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Deuxième édition du 29 janvier au 7 février 2010 au Forum des images à Paris

Festival Un état du monde... et du cinéma 2010

Un lieu de débats et de rencontres autour de l’actualité et de ses enjeux, filmés et questionnés par des cinéastes

samedi 26 décembre 2009
Posté par David Naulin

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Le Forum des images organise la 2e édition du festival Un état du monde… et du cinéma, placée cette année sous le double parrainage du cinéaste inclassable et engagé, Raoul Peck, et de Jacques Attali, économiste et haut fonctionnaire français, ancien conseiller de François Mitterrand. La manifestation confronte des films récents, venus du monde entier, et propose de décrypter les questions de géopolitique qu’ils éclairent, à travers des rencontres inédites entre les réalisateurs, philosophes, sociologues et politologues, invités par le Forum des
images. Près de quarante films, dont dix avant-premières, plus d’une vingtaine d’invités, trois tables rondes et quatre conférences offrent au public l’opportunité de sillonner l’actualité cinématographique et, à travers le regard distancié des cinéastes, de prendre la mesure des enjeux qui agitent le monde.



La programmation du festival s’articule autour de trois axes principaux

Festival Un état du monde... et du cinéma 2010 Le festival interroge le retour du religieux et de ses ambiguïtés politiques comme le dénotent le regain d’un certain traditionnalisme, les nouveaux mouvements religieux et partis pris fondamentalistes. Des Etats-Unis (Jesus Camp de Heidi Ewing), à l’Inde (Water de Deepa Mehta), en passant par le Mexique (Lumière silencieuse de Carlos Reygadas) ou l’Espagne (Camino de Javier Fesser), les représentations de la question religieuse et de ses implications dans la marche d’une société font débat.

Entre la perspective d’une éventuelle réunification et l’irruption du phénomène de l’immigration, l’identité coréenne connaît de profonds bouleversements. Parmi les 13 films programmés, les productions récentes (Hello Stranger de Kim Dong-hyun, Bandhobi de Shin Dong-il, Himalaya de Jeon Soo-il) mettent en scène les difficiles rapports entre le Nord et le Sud malgré une tentative de rapprochement et dépeignent une société aux discriminations diverses, incapable d’accepter l’étranger.

Le Forum des images a choisi de présenter un focus sur l’Iran, dont la lutte du peuple pour la démocratie et la liberté passe aussi par le cinéma et les images. La tempête répressive qui a suivi la dernière élection présidentielle a suscité plusieurs films tel que Green Days, réalisée par Hana Makhmalbaf. D’autres films, comme le documentaire Bassidji de Mehran Tamadon décrypte les mécanismes idéologiques du pouvoir islamique en place ou comme la fiction My Teheran for sale de Granaz Moussavi dénonce l’oppression exercée sur les milieux culturels.

Deuxième édition du 29 janvier au 7 février 2010 au Forum des images à Paris

Parallèlement à ces projections pour beaucoup présentées par les réalisateurs invités, le festival propose deux tables rondes, animées par le journaliste Sylvain Bourmeau : « Corée, singulier ou pluriel ? » et « Le retour du religieux ? ». Spécialistes du cinéma, géographes, sociologues sont invités à débattre sur ces questions.

Par ailleurs, le festival porte un regard rétrospectif sur la production de l’année 2009. Une table ronde, intitulée, « Le cinéma et le monde » réunit autour de Sylvain Bourmeau, le cinéaste Merzak Allouache, l’historien du cinéma et rédacteur en chef de la revue Positif Michel Ciment et Claude Leblanc, rédacteur en chef de Courrier International.

En présence de journalistes, cinéastes et personnalités de la société civiles, quatre conférences permettent d’analyser comment les cinéastes se sont emparés de sujets liés à la désobéissance civile (Romain Goupil et Jean-Pierre Esquenazi), à la crise financière (William Karel), aux représentations de la prison (Florence Aubenas et Jean-Marie Delarue) ou encore au devenir de la planète (Annick Peigné-Giuly et Hervé Kempf).

A l’occasion du festival, le Forum des images est heureux d’accueillir l’une des plus grandes figures du cinéma russe : Nikita Mikhalkov. Son oeuvre stigmatise l’occidentalisation des valeurs de son pays et oscille entre nationalisme exacerbé et nostalgie (Partition inachevée pour piano mécanique, Les Yeux noirs, Urga,...). Samedi 30 janvier, Nikita Mikhalkov vient présenter en avant-première son dernier film 12, huit clos magistral. Dimanche 31 janvier, le festival convie le public à une rencontre exceptionnelle avec cet auteur pour explorer son univers cinématographique.

Deuxième édition du 29 janvier au 7 février 2010 au Forum des images à Paris

Plusieurs temps forts vont rythmer les dix jours de programmation élaborée par le Forum des images.

Vendredi 29 janvier, Raoul Peck et Jacques Attali inaugurent le festival par un échange inédit. Le film d’ouverture est White Material que sa réalisarice Claire Denis vient présenter avant sa sortie sur les écrans nationaux, le 24 mars 2010.

Le festival est le lieu pour les spectateurs de découvrir une dizaine de films du monde entier, inédits ou en avant-première, en présence de leurs auteurs. La plupart de ces oeuvres de fiction abordent de biais plusieurs réalités : la société mexicaine aujourd’hui (Perpetuum Mobile de Nicolas Pereda), l’Europe objet de fantasme pour la jeunesse algérienne en déshérence (Harragas de Merzak Allouache), les conséquences civiles de l’occupation américaine en Irak (The Messenger d’Oren Moverman) ou encore le portrait sombre de la société iranienne actuelle (Téhéran de Nader T. Homayoun).

Le festival offre au public l’occasion de parcourir l’oeuvre de Raoul Peck à travers une rétrospective sélective de ses films, projetés en sa présence. A découvrir, en avant première son dernier film, Moloch Tropical (mardi 2 février à 20h00).

Le festival convie les spectateurs à découvrir l’impact étonnant de la culture de masse de la Corée du Sud sur les pays qui l’entourent. Séries TV, cinéma, musique pop nourrissent ce phénomène de « la vague coréenne », dénommé « Hallyu ».

Un état du monde… et du cinéma invite à multiplier les points de vue, à entendre d’autres voix, et à appréhender, sous l’éclairage indirect du 7e art, le monde et sa complexité.

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