Subventions : Ciblage vertueux et équitable pour des mécanismes de transferts efficaces. Par Abdelali Boukhalef | LE MATIN

Publié le : 03.08.2008 | par le Matin du Maroc Le FMI s’est dit d’avis que le système de subventions généralisées en vigueur au Maroc est la question la plus importante à laquelle les autorités devraient faire face.
Enseignement Classe | LE MATIN Maroc
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Un meilleur ciblage des subventions à moyen terme sera primordial pour réduire au minimum les risques pesant sur le budget et dégager les ressources nécessaires pour financer les actions prioritaires du gouvernement. Ils notent le caractère régressif du système de subventions actuel, et mettent en avant les coûts d’opportunité considérables, sous forme d’investissements publics et dépenses d’éducation auxquels il faudrait renoncer. Car, comme l’a souligné M. K. Harriry, député parlementaire de l’USFP, à une publication du ministère des Finances et de l’Economie, il faut savoir que le système actuel de compensation est arrivé à ses limites et sa réforme s’impose et une réflexion est à mener dans le sens d’un meilleur ciblage des populations défavorisées. Selon lui, des dysfonctionnements importants le handicapent : subventions profitant à des populations qui n’en ont pas besoin, leur accaparation par les intermédiaires et les spéculateurs… «On constate aussi des utilisations des subventions non conformes à l’esprit même pour lequel ce système a été mis en place», indique M.Harriry citant quelques exemples, comme le cas du butane destiné à l’usage domestique, et subventionné pour cela, aujourd’hui utilisé dans l’industrie ou dans l’agriculture (puits, chauffage) ou encore du fuel subventionné utilisé dans les cimenteries, un secteur où il y a des monopoles de fait et qui réalise des marges et des bénéfices sans commune mesure avec ce qui se passe ailleurs dans le monde. Comment, dès lors, mieux cibler ? M. Harriry pense que le dispositif «Forsa» pourrait constituer la base d’une réforme du système de subvention. Celui-ci, a-t-il expliqué, consisterait à accorder, pour toute famille pauvre une allocation directe en argent d’environ 500 DH/mois. Cette allocation pourrait être conditionnée par la scolarisation des enfants ou d’autres critères qui contribuent au développement humain. La Caisse de compensation joue un rôle politique important dans la mesure où c’est l’un des instruments de stabilisation sociale le plus important pour les pouvoirs publics. «Grâce à elle, et pendant des années, le Maroc s’est payé une paix sociale qui lui garantissait une stabilité politique durable», renchérit, pour sa part, Tarik El Malki du CMC. Elle a joué son rôle, mais aujourd’hui il faut autre chose dans la mesure où les finances publiques du pays ne peuvent plus assumer un coût aussi important. Le budget de l’Etat ne peut en effet plus faire face à l’explosion des prix du pétrole et de certains produits alimentaires. Selon lui, il faut donc faire des choix et des arbitrages, car le Maroc a des chantiers d’envergure à réaliser qui nécessitent des fonds mais dont la rentabilité est avérée. L’Etat ne peut plus assumer à lui seul cette charge monumentale (…) il faut donc trouver des mécanismes plus intelligents et plus originaux de stabilisation sociale où tout le monde, y compris l’Etat, se retrouverent. En garantissant la stabilité des prix des produits de première nécessité et de l’essence, l’Etat encourageait un comportement qui n’est plus aujourd’hui en adéquation avec les grands changements et bouleversements que vit notre planète. «Au-delà de la logique comptable et financière, cette réforme de la Caisse devrait avoir pour opportunité de réveiller enfin nos consciences sur ce qui se passe autour de nous et nous inciter à faire évoluer nos habitudes comportementales». (…) – Lire l’intégralité de l’article de Abdelali Boukhalef sur le site LE MATIN Maroc kiosque_1729.jpg – Voir aussi sur le site d’Aujourd’hui Le Maroc : De grands chantiers dédiés au développement durable Le Maroc œuvre pour la réalisation d’un développement durable en empruntant deux voies parallèles mais complémentaires. Il s’agit de la mise en œuvre de grands chantiers dédiés au développement et de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH). Par : Atika Haimoud

 

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