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Valeurs vertes N°101 - Décembre 2009

Passé industriel : comment effacer l’ardoise ?

mercredi 2 décembre 2009
Posté par David Naulin

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Au sommaire du nouveau numéro de Valeurs Vertes : un dossier "Passé industriel : comment effacer l’ardoise ?", une enquête "Les avions ne se cachent plus pour mourir", un dossier à destination des élus des collectivités locales : "Grenelle, sommet de Copenhague et crise", un dossier sur le nucléaire : "Comurhex, quand Areva lève le voile"...



 Edito : COPENHAGUE, LES ENJEUX INVISIBLES

Par Danièle Nocher

Danielle Nocher, Fondatrice et directrice de la publication et de la rédaction Pour la plupart des observateurs, Copenhague ne sera pas le succès espéré ; pour les plus pessimistes, le Protocole de Kyoto pourrait même, à terme, en souffrir, seuls quelques rares pays l’ayant appliqué réellement. Pour les optimismes, il y aura des avancées substantielles, même si un traité ne vient pas graver dans le marbre toutes les bonnes intentions de la Chine, du Brésil et des Etats-Unis !

Nous savons, depuis longtemps, qu’il existe des enjeux invisibles mis à mal par l’ère Bush dans le concept même d’un développement responsable moins prédateur de ressources naturelles et qui mettrait l’humain au cœur d’une symbiose réussie avec la Terre.
Nous sommes toujours prisonniers d’un modèle de vie où les technologies nous apportent tout ce qu’il faut pour vivre dans le confort. Mais elles nous éloignent souvent de l’urgente obligation de réfl échir au sens même de notre existence.

Chaque jour amène de nouvelles découvertes qui bouleversent nos civilisations, non seulement sur le plan matériel mais aussi sur le plan immatériel : Internet, biotechnologies, nanotechnologies, etc.
Avons-nous vraiment le temps de réfléchir avec bon sens lorsque les idées voyagent sur le Net à la vitesse de la lumière ? Comment prendre un peu de recul face à l’image de notre civilisation occidentale ? Comment valider les millions d’informations qui finissent par devenir une bouillie informe ? Des délais trop courts signifient peu de retours d’expériences, peu de bon sens.

Fascinées par les images trompeuses d’une société occidentale aseptisée, ou cherchant à fuir des conflits meurtriers et des errements climatiques, les forces vives de la jeunesse des pays menacés migrent, attirées par une vie meilleure. Tous ces phénomènes créent un monde à l’unité de façade mais qui arase les traditions pour une planète sans goût et sans saveur, où la consommation doit être frénétique pour que la machine économique ne s’arrête pas !

La vérité, c’est que nous allons devoir affronter des choix immatériels et imaginer de véritables changements qualitatifs à notre vie humaine. Nous devons trouver des solutions aux problèmes qui se posent par de nouveaux modèles de pensées. Les êtres humains ont souvent plus de potentiel que les institutions qui les représentent. Il y a toujours eu des hommes et des femmes capables de se surpasser pour des causes n’ayant aucun rapport avec leur propre confort ou leur intérêt. A Copenhague, nous en aurons besoin.

 Au sommaire de Valeurs Vertes N°101

- Dossier : Passé industriel : comment effacer l’ardoise ? Après plus d’un siècle d’extraction du métal précieux, dont les filons couraient au cœur de la Montagne Noire, le site de Salsigne concentre arsenic, cyanure et autres métaux lourds, responsables de contaminations dans le sol, l’air et l’eau de cette région de l’Aude. Tristement connue pour figurer parmi les sites les plus pollués de France, la mine de Salsigne a provoqué des dizaines de cancers respiratoires et digestifs, reconnus comme maladies professionnelles en 1985. Depuis 2007, les anciens mineurs font l’objet d’un suivi post-professionnel de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie et de la Sécurité sociale des Mines. «  Il y avait une omerta, pour ne pas jeter le discrédit sur la production agricole environnante et protéger ce site industriel employant plus de 300 personnes dans les usines et les mines », relate Henri de Marion Gaja, vice-président de l’association des Riverains de Salsigne. Sur 1 000 hectares de domaine minier, la pollution comme rançon à payer pour conserver l’emploi d’une région où l’industrie se fait rare. DANS CE DOSSIER : 120 t d’or contre des millions de tonnes de déchets - Dépollution : une note très salée - Interdiction de ramasser les escargots - Une dépollution achevée ? - Contre le projet de décharge.

- Nucléaire : Comurhex, quand Areva lève le voile. Nucléaire : Comurhex, quand Areva lève le voile 25 % du yellow cake (concentré d’uranium minerai) mondial transite par Malvési, à 3 km au nord-ouest de Narbonne, où se trouve la Comurhex. Cette filiale d’Areva en traite 14 000 tonnes par an et prévoit d’augmenter sa production de 50 %. Mais l’usine rejette, depuis 50 ans, ses effluents dans des bassins en attendant une solution de traitement qui tarde. Le yellow cake arrive par camion à Comurhex-Malvési, classé site d’importance vitale et seul point d’entrée en France de
l’uranium naturel. Il en ressort en tétrafluorure d’uranium (UF4), sous forme de granulés verts. Il part ensuite à Comurhex-Pierrelatte pour y être transformé en gaz d’hexafluorure d’uranium gaz (UF6), forme sous laquelle il pourra être enrichi avant de servir de combustible dans les réacteurs nucléaires. Six usines dans le monde détiennent ce savoir-faire,
partagé entre les Etats-Unis, le Canada, la Russie, la Chine et le Royaume-Uni. « Nous sommes façonniers, explique Grégory Degenne, responsable communication de la Comurhex. Les électriciens achètent l’uranium aux mines et nous le confient pour le convertir. Ce qui compte pour nous, c’est le coût de ce processus et non le cours de l’uranium. » L’usine, leader mondial de la conversion, compte pour principaux clients EDF (49 %), le Japon (14 %) et les Etats-Unis (9 %). Il leur en coûte 10 € le kilo d’uranium converti. Comurhex-Malvési emploie 280 personnes, auxquelles s’ajoutent 50 à 80 sous-traitants permanents, et doit tourner sans interruption pour être économiquement viable. Dans ce dossier : 240 millions d’€ pour Comurhex II - 50 ans de pollution dans les lagunes - Classer les bassins radioactifs - Nucléaire : énergie propre ? - Salariés et riverains, quel impact sur leur santé ? - Une ouverture laborieuse au public.

- Grenelle, sommet de Copenhague et crise. Depuis longtemps, les maires ont entrepris de préserver l’environnement de leurs concitoyens. Organisation du ramassage et du traitement des déchets ménagers, distribution d’une eau de qualité, assainissement des eaux usées et préservation du patrimoine naturel de la commune composent le quotidien des communes. Mais les communes ne se contentent pas uniquement d’une gestion technique de l’environnement. DANS CE DOSSIER :
- Grenelle 2 : la boîte à outils - Lisser le code de l’urbanisme - Pas de solution pour l’éolien - Quel indicateur de l’évaluation - Cri d’alarme : les collectivités au pied du mur - Les élus deviennent inutiles - Moins de solidarités locales
.

- Enquête : Les avions ne se cachent plus pour mourir. Les avions ne se cachent plus pour mourir Il ressemble à un oiseau blessé, avec son aile coupée d’où pendent câbles et tuyaux. Les sièges démontés gisent sur le côté ; le DC10 n’emmènera plus de voyageurs au bout du monde. Sur l’aéroport de Châteauroux, les entreprises membres de l’Aircraft Fleet Recycling Association (AFRA, association pour le recyclage des avions de flotte) se chargent de son démantèlement. Extrait : Une scie circulaire attaque la queue de l’avion, dans un bruit déchirant de tôle découpée. Cette scie a été conçue par Bartin Aéro Recycling (BAR), première plateforme européenne de démantèlement aéronautique, créée en 2005 et rachetée par Veolia Propreté. Certifiée ISO 14 001, elle emploie trois personnes qui récupèrent les pièces détachées, vidangent les réservoirs de kérosène, les circuits hydrauliques et ceux de freinage, démontent les batteries, évacuent les parties non recyclables (planchers, plastiques, etc.) et découpent l’avion en éléments broyables. Au final, 80% de métaux valorisables. Bartin Aéro Recycling fait partie des membres fondateurs de l’AFRA. « Nous voulions mieux répondre aux attentes de nos fournisseurs et appartenir à une association dynamique. Avec l’AFRA, nous apprenons beaucoup sur les technologies du recyclage et les exigences de sécurité », explique Yves Basset, directeur des opérations.

La suite dans Valeurs Vertes N°101.


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