Le non-labour dans les sillons de l’agro-chimie par Dominique Guillet

Article à télécharger en PDF (1,5 Mo) Suite à des articles louant le non-labour comme la nouvelle révolution verte et suite à la découverte de la page “agro-écologie” du CIRAD en France, il nous a semblé essentiel de faire le point sur cette pratique agricole appelée également “semis direct” et autrefois appelée “agriculture chimique” ou “chemical farming”. En effet, il y a non-labour et non-labour. Et celui de Fukuoka n’a strictement rien à voir avec celui de Monsanto ! Cette pratique, introduite par l’agriculture moderne il y a une quarantaine d’années, recouvre officiellement 96 millions d’hectares sur la planète (à savoir 4 fois la surface agricole de la France). Elle fut introduite avec le souhait louable de lutter contre l’érosion des sols. Cependant, elle est devenue l’agriculture la plus toxique du monde (chimères génétiques + pesticides à outrance) et on pourrait se demander si la lutte contre l’érosion n’était pas une gentille excuse pour accroître, de façon considérable, les profits de la mafia en contrôle de l’agro-chimie et des chimères génétiques. La majorité des surfaces agricoles en non-labour sont dédiées à la production de viande (soja et maïs) et récemment d’agro-carburants (soja et maïs ). Alors que le cancer des pesticides accroît son emprise sur toute la planète, il n’est que temps de démystifier le non-labour chimique qui est une catastrophe (une de plus) pour l’environnement et la santé de l’humanité. (…) liberer-conscience.gif

 

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