France Télévisions propose, dès le 23 janvier sur france.tv et mardi 27 janvier à 21.10 sur France 2, un voyage inédit à la découverte de la France de 2100, avec le documentaire France, il était une fois demain de Michael Pitiot, raconté par Stéphane Varupenne, de la Comédie-Française, suivi du science of France 2100, le pourquoi du comment d’Eden Shavit.

Grâce à la magie des effets spéciaux,
nous parcourons en images réelles un pays qui s’est adapté au changement climatique. Un monde très différent mais, pour la 1ère fois, un monde qui ne fait pas peur. Qui donne envie même.

La France comme le reste du monde connaît le réchauffement climatique, la montée des eaux et bientôt un épuisement des ressources naturelles … Un constat qui alimente la peur de demain pour toutes les générations. Et plus encore, elle profite d’une culture collective puissante : la science-fiction, où le monde de demain se conçoit post-apocalyptique.
Et si on se trompait ? Et si penser la France de demain ne nous menait pas à la fin de notre histoire mais au contraire au début d’une nouvelle histoire ?

Pour le savoir … il faut faire un voyage à travers la France de 2100 à la recherche de ce qui pourrait changer en Normandie et dans le Pas-de-Calais avec la montée des eaux. Comment pourrions-nous réinventer notre agriculture dans la Beauce, nous adapter à la fonte des glaciers alpins et vivre avec l’aridification en Occitanie. Ou encore comment pourrions-nous repenser nos villes, de Paris à Chartres ou encore Marseille. Et découvrir ce que sera notre mobilité demain pour imaginer ce que deviendront nos si chères voitures et nos avions… La France de nos enfants et de nos petits-enfants.

« France, il était une fois demain » :
un voyage imaginaire mais documenté, basé sur les travaux d’un corpus d’experts pour se redonner envie de demain.

© Les bons clients
C’est l’histoire d’un voyage en France en 2100 qui commencerait sur les côtes de la Normandie. Cette région, exposée à la montée des eaux, nous mènera à choisir entre élever des digues toujours plus hautes ou au contraire nous adapter à un nouveau tracé côtier. Plus au nord, dans le marais Audomarois, entre Saint-Omer et Dunkerque, la montée des eaux pourrait même redessiner un tout autre Pas-de-Calais et l’on y vivrait une expérience différente mais plaisante entre terre et mer.

Vivre plus proche des éléments naturels pour demain est un défi.
Notre société actuelle est au contraire tournée vers la technologie, au point que même notre agriculture est industrielle !
Or, on sait désormais que ce modèle ne résistera pas à un changement climatique et l’on cherche dans la science et la technologie des solutions pour demain. Et si la solution n’était pas tout simplement de redonner des arbres à nos paysages et une place à nos paysans en revenant à l’agroforesterie ? Cette méthode ancestrale associe les arbres et les champs, elle préserve la ressource en eau, un enjeu d’autant plus pressant que le réchauffement climatique annonce la fin des glaciers permanents dans les Alpes notamment.
Avec la fin des neiges éternelles, le Rhône mais surtout l’Occitanie pourrait devenir en été une zone semi-aride. Serons-nous condamnés à vivre dans des biosphères climatisées, coupées du monde ? Peut-être pas. Il existe de nombreuses réponses pour adapter à la chaleur notre agriculture et nos villes comme par exemple Carcassonne.

Et du fait de l’action combinée du climat et de la montée des eaux, la Camargue pourrait devenir une mangrove. On appelle ce phénomène la tropicalisation de la France. En 2100, les orangers pousseraient en pleine terre au château de Chambord ! Ces changements n’ont rien d’exceptionnel dans la nature qui est en perpétuelle évolution. Au fond, c’est plutôt nous qui avons de la peine à accepter que notre monde change.

Notre monde est complexe et fragile à la fois, car dépendant du pétrole. C’est dans nos grandes villes comme Paris qu’on le perçoit le mieux. Vivre ici nécessite toujours plus de ressources pour construire et se déplacer sans cesse. L’étalement urbain montre déjà ses limites.
Alors à quoi ressemblera l’Île-de-France demain quand on sait que la voiture est au cœur de nos vies, que même l’Arc de triomphe est devenu un rond-point routier ?

Tout d’abord, la fin du pétrole signifiera moins de voitures et la conversion de nombreuses routes en zones vertes. Des milliers d’hectares pourraient même devenir des parcelles agricoles comme les Champs-Élysées et le Champ-de-Mars à Paris.
Végétaliser permettrait de protéger la ville du changement climatique.
On s’y déplacerait différemment, sans pétrole, et l’immense agglomération d’Île-de-France pourrait voir sa taille se réduire et ses habitants choisir de vivre à nouveau dans les villes moyennes de France.

La fin du pétrole pourrait en réalité donner à la France un autre visage favorisant la proximité et la qualité de vie. De même en 2100, la production et la circulation des biens à travers le monde ne sera plus la même, en particulier pour le textile qui en France pourrait voir un retour à des fibres naturelles locales comme le lin. On resterait mobile grâce à un réseau ferroviaire redéployé dans le pays. Avec moins de route, on pourrait préserver des espaces sauvages pour favoriser la biodiversité française. Le parc automobile serait à recycler en de plus petits véhicules sans doute ultralégers pour être économes car l’énergie de demain se fera nucléaire, solaire, à hydrogène ou électrique mais surtout elle appellera à la sobriété. De fait nos avions voleront moins nombreux dans notre ciel et pour les longues distances, en 2100, on leur préférera peut-être le voyage en mer.

Difficile de prédire à quoi ressemblera la France demain sans être prophétique mais ne pas chercher à l’imaginer est pire encore.

Car il est temps de faire des choix.
Un autre monde est possible.
Il a peut-être même déjà commencé.
La suite dépend de nous …
Il était une fois demain par Chris Morin-Eitner

Les grands paysages de France aujourd’hui vs 2100
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