La ferme de Tremonvillers (Oise), productrice de pommes de terre et de betteraves rouges, révolutionne ses process

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La ferme de Tremonvillers a installé une trieuse TOMRA 3A à l’automne 2020 dans un hangar spécialement construit pour trier et stocker les pommes de terre et les betteraves rouges en sortie de champs. La TOMRA 3A permet de contrôler entièrement le cycle de production : adaptation aux pics de récolte, qualité de tri inégalée et suppression du tri manuel. La TOMRA 3A devrait être amortie en trois ans.

 

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Damien Renard, dirigeant de l’EARL de Tremonvillers, collectionne les certifications de qualité depuis 25 ans : QUALITAIR, GRASP – GlobalG.A.P., HVE niveau 3. Les clients industriels en font, dans certains cas, une condition sine qua non au référencement. Ces labels de qualité apportent également du Sens au métier en validant ou en questionnant les processus lors des phases d’audit préalables à la certification. À la ferme de Tremonvillers, on ne s’enferme pas dans les habitudes, on cherche à aller de l’avant, à observer les bonnes pratiques et à investir dans l’innovation utile. C’était déjà le cas du temps du père de Damien Renard, qui a été l’un des premiers dans la région à mettre en place des systèmes d’irrigation, à se diversifier dans la culture légumière et à produire des pommes de terre.

180 hectares de pommes de terre, 10 hectares de betteraves rouges

La ferme de Tremonvillers dans l’Oise, détenue depuis trois générations par la famille Renard, aujourd’hui Nathalie et Damien, est spécialisée dans la culture de la pomme de terre. Sur les grandes plaines de Picardie, les céréales (blé, colza, orge de printemps), la betterave sucrière sont les cultures habituelles et occupent plus de 100 hectares à la ferme. Mais les modifications de la PAC (Politique Agricole Commune) et les périodes répétées de sécheresse ont accentué la volonté de diversification. Ainsi, en plus des 30 hectares qui sont déjà dédiées sur l’exploitation à la culture de la pomme de terre, 150 hectares additionnels ont été loués dans les environs pour cela ; et 10 autres hectares sont aussi consacrés à la culture de la betterave rouge.

Les récoltes sont vendues en vrac ou en big bags, pour les marché du frais et l’industrie de la transformation, à des  négociants qui livrent les grandes marques de l’industrie alimentaire et de la frite dans toute l’Europe, en France, en Italie, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, etc.

Les cultures légumières qui nécessitent une étape de tri préalable avant la vente

Lors de la récolte d’automne, l’arrachage dans la terre compacte de l’Oise livre des tubercules enrobés de terre. Pour les vendre, il est nécessaire d’appliquer un tri qualitatif préalable pour éliminer les pommes de terre vertes, les mottes et les pierres.

8 heures d’affilée, pendant des jours, c’est une tâche complexe pour l’œil humain, mais parfaitement réalisée par la dernière génération de machines de tri optique TOMRA. Après l’avoir vu tourner lors d’un salon professionnel et chez un collègue, Damien Renard a donc décidé d’acquérir sa TOMRA 3A à la fin de l’année 2019.

Car au-delà de la qualité du tri apportée par l’automatisation, la possibilité de reprendre le contrôle total de la production a été un élément déclencheur de la décision d’investissement. L’arrivée de la machine de tri optique TOMRA apporte en effet un renfort puissant, continu et fiable à l’exploitation. Elle permet d’absorber le pic des récoltes, sans qu’il ne soit plus nécessaire de recourir à un renfort de main-d’œuvre saisonnier.

La TOMRA 3A entre en scène

Cinq équivalents temps plein travaillent toute l’année sur l’exploitation, le couple de dirigeants, deux employés et deux apprentis à temps partiel. La récolte de pommes de terre nécessitait auparavant un renfort de main d’oeuvre saisonnier, au moins cinq personnes affectées exclusivement au tri des produits arrivant du champ.

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Pour cette tâche répétitive, les candidats ne se bousculent pas à l’embauche dans les environs, et la main-d’œuvre étrangère ne s’acclimate pas toujours. Il en résulte 20 ans de tension épisodique dans le recrutement et la gestion du personnel, qui aurait même pu prendre un tour catastrophique cette année de pandémie mondiale avec la fermeture des frontières décidée pour ralentir la propagation du virus COVID-19.

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Mais très opportunément, fin 2019, Damien Renard passe à l’acte, concrétise son projet d’investissement et achète sa machine de tri optique TOMRA 3A. Aujourd’hui, la TOMRA 3A traite 30 tonnes/heure ; en 30 minutes, un semi-remorque peut embarquer une marchandise de qualité, triée avec soin.

« Ce nouvel outil a révolutionné la production et 20 ans d’habitudes. Le couple d’exploitants est entièrement autonome, gére l’outil sur un écran tactile intuitif, et a maitrisé seul la récolte 2020 en ayant la satisfaction d’obtenir des pommes de terre de meilleure qualité, sans plus de terre, ni de cailloux stockés dans leur frigo » explique Damien Renard. 

 

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