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Développement Durable en débat
Le dernier jour des négociations à Copenhague heure par heure

Copenhague, le jour le plus long pour obtenir un accord sur le climat

Le récit d’une folle journée

vendredi 18 décembre 2009
Posté par David Naulin

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Les chefs d’Etat ont mené vendredi d’ultimes tractations sous haute tension pour tenter d’arracher un accord mondial sur le climat, à l’issue de deux semaines de négociations chaotiques à Copenhague. Résultat : Un texte minimaliste. A défaut de sauver le climat, les chefs d’Etat ont voulu sauver la face. Revivez heure par heure le déroulement de cette journée qui devait être historique et qui se termine par un fiasco.



 VENDREDI SOIR. Vers un "flopenhague" ?

- 23H00. Le texte de Copenhague ne comprend pas d’objectifs contraignants de réduction des émissions de gaz à effet de serre, renvoyés à 2010, et ne prévoit pas la création d’une instance internationale pour vérifier la mise en oeuvre des engagements de chaque pays. Pour en savoir plus sur le texte de l’accord et toutes les réactions en cliquant ici.

- 22H36. "Un manque de courage. c’est invraisemblable", déplore sur France 3, Yann Arthus-Bertrand. Au même moment, Obama est en conférence de presse : "Ca a été très dur, mais nous avons fait les efforts" concède le président mais pour lui "Copenhague n’est pas la fin, c’est le début".

- 22H33. "Accord a minima dégueulasse", regrette un membre de la délégation française à Terra Eco.

- 22H16. Terra Eco constate sur Twitter : "pas de photo de famille, 3 confs de press simultanées (UE / Sarko / Obama)... quel drôle d’accord !!"

- 22H05. La BBC annonce que des Etats clés sont parvenus à un "accord signifiant", selon un officiel américain. Selon une source américaine autorisée à Copenhague, Etats-Unis, Chine, Inde et Afrique du Sud se sont mis d’accord sur un "accord significatif" visant à combattre le réchauffement climatique. Cet accord, précise-t-il, est insuffisant pour combattre le réchauffement climatique mais la délégation américaine le présente comme "une première étape importante". "Aucun pays n’est pleinement satisfait (...) mais c’est un pas en avant historique et significatif et une base à partir de laquelle il faudra progresser encore", a-t-il dit.

- 21H58. Selon Terra Eco, effervescence au Bella. Ambiance de soulagement et questions en suspens sur le texte retenu pour l’accord.

- 21H30. A l’issue d’une réunion avec plusieurs chefs d’Etat, Nicolas Sarkozy a estimé que les négociations avaient "avancé", sans en préciser davantage.

- 21H20. Le 4ème projet d’accord sur The Guardian. Selon le site d’informations Terra Economica, le projet qui circule ce soir tient en 12 ou 13 points. Il s’agit d’une "déclaration politique engageante avec traité à la clé à Mexico en 2010", précise le site sur son Twitter. Voici les points : la hausse des températures limitées à deux degrés, réduction des émissions de gaz à effet de serre de 50% d’ici à 2050, transferts de fonds et de technologies vers les pays du Sud, réduction des émissions de 80% pour les pays développés, avec un chiffre encore à fixer pour 2020, insister sur le rôle de la forêt et la lutte contre la déforestation, incitation pour les pays développés à passer à une économie faiblement carbonée, financements publics et privés pour les pays les pauvres (10 milliards dollars par an jusqu’en 2012, pour atteindre 100 milliards en 2020), nouveau rendez-vous sur le climat fixé à 2016, limitation à long terme de la hausse des températures à 1,5 degré.

- 21H. Alors que les négociations n’ont toujours pas abouti, le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, a lui aussi quitté Copenhague.

- 20H57. Alors que le Sommet patine, 20 minutes s’interroge. Pourquoi Copenhague ne vous passionne pas ? C’est la question qui se pose depuis douze jours qu’a commencé le sommet sur le climat... constate le quotidien. Le sujet ne fait en effet que peu d’adeptes sur les sites d’informations. Parmi les articles les plus lus de 20minutes.fr, nulle trace de Copenhague. L’engouement des internautes profite plutôt à un trio de tête composé du « tirage au sort de la Ligue des champions », de la « demi-finale France-Espagne » et d’un sujet sur les « petits arrangements avec l’interdiction de fumer ». Idem sur le nouvelobs.com, où le podium est occupé par les perturbations engendrées par la neige, Susan Boyle et l’idée d’un député UMP de « nationaliser » l’Internet. Sur lemonde.fr, même tonalité. Aucun sujet sur Copenhague ne figure ni dans les articles les plus commentés ni dans les articles plus envoyés. Pas non plus de présence du sommet parmi les articles les plus consultés du parisien.fr, dont les lecteurs préfèrent lire un article sur le médecin de Johnny ou sur l’alerte à la neige dans plusieurs départements français... No comment.

- 20H36. Le président américain Barack Obama s’est joint à une réunion restreinte avec des dirigeants européens pour tenter de trouver une issue aux discussions sur le climat. Cette réunion, à l’initiative du président français Nicolas Sarkozy, regroupe le Premier ministre britannique Gordon Brown, la chancelière allemande Angela Merkel, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et le chef du gouvernement suédois, Fredrik Reinfeldt.

- 19H30. Environ 1 500 personnes ont manifesté par une température glaciale dans les rues de Copenhague, réclamant la libération de 19 militants arrêtés lors de manifestations précédentes en marge du sommet sur le climat.

- 19H00. Le président russe Medvedev quitte le sommet de Copenhague, abandonnant des négociations dans l’impasse à son conseiller climat, pour se rendre à Almaty, annonce son porte-parole.

- 18H50. Vers un "flopenhague" ? Glané sur Twitter..."Ils voulaient transformer Copenhague en Hopenhague (l’espoir), ils ont eu Flopenhague (l’échec), et nous ont donné Cops-enhague (le flicage)".

- 18H48. Sauver la planète ou sauver la face ? - Sur son blog (Earth Watch), le correspondant environnement du site web de la BBC, Richard Black, résume à sa manière les ultimes heures du sommet en pleine tourmente. "Des officiels sont en train de rédiger, et de réécrire des documents pour tenter de trouver une formulation -n’importe quelle formulation- qui permettra (aux dirigeants) de sortir d’ici en serrant un bout de papier. Comme le dit un observateur de longue date -nous sommes dans un moment où il faut sauver la face- ". Mais conclut le billet : le sommet "n’était-il pas destiné à sauver la planète ?".

- 18H23. Une deuxième rencontre ? Barack Obama a proposé au Premier ministre chinois Wen Jiabao de le rencontrer de nouveau ce soir pour tenter de débloquer les négociations sur le climat. Les deux responsables s’étaient déjà vus pendant 55 minutes en début d’après-midi et avaient fait état de « progrès » à l’issue de cette réunion, selon un responsable américain.

 VENDREDI APRES-MIDI. Nicolas Hulot : "c’est consternant"

- 18H00. L’heure initialement prévue pour la clôture officielle du sommet est dépassée... Les négociations continuent, sans accord en vue.

- 17H56. Pour Nicolas Hulot, "ce point de focus d’espérance qu’il y avait depuis deux ans et qui s’appelait Copenhague, sur lequel on était tous tendus (...) va se terminer dans un texte qui va être fait à la va-vite pour essayer de dissimuler la misère". "C’est affligeant, c’est consternant, et on va le payer lourdement", déclare le père du Pacte écologique. "Ce n’est même pas de la tristesse, c’est de l’incompréhension. Tout le monde va être perdant, cela va être cinglant pour tout le monde". Pour Nicolas Hulot, l’Union européenne, à moins qu’elle ne change de stratégie dans les heures à venir - "j’y croyais ce matin, j’y crois moins maintenant "-, est en train de passer à côté d’une occasion unique. "L’Europe a là une occasion historique de se distinguer sur un plan diplomatique en disant : on y va tous seuls, on assume nos responsabilités". Visiblement abattu, Nicolas Hulot a souligné qu’il entendait garder "un tout petit peu de marge de manoeuvre" dans l’appréciation et le commentaire définitif : "il reste quelques heures, on peut imaginer que le processus soit un peu prolongé...".

- 17H30. Le président russe Dmitri Medvedev s’en est pris à la mauvaise organisation du sommet. Son conseiller Arkadi Dvorkovitch de tempérer : « Beaucoup de pays ont fait des déclarations importantes, malheureusement l’organisation du sommet est telle qu’on n’arrive pas à se mettre d’accord. » « Le président de Russie a noté le mauvais niveau de préparation des documents (...) les leaders doivent rédiger eux-mêmes » les textes du compromis sur lesquels ils travaillent.

Une pléiade de dirigeants à Copenhague. (REUTERS)

- 17H25. Le nouveau projet d’accord sur le climat à Copenhague, dont l’Associated Press a pu prendre connaissance, ne mentionne plus la date limite de 2010 pour obtenir un texte légalement contraignant. Comme les précédentes versions, ce projet d’accord mentionne des "réductions importantes" des émissions de gaz à effet de serre, sans cependant fournir de chiffres précis.

- 17H15. Nicolas Sarkozy : « On ne veut pas d’un accord médiocre » sur le climat, a-t-il dit, soulignant que les négociations étaient « dures ».

- 16H43. Selon les envoyés spéciaux de Libération, citant une source européenne, « rien ne devrait sortir, au mieux, d’ici 20 heures du sommet... ».

- 16H40. Sauver la planète, facile à dire. Mais s’entendre sur un texte pour le faire... Extrait type d’un document sur lequel planchent les chefs d’Etats : "Les mesures d’atténuations appropriées nationalement qui sont soutenues et appliquées par les pays, en termes de technologie, financement et renforcement des capacités, seront enregistrées dans un registre, incluant à la fois les actions mises en oeuvres et les technologies afférentes, etc." Vous avez dit technocratique ?

- 16H30. Les blogueurs se déchaînent. Nouveau post de Romain Benicchio (Oxfam France-Agir Ici) sur « Copenhague, blog off » qui revient entre autres sur le discours de Nicolas Sarkozy hier. Cliquez ici.

- 16H27. A moins de deux heures de la clôture de ce sommet officiellement prévue pour 18h00, l’incertitude est complète, la tension palpable. L’ONU demandait en début d’après-midi aux délégations de "ne pas partir ce soir", a indiqué à l’AFP le commissaire européen à l’environnement, Stavros Dimas.

- 16H26 - Le Canada, "Fossile de l’année". La récompense a été remise par l’ONG Avaaz lors d’une cérémonie parodique dans le centre-ville. Sur la musique du film Titanic, le Canada a été désigné cancre climatique en raison de sa "position inacceptable" dans les négociations. Ottawa est disposé à réduire ses émissions de GES de 20% en 2020 par rapport à 2006, soit seulement 3% par rapport à 1990, année de référence du protocole de Kyoto.

- 15H30. L’Union européenne met la pression à la Chine et aux Etats-Unis. Les Etats-Unis et la Chine « doivent simplement faire leur part (des efforts). Sinon, nous ne serons pas en mesure d’atteindre l’objectif de 2°C », a déclaré le Premier ministre suédois Fredrick Reinfeldt, dont le pays assure la présidence de l’UE.

- 15H00. Et si ça durait ? La présidence de la République annonce sur son Twitter que : "La délégation française a prévu des hébergements pour ce soir". Des points de suspension lourds de sous-entendus ? s’interroge Rue89.

- 14h40. Les discours ont creusé les appétits... Pause déjeûner... tardive. La ministre danoise du Climat et de l’Energie Connie Hedegaard a convié les chefs d’Etat et de gouvernement à passer à table. Le marathon reprendra à l’heure de la digestion. Nicolas Sarkozy a même prévenu hier qu’il s’attendait à rester à Copenhague jusqu’à samedi.

- 14H30. Comment sauver le monde ? Avec le socialisme. Pour le président vénézuélien Hugo Chavez, la conférence a ouvert le débat sur "comment sauver la planète". Et si elle va mal "c’est la faute du capitalisme". Que faire alors ? "La seule manière d’améliorer la vie sur cette planète passe par le socialisme", a-t-il expliqué dans son intervention.

- 14H26 - 55 minutes... Les discussions bilatérales entre Barack Obama et le Premier ministre chinois Wen Jiabao ont permis d’enregistrer des "progrès", selon un responsable américain. Chine et Etats-Unis sont les deux plus gros pollueurs au monde et leur antagonisme aura marqué la conférence, quelle qu’en soit l’issue. La rencontre des géants, en marge du sommet, a duré 55 minutes, et a été "constructive". Trois des sujets les plus brûlants et qui bloquent un possible accord ont été débattus : les garanties de vérification (Washington accuse Pékin de refuser la transparence), le financement de la lutte contre le réchauffement et le niveau des émissions de gaz à effet de serre. 55 minutes pour sauver le monde ?

- 14h15. Il est là. Rue89 vient de relayer l’info : "Ces petits filous du quotidien britannique The Guardian se sont procuré le texte de trois pages qui devrait être paraphé d’ici la fin de journée, et l’ont photographié. C’est très light. Il y est dit que les pays « sont censés » limiter la hausse des températures à 2 degrés. Mais, selon ce document, rien ne les obligera à le faire".

- 14H10. Un chemin "long et difficile" juge la Russie. "Nous avons clairement sous-estimé les difficultés qui se posent à nous pour atteindre un accord - pas même un accord juridiquement contraignant - mais pour préparer une déclaration générale", a dit le président Dmitri Medvedev. "Vu comment se déroulent les discussions dans cette salle et en comités restreints, on a encore un long et difficile chemin devant nous".

- 14H08. Le Brésil prêt à un "sacrifice". Le Brésil prêt à un "sacrifice". C'est son président Luiz Inacio Lula da Silva qui le dit. C’est son président Luiz Inacio Lula da Silva qui le dit. Concrètement : "C’est quelque chose que je n’ai jamais dit dans mon pays, ni à mon peuple, ni devant mon Parlement, ni même à mon équipe ici : mais s’il est nécessaire de faire un sacrifice, le Brésil est disposé à mettre de l’argent sur la table pour venir en aide aux autres pays". Et l’ancien syndicaliste de poursuivre : "nous sommes restés pendant un siècle sans croissance pendant que d’autres prospéraient. Nous avons encore des pauvres, la Chine, l’Inde ont encore des pauvres. Mais ce que nous voulons c’est travailler ensemble, riches et pauvres, et sortir d’ici avec fierté".

- 14H01. Deuil. Une quinzaine d’écologistes, en majorité des femmes, se font raser la tête en silence devant le Bella Center. Sur le sol enneigé, de longues mèches de cheveux : "Copenhague a brisé mes espoirs", "Je suis sans voix devant vos fausses solutions", "Une honte pour le climat", peut-on lire sur des pancartes.

- 13H45. Sagesse japonaise. Le Premier ministre japonais Yukio Hatoyama appelle à un accord politique "robuste" même s’il n’est "pas nécessairement parfait". Le japon a l’un des engagements les plus ambitieux en voulant diminuer de 25% ses émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2020.

- 13H22. L’INDE APPELLE A PROLONGER EN 2010 - Le Premier ministre Manmohan Singh vient de demander de prolonger les négociations en 2010, jugeant que le sommet pourrait s’avérer insuffisant pour arriver à un accord. L’Inde, géant émergent, est un des poids lourds du sommet. "L’issue (de Copenhague) risque de s’avérer en-deçà de nos attentes", a-t-il déclaré.

- 13H15. Un accord, trois textes. Les formes d’un possible "accord de Copenhague" émergent. Le texte de déclaration politique discuté par les chefs d’Etat selon sa première version, encore susceptible de nombreux amendements, définit l’objectif de la limitation du réchauffement planétaire à 2°C maximum. Sans préciser les moyens d’y parvenir. Il prévoit une aide financière immédiate de 30 milliards de dollars sur trois ans (2010-2012) et jusqu’à 100 milliards par an d’ici à 2020 pour aider les pays en développement. Ce "chapeau" servirait d’introduction à deux textes de l’accord proprement dit, négociés sous l’égide de l’ONU.

- 13H00. La drogue, un fléau pour l’environnement. Le président colombien Alvaro Uribe a accusé le trafic de drogue d’être aussi l’une des cause de la dégradation de l’environnement. "Le trafic de la drogue c’est la mort d’êtres humains. (...) Chaque fois qu’un citoyen d’un pays industrialisé consomme de la drogue, c’est une attaque contre les habitants de la Colombie", assène-t-il à la tribune. Selon lui, la lutte contre la drogue et la préservation de l’environnement vont de pair. Il estime que les pays riches ont, avec la Colombie, « une co-responsabilité ». Pour chaque hectare de plantation de feuilles de coca, trois hectares de forêts sont coupés.

- 13H00. C’est la cata... la catastrophe dans les JT français de la mi-journée. Le Télézapping du Monde.

 VENDREDI MIDI. Obama : le monde doit trouver un accord, même s’il est imparfait

- 12H40. Confirmation avec le discours du président américain Barack Obama qui a appelé les leaders de la planète à conclure un accord même "imparfait" pour lutter contre le réchauffement climatique. Le président américain Barack Obama a appelé les leaders de la planète à conclure un accord même "imparfait" pour lutter contre le réchauffement climatique "Nous n’avons plus beaucoup de temps", a prévenu Barack Obama en séance plénière. "A ce stade, la question est de savoir si nous avançons ensemble ou si nous nous déchirons, si nous préférons les postures à l’action", a-t-il ajouté. Depuis le Bella Center de Copenhague, Yannick Jadot, député européen Europe Ecologie réagit au discours d’Obama : " Barack Obama n’a malheureusement pas apporté un souffle politique positif à Copenhague. Il est resté strictement dans les termes de négociation du Congrès, ce qui constitue certes, une rupture par rapport à Bush, mais insuffisante face aux attentes dans les négociations". Il poursuit : "Le discours d’Obama est particulièrement décevant, après ceux forts du premier ministre Chinois Wen Jiabao et surtout du président brésilien Lula. Les deux dirigeants se sont prononcés contre le jeu de poker menteur des pays industrialisés, en annonçant que leurs objectifs - une amélioration de 40 à 45% de l’intensité carbone d’ici 2020 d’un côté, une déviation de quasiment 40% par rapport à un scénario de laissez-faire de l’autre - étaient inconditionnels. Ils seront mis en oeuvre quel que soit le résultat de Copenhague. Le Premier ministre chinois a même annoncé que son pays dépasserait son objectif, alors que le président Lula s’est dit prêt à contribuer financièrement pour aider les pays en développement".

- 12H30 - L’Arabie Saoudite veut des compensations. Le premier producteur mondial d’or noir a estimé nécessaire que toute résolution à Copenhague ayant un impact sur la demande de pétrole soit accompagnée de mesures "destinées à réduire ses effets" sur les pays pétroliers. "Notre mission (...) est de protéger nos intérêts", a dit le ministre du Pétrole Ali al-Nouaïmi. Il a affirmé qu’"il faudra cent ans avant que les énergies alternatives puissent répondre à 30% ou 40% des besoins mondiaux". Les émissions de CO2 proviennent essentiellement de la consommation d’énergies fossiles (pétrole gaz et charbon).

- 12H20 - Trois militants de Greenpeace inculpés. Déjouant la sécurité, les deux femmes et un homme, en tenue de soirée, étaient parvenus hier soir jusqu’au hall d’entrée menant à la salle du dîner royal offert aux dirigeants au palais de Christiansborg. Ils avaient sorti de leurs poches, devant les photographes et les caméras de télévision, des affiches sur lesquelles on pouvait lire : "Politicians talk- Leaders act" (les politiciens parlent - les leaders agissent). Leur mise en détention provisoire pourrait être décidée par un tribunal.

 VENDREDI MATIN. Une simple déclaration politique ?

- 11H20 - Les Maldives s’inquiètent. "Quel que soit le résultat, il semble mauvais pour nous", a expliqué un membre de la délégation des Maldives. Les petits Etats insulaires, menacés par la montée des océans, ont réclamé un objectif de limitation du réchauffement à 1,5°C, alors que l’on s’oriente vers le chiffre de 2°C. Au delà, il y aura "des millions de personnes souffrant de la faim, de maladies, des inondations et du manque d’eau", a dit Bruno Sekoli (Lesotho), au nom des pays les plus pauvres.

- 11H00 - Intrus ? Faute de place, la plupart des ONG ont été refoulées du Bella Center : avec l’arrivée des dirigeants, fini l’effervescence militante. Les autorités danoises ont loué de nouveaux locaux en urgence à huit kilomètres de là. Etrange spectacle dans ce Bella Center surpeuplé que la salle de réunion des ONG, vide, avec une affiche-adieu en forme d’avertissement où la silhouette d’un homme baillonné demande "Comment pouvez-vous décider sans nous ?". Pour ce jour final, les organisateurs n’ont délivré que 90 précieuses accréditations aux ONG.

- 10H15. Une simple déclaration politique. Le sommet ne devrait pas déboucher sur l’accord ambitieux. "En gros, il devient clair que ce ne sera qu’une déclaration politique", explique à l’AFP un délégué européen. Il s’agirait de s’engager sur un objectif de hausse de la température de 2°C, mais il n’y a aucun détail précis sur les moyens.

- 09H55. Il fait -3°C ce matin, ce qui n’empêche pas les militants de Greenpeace d’être présents à la sortie du métro, devant le Bella Center : "Politicians talk - Leaders act" - "Les politiciens parlent, les leaders agissent" scandent-ils.

- 09H08."Soyez patients encore quelques heures" ! L’énergique ministre danoise de l’Environnement Connie Hedegaard, chargée des consultations informelles pour boucler l’accord, et nouvelle "Madame climat" de l’Europe, vient d’arriver. Les médias - 3500 journalistes sont accrédités - se pressent devant la salle de réunion.

- 09H06. Un groupe d’une trentaine de chefs d’Etat et de gouvernement de pays industrialisés (dont les Etats-Unis et l’UE), émergents (dont la Chine) et en développement a repris ses travaux sur un projet de déclaration politique.

- 08H40. La presse danoise pessimiste. "Un fiasco se profile à Copenhague", titre ce matin le quotidien Politiken résumant bien l’état d’esprit général. Les chefs d’Etat et de gouvernements ont pris la main depuis hier pour tenter de sauver un accord visant à limiter la hausse de la température moyenne de la planète à 2 degrés. Toujours est-il que l’addition des promesses d’engagement de réduction de gaz à effet de serre faites à ce jour par les différents pays conduirait à une hausse de la température moyenne de la planète de 3 degrés, bien au-delà de l’objectif souhaité des 2 degrés, selon une note confidentielle des Nations unies rassemblant les promesses des différents pays, dont l’AFP a obtenu une copie.

- 8H. Ouverture des négociations finales au Bella Center. Une trentaine de chefs d’Etat et de gouvernement doivent se retrouver dès 08H00 pour peaufiner un projet de déclaration politique pour sortir dix jours de négociations de l’impasse. Ce texte devrait être soumis, dans l’après-midi, aux quelque 130 dirigeants du monde présents à Copenhague.

 JEUDI SOIR : une nuit longue pour un début d’accord

Jeudi soir, un groupe restreint d’une trentaine de chefs d’Etat et de gouvernement (dont les Etats-Unis et plusieurs Etats européens, des grands Etats émergents comme la Chine, l’Inde et le Brésil et des pays en développement - Bengladesh, Lesotho, Algérie… -) a « essayé de trouver un accord politique en forme de “chapeau” et de mettre en avant les principaux points », a déclaré Fredrik Reinfeldt, Premier ministre suédois, à la sortie de la réunion. « Ce n’est pas fait, mais nous avons entendu beaucoup de contributions constructives de la part de dirigeants africains et de pays en développement et nous avons montré que nous avions la volonté de trouver un accord », a-t-il dit. Ce « chapeau politique » servirait d’introduction aux deux textes de l’accord proprement dit, négociés sous l’égide de l’ONU. Ainsi, « l’accord de Copenhague » comporterait trois textes distincts. Selon un participant, l’accord devrait mentionner la nécessité de limiter le réchauffement à 2°C au-dessus des niveaux pré-industriels et les réductions d’émissions de gaz à effet de serre que cela implique. Doit également figurer le financement progressif de l’accord, passant de 10 milliards de dollars en 2012 à 100 milliards par an en 2020. Enfin, il sera précisé que cet accord devra être transformé en traité contraignant « dans les six mois ».

- Greenpeace dénonce un désastre total. Hier soir, deux militants de Greenpeace se sont invités au dîner organisé par la reine du Danemark pour les 120 chefs d’état dans le palais. Déjouant le dispositif de sécurité, le « couple présidentiel » de Greenpeace est sorti d’une limousine en tenue de soirée. Ils ont monté les marches sur le tapis rouge et, une fois en haut, ont brandi des banderoles : « Politicians talk, leaders act » (les politiciens parlent, les leaders agissent).

- Nicolas Sarkozy s’exprime devant l’assemblée

 MERCREDI SOIR : Nicolas Sarkozy sur Canal plus


Sources de l’article : AFP - Rue89 - Libération - Associated Press - Reuters - Europe Ecologie - Le Monde - Terra Eco


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