Le 23 octobre 2056 : Les appels à la désobéissance civique se multiplient

De plus en plus de personnes, soutenues par nombre d’organisations non gouvernementales internationales, s’opposent à ce qu’ils appellent la tyrannie du « tout informé ». Deux groupes s’affrontent dans ce qui est avant tout un débat éthique, les NDOB (No Data On Board, prononcez « no dob’s ») s’opposent aux Enhanced People (EP, prononcez « hippy » !) qui, par contre, ne veulent mettre aucune limitation à l’application des technologies les plus avancées au corps de l’homme.

Seul point sur lequel ces deux mouvements se retrouvent : la protection des libertés individuelles. Les premiers refusent catégoriquement l’implant RFID humain (h-RFID). Ils s’opposent également aux RFID (Radio Frequency Identification) incorporées dans les objets de consommation courante. Ils se rendent dans des magasins peu informatisés et qui acceptent la monnaie fiduciaire. Pour les seconds, la protection de la vie privée et donc des données personnelles, passe par les réseaux alternatifs issus de la vieille communauté de développeurs sous LINUX. Les hackers devenant les garants de leurs libertés individuelles.

Dans les faits, peu de gens s’engagent pleinement dans l’une ou l’autre de ces voies. Un troisième groupe tire avantage de ce débat, les membres des communautés d’échange. L’argent y est aboli, tout est basé sur l’échange de services rendus. « L’unité de mesure du travail accompli est le grain de blé… le « liant » de ce système est la confiance mutuelle » disent les diffuseurs de cette pratique.

Le débat sur la généralisation du contrôle des individus par RFID reste d’actualité : des Parlements de différents pays préparent des législations tendant à normaliser l’usage des h-RFID.

© Olivier Parent

Lire aussi

L’intelligence artificielle à l’épreuve du vivant : les défis d’une gouvernance environnementale

Alors que l’intelligence artificielle est présentée comme un levier...

Le Piège des Écolieux : Ce que personne ne t’explique avant de tout plaquer pour vivre en collectif

Yohan Sancerni a cofondé l’écovillage de Pourgues en Ariège,...

Faire la révolution écologique au ras de la pelouse, depuis chez soi, avec ses voisins 

Forme dominante de l’étalement urbain, systématiquement construit sur des...

Newsletter

Sur Cdurable

Faire la révolution écologique au ras de la pelouse, depuis chez soi, avec ses voisins 

Forme dominante de l’étalement urbain, systématiquement construit sur des...

« Relocalisons » : 29 acteurs s’unissent pour favoriser l’approvisionnement local en restauration collective

Changer d'échelle pour transformer nos assiettes. C’est le défi...

Atlas des cartes de l’anthropocène sur la forêt, un écosystème essentiel mais sous pression

Depuis 2022, l’IGN publie son atlas « Cartographier l’anthropocène ». En tant que vigie de la forêt française, l’institut consacre l’édition 2026 à cet...

L’intelligence artificielle à l’épreuve du vivant : les défis d’une gouvernance environnementale

Alors que l’intelligence artificielle est présentée comme un levier potentiel de la transition écologique, son développement s’accompagne d’une consommation croissante d’électricité, d’eau et de...

Le Piège des Écolieux : Ce que personne ne t’explique avant de tout plaquer pour vivre en collectif

Yohan Sancerni a cofondé l’écovillage de Pourgues en Ariège, et y a vécu neuf ans, jusqu’à la dissolution du collectif début 2025. Des milliers...