies et le ruissellement. Les indicateurs ont relevé des niveaux très ou trop élevés de radioactivité dans des municipalités de la zone évacuée autour de la centrale. Des lieux qui resteront pour certains définitivement inhabitables [1].

La centrale accidentée de Fukushima reste fragile. Si les autorités japonaises ont annoncé que les réacteurs endommagés ont été “stabilisés”, la situation reste en fait préoccupante et le restera encore des mois probablement de nombreuses années [2]. En effet, le corium, magma métallique, qui s’est constitué lors de la fusion du cœur reste instable et une réaction de criticité reste possible. Si des réactions venaient à se produire, des rejets radioactifs importants ne pourraient alors être exclus. De même, les conditions actuelles des piscines de désactivation et d’entreposage des combustibles irradiés continuent de présenter un très grand danger, tant qu’elles n’auront pas été vidées de leur contenu. L’instabilité physique des installations fragilisées par l’accident pourrait présenter un énorme risque en cas de nouveau tremblement de terre ou de tsunami même de faible amplitude.

Carte réalisée par l’université d’Osaka

L’inaction des pouvoirs publics face à la catastrophe

Au rythme des rapports, des fuites de documents, des analyses, la réaction des pouvoirs publics japonais face à la catastrophe ne peut que choquer, ou à minima, laisser songeur... Un document découvert récemment, émanant du ministère Japonais pour l’éducation, la culture, les sciences et les technologies (MEXT), révèle que le ministre de l’époque, Yoshiaki Takaki et d’autres officiels, sont à l’origine de la décision de ne pas diffuser au public l’ampleur des radiations dans les jours qui ont suivis les explosions d’hydrogènes et la réaction en chaîne dans les réacteurs de Fukushima Daiichi. Le mémo en question précise que les données “ne doivent, par aucun moyen, être diffusés au public”.

Pour tirer une leçon de la catastrophe de Fukushima, Greenpeace a commandé un rapport. Ce rapport, rédigé par trois experts indépendants (un physicien nucléaire, un correspondant pour un magazine sur la santé et un ingénieur nucléaire), explique et démontre comment le Gouvernement, les organes de contrôle et l’industrie nucléaire ont rendu possible la catastrophe de Fukushima Daiichi, puis n’ont pas réussi à protéger la population contre l’impact de la catastrophe.

Ce rapport tire deux conclusions principales :

  • La catastrophe de Fukushima remet en question la crédibilité de l’industrie nucléaire. L’industrie soutient que le risque d’accident nucléaire se limite à 1 fois pour 1 million (ou moins) d’années d’opération d’un réacteur. L’expérience montre toutefois qu’un accident significatif est à prévoir quelque part dans le monde à chaque décennie.
  • L’influence politique exercée par l’industrie nucléaire sur les autorités japonaises de réglementation de la sûreté nucléaire est l’une des causes principales de l’accident à Fukushima.

- Voir l’intégralité du rapport.

Au lieu de reconnaître ces risques nucléaires, de nombreux politiques et autorités ont demandé à restaurer la confiance de l’opinion publique en l’énergie nucléaire. Un an après la catastrophe nucléaire, les autorités protègent à nouveau l’industrie nucléaire au lieu de protéger leurs citoyens.

Les stress tests que subissent les réacteurs du monde entier constituent également la preuve que nous n’avons rien appris de nos erreurs. Les réacteurs existants ont automatiquement bien réussi ces tests, justifiant ainsi la poursuite de leur activité. Seule l’Allemagne a décidé de fermer 8 de ses 17 réacteurs pour des raisons de sécurité. Après la catastrophe de Fukushima, aucun autre réacteur ne fut déclaré dangereux ni fermé dans le monde. Mais avec les critères retenus, parions que même Fukushima Daiichi aurait réussi le test !

Silence et contamination … la vie à Fukushima

Un an après avoir été forcés d’abandonner leur domicile à cause de la catastrophe nucléaire de Fukushima, des dizaines de milliers de réfugiés vivent toujours dans l’incertitude du lendemain, sans savoir quand –ou si– ils pourront rentrer chez eux.

Seuls les habitants de la zone des 20 km autour de la centrale ont été évacués. Mais la “zone à risque” elle, est bien plus étendue. La contamination, on l’a vue est pérenne, chronique, et beaucoup plus étendue ! Le quotidien de ces milliers de personnes se résume aujourd’hui à des questions, des incertitudes [3]. Dans de nombreuses écoles, les enfants ne sont pas autorisés à rester plus d’une heure dans les cours de récréation et du césium a été également découvert dans de nombreux aliments. Beaucoup n’ont pas les moyens de partir et n’ont d’autre choix que de continuer à vivre avec cette contamination invisible.

Des enfants sont toujours contaminés à 220 km de la centrale de Fukushima, montrent les résultats publiés par l’ACRO, l’Association pour le contrôle de la radioactivité de l’Ouest. Sur les 22 enfants japonais dont l’Acro a analysé les urines, 14 sont encore contaminés au césium 134 et césium 137. Cette persistance montre que la contamination des enfants vient de l’alimentation et non du panache [4].

Ne restent à Fukushima que le silence et la contamination.

C’est ce qu’a capturé la pellicule de Robert Knoth, photographe, dans l’exposition Shadowland (le pays des ombres). Robert Knoth a hanté, avec son appareil, ce pays des ombres : villages désertés, cours de récréation vides, fermes abandonnées … Ces clichés sont un rappel, impérieux, des dommages irréversibles de l’insécurité nucléaire.

Exposition Shadowland (le pays des ombres)

Nous sommes tous dans une zone à risque …

Après la publication par Greenpeace France de la carte des zones à risques nucléaires pour l’hexagone, c’est au monde entier que la démarche a été étendue.

"Plus de 400 réacteurs sont en activité dans le monde aujourd’hui. Vous, votre famille, vos amis, habitent probablement à proximité de l’un d’eux. Que ferions-nous face à un accident nucléaire comme Fukushima ? Qui appellerions nous ? À qui écririons nous ? Qu’emmènerions nous ? Voilà des questions auxquelles nous ne voudrions jamais devoir répondre… Mais que les habitants de la région de Fukushima ont dû se poser" explique Greenpeace. "Il est temps de nous tourner vers des systèmes d’énergie modernes, basés sur l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables, grâce auxquels nous pourrons nous affranchir de ces réacteurs et profiter des avantages supplémentaires d’une meilleure sécurité énergétique, de prix énergétiques stables et de millions d’emplois de qualité" assène l’ONG écologiste. Greenpeace, avec le Réseau Sortir du Nucléaire et d’autres associations se rassemblent ce dimanche 11 mars, pour constituer une chaîne humaine contre le nucléaire. Cet évènement a lieu en France, mais aussi au Japon, et partout dans le monde.

N'oublions pas Fukushima

 Ce que Fukushima a ébranlé en France

Les enseignements de Fukushima, comme le nuage de Tchernobyl, bloqués à nos frontières Fukushima un an déjà ! Au-delà de la dramatique catastrophe naturelle et de ses 20.000 morts que France Nature Environnement (FNE) ne veut pas oublier, il y a la réalité quotidienne du Japon d’aujourd’hui et le questionnement sur l’avenir, lesquels ne sont pas liés au tsunami, mais à la catastrophe nucléaire. Les répercussions en Europe ne se sont pas fait attendre à l’exception de la France qui allonge indéfiniment la durée de ses centrales en ignorant superbement le fait qu’elle est la dernière nation parmi les quatre les plus nucléarisées au monde à n’avoir jamais encore connu d’accident majeur. Pour lire le dossier réalisé par France Nature Environnement, cliquez ici.

 Une grande consultation citoyenne s’impose pour la Fondation Nicolas Hulot

Un an après Fukushima : une grande consultation citoyenne s'impose

Face à la hausse des prix de l’énergie, à la montée de la précarité, à la crise climatique et aux risques environnementaux, il est urgent de lancer un grand plan de transition énergétique. La Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme (FNH) souhaite que le citoyen, largement exclu des grands choix en matière d’énergie depuis les 30 dernières années, puisse construire, en lien avec les décideurs et les différentes parties prenantes (ONG, syndicats, associations de consommateurs...), une nouvelle feuille de route pour répondre au défi climatique et énergétique. La Fondation propose aux décideurs politiques quelques grands principes devant guider l’organisation d’une consultation citoyenne. Début avril, elle mettra à disposition des citoyens toutes les clés pour décrypter la situation énergétique de la France, sa complexité et les enjeux pour l’avenir. Pour en savoir plus, cliquez ici.

 Vidéos : récits de Fukushima

- Les leçons de Fukushima en vidéos : (Re)voir l’intégralité de la soirée diffusée sur Arte

- Récits de Fukushima. Une Websérie documentaire de Alain de Halleux (8x7mn). Aujourd’hui à Fukushima, les Japonais affrontent au quotidien un ennemi invisible : la radioactivité, qui compromet le futur de cette région et du pays. La population commence à se lever pour dire son désespoir et sa colère. En partant à la rencontre de familles, Alain de Halleux donne la parole à ces Japonais ordinaires confrontés à une situation sidérante : des rencontres qui nous révèlent les angoisses, les espoirs, les bouleversements majeurs vécus par ces parents et ces enfants.

 Livre : Un an après Fukushima, quelles énergies pour demain ?

Un tour d’horizon en 85 dessins

Le débat virulent qui oppose pros et antis nucléaire manque parfois de légèreté et de sérénité. La première est apportée dans cet ouvrage réalisé par la Fondation Goodplanet et publié aux éditions de La Martinière, par un choix de dessins des meilleurs caricaturistes de la planète, fournis par l’hebdomadaire Courrier International ; la seconde par des textes qui tentent de dresser un état des lieux le plus objectif possible. Afin que chacun puisse se forger sa propre opinion.

 Revue de presse : nucléaire, le rêve qui a échoué

The Economist Un an après Fukushima, les mises en chantier de réacteurs nucléaires ont diminué dans le monde entier : leur nombre stagne à plus ou moins 440. L’Allemagne a annoncé qu’elle stoppera tous les siens et d’autres pays feront éventuellement de même. En 1996, l’atome produisait 18% de l’électricité consommée dans le monde ; c’est 13,5% aujourd’hui. Et ce chiffre ne bougera pas dans l’avenir si tout va bien, mais il pourrait aussi dégringoler à 7% selon The Economist qui publie cette semaine un dossier spécial : The dream that failed (le rêve qui a échoué). Lire en intégralité cet article sur le site de The Economist (en anglais).

(n° 1114 du 08 mars 2012) Courrier International (n° 1114 du 08 mars 2012) consacre son dossier au Japon : un an après la catastrophe. Depuis le séisme, le tsunami et l’accident nucléaire de Fukushima, douze mois se sont écoulés. La désinformation orchestrée par le gouvernement et la société Tepco semble avoir définitivement ruiné la confiance de la population. Désormais, chacun est livré à lui-même, face à des slogans creux appelant à la solidarité. Ecrivains et auteurs de mangas cherchent à ouvrir le chemin de la reconstruction.

"Comment, une image de “manga pour jeunes filles” pour illustrer le premier anniversaire du séisme ? Tu n’y penses pas ! Eh oui, il a fallu vaincre, dans la rédaction de Courrier international, quelques résistances pour choisir cette couverture plutôt qu’une photo de réfugiés ou de route déserte" explique, dans son édito, Philippe Thureau-Dangin. "Car, poursuit-il, on le sait déjà, le 11 mars 2011 fut un traumatisme pour tout un pays : plus de 15 000 personnes ont péri, plus de 100 000 ont été déplacées, et l’on ne connaît pas encore les suites des fuites radioactives sur la santé des populations limitrophes…" "Mais, précise Philippe Thureau-Dangin, encore au-delà de cette comptabilité terrible, ce qu’on sait moins, ce sont les effets à plus long terme de la catastrophe, ce séisme dans les esprits de tout un peuple. Les écrivains et les poètes, comme souvent en pareil cas, sont les premiers à dire l’urgence d’une reconstruction mentale et symbolique. “Tout remettre en question”, tel est en effet le mot d’ordre avancé par le romancier Kenji Maruyama. Ne plus se fier à quiconque, et surtout pas au progrès technique. Repenser, donc, les modes de vie et de production. Ne plus accepter la facile séduction de la fée Nucléaire. C’est aussi le message de l’auteure de mangas Moto Hagio, avec sa nouvelle héroïne, Miss Pluto, “une femme magnifique qui tente de se justifier devant ses détracteurs”. Les hommes en effet sont attachés à “cette matière dangereuse qu’ils ont créée de leurs propres mains, à la fois composant de l’arme nucléaire et source d’énergie incroyable”, dit encore Moto Hagio. Et l’on retrouve là ce côté démiurge qui rassemble, avec des outils évidemment différents, savants, politiques et écrivains…" "D’ailleurs, de nombreux romanciers japonais, invités du Salon du livre, seront présents à Paris du 16 au 19 mars. L’auteure de mangas aussi sera là. Et Courrier international également (au stand W75). Ainsi pourrez-vous, si vous venez dans la capitale, appréhender, en écoutant les uns et les autres, les voies nouvelles qui s’élaborent entre Fukushima et Tokyo, et qui vaudront sans doute pour l’humanité entière".


Bridget Kyoto : happy birthday Foukou.

Cette semaine, Bridget ’a voulait rien branler alors ’al a fait une compile pour la fête à Fuku.

Voir plus de vidéos de Bridget Kyoto - Laure Noualha


[1Le gouvernement japonais a comme politique de décontaminer les endroits ayant une radioactivité annuelle d’un millisivert ou plus, ce qui représente 3% de la surface du Japon, ou 11 600 kilomètres carrés. Le gouvernement japonais a alloué 1,5 trillion de yens (12,81 milliards de dollars) à cette fin. Pour parvenir à la décontamination, des travailleurs doivent retirer 5 centimètres de terre, et ce, sur l’ensemble du territoire affecté.

[2Un reporter de l’Associated Press a pu visiter les installations, et a été « surpris » par la fragilité du système mis en place. « L’équipement qui supporte le système de refroidissement semble étonnamment précaire. Des boyaux de plastique craqués à cause du froid ont été réparés avec du ruban adhésif. Trois pompes sont encore placées à l’arrière d’un pick-up. » La direction de la centrale ne nie pas que des problèmes persistent. « Je dois admettre que les installations sont plutôt fragiles, a dit Akashi Takahashi, directeur de la centrale depuis décembre. Même si la centrale est aujourd’hui en refroidissement, elle nous cause toujours des problèmes, et il faut les régler ».

[3Des dizaines de milliers de réfugiés du nucléaire sont toujours incapables de rentrer chez eux et attendent d’être dédommagés par TEPCO et le gouvernement. Selon les estimations, près de 2 millions de personnes ont fait une demande auprès de TEPCO, responsable de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi.

[4Les 2 millions de résidants de la préfecture de Fukushima feront l’objet d’une étude échelonnée sur 30 ans menée par la Fukushima Medical University. Or, aussi incroyable que cela puisse paraître, des experts croient qu’on ne saura sans doute jamais si les retombées radioactives de Fukushima ont causé des cancers. Pourquoi ? Parce que la maladie est si courante dans la population générale que les cas de cancers causés par les retombées seraient « noyés » dans les statistiques. Environ 40% des citoyens des pays industrialisés seront un jour frappés par un cancer au cours de leur vie.

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  • forum

    • Fukushima, mon âme ou rien
      11 mars 2012, par Decrauze

      Le confort sans risque ? Pour qui cette fable ? Les sites les plus alarmistes comptabilisent soixante millions de cancers dus à cette énergie. Les accidents de la route font plus d’un million de morts par an depuis une soixantaine d’années. Doit-on abandonner l’électricité nucléaire et interdire les moyens de locomotion concernés ? Indécentes polémiques alors qu’un peuple sèche ses plaies, cicatrise vaille que vaille et témoigne d’une énergie sans pareille.

     

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