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Journée de la Gentillesse le 13 Novembre

Appel pour la bienveillance au travail

par Arnaud de Saint Simon, Président du Groupe Psychologies

mardi 8 novembre 2011
Posté par Cyrille

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La Journée de la Gentillesse a lieu chaque année le 13 novembre dans une quinzaine de pays. Cette année, Le réseau Entrepreneurs d’avenir s’est associé à Psychologies Magazine afin de lancer un Appel pour la bienveillance au travail, dans le but d’améliorer le bien-être et les relations dans l’entreprise.
Le texte a été élaboré avec des dirigeants, des associations de dirigeants, des coachs, des partenaires sociaux, en partenariat avec Entrepreneurs d’Avenir. Déjà signé par des dizaines d’entreprises, il sera publié dans le numéro de novembre de Psychologies.



Lire le Manifeste Psychologies

« Nous comptons sur votre signature : l’impact national de cette initiative et le débat qu’elle suscitera dépendront du nombre d’entreprises qui l’auront rejointe.

Cet appel est d’abord un texte à débattre. Le signer, c’est s’engager à réfléchir et à dialoguer sur la bienveillance avec ses collaborateurs pour envisager ensemble des actions concrètes et réalistes à mettre progressivement en place.

Nous avons besoin de votre réponse avant le 10 septembre.

Nous espérons vivement votre participation. Vous pouvez envoyer votre signature (votre nom, le nom de votre entreprise, le domaine d’activité, le nombre de salariés) à pauline@psychologies.com et, si le cœur vous en dit, faire circuler l’Appel autour de vous. »

Arnaud de Saint Simon
Groupe Psychologies / Président
149-151 rue Anatole France 92534 Levallois Perret Cedex – France
Tel : 33 (0)1 4134 8371
2 millions d’exemplaires, en France et dans 12 pays
www.psychologies.com

- En partenariat avec le réseau Entrepreneur d’Avenir Entrepreneurs d'Avenir

 Appel pour la bienveillance au travail

Nous, dirigeants, managers, salariés, coachs, psys, appelons les acteurs du monde du travail à s’engager sur la voie de la bienveillance. Bienveillance des dirigeants envers leurs collaborateurs, des collaborateurs entre eux et envers l’entreprise.

Nous croyons que bienveillance, exigence et performance économique sont indissociables. L’avenir de nos entreprises repose sur notre savoir-faire, mais aussi, et surtout, sur notre savoir-être.

Pour cela, nous nous engageons à réfléchir et agir, en concertation avec les collaborateurs et partenaires sociaux, sur les thèmes suivants :

 Donner du sens au travail de chacun

-  Partager avec tous la vision globale de l’entreprise : exposer son projet, sa stratégie, ses objectifs, ses risques et ses résultats.

-  Définir clairement les missions de chacun en fonction de ses capacités et en tenant compte au mieux de ses aspirations ; donner des objectifs atteignables (en temps et en moyens), précis, régulièrement évalués et remis à jour.

-  Reconnaitre la valeur du travail accompli : remercier, encourager et valoriser aussi bien la performance collective et la coopération que la performance individuelle.

-  Affirmer l’exigence de qualité et savoir parler clairement de ce qui ne va pas.

-  Refuser les pratiques managériales néfastes : objectifs impossibles, instructions paradoxales, management par le stress…

-  Faire de l’entreprise un lieu d’apprentissage et de progression personnelle : évolution des missions, mobilité, formations techniques et de développement personnel.

-  Inscrire le travail de chacun dans un développement durable en ajustant au mieux l’impact de l’entreprise sur la vie locale et l’environnement.

  Développer la qualité des relations et le mieux vivre ensemble

-  Inciter les dirigeants et managers à se former à l’intelligence relationnelle et, le cas échéant, à faire un travail de développement personnel pour être au clair avec leurs atouts et difficultés ; mieux prendre en compte les émotions dans le management.

-  Construire un dialogue authentique et clair au sein de l’entreprise ; veiller à ce que chacun puisse s’exprimer et être entendu ; que chacun dise ce qu’il fait et fasse ce qu’il dit.

-  Faire confiance et responsabiliser les salariés sur leurs objectifs, méthodes, moyens et gestion du temps ; déléguer, éviter le reporting abusif.

-  Valoriser la créativité et reconnaître le droit à l’erreur.

-  Cultiver l’esprit d’équipe, l’entraide, la convivialité et la création de liens.

-  Traiter les clients et les fournisseurs avec le même respect, le même engagement de bienveillance.

 Veiller au bien-être des individus

-  Mettre en œuvre une politique du bien-être au travail, traduite en actions concrètes.

-  Anticiper l’impact des réorganisations et restructurations sur le bien-être des collaborateurs, ainsi que le surcroît de travail qu’elles induisent.

-  Favoriser l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle par la flexibilité des horaires ou le télétravail ; éviter les réunions, appels ou envois de mails hors temps de travail.

-  Faire participer les salariés au choix de leurs outils techniques et de leur environnement de travail.

-  Rémunérer chacun équitablement au regard de ses qualités professionnelles et d’un partage raisonnable de la valeur ajoutée de l’entreprise ; lorsque c’est possible, prendre les devants pour les augmentations et avancements, même quand les collaborateurs n’ont rien demandé.

-  Lutter contre les discriminations et les abus : intégrer l’égalité professionnelle hommes / femmes et la diversité comme facteur de richesse (âge, handicap, origine) ; prévenir les risques d’abus et de harcèlement sexuel et moral ; soutenir et accompagner les salariés en difficulté.


La gentillesse au travail ?

La gentillesse au travail ?

Le souci de l’autre est-il compatible avec les besoins d’efficacité de l’entreprise ? Nous avons réuni une directrice des ressources humaines d’une grande société, un psychiatre spécialiste du stress, un patron de PME et un syndicaliste pour en débattre.

Par Cécile Guéret

Ils débattent

Muriel Pénicaud est directrice générale des ressources humaines de Danone.

Éric Albert, psychiatre, coach et fondateur de l’Institut français d’action sur le stress (Ifas), est l’auteur, avec Laurence Saunder, de Stress.fr, comment l’entreprise peut-elle agir face au stress de ses collaborateurs ? (Éd. d’Organisation, 2010).

Sylvain Breuzard est P-DG de Norsys, une PME d’ingénierie informatique membre d’Entrepreneurs d’avenir, réseau prônant la prise en compte de normes éthiques, sociales et environnementales dans la compétitivité de l’entreprise.

Christian Larose, syndicaliste CGT, vice-président du Conseil économique, social et environnemental, est l’auteur, avec Muriel Pénicaud et Henri Lachmann, de Bien-être et efficacité au travail , rapport rédigé à la demande du Premier ministre.

Psychologies : Aujourd’hui, dans les esprits, le travail est plus associé à la souffrance qu’au bien-être. Pourquoi ?

Muriel Pénicaud : Depuis plusieurs années, le travail n’est vu que sous l’angle de la souffrance. Mais 70 % des salariés se disent satisfaits ! Le travail est le principal lieu d’identité, de valorisation, d’épanouissement et de lien social. Avec un tel investissement affectif et de telles attentes, la déception est parfois terrible. D’autant que les autres pourvoyeurs de sociabilité (famille, cité, Église) se sont effilochés…

Christian Larose : Les gens ont peur des restructurations, du chômage, du déclassement… Il y a de l’angoisse et de la souffrance au travail ! La croissance d’une entreprise dépend pourtant aussi de l’engagement des employés, donc de leur bien-être. Celles où il fait bon travailler sont plus performantes, plus innovantes et créent davantage d’emplois.

Sylvain Breuzard : Les jeunes, moins attachés à l’idée de carrière qu’à un environnement et à un projet qui les motivent, n’hésitent d’ailleurs pas à changer d’employeur si leur métier le leur permet.

M.P. : Malheureusement, après trente ans de management par les objectifs, on a confondu la saine concurrence à l’externe et la compétition entre salariés. On a trop individualisé le travail et cassé les collectifs.

Éric Albert : Lorsque les managers sont soumis à la vision à court terme des marchés financiers, le stress est souvent la solution de facilité pour motiver les équipes.

M.P. : Certes, mais l’entreprise doit harmoniser le calendrier des résultats économiques, chaque trimestre, et celui de la croissance durable. Pour son succès futur, bien sûr, mais aussi car cela détermine, en cascade, le comportement des managers avec leurs équipes, et celui des salariés entre eux. Ainsi, depuis trois ans, un tiers de la rémunération variable de nos mille cinq cents directeurs dans le monde dépend de critères environnementaux et sociaux : le nombre d’heures de formation par salarié, la sécurité au travail, la réduction de l’empreinte carbone…

É.A. : Que l’on se place du point de vue économique ou de celui du psychisme de l’individu, la relation est centrale. Plus que l’augmentation des revenus, c’est la qualité du lien social qui génère du bien-être. Or, il est nouveau de considérer le comportement, donc l’émotion, dans l’entreprise. Hier, il suffi sait que le salarié fasse son boulot. Aujourd’hui, son attitude compte.

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