La Commission européenne1 a publié en novembre 2025 le guide opérationnel sur l’agroécologie, une ressource de référence pour accompagner la transformation des systèmes agricoles et alimentaires. Pensé comme un outil opérationnel, ce guide permet de mieux comprendre ce que recouvre l’agroécologie aujourd’hui, en s’appuyant sur les 13 principes agroécologiques du Groupe d’experts de haut niveau sur la sécurité alimentaire et la nutrition (HLPE-FSN)2. Il apporte des repères concrets pour intégrer l’agroécologie dans les politiques publiques, les programmes de coopération et les actions de terrain.
Le guide aborde les grands enjeux actuels, du changement climatique à la sécurité alimentaire, en passant par les revenus agricoles, le genre, la biodiversité, l’eau, la santé et les territoires. Il propose également des outils méthodologiques, des exemples d’interventions, des approches d’évaluation et des ressources de formation.
ÉVOLUTION HISTORIQUE DE L’AGROÉCOLOGIE
Une ressource structurante pour toutes celles et ceux qui travaillent, au quotidien, sur les transitions agroécologiques
CADRE CONCEPTUEL DES PRATIQUES AGROÉCOLOGIQUES
Qu’est-ce que l’agroécologie ?
L’agroécologie est un concept qui a évolué en un siècle. Il n’en existe pas une définition unique mais un grand nombre qui reflètent les préoccupations et les engagements des différents auteurs et praticiens.
LES CINQ NIVEAUX DE L’AGROÉCOLOGIE SELON S. GLIESSMAN
La perspective scientifique et technique adoptée par le HLPE en 2016 lorsqu’il décrivait l’agroécologie comme « l’application de concepts et de principes écologiques aux systèmes agricoles, en se concentrant sur les interactions entre les plantes, les animaux, les humains et l’environnement, pour favoriser le développement agricole durable afin d’assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle de tous, aujourd’hui et demain » est devenue par trop restrictive.
COMPARAISON ENTRE DEUX MODÈLES AGRICOLES
Le concept s’est complexifié pour s’intéresser aux systèmes agroalimentaires dans leur ensemble, et pas seulement aux systèmes agricoles, en dépassant le clivage entre les dimensions scientifiques et techniques de l’agroécologie et ses dimensions sociales et politiques, et en adoptant une perspective holistique.
LES DIFFÉRENTES TRANSITONS AGROÉCOLOGIQUES
La conception de l’agroécologie qui en découle, largement partagée aujourd’hui, est celle d’une approche transdisciplinaire, participative et orientée vers l’action, relevant tout à la fois d’une science transdisciplinaire, d’un ensemble de pratiques et d’un mouvement social.
LIENS ENTRE LES 10 ÉLÉMENTS DE LA FAO, LES 13 PRINCIPES DU HLPE ET LES 5 NIVEAUX DE L’ÉCHELLE DE GLIESSMAN
via sa Direction générale des partenariats internationaux ↩︎
Le Groupe d’experts de haut niveau sur la sécurité alimentaire et la nutrition (en anglais, High Level Panel of Experts for food security and nutrition, HLPE-FSN) est l’interface science-politique du du Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA) des Nations unies. C’est l’organe des Nations Unies en charge de l’évaluation de la science liée à la sécurité alimentaire et à la nutrition au niveau mondial. Il fournit une analyse indépendante et élabore ses études par le biais d’un processus scientifique, transparent et inclusif. ↩︎
Initié en 2008, OSAÉ est un centre de partage des savoirs et savoir-faire techniques en agroécologie. Ce site s’appuie sur des exemples concrets et présente des témoignages d’agriculteurs et agricultrices qui expérimentent des solutions pour engager les transitions.
Guide pour l’évaluation de l’agroécologie
Ce guide, conçu sous la direction du Groupe de travail sur les transitions agroécologiques (GTAE), a trois objectifs :
1) aider les acteurs du développement à mieux concevoir leurs interventions (projets, programmes, politiques publiques) ;
2) créer des références sur les performances agroenvironnementales, économiques et sociales de l’agroécologie ;
3) accompagner les paysans à mieux analyser et évaluer les résultats de leurs pratiques.
Il est articulé autour de fiches d’évaluation. Il est utilisable à différentes échelles (de la parcelle ou de l’unité d’élevage à l’exploitation agricole dans son ensemble, jusqu’au territoire), pour des évaluations ponctuelles ou dans une démarche de suivi-évaluation.
En complément de TAPE (cf. ci-dessus), il propose une analyse des conditions de développement de l’agroécologie dans un territoire donné. Il consacre une place significative aux questions de l’impact de la transition agroécologique sur l’égalité femme-homme et de l’autonomisation des femmes.
Des pénuries alimentaires à la perte de biodiversité, les conséquences du changement climatique comptent parmi les plus grandes menaces auxquelles notre monde est aujourd’hui confronté.
Les citoyens européens bénéficient de normes environnementales parmi les plus strictes au monde.
L’UE et les gouvernements nationaux ont fixé des objectifs clairs pour orienter la politique environnementale européenne avec le soutien de programmes de recherche, d’actes législatifs et de financements spécifiques.
Dans un contexte de crise agricole profonde, les agriculteurs et agricultrices français·es souhaitent faire entendre leur voix et aussi montrer leur savoir-faire en faveur d’une agriculture de qualité, au bénéfice de la santé humaine et de la santé de l’environnement.
Partout en France, pour tous les systèmes de production, la biodiversité est en effet une alliée précieuse pour limiter les intrants, rendre les exploitations plus autonomes et résilientes face au changement climatique, favoriser les auxiliaires de cultures et lutter contre les ravageurs…
L’entreprise de demain devra compter sur des équipes responsables et solidaires, des managers stratèges et des fonctions centrales responsabilisantes. Ces nouvelles architectures stratégiques formeront la structure garante de la responsabilisation. Leur émergence actuelle permet au Think-Tank Terra Nova d’en proposer une esquisse inspirante « Mettre le travail au cœur de la conduite stratégiquede l’entreprise1« , même si chaque entreprise doit l’adapter en se l’appropriant.
Nos modèles de gouvernance verticaux sont à bout de souffle. À force de traiter le travail comme une variable d’ajustement ou une suite de process abstraits, nous avons éteint l’engagement. La métamorphose proposée par Terra Nova, passer d’une gestion de la « main-d’œuvre » à une culture du « Cerveau d’œuvre », permet de remettre l’intelligence de ceux qui font au sommet de la décision stratégique via un dialogue professionnel de haute intensité.
Une proposition passionnante, pour 💢Thierry SOUVAY, fondateur de ButterflyLab, qui en propose une synthèse sur le vocabulaire de cette nouvelle gouvernance :
✨ Le cerveau d’œuvre : Au lieu de recruter des bras pour exécuter (main-d’œuvre), nous devons reconnaître que « celui qui fait est celui qui sait ». Nous devons recruter des intelligences capables de résoudre la complexité.
🤝 Le pacte de lucidité : C’est le socle de la confiance renouvelée, le courage de regarder le réel en face. Dirigeants et équipes / Citoyens s’engagent à se dire la vérité sur le « réel », de nommer les problèmes – on ne peut guérir que ce que l’on ose voir.
🏛️ L’Élégance de la Subsidiarité : Pourquoi décider « en haut » ce que le terrain maîtrise mieux ? C’est rendre aux citoyens et aux professionnels la souveraineté sur leur expertise.
🔥 Le Dialogue de Haute Intensité : Transformer la polémique stérile en une co-construction exigeante. Là où l’on débat du « faire » ensemble, les extrêmes s’effacent car ils n’ont plus de vide à combler.
📡 L’Architecture de Résonance : Créer des institutions qui vibrent enfin au diapason des besoins des citoyens, et non plus de leurs propres procédures.
L’entreprise est le laboratoire idéal de cette nouvelle citoyenneté.
Si nous prouvons que la démocratie et la participation sont les formes les plus hautes de l’efficacité économique, alors nous aurons trouvé le chemin pour guérir nos lieux de vie, et guérir nos démocraties de ses pulsions morbides et extrêmes. L’entreprise est un symptôme de la vie publique aussi et doit montrer la voie engageant sa mutation.
Introduction
Qu’elle était belle, la vie des dirigeants, au bon temps du taylorisme : les clients achetaient tous la Ford T de couleur noire, les salariés exécutaient les tâches prescrites sans renâcler, les évolutions de la consommation, des technologies et de la géopolitique étaient sagement inscrites dans le plan à 5 ans, la stratégie percolait.
Mais comment peut-on espérer que les modèles traditionnels de transformation et de pilotage, que l’on s’obstine vainement à raffiner, à peaufiner, fonctionnent encore dans le monde d’aujourd’hui, que l’on qualifie de volatile, incertain, complexe et ambigu2 ?
Pourquoi continuer à se fier à des modèles qui ignorent les enjeux du dirigeant d’aujourd’hui : personnalisation, complexité, rapidité, engagement, prise en compte des limites planétaires et du vivant … ?
Le pilotage centralisé comme les transformations conduites par le haut, fondés sur la séparation entre conception et exécution, entravent l’agilité, la motivation, la qualité et la responsabilité collective. Cette note propose une alternative crédible, qui ouvre des perspectives vers un nouveau modèle : réintégrer le travail réel et la fierté du travail bien fait dans la conduite stratégique, dans la conception des transformations et dans le pilotage de l’entreprise, en s’appuyant sur les professionnels de terrain. C’est une transformation à la fois simple et profonde, à portée de main.
Cette approche très opérationnelle de la responsabilisation est éclairée selon trois champs de vue complémentaires, qui structurent cette note :
L’inscription concrète du dialogue professionnel dans la gouvernance de l’entreprise.
L’amendement du terreau culturel pour accompagner cette responsabilisation.
La métamorphose progressive de l’entreprise vers une architecture responsabilisante.
L’Entreprise contributive : 21 propositions pour une gouvernance responsable
Le dialogue professionnel : le levier stratégique de la transformation responsabilisante
Dans le monde du taylorisme, la main d’œuvre exécute. Dans le monde VICA, les « cerveaux d’œuvre » innovent, inventent, s’ajustent en permanence, en fonction des aléas3. C’est pourquoi les dirigeants ne peuvent plus s’appuyer seulement sur le leadership de leur Comex mais doivent mobiliser l’intelligence collective de l’ensemble de leurs équipes. C’est le rôle du dialogue professionnel de vertébrer cette transformation responsabilisante, en donnant à tous les collaborateurs des espaces d’expression, sécurisés et exigeants, qui encouragent chacun à évaluer la qualité de son travail, à contribuer à l’améliorer et donner le meilleur de lui-même, au service de la performance globale.
Ce dialogue, remontant et transversal complète le dialogue social, favorise l’appropriation du changement par les équipes et permet aux opérateurs de terrain de détecter les signaux faibles, de prévenir les risques, d’améliorer la qualité et d’en faire bénéficier l’ensemble de l’entreprise en devenant force de proposition.
Cette approche redonne au travail réel, qui est la source première de performance, de résilience et d’innovation, sa place centrale dans la stratégie.
Les exemples sont nombreux : Renault-Flins (70 % des problèmes identifiés par les opérateurs résolus chaque année), la MAIF (pionnière de l’évaluation de la qualité du travail des équipes), Leroy Merlin (« Tous leaders »), CNP (tous ses salariés impliqués). Ces expériences prouvent que le dialogue professionnel n’est pas une discussion de plus, mais une méthode de pilotage
C’est faisable : les espaces de discussion existent déjà dans certaines entreprises et peuvent être généralisés et facilités avec des outils simples (ateliers, plateformes collaboratives, IA générative…), qui aident à pérenniser le changement et passer à l’échelle. Plusieurs grandes entreprises et PME ont déjà expérimenté ces pratiques avec succès.
Un terreau culturel à cultiver : le ferment des transformations et du pilotage
La responsabilisation, c’est aussi un état d’esprit et même une culture. Elle ne se décrète pas : elle se construit dans un climat de confiance et de reconnaissance, qui favorise l’éclosion et l’installation du dialogue professionnel et des transformations4.
Il s’agit d’un apprentissage collectif, où chaque partie prenante contribue à la métamorphose.
Cette note recommande aux dirigeants de piloter la rédaction d’un manifeste partagé, qui formalise les intentions de transformation, les valeurs associées et les « règles du jeu ». Ce manifeste est le récit du cheminement vers un futur désirable et partagé par le corps social. Dans ce cadre, des expérimentations locales peuvent ensuite être lancées, pilotées par des membres du Comex, permettant de tester, d’ajuster, de diffuser des pratiques et donner envie à chacun de participer à cette aventure commune.
C’est faisable : les dirigeants peuvent initier et entretenir ce mouvement en explicitant clairement leurs intentions, en impliquant leur Comex, en valorisant les initiatives internes et en soutenant les managers dans leur rôle de catalyseurs.
Une évolution de l’architecture d’entreprise qui pérennise la responsabilisation
L’entreprise telle qu’elle existe aujourd’hui, même hybridée par la loi Pacte (performance globale, raison d’être et entreprise à mission), par les apports du management agile, du lean et des modèles régénératifs est guettée par l’obsolescence rapide. Cette note inscrit ses pas dans ceux d’un précédent rapport de Terra Nova sur « l’entreprise contributive », qui a contribué en son temps à la pleine reconnaissance de la responsabilité citoyenne dans la gouvernance des entreprises5.
L’Entreprise contributive : 21 propositions pour une gouvernance responsable
Cette note propose une nouvelle architecture dans laquelle :
Les équipes sont responsables et solidaires.
Les managers deviennent stratèges du travail réel.
Les dirigeants réconcilient le « top-down » et le « bottom-up » : le premier donne le cap, le second invente les chemins.
Les fonctions centrales soutiennent la qualité du travail.
Cette organisation favorise l’autonomie, la coopération, la qualité, la santé au travail et l’adaptation continue. Son avènement est amplifié par deux forces nouvelles :
La transformation technologique, notamment avec l’essor de l’intelligence artificielle, qui automatise les tâches répétitives et redonne de la valeur à ce que l’humain fait de mieux : comprendre, relier, arbitrer, créer, ressentir.
La transformation sociale, marquée par une quête de sens et de participation : les professionnels veulent pouvoir agir sur leur travail, et non seulement dans leur travail.
C’est faisable : des entreprises comme la MAIF ou Leroy Merlin montrent que ce modèle fonctionne. Il ne s’agit pas d’un saut dans le vide, mais d’un changement progressif, appuyé sur des principes clairs et des retours d’expérience.
Pourquoi remettre le travail au cœur ? Pourquoi agir maintenant ?
Ignorer le travail coûte cher : cette note met en avant les exemples de BP, Boeing, Volkswagen ou Notre-Dame, qui montrent les conséquences d’une déficience d’écoute des professionnels. À l’inverse, d’autres exemples montrent que l’autonomie et la confiance accordées à ceux qui réalisent le travail est source d’efficacité, de sens, de fierté et d’engagement.
Faire du travail une école de l’intelligence collective n’est pas une lubie post-Covid.
Certains l’ont appelé de leurs vœux, parfois depuis longtemps, comme le rappellent Marx, Dewey ou Simone Weil. Plus près de nous, des expérimentations convaincantes ont été développées dès l’après-guerre avec l’école des relations humaines aux Etats-Unis, l’école sociotechnique et le Tavistock Institute de Londres, les diverses incarnations de la « démocratie industrielle », en Suède et en Norvège, le modèle Toyota inspiré par Edwards Deming et Joseph Juran au Japon, le courant du management stratégique aux Etats-Unis, qui va produire la Silicon-Valley, ainsi que les expériences menées en France par la RATP, Michelin, Renault, Generali ou la Maif.
Le coût de l’inaction va devenir de plus en plus onéreux : dégradation de la qualité, érosion de la pertinence des offres, pertes de marchés, fuite des compétences, atteinte à la réputation de l’entreprise… À l’inverse, les bénéfices de l’approche proposée dans cette note sont conséquents et pertinents compte tenu des enjeux d’aujourd’hui :
Accélération et sécurisation des transformations, grâce à l’implication continue des équipes.
Amélioration de la qualité, de la satisfaction client et de l’engagement.
Renforcement du dialogue social et de la responsabilité sociétale et environnementale.
Attractivité accrue pour les talents en quête de sens et d’autonomie.
Et enfin, c’est faisable : cela passe par des étapes maîtrisées – reconnaître le savoir des professionnels, leur donner les moyens d’agir et les intégrer dans la conduite stratégique de l’entreprise.
Vous hésitez encore ? Pourquoi ne pas engager un « test & learn » ?
L’approche proposée n’impose pas un « tout ou rien » et s’accommode de la progressivité et du bénéfice de « quick-wins ». Il s’agit de redécouvrir progressivement le potentiel du travail vivant, celui qui met en mouvement l’intelligence, le savoir-faire et la fierté des équipes.
Ce modèle se prête au consensus car il enrichit le contrat social pour toutes les parties prenantes :
Les clients, qui bénéficient d’une expérience plus riche et plus fluide ;
Les dirigeants, qui retrouvent une entreprise alignée et réactive ;
Les managers, qui redécouvrent le sens de leur métier ;
Les salariés, dont le savoir-faire est reconnu ;
Les partenaires sociaux, qui trouvent un champ nouveau de propositions ;
Les actionnaires, qui bénéficient d’une performance durable.
Propositions d’action immédiate :
Lancer un pilote de dialogue professionnel dans une entité volontaire.
Formaliser un manifeste de transformation avec les parties prenantes.
Identifier une ou quelques fonctions centrales à repositionner en soutien du travail réel.
Intégrer ces principes dans la feuille de route stratégique 2026.
Conclusion : une transformation réaliste, urgente et bénéfique
Cette note ne propose pas une révolution abstraite, mais une métamorphose joyeuse, reposant sur des pratiques concrètes, éprouvées et adaptables. Il invite les dirigeants à :
Faire évaluer le travail par ses professionnels et en tirer les enseignements, car tout commence par le réflexe quotidien de parler ensemble du travail.
Valoriser le travail, les compétences et l’engagement des professionnels.
Faire évoluer l’entreprise autour de son axe de performance : la qualité du travail.
Cette transformation responsabilisante est non seulement possible, mais nécessaire.
Elle est déjà en marche dans plusieurs organisations. Il est temps de l’accélérer.
Le célèbre acronyme VUCA (« Volatility », « Uncertainty », « Complexity », « Ambiguity » ; en français VICA pour volatile, incertain, complexe et ambigu) a été créé au U.S. Army War College à la fin des années 1980, au lendemain de la guerre froide, pour appréhender les relations internationales déboussolées et devenues imprévisibles après la chute de l’URSS. Et, comme souvent avec les notions de stratégie militaire, les gourous du management s’en sont emparés pour décrire les caractéristiques de l’environnement économique auquel font face les entreprises aujourd’hui. ↩︎
Paradoxalement, on continue à parler de « main d’œuvre » comme dans la société industrielle, alors que dans « l’économie de la connaissance » on ne fait plus appel à la force ou à la dextérité physique mais aux capacités intellectuelles, d’où l’expression de « cerveaux d’œuvre », que nous empruntons à l’Institut de l’économie. ↩︎
« Si tu ne fais pas confiance aux gens, ils seront peu dignes de foi. » Lao Tseu – Tao Te King (300 ans av JC) ↩︎
Voilà cinq ans que les élèves du secondaire ont l’obligation d’élire des éco-délégués dans chaque classe. Dans les faits cependant, cette intention n’est pas toujours respectée, et les perceptions quant à leur rôle varient fortement d’un établissement à l’autre.À quoi servent les éco-délégués ? La réponse de Lise Trégloze de l’Université Rennes 2 pour The Conversation France
Tantôt colibris, tantôt ambassadeurs, tantôt sauveurs, tantôt éboueurs… les éco-délégués cumulent ainsi les casquettes sans véritables moyens pour agir, alors même que les défis auxquels ils sont censés répondre ne cessent de croître dramatiquement. Miljan Zivkovic/Shutterstock
À quoi servent les éco-délégués ? « Je ne sais pas », « aucune idée », « on n’a pas d’infos », ont répondu la moitié des 380 lycéens interrogés au sujet de leur expérience de l’éducation au développement durable dans leur lycée. Pourtant, chaque établissement scolaire a l’obligation d’organiser l’élection d’au moins un éco-délégué par classe, et ce depuis 2020.
Considérés comme les « pivots du développement durable dans les établissements », l’État les exhorte à devenir les « acteurs du changement » au sein d’un « peuple de colibris », à travers la voix de Jean-Michel Blanquer, alors ministre de l’éducation nationale.
Cinq ans après cette mise en place obligatoire des éco-délégués, « la tension entre ces injonctions et les réalités du terrain » déjà évoquée en 2023 par les chercheuses Évelyne Bois, Aurélie Zwang et Mandarine Hugon, est toujours palpable.
Un bilan difficile à dresser en l’absence de données officielles
Le ministère de l’éducation nationale affiche certes l’ambition de 250 000 éco-délégués et promeut des ressources et dispositifs d’appui (guides pratiques, prix de l’action de l’éco-délégué, etc.). Cependant, aucun recensement officiel n’est disponible, ni à l’échelle de la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP), ni à celle des académies, ni même parfois à celle des établissements. Il est donc compliqué de savoir si chaque classe compte actuellement une ou un éco-délégué. Le travail de terrain nous permet toutefois de déceler que cette obligation n’est pas toujours suivie dans les faits.
Pour tenter de comprendre malgré tout le rôle effectif des éco-délégués, plusieurs ressources sont néanmoins disponibles :
une enquête menée en 2023-2024 en région Bretagne auprès d’établissements engagés dans des projets d’éducation au développement durable (EDD), relevant de l’éducation nationale ou de l’enseignement agricole, du secteur public ou privé, de la voie générale ou professionnelle.
Des 380 répondants au questionnaire administré auprès de lycéens de Bretagne, 85 % indiquent la présence d’éco-délégués dans leur établissement, même au sein d’un lycée n’ayant pas encore mis en place le dispositif. Moins de 5 % déclarent être eux-mêmes éco-délégué au moment de l’enquête.
À la question « Quelles sont les activités menées par les éco-délégué·es ? », la réponse la plus fréquente (52 %) est donc « Je ne sais pas » ou sans réponse. La question étant ouverte, nous avons pu classer les réponses détaillées des 173 élèves ayant une idée des activités menées. Trois catégories d’acteurs peuvent alors se distinguer dans leurs perceptions du rôle des éco-délégués.
Les « agents du changement » (30 %) : les éco-délégués sont avant tout perçus comme les prescripteurs des éco-gestes : ils « trouvent des activités sympas pour insister à ne pas polluer », note une lycéenne. Ils développent, souvent à l’aide de prestataires extérieurs, des nudges inspirés des théories du comportement, pour inciter à la préservation des ressources : une « affiche pour éteindre la lumière », un « autocollant qui se complète que lorsque l’on ferme la fenêtre », un « totem pour recycler le papier »… avec plus ou moins d’efficacité.
Ils peuvent aussi investir des espaces spécifiques, comme un potager, un jardin, un « club nature », ou contribuer à végétaliser la cour. Ils se réunissent souvent le midi, seul temps disponible pour les enseignants comme pour les élèves.
L’éco-délégué est parfois identifié comme l’ambassadeur dont on attend qu’il soit : celui qui « explique les actions et réfléchit à de nouvelles stratégies », qui « présente et propose les projets et motive les élèves », résument des enquêtés. Sa mission de sensibilisation peut progressivement consister à « s’interroger », « trouver des idées pour améliorer le monde pour plus tard », voire à « donner des cours aux camarades », énumèrent d’autres lycéens. Leurs actions « parfois petites mais qui font grandir le lycée » sont vues avec bienveillance. Ils contribuent à « améliorer la vie en communauté pour ne pas avoir à souffrir plus tard », assure une élève. Ils peuvent être perçus comme des innovateurs et apporter des solutions pour « sauver notre terre et l’améliorer », comme l’indique une éco-déléguée.
De façon très marginale, des actions en dehors de la sphère environnementale qui domine les discours sont parfois citées : comme de la sensibilisation sur le handicap, la mise en place de produits d’hygiène féminine ou des « boîtes à livres ».
« Les importuns inutiles » (5 %) : Pour certains, les éco-délégués ne font « rien », ou « pas grand-chose ». Leurs rencontres sont identifiées comme l’occasion de « rater les cours pour faire des réunions souvent inutiles » ou pour lesquelles « nous n’avons aucun retour », déplore un élève. Les élèves d’un lycée agricole public en zone rurale sont parmi ceux qui ont les mots les plus durs : les éco-délégués « nous cassent les oreilles » ou sont là « pour faire joli et apporter des idées qui n’aboutissent jamais ».
« Les opérateurs de tri » (13 %) : Les éco-délégués ramassent, trient, nettoient, compostent, luttent contre le gaspillage, construisent des poubelles, font des « clean walk » dans leurs lycées, dans leurs villes, sur les plages… Les déchets identifiés sont ceux qui sont visibles, comme le papier ou les mégots, alors que les déchets numériques qui ne cessent de croître ne sont pas mentionnés.
Agir sur les déchets demeure l’activité concrète la plus citée dans l’enquête : qu’elle soit l’unique action ou bien associée à d’autres, perçue de façon conforme aux attendus d’un éco-délégué « acteur du changement » ou de manière plus critique, comme chez ce lycéen qui ironise. « Ils ramassent les poubelles, on ne sait pas s’ils sont délégués ou éboueurs. »
Rappelons que la gestion des déchets dans un établissement scolaire public est une attribution des collectivités qui gèrent les bâtiments. Les projets des éco-délégués peuvent donc impliquer la collaboration d’agents de la collectivité qui sont rarement consultés et, au final, souvent dans l’incapacité de donner suite aux projets commencés, comme la création de composts abandonnés l’année suivante faute de personnel identifié pour les gérer. Il en est de même avec les actions des élèves autour des économies d’énergie dont la portée reste limitée face au défi que représente la rénovation énergétique des bâtiments scolaires, décidée à un tout autre niveau.
Sans remettre en cause l’importance de la gestion des déchets pour la cause écologique et sociale, nous pouvons cependant nous questionner sur l’intérêt d’en faire la mission principale des éco-délégués. Peu de réflexions sur l’origine de ces déchets (surconsommation, obsolescence programmée, mauvaise qualité, réglementation non respectée) ont été observées. Or, sans remise en cause du système à l’origine de la production de ces déchets, les éco-délégués risquent bien de n’occuper qu’une « fonction utilitariste au service des politiques libérales de croissance », pour reprendre les termes des chercheurs Jean-Marc Lange et Angela Barthes.
Être éco-délégués au collège ou au lycée : quels moyens d’action ?
Un fort effet établissement
Le dispositif des éco-délégués peut également être perçu de manière très différente selon les contextes d’établissements. Dans l’enquête de terrain, les élèves de l’enseignement agricole considèrent les éco-délégués comme des « agents du changement » ou des « opérateurs du tri » dans une proportion supérieure aux attentes. Les élèves de l’éducation nationale suivant une voie de formation générale sont eux beaucoup plus que prévu à répondre ne pas savoir quelles sont les missions des éco-délégués.
Plus surprenant, les élèves d’un lycée pourtant labellisé « établissement en démarche de développement durable (E3D) » et ceux ayant participé à un projet régional sur les ODD (Objectifs de développement durable définis par les Nations unies) sont ceux qui affichent le plus haut pourcentage des « Je ne sais pas » (79 % et 70 %). À l’inverse, les élèves d’un lycée n’ayant pourtant pas encore organisé d’élections d’éco-délégués sont ceux qui les considèrent le plus comme « agents du changement » (49 %).
Perception du rôle des éco-délégués par type d’établissement. Fourni par l’autrice Lise Trégloze
L’analyse du questionnaire indique par ailleurs que les perceptions des activités des éco-délégués ne varient pas significativement selon le genre, le niveau scolaire ni même selon le vécu scolaire : les élèves se déclarant en réussite ou en échec scolaire et les élèves déclarant avoir une expérience positive ou négative de leur scolarité ont des taux de réponse équivalents. Ainsi, l’effet établissement semble agir plus que le profil socio-scolaire des élèves sur leur perception du rôle de l’éco-délégué. Ces premiers résultats mériteraient cependant d’être consolidés à une échelle plus importante.
Enfin, qu’elle soit conforme aux prescriptions du ministère, restreinte aux déchets ou plus critique, la perception du rôle des éco-délégués se cantonne à la sphère écologique. Les systèmes politiques et économiques à l’origine de l’épuisement des ressources et de la surproduction de déchets ne sont quasiment jamais mentionnés. Cette dépolitisation de la question écologique, notamment dans un contexte scolaire, et « l’invisibilisation des enjeux sociaux » qui l’accompagne sont une tendance déjà bien repérée par les recherches en éducation, comme en témoigne le récent ouvrage d’Irène Pereira sur l’éco-pédagogie (2024).
Les classes de collège et de lycée élisent des éco-délégués pour participer activement à la mise en œuvre du développement durable dans leurs établissements. Les élèves deviennent acteurs à part entière pour contribuer à faire des collèges et lycées des espaces plus favorables à la biodiversité et davantage engagés dans l’atténuation et l’adaptation au changement climatique.
Quant au profil socio-scolaire des éco-délégués, sans étude statistique nationale, difficile de dresser le portrait type. Le rapport parlementaire réalisé sur ce sujet par une députée de la majorité, dresse un panorama assez mitigé. Le dispositif des éco-délégué est accusé de renforcer les stéréotypes de genre en confiant les tâches du « care », et notamment du maintien de la propreté des lieux, aux filles plus qu’aux garçons. Constat déjà largement documenté en sociologie.
Si les éco-délégués perçoivent bien que l’on attend d’eux qu’ils soient force de propositions, ils sont pourtant dirigés, de manière explicite ou plus implicite, vers les actions déjà en cours ou impulsées par leurs encadrants, considérées comme réalisables et « allant dans le bon sens ». Un acteur du changement donc, mais dans les limites de l’acceptable.
Parmi les éco-délégués interrogés pendant l’enquête, certains s’épanouissent clairement dans leur mission, regrettent parfois qu’elle ne puisse pas s’étendre davantage ou se pérenniser d’une année sur l’autre ou d’un établissement à l’autre. Pour d’autres, elle est synonyme d’usure ou de déception, comme en témoigne cet éco-délégué élève de seconde (lycée privé, zone rurale) :
« C’est bien gentil de faire les petits gestes, mais un moment il va falloir faire les grands, et c’est pas le gouvernement qui s’en occupe. »
Tantôt colibris, tantôt ambassadeurs, tantôt sauveurs, tantôt éboueurs… les éco-délégués cumulent ainsi les casquettes sans véritables moyens pour agir, alors même que les défis auxquels ils sont censés répondre ne cessent de croître dramatiquement.
Certes, nous pouvons convenir que les cinq dernières années n’ont pas été de tout repos pour le milieu scolaire : crise sanitaire de la Covid et huit ministres de l’éducation nationale qui se sont succédé. Cependant, nous pouvons constater qu’après un engouement pour les enjeux de développement durable post-COP21, les moyens attribués au déploiement de l’éducation au développement durable peinent encore à être rassemblés à la hauteur des objectifs auxquels la France continue de s’engager, COP après COP.
Ce livret de 4 pages présente les idées clés pour sensibiliser tous les élèves de l’école et progresser vers la labellisation E3D (école en démarche de développement durable).
En ce début d’année 2026, une question s’impose plus que jamais : que faut-il vraiment mesurer pour mieux décider et agir ? Nos institutions sont percutées par toutes les grandes transitions, écologique et démographique, la révolution de l’intelligence artificielle ou encore la fin de l’hégémonie occidentale. Revenir à l’essentiel, redonner du sens à l’action collective, fonder les décisions sur des faits partagés : c’est tout l’enjeu du Sommet de la Mesure d’Impact 2026, le 13 avril 2026, au Conseil économique, social et environnemental (CESE) pour sa 4ᵉ édition, autour du thème : Ce qui compte vraiment.
L’accès au Sommet est gratuit, mais certains ateliers, groupes de travail et formats participatifs auront des places très limitées. S’inscrire dès maintenant permet de recevoir en priorité les informations et les liens de réservation dès l’ouverture du programme.
Ce qui compte vraiment.
Ce qui compte vraiment, c’est :
une mesure d’impact qui guide l’action, sans enfermer les acteurs de l’ESS dans des logiques purement gestionnaires
des faits, preuves et données partagées pour éclairer les décisions publiques et privées
la voix des citoyen·nes, leurs priorités et leur vécu, intégrés au cœur du débat
la reconnaissance des impacts intangibles : bien-être, confiance, autonomie, lien social
👉 Mesurer ce qui transforme. Écouter celles et ceux qui vivent les impacts. Décider autrement.
Parce que la mesure d’impact ne peut plus être un simple outil de reporting. Elle doit devenir une boussole.
A l’heure des reculs écologiques mondiaux, des tensions sociales, des budgets contraints, il est essentiel de revenir à l’essentiel : ce qui compte vraiment.
Ce qui compte vraiment dans un monde de plus en plus polarisé, c’est defonder nos débats sur un socle commun : celui des faits, de la preuve et de l’impact mesuré. Lutte contre la précarité, insertion économique, égalité des chances, transition écologique, santé, logement… Si nous ne partageons pas les mêmes opinions, nous devons au moins pouvoir regarder les mêmes données. Évaluer rigoureusement les effets des politiques publiques, des décisions économiques ou des projets sociaux permet de créer un langage commun entre citoyens, chercheurs, élus et entreprises.
Ce qui compte vraiment dans l’action publique, l’action des entreprises, les projets des acteurs de l’investissement ou encore du monde associatif, c’est ce qu’on change dans la vie des gens : des éléments difficiles à mesurer, mais fondamentaux pour la cohésion sociale (le bien-être, la confiance, l’autonomie, la fierté…).
Ce qui compte vraiment, c’est enfin la voix des citoyen.ne.s : leurs priorités, leurs aspirations. L’impact n’est pas une affaire d’experts — c’est une réalité vécue, au quotidien, par celles et ceux que les politiques publiques et les projets économiques concernent directement.
Un autre modèle social est possible
Faire dialoguer des mondes qui ne se parlent pas
Citoyens, intellectuels, grandes entreprises, TPE et PME, acteurs publics et privés, chercheurs et spécialistes, associations, artistes, financeurs, évaluateurs, opérateurs sociaux, accompagnateurs du changement social et têtes de réseau de l’Économie Sociale et Solidaire.
Un événement organisé par l’IMPACT TANK et le CESE
Lancé en octobre 2020 à l’initiative du GROUPE SOS, d’autres acteurs de l’ESS et de quatre universités (Sciences-Po, Sorbonne Université, Conservatoire National des Arts et Métiers, Paris Dauphine), l’IMPACT TANK est le premier think and do tank européen dédié aux initiatives et à l’économie à impact positif. Il croise expertise académique et expérience de terrain pour favoriser la mise à l’échelle des innovations sociales les plus prometteuses et rassembler l’ensemble des acteurs et actrices engagés au service d’une économie plus inclusive et plus durable.
Troisième assemblée constitutionnelle de la République, le CESE conseille le Gouvernement et le Parlement et participe à l’élaboration et à l’évaluation des politiques publiques dans ses champs de compétences. Il regroupe 175 membres, femmes et hommes de terrain, désignés par les corps intermédiaires : associations, syndicats de salariées et salariés, organisations patronales… Le CESE est le lieu privilégié d’expression de la participation citoyenne. Thierry Beaudet en est le Président depuis mai 2021.
Éditions précédentes du Sommet de la Mesure d’Impact
Son rôle est de faire dialoguer des mondes qui ne se parlent pas : l’expertise des chercheurs, l’expérience des acteurs de terrain et les besoins des décideurs pour ajuster l’action publique.
Sommet 2025 en images. Plus de 6 000 visiteurs au CESE, 300 intervenant.e.s de haut niveau, plus d’une centaine de chercheurs et 50 000 personnes connectées pour changer le système !
Le Sommet de la mesure d’impact vise à éclairer le débat public en s’appuyant sur la recherche académique comme socle commun.
Sommet 2024 en images. Plus de 4 000 visiteurs au CESE, 300 intervenant.e.s de haut niveau, plus d’une centaine de chercheurs et 50 000 personnes connectées pour changer le système !
Donner des preuves et des cadres d’analyse et d’évaluation communs permet de maintenir un espace de discussion, au-delà des positions idéologiques.
Sommet 2025 : Re-faire Société
Sommet 2024 : Une journée pour Changer le système !
Green-Got, une fintech engagée et créée pour mettre la finance au service de la transition écologique, a réalisé un clip vidéo diffusé sur les réseaux sociaux, réalisé en interne et porté par l’artiste Mona Guba. Pensé comme une prise de parole créative et engagée, ce clip détourne avec humour et autodérision des commentaires de haters laissés sur l’environnement et le réchauffement climatique, transformant des discours hostiles ou climatosceptiques en matière artistique.
Quand les commentaires de haters deviennent des paroles de chanson
Au cœur du clip, Mona Guba livre une performance musicale frontale et incarnée. Les paroles qu’elle chante sont directement inspirées de commentaires laissés en ligne : critiques, moqueurs ou climatosceptiques, à propos de l’écologie et de l’urgence climatique. En les mettant en musique, le projet choisit la dérision plutôt que la confrontation, révélant l’absurdité de certains discours tout en ouvrant un espace de réflexion sensible et accessible.
Le clip a été tourné au théâtre Le Solo, lieu parisien emblématique fondé par Kader Aoun, reconnu pour sa programmation audacieuse et son ancrage dans la création contemporaine. Ce décor épuré et chargé de sens renforce la portée artistique du projet et son positionnement à la croisée de la culture, de l’engagement et de la prise de parole publique.
Une production majoritairement internalisée
La conception éditoriale, la direction artistique et la coordination du projet ont été menées par les équipes internes de Green-Got. Des freelances n’ont été sollicités que pour le tournage et le montage.
Green-Got est certifiée B Corp.
Respect des normes en matière de performance environnementale, sociale, de responsabilité et de transparence.
Une raison d’être, inscrite dans les statuts, affirme la volonté de Green-Got de mettre le secteur financier au service du bien commun, de la protection de la planète et de ses habitants.
Membre d’une communauté mondiale d’entreprises qui œuvrent ensemble pour une économie plus inclusive, équitable et régénératrice.
Nous ne cherchons pas à être les meilleurs du monde, mais les meilleurs pour le monde.
Un projet qui disrupte les codes traditionnels de la communication financière
Avec ce clip, Green-Got affirme une stratégie qui dépasse les codes traditionnels de la communication financière :
une prise de parole culturelle assumée, là où on attend peu une fintech,
un contenu qui privilégie l’émotion, l’ironie et la narration plutôt que le message promotionnel,
une collaboration artistique cohérente avec les valeurs de la marque, incarnée par une artiste émergente à la voix singulière.
Les pires phrases entendues sur le réchauffement climatique
Reprendre le pouvoir sur votre argent avec Green-Got
Green-Got existe, car le vrai pouvoir, c’est votre argent. Mais aujourd’hui, ce pouvoir finance le problème plutôt que la solution.
Depuis l’Accord de Paris sur le Climat, les 60 plus grandes banques mondiales ont investi plus de 6 900 milliards de $ dans les énergies fossiles. Un chiffre vertigineux qui montre à quel point notre système financier alimente la crise climatique.
Pour y arriver, changeons les règles du système. En reprenant le pouvoir sur notre argent d’abord, en faisant évoluer les politiques qui définissent les règles du jeu ensuite, et demain avec l’actionnariat militant pour influer directement sur la stratégie des industries polluantes.
Green-Got est une institution financière qui existe pour tout ceux et celles qui veulent faire mieux avec leur argent.
Après plusieurs mois d’audit rigoureux et une phase d’observation sur le terrain menés par Ecocert Environnement, la Maison Telmont devient la première maison de Champagne certifiée Regenerative Organic Certified® (ROC™), catégorie « Bronze », pour ses vignobles certifiés biologiques. Une étape importante pour Telmont, engagée depuis 2021, avec son projet « Au Nom de la Terre », à produire des vins d’exception dans le plus grand respect possible pour l’environnement.
ROC : Régénératif Certifié Biologique
Lancé aux États-Unis, en 2017, par la Regenerative Organic Alliance (ROA), qui a pour membres fondateurs le Rodale Institute, Dr. Bronner’s et Patagonia, le label Regenerative Organic Certified® (ROC™) pose comme principe de base la certification agriculture biologique – arrêt total des herbicides, pesticides de synthèse, fongicides de synthèse et engrais de synthèse – à laquelle viennent s’ajouter des pratiques exigeantes en faveur de la biodiversité, de la régénération des sols, et de conditions équitables pour les personnels agricoles.
Une viticulture biologique et régénérative, respectueuse des sols, de la biodiversité et des femmes et des hommes qui œuvrent à la production des champagnes.
Pour atteindre le niveau « Bronze », la Maison a démontré la mise en œuvre de pratiques exemplaires sur son domaine certifié, sur les volets environnemental et social : plantation d’arbres, collecte de l’eau de pluie, utilisation de couverts végétaux, intégration de la biodiversité au cœur du vignoble, mesure scientifique de la santé des sols, ou encore conditions de travail respectueuses et inclusives.
« Devenir la première maison de Champagne à obtenir la certification Regenerative Organic Certified® (ROC™) est une réalisation majeure pour Telmont et pour la Champagne dans son ensemble »
« En étant pionnière en matière de pratiques viticoles durables, Telmont façonne l’avenir de la filière. »
Leonardo DiCaprio, investisseur de la Maison Telmont
Leonardo DiCaprio, Investisseur de la Maison Telmont et Ludovic du Plessis, Président de la Maison Telmont
« Cette certification est la consécration de plusieurs années d’efforts. En obtenant la certification ROC™, nous affirmons notre conviction : l’agriculture ne peut être que biologique ET régénérative. L’un ne peut pas aller sans l’autre ! Let’sROC™ ! »
Ludovic du Plessis, Président de la Maison Telmont
Au nom de la Terre
Cette certification s’inscrit dans la continuité du projet « Au Nom de la Terre », initié par Telmont en 2021, qui vise la conversion de 100% de son domaine et des vignes de ses partenaires à l’agriculture biologique et régénérative d’ici 2031, et le Net Zero d’ici 2050. Pour la Maison, ce choix de la viticulture biologique et régénérative est la garantie de vins de grande qualité, qui se distinguent par leur caractère vibrant et plein de vie.
Sa cuvée-manifeste, Réserve de la Terre, en est la démonstration la plus aboutie : élaborée exclusivement à partir de raisins biologiques, elle est l’expression d’un terroir respecté car travaillé sans aucun artifice.
5 engagements de Telmont Au Nom de la Terre
1 – La préservation du terroir et de la biodiversité
Plantation de 2500 charmes dans les vignes pour préserver la diversité faunistique et contribuer à la fixation durable de carbone.
Déjà 81% des vignes du domaine Telmont sont cultivées en Agriculture Biologique.
2. La généralisation de l’éco-conception
Création de la bouteille de champagne la plus légère. Arrêt de toute production et utilisation de coffrets.
Utilisation de bouteilles vertes 100% recyclables et issues à 85% de verre recyclé
3. Privilégier les sources d’énergie verte
Utilisation de biocarburants pour les engins agricoles et de véhicules électriques
Approvisionnement à 100% en électricité d’origine renouvelable.
4. Évolution profonde de la chaine logistique amont et aval
Transporteurs performants RSE
Arrêt des expéditions via transport aérien et avec Neoline en 2025, première traversée à la voile vers les États-Unis
5. La transparence
Traçabilité grâce à une étiquette révolutionnaire : l’information sur la composition et l’élaboration des vins est sur l’étiquette frontale
Chaque bouteille est numérotée, permettent de suivre l’itinéraire de production
Fondée en 1912 à Damery, près d’Épernay, dans le sillage des révoltes champenoises, par Henri Lhôpital, la Maison Telmont incarne depuis plus d’un siècle un esprit pionnier au cœur de la Champagne. Aussi attachée à l’innovation qu’au maintien des traditions champenoises d’excellence, elle est aujourd’hui à l’avant-garde d’une nouvelle révolution dans notre rapport à la Terre et met en œuvre une vision inédite : produire un champagne d’exception sans aucun compromis en matière de durabilité. Cette vision, déployée depuis 2021 avec le projet « Au Nom de la Terre », inclut la conversion de 100% des vignes du domaine et de ses partenaires vignerons à l’agriculture biologique et régénérative d’ici 2031 (aujourd’hui 70% de l’ensemble est déjà en agriculture biologique), la préservation de la biodiversité et la réduction radicale de l’empreinte carbone pour devenir Net Zéro d’ici 2050.
Parmi les initiatives prises, la suppression des coffrets cadeaux et de tout emballage superflu, le co-développement avec son partenaire verrier historique de la bouteille de champagne la plus légère (800g), l’abandon des bouteilles transparentes (0% de verre recyclé) et des bouteilles au format spécial (900g +), l’utilisation du verre de transition produit entre deux teintes, l’arrêt du fret aérien, et l’utilisation d’énergies renouvelables.
Telmont est soutenue par des investisseurs partageant la même vision et les mêmes convictions environnementales, dont Rémy Cointreau, actionnaire majoritaire de Telmont, qui soutient pleinement l’engagement de la Maison pour l’innovation et la durabilité ; Leonardo DiCaprio, investisseur et écologiste engagé ; et Ludovic du Plessis, Président de la Maison.
La Maison Telmont a dévoilé en 2024 sa cuvée-manifeste : « Réserve de la Terre », produite avec 100% de raisins biologiques, sans herbicides, pesticides, fongicides ni engrais de synthèse.
Radieuse, lumineuse et pleine de vie, cette cuvée est le futur de la Maison Telmont.
Suite au décès le 31 décembre 2025 de Francis Hallé, à l’âge de 87 ans, les Éditions Actes Sud rendent un hommage au botaniste de renom, spécialiste des arbres et plus particulièrement des forêts tropicales, qui avait suivi des études de biologie et de botanique à la Sorbonne. L’occasion de découvrir toute son œuvre chez Actes Sud.
“La modestie devant les arbres s’impose dans tous les domaines. Ne nous y trompons pas : à notre époque où triomphent les technosciences, nous sommes tout à fait incapables de construire un édifice qui aurait les mêmes propriétés technologiques qu’un arbre.
C’est peut-être un peu humiliant, mais c’est ainsi.”
“Sur la fenêtre de mon balcon, il y avait des pots de terre. Ce n’était pas moi qui les avais mis là.
Et jour après jour, j’ai vu pousser une plante, je l’ai vue fleurir, je l’ai vue donner des graines, et l’année d’après il y avait des plantes dans tous les pots. Je ne m’en étais pas occupé, je ne l’avais même pas arrosée. La pluie parisienne lui suffisait.
Aucun animal n’est capable de faire ça ! (…) Tandis qu’une plante, c’est absolument magique ! Elle est d’une autonomie absolue. Pas besoin de s’en occuper. Elle fait tout ce qu’elle a à faire indépendamment de moi.
Dans les années 60, Francis Hallé enseigne à l’université de Brazzaville au Congo, puis à l’université Lovanium de Kinshasa. Il s’installe à Montpellier en 1971, où il enseigne l’écologie tropicale et l’agroforesterie à l’université. Cette ville lui servira également de base arrière pour ses nombreuses expéditions scientifiques à travers le monde.
Le Radeau des Cimes : 30 années d’exploration des canopées forestières équatoriales
Le Radeau des Cimes
Francis Hallé était également connu du grand public comme co-initiateur de l’aventure du radeau des cimes, expérience scientifique incomparable qui a donné lieu à un film réalisé par Luc Jacquet, Il était une forêt (2013) et à un livre,Le Radeau des cimes (Actes Sud, 2021). L’engin volant conçu par Gilles Ebersolt et piloté par Dany Cleyet-Marrel a permis à Francis Hallé et son équipe de mener entre la fin des années 1980 et les années 2010, une dizaine d’expéditions scientifiques sur les canopées des forêts tropicales primaires, là où se trouve la plus forte biodiversité de la planète.
“La canopée de la forêt tropicale présente la caractéristique étonnante d’être le milieu où vivent le plus grand nombre d’espèces animales et végétales, le milieu le plus vivant du monde.”
Une histoire naturelle, économique et sociale des basses latitudes
Notre avenir : la forêt et les arbres
Conférence de Francis Hallé au 10ème Festival Terre & Lettres 2019
Un projet : recréer une forêt primaire en Europe de l’Ouest
Défenseur infatigable des forêts primaires, il avait lancé en 2018 avec quelques amis et l’appui de son association, le projet de recréer une forêt primaire transfrontalière en Europe de l’Ouest, un projet dans lequel une forêt évoluerait de façon autonome, renouvelant et développant sa faune et sa flore sans aucune intervention humaine, et cela sur une période de plusieurs siècles.
Faire renaître une forêt primaire en Europe de l’Ouest
Il avait exposé les détails du projet dans un petit manifeste, Pour une forêt primaire en Europe de l’ouest (Actes Sud, 2021) et parcourait le territoire pour en expliquer la nécessité.
Les forêts primaires, qui n’ont jamais été modifiées ni exploitées par l’homme, sont des joyaux de la nature, des sommets de biodiversité. Leurs bénéfices sont inestimables. Sous les tropiques, elles subissent un déclin alarmant. En Europe, elles ont quasiment disparu depuis 1850. Pourquoi devrions-nous nous satisfaire de cette situation ? Ce n’est cohérent ni avec notre tradition culturelle, ni avec notre exigence de beauté des paysages.
C’est pourquoi, à l’initiative du botaniste, l’Association Francis Hallé pour la forêt primaire agit pour la création d’un vaste espace (environ 70 000 hectares) dans lequel une forêt, placée en “libre évolution”, renouvellera et développera sa faune et sa flore sans aucune intervention humaine, et cela sur une période de plusieurs siècles. Cette zone, qui reste à localiser, sera transfrontalière, avec une base française.
Ce projet suscite un très vif intérêt du public, pour des raisons à la fois écologiques et philosophiques. Comme l’expose ce manifeste, l’Association souhaite susciter un large mouvement d’opinion pour faciliter l’obtention des accords politiques et administratifs nécessaires. Il est urgent d’agir !
Dessiner les plantes pour mieux les comprendre
Pédagogue subtil, il adorait aller à la rencontre des plus jeunes pour leur transmettre son savoir et sa passion et leur conseillait fréquemment d’apprendre à dessiner les plantes :
“On me demande parfois pourquoi je passe tant de temps à dessiner les plantes, alors qu’il y a aujourd’hui de petits appareils photo très maniables et légers. Mais si vous photographiez une plante qui vous intéresse, vous verrez également sur la photo toutes les plantes qui poussent autour d’elle et la vôtre disparaîtra au milieu des autres. Je ne vois pas d’autre solution que le dessin pour décrire cette plante et elle seule. Avec le dessin, je peux tourner autour de mon sujet et l’observer dans ses moindres détails. Quand j’esquisse une plante, je la comprends mieux. Une sorte de dialogue s’instaure. Il me vient des questions en dessinant. Je peux essayer d’y répondre puisque l’objet vivant est là.
Francis Hallé était en effet doué pour le dessin et les siens ont fait l’objet de plusieurs expositions et publications, y compris pour le jeune public, avec notamment L’Étonnante vie des plantes (Actes Sud Jeunesse, 2021).
La Beauté du vivant, son dernier livre
Son dernier livre, La Beauté du vivant, (Actes Sud), publié à l’automne 2024, sonne comme une dernière injonction à s’ouvrir à la beauté de la nature, lui qui déplorait souvent que les scientifiques n’aient pas le droit de s’exprimer sur ce sujet :
“Nous sommes priés de ne jamais faire état de nos sentiments personnels.
La beauté, nous n’avons pas le droit d’en parler, parce que c’est subjectif et non mesurable.
Pourtant, la beauté de la nature est bien réelle.
De quel droit un scientifique dit-il : “J’étudie ce qui est mesurable et objectif mais je ne veux pas me lancer dans ce qui est subjectif et non mesurable” ?
Pendant nos études, on nous a répété que s’intéresser à la beauté c’était bon pour les enfants, les débutants, ou les artistes, mais pas pour les scientifiques.”
Pourtant, rares sont les naturalistes qui osent en parler. Soupçons de subjectivité, accusations de sentimentalisme : les questions d’esthétique ont longtemps été considérées comme des obstacles au raisonnement scientifique. Francis Hallé nous prouve le contraire avec grâce, dans une enquête sous forme de déambulation entre les lignées de l’évolution, délicatement dessinées de sa main.
Peut-on trouver des critères objectifs de beauté ou de laideur d’une espèce ?
Quelle utilité la beauté peut-elle avoir pour un organisme vivant ?
La notion de beauté a-t-elle un sens chez les végétaux ?
L’évolution mène-t-elle à davantage de beauté ?
Au fil des planches, on découvre avec bonheur que la fonction de la beauté pourrait être bien plus large que le maigre rôle de séduction qu’on lui avait octroyé dans la théorie de l’évolution.
Pour nos yeux trop habitués à ce qu’ils voient, lassés du spectacle des brutalités quotidiennes, ce livre est une sorte d’antidote.
On y renoue avec un émerveillement simple, là où nous n’aurions jamais espéré le trouver : au fin fond des mers, dans les ingénieux replis d’une graine, les correspondances géométriques d’un pelage… Livre aventureux et buissonnier, La Beauté du vivant démontre que toute compréhension du monde commence par l’amour et l’observation attentive de ses formes, même les plus simples.
L’engagement de Francis Hallé à défendre cette beauté du vivant et, singulièrement, celle des forêts primaires était absolu.
France Télévisions propose, dès le 23 janvier sur france.tv et mardi 27 janvier à 21.10 sur France 2, un voyage inédit à la découverte de la France de 2100, avec le documentaire France, il était une fois demain de Michael Pitiot, raconté par Stéphane Varupenne, de la Comédie-Française, suivi du science of France 2100, le pourquoi du comment d’Eden Shavit.
Grâce à la magie des effets spéciaux, nous parcourons en images réelles un pays qui s’est adapté au changement climatique. Un monde très différent mais, pour la 1ère fois, un monde qui ne fait pas peur. Qui donne envie même.
La France comme le reste du monde connaît le réchauffement climatique, la montée des eaux et bientôt un épuisement des ressources naturelles … Un constat qui alimente la peur de demain pour toutes les générations. Et plus encore, elle profite d’une culture collective puissante : la science-fiction, où le monde de demain se conçoit post-apocalyptique.
Et si on se trompait ? Et si penser la France de demain ne nous menait pas à la fin de notre histoire mais au contraire au début d’une nouvelle histoire ?
Pour le savoir … il faut faire un voyage à travers la France de 2100 à la recherche de ce qui pourrait changer en Normandie et dans le Pas-de-Calais avec la montée des eaux. Comment pourrions-nous réinventer notre agriculture dans la Beauce, nous adapter à la fonte des glaciers alpins et vivre avec l’aridification en Occitanie. Ou encore comment pourrions-nous repenser nos villes, de Paris à Chartres ou encore Marseille. Et découvrir ce que sera notre mobilité demain pour imaginer ce que deviendront nos si chères voitures et nos avions… La France de nos enfants et de nos petits-enfants.
« France, il était une fois demain » : un voyage imaginaire mais documenté, basé sur les travaux d’un corpus d’experts pour se redonner envie de demain.
C’est l’histoire d’un voyage en France en 2100 qui commencerait sur les côtes de la Normandie. Cette région, exposée à la montée des eaux, nous mènera à choisir entre élever des digues toujours plus hautes ou au contraire nous adapter à un nouveau tracé côtier. Plus au nord, dans le marais Audomarois, entre Saint-Omer et Dunkerque, la montée des eaux pourrait même redessiner un tout autre Pas-de-Calais et l’on y vivrait une expérience différente mais plaisante entre terre et mer.
Vivre plus proche des éléments naturels pour demain est un défi.
Notre société actuelle est au contraire tournée vers la technologie, au point que même notre agriculture est industrielle !
Or, on sait désormais que ce modèle ne résistera pas à un changement climatique et l’on cherche dans la science et la technologie des solutions pour demain. Et si la solution n’était pas tout simplement de redonner des arbres à nos paysages et une place à nos paysans en revenant à l’agroforesterie ? Cette méthode ancestrale associe les arbres et les champs, elle préserve la ressource en eau, un enjeu d’autant plus pressant que le réchauffement climatique annonce la fin des glaciers permanents dans les Alpes notamment.
Avec la fin des neiges éternelles, le Rhône mais surtout l’Occitanie pourrait devenir en été une zone semi-aride. Serons-nous condamnés à vivre dans des biosphères climatisées, coupées du monde ? Peut-être pas. Il existe de nombreuses réponses pour adapter à la chaleur notre agriculture et nos villes comme par exemple Carcassonne.
Et du fait de l’action combinée du climat et de la montée des eaux, la Camargue pourrait devenir une mangrove. On appelle ce phénomène la tropicalisation de la France. En 2100, les orangers pousseraient en pleine terre au château de Chambord ! Ces changements n’ont rien d’exceptionnel dans la nature qui est en perpétuelle évolution. Au fond, c’est plutôt nous qui avons de la peine à accepter que notre monde change.
Notre monde est complexe et fragile à la fois, car dépendant du pétrole. C’est dans nos grandes villes comme Paris qu’on le perçoit le mieux. Vivre ici nécessite toujours plus de ressources pour construire et se déplacer sans cesse. L’étalement urbain montre déjà ses limites.
Alors à quoi ressemblera l’Île-de-France demain quand on sait que la voiture est au cœur de nos vies, que même l’Arc de triomphe est devenu un rond-point routier ?
Tout d’abord, la fin du pétrole signifiera moins de voitures et la conversion de nombreuses routes en zones vertes. Des milliers d’hectares pourraient même devenir des parcelles agricoles comme les Champs-Élysées et le Champ-de-Mars à Paris.
Végétaliser permettrait de protéger la ville du changement climatique.
On s’y déplacerait différemment, sans pétrole, et l’immense agglomération d’Île-de-France pourrait voir sa taille se réduire et ses habitants choisir de vivre à nouveau dans les villes moyennes de France.
La fin du pétrole pourrait en réalité donner à la France un autre visage favorisant la proximité et la qualité de vie. De même en 2100, la production et la circulation des biens à travers le monde ne sera plus la même, en particulier pour le textile qui en France pourrait voir un retour à des fibres naturelles locales comme le lin. On resterait mobile grâce à un réseau ferroviaire redéployé dans le pays. Avec moins de route, on pourrait préserver des espaces sauvages pour favoriser la biodiversité française. Le parc automobile serait à recycler en de plus petits véhicules sans doute ultralégers pour être économes car l’énergie de demain se fera nucléaire, solaire, à hydrogène ou électrique mais surtout elle appellera à la sobriété. De fait nos avions voleront moins nombreux dans notre ciel et pour les longues distances, en 2100, on leur préférera peut-être le voyage en mer.
Difficile de prédire à quoi ressemblera la France demain sans être prophétique mais ne pas chercher à l’imaginer est pire encore.
Car il est temps de faire des choix. Un autre monde est possible. Il a peut-être même déjà commencé. La suite dépend de nous …
Il était une fois demain par Chris Morin-Eitner
Paris # Make Our Planet Great Again 2017 @ Chris Morin-Eitne
La Fondation Etrillard a fait de la préservation du patrimoine naturel l’une de ses priorités. Depuis 6 ans, elle soutient des initiatives qui préservent, restaurent et transmettent des espaces naturels. En janvier 2026, la Fondation crée le Prix « Nature dans la ville », au bénéfice de la Nature de proximité en milieu urbain. Un prix pour préserver et développer des espaces naturels existants.
Un Prix pour remettre la Nature au cœur des villes
Depuis 2020, la Fondation Etrillard soutient, à travers son Prix du Patrimoine Naturel, la préservation d’espaces naturels en Suisse et en France. Cette distinction a permis aux lauréats de concrétiser des aménagements exemplaires au bénéfice de la protection de la Nature et de sa transmission aux générations futures.
Prix du Patrimoine Naturel
Après quatre éditions, la Fondation a souhaité faire évoluer ce Prix pour affirmer davantage son engagement en faveur de l’accès à une nature de proximité, afin de répondre aux enjeux croissants de la densification urbaine.
C’est ainsi qu’est né le nouveau Prix « Nature dans la ville ». Il a vocation à soutenir la création d’aménagements paysagers participant à enrichir la Nature en milieu urbain dense, en Suisse ou en France. Les projets pourront être portés par des acteurs publics (collectivité territoriale, établissement public) ou privés (entreprise, association…), à condition que les sites soient accessibles au plus grand nombre et gérés dans une démarche désintéressée.
Les projets devront s’inscrire autour de trois piliers fondamentaux :
Contribuer à l’amélioration de la qualité du cadre de vie des habitants,
Transformer de manière significative le lieu d’implantation,
Favoriser et préserver la biodiversité, dans une démarche écologique et pédagogique.
Le Prix s’adresse à l’ensemble des espaces verts urbains ouverts au public : parcs et jardins, potagers ou vergers urbains, promenades, berges aménagées, et plus largement à tout aménagement contribuant à redonner une place au vivant en ville.
Prix Nature dans la Ville
La Nature en ville : un enjeu de société et de santé publique
La Suisse et la France sont fortement touchées par l’urbanisation et la densification des villes : plus de 25 millions de Français vivent dans des communes densément peuplées, tandis que 74 % de la population suisse réside en agglomération1. Pour ces habitants, la Nature est souvent peu visible et difficilement accessible, alors même qu’il s’agit d’un enjeu majeur de santé publique. L’OMS l’a formalisé à travers la règle des 3-30-300 : voir 3 arbres depuis son domicile, bénéficier d’au moins 30 % de couverture arborée dans son quartier et se trouver à moins de 300 mètres d’un parc.
Face au réchauffement climatique, les arbres jouent un rôle essentiel avec une baisse de la température ressentie pouvant atteindre 10°C2.
Avec ce nouveau prix, la Fondation Etrillard souhaite favoriser des projets à impact concret sur la végétalisation des villes et la reconnexion des habitants avec la Nature.
Églantine Petit, en charge du pôle environnemental à la Fondation Etrillard
« Le Prix du Patrimoine Naturel et le mécénat environnemental de la Fondation continueront de soutenir des projets de réhabilitation. Face au manque de dispositifs et prix dédiés au développement d’espaces verts dans les milieux fortement urbanisés, à l’échelle nationale et transnationale, une évolution du prix s’est imposée naturellement : de la restauration de l’existant, on passe à la transformation et la création de nouveaux espaces paysagers, en plaçant l’écologie et le bien-être des habitants au cœur de notre engagement. »
Églantine Petit, en charge du pôle environnemental à la Fondation Etrillard
Restauration de la biodiversité en Nouvelle-Aquitaine avec le Fonds NAture 2025 – 2027
Un accompagnement par des experts de la Nature en ville
Afin de concevoir un Prix en phase avec les enjeux de la Nature en milieu urbain, la Fondation Etrillard s’est entourée de spécialistes du sujet. Elle a développé le Prix Nature dans la ville en partenariat avec Plante & CitéFrance et Suisse, chargé d’évaluer, aux côtés de la Fondation, la faisabilité technique et financière des projets, ainsi que leur pérennité.
Les projets finalistes seront soumis au vote d’un jury franco-suisse composé de personnalités des domaines de l’environnement, de l’écologie urbaine et de l’aménagement du territoire :
Gaëlle Aggeri, ingénieure-paysagiste et chercheur associée au Laboratoire de Recherche en Paysage de l’ENSP Versailles (France)
Laurence Baudelet, ethnologue urbaine et urbaniste (France)
Sylvain Greutert, ingénieur en gestion de la nature et géomaticien au Service des espaces verts de la Ville de Genève (Suisse)
Nathalie Machon, professeure d’écologie urbaine du Muséum national d’Histoire naturelle (France)
À l’issue de cette période, un lauréat sera désigné et bénéficiera d’une dotation de 30 000 CHF, destinée à soutenir des travaux déjà engagés ou à lancer dans les deux années suivant l’obtention du prix.
Alimentation, jouets, litière … Derrière ces gestes du quotidien liés à nos animaux domestiques se cache une empreinte environnementale largement sous-estimée. En France, où l’on compte près de 15 millions de chats, chaque choix répété jour après jour pèse sur le climat, les ressources et la production de déchets. Dans un contexte de hausse continue du nombre d’animaux de compagnie et d’attention croissante portée à leur bien-être, Cats For Future, une initiative européenne de la Plant Litter Association (PLA), propose des leviers concrets pour réduire l’impact environnemental et l’empreinte carbone de nos chats, sans compromis sur leur confort.
Alimentation : un impact climatique largement invisible
L’alimentation des chats constitue l’un des postes les plus lourds en empreinte carbone.
Selon une étude publiée dans la revue Global Environmental Change, la production d’aliments secs pour animaux (chats et chiens) génère entre 56 et 151 millions de tonnes de gaz à effet de serre par an, soit 1,1 % à 2,9 % des émissions agricoles mondiales.
À ce chiffre déjà conséquent s’ajoute un facteur aggravant : les régimes humides « pâtées » présentent un impact climatique environ sept fois plus élevé que les croquettes, notamment en raison de leur teneur en protéines animales, de leur transformation et de leur logistique.
Leviers de réduction
Privilégier les croquettes lorsque c’est possible, choisir des formulations intégrant des sous-produits animaux inévitables plutôt que de la viande « noble », ajuster les quantités pour limiter le gaspillage et s’orienter vers des gammes à empreinte carbone réduite.
Jouets : des objets ludiques au cycle de vie très court
Le marché des produits pour animaux, dont les jouets pour chats, est en forte croissance, mais leur impact environnemental reste invisible. Majoritairement fabriqués à partir de plastiques issus de la pétrochimie, souvent combinés à d’autres matériaux, ils sont difficiles à recycler et conçus pour être mâchés, griffés ou rapidement usés. Cette durée de vie très courte entraîne un renouvellement fréquent et un flux constant de déchets, parfois associés à la libération de microplastiques ou à la présence de composants problématiques comme des batteries ou des métaux.
Leviers de réduction
Privilégier des jouets durables, résistants et réparables, conçus à partir de matières naturelles ou recyclées, ou recourir à des solutions simples et « fait maison », permet de réduire significativement leur impact global.
Litière : un déchet massif du quotidien
La litière pour chat constitue un enjeu majeur pour l’environnement.
Aujourd’hui en France, 9 chats sur 10 utilisent encore une litière minérale. Lourde, poussiéreuse et peu respectueuse de l’environnement, elle est issue de mines souvent situées au Canada, en Chine, en Afrique ou en Turquie, impliquant extraction intensive et transport à fort impact carbone.
Cela représente chaque année plus de 600 000 tonnes de déchets non valorisables et près de 500 000 tonnes de CO₂ émises, principalement liées à une production énergivore (notamment le séchage au gaz naturel) et à la logistique internationale.
Leviers de réduction
Des alternatives plus durables existent, notamment les litières végétales, fabriquées à partir de matières premières biodégradables telles que la sciure de bois, la paille, le chanvre, le son de blé, le miscanthus ou la rafle de maïs. Elles valorisent des résidus agricoles ou des cultures à faible impact tout en offrant de bonnes performances d’absorption.
Où trouver la litière végétale ?
Partout en France, on peut trouver en magasins un large choix de litières pour chats à base de fibres végétales
La PLA est une association européenne ayant des représentants en France, en Allemagne, en Suisse et en Espagne, et dont le siège est à Milan, en Italie. L’association est à but non lucratif et doit poursuivre plusieurs objectifs :
Promouvoir et diffuser l’utilisation des litières végétales pour chats dérivées de matières premières renouvelables.
Informer le consommateur des avantages de l’utilisation des litières végétales sur la santé (humaine et animale) et promouvoir la prise de conscience que cette utilisation contribue à réduire les déchets urbains, les coûts d’élimination et les dommages environnementaux.
Diffuser, à travers des communiqués de presse, des études, des recherches et les meilleures pratiques, les technologies et les perspectives relatives au secteur.
Soutenir et promouvoir des systèmes de certification permettant de qualifier le secteur des produits.
Participer, indépendamment ou en partenariat avec des organismes, des associations ou des tiers, à la demande de financement et/ou d’avis de concours nationaux et internationaux concernant la formation, l’information et la recherche.
Agir auprès des autorités compétentes pour faire reconnaître la nécessité d’interdire l’utilisation des litières minérales sous quelque forme que ce soit, car elles sont nocives pour les animaux et l’environnement.
Demander un allégement de la TVA pour permettre au consommateur de bénéficier d’un prix d’achat plus avantageux et plus juste.
Cats For Future est une initiative européenne de la Plant Litter Association, fondée en 2012 à Milan en tant qu’association à but non lucratif. Elle œuvre à sensibiliser les citoyens, décideurs publics et entreprises à l’impact environnemental des litières minérales pour chats – une source encore largement ignorée d’émissions de CO₂ et de déchets non valorisables.
Fondée sur une expertise scientifique régulièrement mise à jour, l’association promeut une alternative concrète : les litières végétales, issues de sous-produits renouvelables de l’industrie du bois (sciure) ou de l’agriculture (rafles de maïs, son de blé), disponibles dans le commerce et les réseaux de grande distribution.
Glory Paris signe « Le Cri des quatre saisons », un projet musical qui transforme la carte de vœux en expérience sensible et geste concret. Avec une conviction simple et radicale : à l’heure où les images de la crise environnementale saturent l’attention sans plus provoquer d’émotion durable, il est temps de changer de langage. Ne plus seulement montrer, mais faire ressentir. Ne plus regarder la planète souffrir, mais l’écouter.
Le Cri des 4 saisons
Ce projet musical prend pour point de départ les saisons, ce rythme ancestral et organique qui structure depuis toujours la vie sur Terre. Un cycle presque musical, fait de tensions et d’accalmies, d’élans et de silences. Le printemps qui s’éveille, l’été qui déborde, l’automne qui ralentit, l’hiver qui retient son souffle.
Aujourd’hui, ce tempo se dérègle. Les saisons se brouillent, les équilibres se rompent, quelque chose sonne faux.
La planète n’est pas silencieuse. Nous avons simplement cessé de l’écouter.
Avec cette œuvre sonore inspirée des Quatre Saisons de Vivaldi, Glory Paris et le compositeur Frédéric Schumann font de la musique un capteur émotionnel, un organe sensoriel capable de traduire ce que la planète ressent. Là où les images n’émeuvent plus, le son traverse encore.
Écouter ces saisons, c’est tendre l’oreille vers un monde qui cherche encore son équilibre.
Le Printemps
L’été
L’Automne
L’hiver
Chaque écoute soutient la protection du vivant
Chaque écoute soutient directement quatre associations engagées pour la protection du vivant et de la planète : la Fondation GoodPlanet, Notre Affaire à Tous, laFondation Tara Océan et Planète Urgence. Chacune agit à son échelle pour défendre les écosystèmes, le climat, les océans, les forêts et le droit de l’environnement. En associant la création musicale à ces acteurs de terrain, l’écoute devient un acte utile et transforme un moment symbolique en levier d’impact réel.
Pour accompagner le passage de la prédation à la régénération, le Collectif de la Transition écologique, Nous sommes Vivants, lance la version Beta du Regenerative Capacity Scorepour évaluer la capacité de résilience et de régénération des entreprises et leurs conseils. En 4 étapes, un Score de Maturité Global et une analyse détaillée sur 5 catégories stratégiques propose des actions à mettre en place.
Évaluer le niveau de maturité : de la RSE à la Régénération
Le Regenerative Capacity Score propose une approche différente selon que vous êtes une entreprise ou un coach / consultant qui accompagne les décideurs.
Pour les Entreprises
Ce diagnostic s’adresse en priorité aux équipes déjà engagées — RSE, Innovation, Produit, Achats, Marketing — qui cherchent à mieux orienter leurs décisions stratégiques dans un contexte de tensions économiques, sociales et environnementales accrues.
L’objectif est de vous aider à vous situer, sans hiérarchie ni modèle imposé avec un score de maturité : Le Regenerative Capacity Score
Les 4 étapes, limiter, réduire, restaurer et régénérer, correspondent à la trajectoire d’une organisation responsable et ouvrent des options différentes, selon le contexte et les priorités fixées, et peuvent avoir lieu en synergies.
L’objectif n’est pas de réaliser un classement, mais de rendre visibles les mécanismes à l’œuvre afin de vous aider à identifier les leviers mobilisables en 2026.
Pour les consultants
Vous accompagnez des organisations engagées, confrontées à des arbitrages de plus en plus complexes entre conformité, performance économique et transformation des modèles.
Le Regenerative Capacity Score propose une lecture miroir de votre posture d’accompagnement, à partir de la réalité des décisions vécues par vos clients. Le diagnostic est identique à celui proposé aux entreprises. Seule la lecture des résultats change.
Il vous aide à identifier pour 2026 :
les arbitrages que vous êtes aujourd’hui en capacité d’éclairer,
les actions où votre expertise peut gagner en déploiement d’accompagnements,
les montées en compétence possibles pour accompagner des décideurs
Un Score de Maturité
Le score global obtenu, le Regenerative Capacity Score, vous positionne sur une trajectoire évolutive, essentielle pour assurer la continuité des actions RSE / innovation / Marketing / achats en 2026 :
Niveau 1 — LIMITER (La Conformité) : Vous répondez aux obligations légales (CSRD) et cherchez avant tout à automatiser le reporting pour libérer du temps.
Niveau 2 — RÉDUIRE (Gestion des Risques) : Vous optimisez l’existant pour limiter vos impacts négatifs et sécuriser vos marges face aux instabilités économiques.
Niveau 3 — RESTAURER (La Robustesse) : Vous agissez concrètement pour réparer les milieux et les relations humaines (filières, partenaires) dont votre production dépend directement.
Niveau 4 — RÉGÉNÉRER (La Régénération) : Votre activité génére de la valeur en renforçant activement les capacités du vivant et du lien social, garantissant une profitabilité à triple impact sur vos territoires.
5 Catégories de passage à l’action
Pour obtenir un score précis, Nous sommes Vivants analyse votre organisation sous cinq angles complémentaires. Chaque catégorie révèle un levier d’action spécifique, l’idéal étant la cohérence globale :
I. Vision & Posture de Leadership
Positionner votre leadership entre la RSE comme un coût ou la condition de viabilité du business.
II. Intelligence Écosystémique et impacts
Transformer les données (carbone, biodiversité, social, business) en outils de décision opérationnelle.
III. Opérations au niveau de la chaîne de valeur
Sécuriser vos chaînes de valeur face aux ruptures (climat, eau, sols) et saisir les opportunités de collaboration pour créer de la valeur mutuellement bénéfique dans le temps.
IV. Création de Valeur via l’innovation
Passer de l’éco-conception (réduire des impacts sur les ressources) à la conception régénérative (renforcer les capacités du vivant).
V. Dynamiques collectives impactantes
Repenser les métiers avec les collaborateurs pour s’adapter aux nouveaux enjeux de 2026.
Entretenir les capacités du vivant — humain compris — à continuer
Quand les régimes ou les dirigeants s’affrontent dans un monde où les prédateurs semblent s’affranchir des règles du droit international, ce sont des capacités collectives qui disparaissent.
Capacité à :
accueillir l’autre sans le réduire à un ennemi.
penser au-delà des rapports de force immédiats.
reconnaître les limites, les milieux, le vivant humain et non-humain.
décider sans écraser, influencer sans contraindre.
durer sans s’épuiser ni détruire ce dont on dépend.
À l’inverse, ce qui s’impose :
la possession plutôt que la relation,
la domination plutôt que la coopération,
la vitesse plutôt que la lucidité,
le court terme plutôt que la continuité.
La véritable urgence n’est pas morale. Elle est capacitaire.
Ce dont le monde a le plus besoin aujourd’hui, ce sont des organisations, dirigeants et territoires capables :
d’aimer sans posséder,
d’accueillir sans assimiler,
de poser des limites sans violence,
de coopérer sans contrainte,
de se transformer sans basculer dans la brutalité.
« En 2026, le monde évolue sous contraintes. Les milieux se transforment, les chaînes de dépendance se tendent, des seuils sont franchis. Le temps n’est plus réversible : l’avenir ne prolonge pas le passé, il se compose à partir de conditions inédites.
La question centrale pour les dirigeants d’entreprise devient alors : qu’est-ce qui doit être entretenu pour que le monde puisse continuer?
La continuité entretenue consiste à maintenir les conditions de possibilité du vivant, afin que puissent encore émerger :
des sols vivants pour continuer de nous nourrir,
des écosystèmes sains à tenir dans la durée,
des relations humaines à porter la joie,
des organisations responsables pour nos couvrir nos besoins
Et si la Transition était avant tout une formidable aventure humaine ? Pour les quatre femmes engagées depuis 20 ans dans la Transition Ecologique et à l’origine de cette tribune, Hélène Jalin, Emmanuelle Aoustin, Amélie ROUVIN et Bénédicte Spanu, « depuis des décennies, l’enjeu impératif de repenser notre système économique va dans le mur« . Pourquoi ça n’avance pas assez ? Et si le principal frein à la transition écologique n’était pas tant technologique, ni même financier mais essentiellement humain ?Une tribune publiée le 5 Janvier 2026 dans Les Échos avec le soutien de nombreux collectifs de chercheurs, scientifiques, médecins et chefs d’entreprise.
La sensibilisation fondée uniquement sur les chiffres et les données scientifiques échoue à faire évoluer les comportements à cause de notre subjectivité, constatent les auteurs.
Le frein majeur à la décarbonation de l’économie n’est ni technologique, ni financier : il est humain. Alors que le discours dominant fait peser la responsabilité du changement sur les individus, le levier le plus puissant se trouve au sein des organisations, explique un collectif de chercheurs, scientifiques, médecins et chefs d’entreprise.
Nos systèmes d’organisation, nos habitudes, nos peurs, nos biais, nos récits collectifs,… C’est là que tout se joue.
« Le Facteur Humain, souvent obstacle, peut devenir un puissant moteur de la transition écologique ! Quand on rend le changement et les récits désirables plutôt qu’anxiogènes Quand on mobilise la tête, le cœur et le corps, quand on agit au cœur des organisations, des institutions, des collectifs, à tous les niveaux Alors les transformations deviennent possibles, profondes et durables. Des exemples existent. Agissons là où se joue l’impact : dans les organisations. C’est là où se structurent nos modes de vie, nos façons de produire et consommer«
Mettre l’Humain au cœur de la transition n’est pas une utopie. C’est une condition de réussite !
Tribune « Réussir la transition écologique : et si la solution, c’était l’Humain ? »
Nous savons aujourd’hui comment décarboner notre économie. Les solutions techniques existent. Pourtant, les changements sont trop lents et trop fragmentés. Pourquoi ?
Parce que le frein majeur n’est ni technologique, ni même financier : il est essentiellement humain.
L’inertie face à la crise écologique s’enracine dans des mécanismes profonds : biais cognitifs qui filtrent notre perception, poids des habitudes qui nous font préférer le statu quo, normes sociales qui verrouillent nos modes de vie et de production, défenses émotionnelles qui alimentent le déni, perception catastrophiste de l’avenir qui entrave toute projection dans un futur désirable. En un mot : notre subjectivité.
Voilà pourquoi la sensibilisation fondée uniquement sur les chiffres et les données scientifiques échoue à faire évoluer les comportements.
Et pourquoi, dans les organisations, les politiques RSE peinent à opérer de véritables transformations. Comme dans la société, les démarches qui ne tiennent pas compte des freins humains se heurtent aux peurs et aux résistances et font le lit, au mieux de l’inaction, au pire de la colère et de la frustration.
Une stratégie qui ignore le facteur humain ne peut générer qu’un changement superficiel.
Le discours dominant fait encore trop peser la responsabilité du changement sur les individus – souvent seuls face à des choix contraints – alors que les leviers les plus puissants se trouvent au cœur des organisations. Ce sont elles qui structurent nos habitudes, nos façons de produire et de consommer. C’est en leur sein que peut s’opérer le passage à l’échelle.
La recherche en sciences du comportement nous invite à agir à plusieurs niveaux :
rendre le changement désirable en donnant à voir ses bénéfices concrets plutôt qu’effrayer ou culpabiliser ;
repenser nos cadres de vie pour que les changements souhaités puissent être adoptés avec moins d’efforts pour davantage de bien-être ;
adapter nos manières de communiquer pour limiter les résistances ;
veiller à l’équité des réformes proposées pour éviter les fractures et la colère sociale ;
et enfin, créer et partager de nouveaux récits collectifs qui donnent envie de construire un avenir souhaitable.
Sur le terrain, diverses initiatives ouvrent la voie.
Ces approches engendrent des prises de conscience qui mènent à des réorientations stratégiques parfois assez radicales de leur modèle économique.
Ces exemples sont encore trop rares, notamment dans les organisations où la logique collaborative et systémique heurte de front une culture managériale souvent encore structurée autour du contrôle, de la rationalité économique étroite et de la planification descendante. Pourtant, le succès de ces initiatives le démontre :
Le facteur humain peut, lorsqu’on sait le mobiliser pleinement, devenir un véritable levier du changement.
Ce « Putain de Facteur Humain » (PFH) souvent cité par Hubert Reeves, capable à lui seul de faire échouer le mieux conçu des programmes, peut se muer en « Précieux Facteur Humain » dès lors qu’il en devient le principal moteur.
Les objectifs de l’Accord de Paris ne seront tenus que si nous faisons de la transition écologique un projet collectif désirable.
Placer l’humain au cœur du processus n’est donc pas accessoire, c’est une condition impérative de réussite.
Concrètement, toute démarche de transition doit intégrer le facteur humain (impacts psychosociaux, freins culturels, leviers émotionnels) dès sa conception afin de la rendre plus pertinente et plus efficace. La recherche et les initiatives publiques ou privées dans ce domaine méritent d’être soutenues financièrement pour diffuser les connaissances auprès de tous et développer des dispositifs favorisant l’évolution des pratiques.
Il est également primordial d’outiller massivement les acteurs : les leaders et les managers gagneraient à se former ou s’entourer d’expertise en sciences du comportement. Enfin, il est essentiel de s’autoriser à revisiter la gouvernance, la culture interne, les valeurs et les modes d’action des organisations, afin de rendre possible des transformations en profondeur.
Face aux crises sociétales, la réussite de la transition repose avant tout sur notre capacité collective à comprendre, accompagner et libérer le potentiel transformateur des dynamiques humaines.
Mettre l’Humain au cœur de la transition n’est ni un luxe ni une utopie : c’est la condition même de notre réussite collective à construire un futur vivable, juste et désirable.
Selon l’observatoire des imaginaires L’ObSoCola France souffre d’un manque d’idéaux, d’un déficit d’objectifs collectifs à atteindre, d’une panne du désir d’avenir alors que la modernité révèle ses impacts environnementaux et sociaux.
La relation de l’humain à la nature structure les imaginaires. Or la modernité a opposé la nature aux humains avec des imaginaires d’effondrement de notre civilisation ou de retour à un monde sauvage. La reconnexion à la nature est essentielle pour se projeter dans le futur avec d’autres imaginaires.
« C’est en prenant conscience du vivant que l’humain se rend capable de saisir le « tissu » du vivant dans ses interdépendances, et le « fleuve » du vivant dans sa continuité depuis l’apparition de la vie sur Terre. Or ce sont ce tissage et ces dynamiques qui rendent la Terre habitable pour nous et pour les autres, et on comprend par là que ce sont elles qu’il faut défendre, et dont il faut prendre soin ». Baptiste Morizot
L’Arche : 3 saisons pour une transformation dans le réel
Visée régénérative en 4 étapes : limitation des impacts, réduction des externalités, restauration des écosystèmes, régénération du vivant
L’Arche raconte une transformation située, perceptible et mesurable dans le réel :
les sols vivants, la biodiversité qui se déploie, les équipes qui apprennent et coopèrent, les produits écologiques, les territoires qui deviennent encore plus habitables.
Les apports de l’Arche à l’entreprise régénérative
L’apport fondamental de l’Arche pour les entreprises est d’exposer ce que comprend le leadership du vivant pour les managers et de placer la régénération comme exigence de survie économique.
La régénération n’est pas une étoile du berger, c’est une montée en qualité de vie globale en triple impact pour les entreprises : économique, social et environnemental.
L’Arche ne cherche pas à améliorer le Train. Elle propose un autre véhicule. Moins orienté vers l’optimisation, plus vers la capacité à durer, elle incarne une entreprise qui tient dans l’incertitude parce qu’elle renforce ce qui la rend possible.
L’apport de l’Arche à l’entreprise régénérative
L’Arche ne décrit pas seulement un voyage, mais une mutation radicale du modèle mental du dirigeant et de son organisation.
Saison 1 : on pilote par la peur (stocks/risques)
Saison 2 : on augmente le potentiel (capacités)
Saison 3 : retour au réel, on agit à plusieurs (filières dans les territoires)
Saison 1 (L’Arche – Protocole Noé) : La Rupture Cognitive
C’est ainsi que commence L’Arche. Non pas comme un récit catastrophe, mais comme un espace de bascule : celui où l’on prend le temps de comprendre que traverser le déluge,, quel qu’il soit entre faillite économique ou détresse psychologique, ne dépend plus de l’efficacité des moyens et des solutions, mais de la qualité des relations tissées entre nous au sein de la grande trame du vivant.
Cette 1ère saison invite à un changement de regard radical. Elle brise l’illusion que nous sommes gestionnaires de la nature.
L’évidence retrouvée : Nous ne sommes pas face au vivant, nous sommes le vivant qui cherche à mieux vivre, mieux vivre tous ensemble sans exclusion
Le choix conscient : Entrer dans l’Arche, c’est mieux gérer les ressources communes en célébrant la vie qui est en chacun de nous
Ils n’étaient pas encore prêts. Mais ils avaient accepté une chose : ils ne pourraient pas recommencer comme avant. Ce n’était pas encore une régénération. C’était un arrêt. Une pause. Et parfois, c’est ainsi que tout (re)commence…
Saison 2 (L’Arche – Protocole Régénération) : L’Atelier du Réel
MOMENT 1 : L’ARRÊT ET L’ÉCOUTE. Thèmes : écoute des signaux vivants • gestion du stress post-traumatique MOMENT 2 : LE CONSEIL DU SOL ET LA CRISE DES ÉGOS. Thèmes : facteur humain • gouvernance vivante • crise d’identité et de légitimité MOMENT 3 : LA PREMIÈRE FORGE Thèmes : entreprise au service du vivant • triple impact MOMENT 4 : LA RÉGÉNÉRATION A L’ÉPREUVE DE DE LA FAIM .Thèmes : Besoins humains et choix de vie. MOMENT 5 : LA PREMIÈRE POUSSE ET L’ÉMERGENCE DE LA PENSÉE RÉGÉNÉRATIVE. Thèmes : agriculture régénérative • alliance inter-espèces MOMENT 6 : Les îlots de régénération. Compléter avec des exemples
Le futur n’est pas une destination lointaine, c’est un espace à cultiver ici et maintenant. Cette saison ne se lit pas, elle s’écrit collectivement.
Un laboratoire commun : Un train planté dans le sol où l’intelligence collective s’anime pour viser le bonheur.
Un appel à l’action : Chaque lecteur devient acteur — co-scénariste de nouveaux récits et finalement témoin de son temps pour identifier ce qui existe déjà et doit être source d’inspiration pour l’avenir.
Dans la Saison 1, nous avons survécu à la rupture des équilibres. Nous avons appris, dans l’urgence d’un train lancé à toute allure, que « personne ne survit seul ». Mais aujourd’hui, le défi change de nature. Nous ne sommes plus des passagers en transit ; nous devenons des habitants. Sur ce plateau volcanique noir et nu, la survie ne suffit plus. Il faut régénérer.
Saison 3 – L’Horizon : L’Économie Régénérative
L’objectif final c’est la bascule de modèles mentaux et économiques dans chaque entreprise collective.
Donner plus que l’on ne prend : L’entreprise devient un lieu de vie sur son territoire.
Triple impact : Elle restaure les écosystèmes, régénère le vivant, soigne les relations en son coeur et partage la valeur équitablement entre tous, sans exclusion.
Le vivant c’est nous : bien vivre sa vie c’est prendre soin de soi , des autres et de la nature
Prospérité territoriale : L’économie devient une contribution positive, enrichissant le capital naturel et humain pour la prospérité de tous.
Saison 3 L’arche, Protocole Nous Sommes Vivants
Après l’exploration intérieure et la construction de la méthode, l’Arche doit maintenant toucher terre. Revenir ici et maintenant. Là où nous sommes.
Le Comité 21 a réalisé une série de fiches-actions consacrée aux solutions concrètes d’adaptation aux changements climatiques dans les territoires : gestion responsable des eaux pluiviales avec la Cartonnerie Gondardennes pour viser le zéro prélèvement, conversion à l’agriculture biologique avec le Château Guilhem pour renforcer la résilience du vignoble, mobilisation des parties prenantes avec Basse Saâne 2050 pour faire face à l’élévation du niveau de la mer, désimperméabilisation des sols et retour de la biodiversité avec la ZAC de la Montjoie pour lutter contre les ilots de chaleur.
Les infrastructures critiques à l’épreuve de l’adaptation aux changements climatiques
Ponts éventrés, télécommunications coupées, réseaux d’eau détruits … les images des dégâts ont beau se succéder, il est difficile d’en croire ses yeux devant une nouvelle catastrophe climatique d’ampleur en Europe. Et pourtant, les changements climatiques exploitent chaque fois les conséquences de l’artificialisation urbaine effrénée des 50 dernières années. Les inondations mettent à l’arrêt un territoire meurtri par des dommages humains et matériels sans précédents.
Actifs estimés vitaux pour le fonctionnement d’un territoire, d’une entreprise voire d’un pays, les infrastructures critiques focalisent l’attention face à l’accélération des changements climatiques. Afin d’éviter toutes défaillances en cascade potentielles le long des multiples réseaux qui irriguent les activités socioéconomiques et assurent le bien-être des populations, de plus en plus d’opérateurs tentent de renforcer leurs actions en matière de sécurité et d’anticipation des risques climatiques.
Cette note a pour objectif d’offrir un tour d’horizon de la notion d’infrastructures critiques au regard des enjeux climatiques. Les exemples présentés sont l’ont été lors de plusieurs webinaires organisés par le Comité 21 dans le cadre de son programme Adaptation aux changements climatiques.
Cap sur de nouveaux modèles sociétaux durables pour pouvoir vivre dans les tourmentes
Le Rapport Cap sur de nouveaux modèles sociétaux durables pour pouvoir vivre dans les tourmentes, dresse un panorama des avancées – et des défis qui restent à affronter – en matière de développement durable à l’aune notamment des événements géopolitiques récents, de l’élection de Donald Trump à la présidence américaine aux conflits armés dans le monde.
Il avance les propositions du Comité 2, fruit de 30 ans d’actions et de consultations auprès de ses parties prenantes, pour enfin relever le défi du développement durable en posant les bases de nouveaux modèles socio-économiques.
Comment penser une société post-croissance ? Quelle rôle des entreprises dans l’économie et les territoires ? Qu’est-ce qu’un girondisme du XXIe siècle ? Sur quelles valeurs refonder l’action publique ? Ou encore, comment enrichir l’intérêt général par les communs ? Autant de thématiques structurantes abordées dans ce rapport qui se propose de fixer un cap pour la grande transformation.
Fiche-action Adaptation 1 – Cap sur la gestion responsable de l’eau avec la Cartonnerie Gondardennes
Pour cette première édition, direction le Pas-de-Calais, où la Cartonnerie Gondardennes se distingue par un projet de gestion des eaux pluviales. En réponse aux sécheresses et inondations récentes, l’entreprise familiale a installé un système de récupération des eaux pluviales sur 17 hectares de toitures et voiries. Accompagnée par l’Agence de l’Eau Artois-Picardie, elle économise désormais un tiers de ses prélèvements annuels, soit 140 000 m³ d’eau, en seulement six mois.
« L’élément déclencheur, c’est notre conviction que chacun doit agir à son échelle pour préserver les ressources dont nous dépendons. »
Laurent TOP, Directeur industriel.
L’objectif à terme : zéro prélèvement dans le canal de Neufossé et 100 % d’eaux pluviales utilisées dans le process.
Fiche-action Adaptation 2 – Résilience en bouteille : Château Guilhem cultive le changement face au dérèglement climatique
Cap cette fois sur l’Aude, dans le Sud-Ouest, où le domaine viticole de Château Guilhem incarne une transition agricole globale, à la croisée de l’adaptation et de l’atténuation. Repris en 2005 par Bertrand Gourdou et son épouse Anne-Sophie, le domaine familial fait face à une réalité climatique de plus en plus marquée : sécheresses, stress hydrique, perte de rendement …
Leur réponse : une stratégie de long terme alliant agriculture biologique, diversification des cépages et pratiques culturales innovantes. Certifié « agriculture raisonnée » dans un premier temps, le domaine obtient en 2010 la certification « agriculture biologique », marquant un tournant vers un modèle plus durable. Ce nouveau cadre impose des choix structurants pour renforcer la résilience du vignoble : adaptation des dates de vendange, enherbement maîtrisé, plantation de cépages plus résistants aux fortes chaleurs…
Leur engagement se traduit aussi par une réduction des intrants, une gestion optimisée de l’eau et une réflexion constante sur l’empreinte carbone globale du domaine.
Pour un projet écologique et solidaire d’adaptation au changement climatique
Conseillère d’État honoraire et fondatrice du Comité 21, Bettina Laville signe la préface de « Les Métamorphoses », un ouvrage relatant la jeune histoire de l’adaptation au changement climatique, ainsi que tous les débats accompagnant cette indispensable politique publique. Après un été marqué par des canicules, des feux de forêt, des ouragans et des inondations, ce livre se présente à la fois comme un guide et comme une espérance lucide. Il dresse un état des lieux en France, mettant en lumière les retards des politiques, tant au niveau local que national, soulignant l’importance du débat « inégalités et adaptation » et prenant le parti délibéré de l’adaptation locale, avec un éclairage dans la Drôme, les Alpes et la Bretagne.
Le titre « Les Métamorphoses » traduit bien, comme l’exprime Bettina Laville dans sa préface, la référence à Edgar Morin qui, dès 2010, écrivait : « Pour tracer un nouveau chemin de société à partir de la réalité adaptative, l’idée de métamorphose, plus riche que l’idée de révolution, en garde la radicalité transformatrice, mais la lie à la conservation (de la vie, de l’héritage des cultures). » En quelque sorte, cette métamorphose équivaut au concept que le Comité 21 a souvent développé : « l’adaptation transformationnelle ».
Marie-Hélène Lafage pointe la montagne qui reste à gravir : la prise de conscience de l’ampleur des enjeux, l’enrichissement des connaissances sur l’adaptation, la volonté politique d’entreprendre. Les efforts d’adaptation doivent comporter une dimension technique — avec des politiques plus volontaristes en matière de décarbonation et de maintien de la biodiversité — mais aussi envisager des transformations profondes de nos modes de vie.
Fiche-action Adaptation 3 – Basse Saâne 2050 : mobiliser les parties prenantes du territoire pour faire face à l’élévation du niveau de la mer
Cette fiche présente une démarche emblématique menée dans la basse vallée de la Saâne (Seine-Maritime), pilotée par le Conservatoire du littoral, en partenariat avec la Communauté de Communes Terroir de Caux, la commune de Quiberville et le Syndicat Mixte des Bassins Versants Saâne Vienne Scie, maître d’ouvrage du projet.
Engagé entre 2012 et 2050, ce programme d’un budget de 33,2 millions d’euros répond aux multiples risques auxquels ce territoire littoral est confronté : érosion du trait de côte, élévation du niveau marin, submersion, inondations, ruissellement, sécheresses ou encore instabilité des falaises. Les premières réflexions portaient essentiellement sur la « protection » face aux risques naturels, à travers des réponses techniques et sectorisées qui n’ont pas trouvé l’adhésion locale. Avec l’accélération des connaissances climatiques dans les années 2010, Basse Saâne 2050 inaugure un changement de cap : une approche globale, participative et transversale, combinant adaptation technique, recomposition spatiale et sensibilisation des acteurs du territoire.
Ce projet propose une stratégie d’adaptation progressive pour anticiper l’évolution des aléas climatiques tout en renforçant la résilience du territoire.
Après les événements majeurs qu’ont été successivement l’épidémie mondiale de COVID, puis les guerres en Ukraine et à Gaza, l’élection de Donald Trump bouleverse les relations internationales, les relations commerciales, les politiques d’aide et, bien entendu, les politiques environnementales. C’est à l’aune de cette élection qu’il faut esquisser des pistes pour les futures politiques environnementales, alors que les nouvelles climatiques sont de plus en plus mauvaises et que l’espoir de limiter à 2 °C le réchauffement au cours de ce siècle commence à être interrogé.
Après la 24ᵉ session de l’Assemblée générale de l’ONU, avant tout occupée par le débat sur la reconnaissance de l’État palestinien, il convient de poser une question lancinante pour beaucoup : où en sommes-nous de l’action internationale pour restaurer l’état de la planète et celui de ses habitants, objectif qui, jusqu’alors, n’avait jamais été ouvertement remis en question depuis plus de 30 ans, soit depuis la conférence de Rio en 1992 ?
La COP 30 à Belém marquera-t-elle un tournant et dans quel sens ?
À l’issue de cette COP, achevée comme toutes les précédentes dans une atmosphère d’extrême tension, voire un peu plus, le Comité 21 peut esquisser un bilan extrêmement mitigé.
D’abord, dans la catégorie des dysfonctionnements, la présidence brésilienne a beaucoup déçu les derniers jours en fonctionnant de manière peu transparente et même en tentant de forcer la main aux délégués : il a fallu 2 séances plénières pour arriver à un texte final qui reste très contesté par certains pays d’Amérique du Sud affirmant ne pas l’avoir approuvé.
Ensuite l’organisation de la COP, objet de scepticisme depuis le début (coût des hébergements, installation des stands, et finalement frappée par une inondation et un incendie) a été justement critiquée.
Fiche-action Adaptation 4 – Gestion des Eaux pluviales dans la ZAC de la Montjoie, Saint-Denis
Cette fiche présente le projet La ZAC de la Montjoie, située dans le quartier de la Plaine Saint-Denis et faisant l’objet d’un projet de gestion innovante des eaux pluviales porté par la Communauté d’Agglomération Plaine Commune, avec Sequano Aménagement en tant qu’aménageur.
Réalisé entre 2012 et 2016, ce projet d’aménagement, doté d’un budget d’environ 3 millions d’euros, s’inscrit dans la transformation d’un territoire historiquement maraîcher devenu, à partir du XIXᵉ siècle, une zone industrielle dense puis fortement minéralisée. Engagée dès les années 1980 avec le projet Hippodamos, la mutation urbaine de la Plaine Saint-Denis visait à répondre aux effets de la désindustrialisation massive amorcée dans les années 1950. Le quartier se caractérisait alors par une très forte imperméabilisation des sols, atteignant jusqu’à 94 % sur certains secteurs, ainsi que par une carence importante en espaces verts.
D’après Laurence Laporte, cheffe de projets – Secteur aménagement Centre, Pôle Fabrique de la ville durable à Plaine Commune, ces caractéristiques ont rendu le territoire particulièrement vulnérable aux îlots de chaleur urbains et aux impacts du changement climatique. L’extension de la ZAC de la Montjoie, engagée à partir de 2010, a constitué une opportunité pour repenser le modèle d’aménagement urbain afin d’améliorer durablement la qualité environnementale du quartier.
La gestion des eaux pluviales s’est rapidement imposée comme un enjeu majeur, en lien avec la lutte contre les îlots de chaleur, la gestion des pluies exceptionnelles et le retour de la biodiversité.
Le projet a ainsi mis en œuvre une gestion à ciel ouvert des eaux pluviales, reposant sur la création de noues végétalisées, la désimperméabilisation des sols et des dispositifs capables de mieux absorber et ralentir les eaux lors d’épisodes pluvieux intenses.
Cette évolution des pratiques a été rendue possible grâce à un portage politique fort et à une collaboration étroite entre la Direction de l’aménagement, la Direction de l’écologie urbaine et la Direction de l’eau et de l’assainissement de Plaine Commune, faisant de la ZAC de la Montjoie un exemple d’aménagement urbain plus résilient et adapté aux enjeux climatiques contemporains.
Et si nos villes devenaient des moteurs de régénération plutôt que des facteurs de dégradation ? LUMIÅ, centre d’innovation stratégique consacré à l’économie régénérative, vient de publier une étude sur l’URBANISME RÉGÉNÉRATIF : concepts, méthodologie et exemples. Elle explore les effets socio-écologiques de la ville, les apports et limites des solutions urbaines actuelles, les grands courants de l’urbanisme régénératif et une méthodologie opérationnelle en 7 étapes, illustrée par 3 cas concrets.
Exemples de possibilités de reconnexion au vivant pour les patients et familles – CH de Grasse – Source Change It Use It/ LUMIÅ 2024
Urbanisme régénératif ?
L’urbanisme régénératif propose de penser les projets et les aménagements en s’attachant à créer les conditions qui vont permettre au vivant d’exprimer son plein potentiel.
Il ne s’agit pas simplement d’ajouter de la nature en ville mais de réfléchir les projets et les aménagements au regard des besoins de la biodiversité urbaine et de ses capacités à produire des services écosystémiques grâce à des contributions coévolutives pour répondre aux besoins des populations locales.
Schéma de la séquence méthodologique – Source LUMIÅ 2024
Le Regenerative Design
Le « design régénératif » propose une meilleure compréhension du site pour concevoir les projets urbains. Il associe un processus participatif et en amélioration continue autour des projets, avec des impacts mutuels positifs pour la société et pour les écosystèmes, permettant leur coévolution.
la nature n’est pas une simple ressource, mais un partenaire avec lequel il faut entretenir une relation de coévolution
Contribution de la nature aux populations Source : Les 18 contributions de la nature aux populations, Eduardo Blanco, d’après PBES, 2017
L’approche biomimétique et écosystémique
Les écosystèmes naturels sont des systèmes complexes caractérisés par des relations d’interdépendance, des cycles de nutriments fermés, utilisant efficacement l’énergie et disposant de capacités d’auto-organisation et d’adaptation.
Ces caractéristiques peuvent servir de modèles pour concevoir des environnements urbains plus résilients et régénératifs.
MÉTHODOLOGIE POUR UN PROJET D’URBANISME RÉGÉNÉRATIF
3 projets pour illustrer la méthodologie
Le projet des Serres des Barattes à Annecy
Le Projet du Centre Hospitalier de Grasse
Le Projet de l’écoquartier de la Maillerie à Villeneuve d’Ascq
Les villes accueilleront 70 % de la population mondiale d’ici 2050 et concentrent les pressions sur le vivant et un immense potentiel de transformation.
Schématisation de trois niveaux de maturité de la question «nature en ville»
Projet des Serres des Barattes à Annecy
D’une surface initiale de 11 000m² ce foncier accueille depuis 2019 les activités de production maraîchère en permaculture en Agriculture Biologique AB de l’association Ceux Qui Sèment.
Un jardin partagé d’une surface de 3500m² est situé au Nord de ce site et deux parcelles à l’Est pourraient potentiellement être intégrées au projet.
L’attractivité de la ville est source d’une évolution démographique importante. L’objectif de la démarche régénérative est de concilier les activités en place, dont celle d’agriculture urbaine, avec la demande sociale de logements.
Projet du Centre Hospitalier (CH) de Grasse
Le CH de Grasse s’étend sur une surface de 11 hectares. Construit en 1974, il accueille de nombreuses activités médicales avec 548 lits (maternité, médecine et chirurgie, urgences, gériatrie et gérontologie, psychiatrie) et ses bâtiments connexes (logements, chaufferies et ateliers, local déchets et décontamination, …), des surfaces artificialisées (routes, parking, héliport), ainsi qu’une surface boisée naturelle importante à l’Ouest.
L’objectif du projet d’urbanisme régénératif était d’apporter du bien-être aux usagers du site (patients, familles, personnel, …) tout en le réaménageant pour renforcer les services écosystémiques (en priorité de soutien et de régulation).
Les besoins et attentes ont été définis avec les équipes techniques de l’hôpital dans le cadre d’une approche sociologique menée par Change it Use it, UN cabinet de sociologie.
Projet d’écoquartier de la Maillerie à Villeneuve d’Ascq
Le projet de construction d’un Écoquartier de plus de 700 logements sur une surface totale de 11 000 m² a été mené par les promoteurs immobiliers Linkcity et Nhood. Une démarche participative engagée très tôt a permis de co-définir les besoins des futurs habitants et des activités qui pourraient y prendre place.
Une démarche d’économie circulaire a permis de conserver un bâtiment et une part importante des déchets de démolition ont pu être réutilisés sur site. La mobilité douce a été étudiée, des actions d’économie sociale et solidaire ont été programmées.
Le projet a été certifié Biodivercity Quartier au moment de la conception en 2015.
Les contributions des humains à la nature
L’étude d’un projet d’urbanisme régénératif repose sur un diagnostic holistique incluant l’analyse des contributions actuelles des humains pour les autres compagnons vivants. Car si les autres compagnons vivants favorisent notre bien-être, cela ne peut se faire que dans une relation de réciprocité où les humains contribuent au développement de ces derniers.
L’école des sciences et de la biodiversité à Boulogne Billancourt
Ce bâtiment a été conçu pour accueillir non seulement les étudiants de l’école mais aussi d’autres êtres vivants en créant des micro-habitats y compris en façade. Une certaine continuité a été recherchée entre la toiture végétalisée et les sols.
Images de l’école des sciences et de la biodiversité à Boulogne Billancourt Source Agence Chartier Dalix GUIDE MÉTHOLOGIQUE : URBANISME RÉGÉNÉRATIF
Écoquartier de la Maillerie, Villeneuve d’Ascq
L’espace des « Jardins Suspendus » situé en toiture de bâtiment propose un espace où se côtoient des jardins partagés, une terrasse végétalisée, des ruches et un restaurant.
Lieu convivial, d’apprentissage, d’échange de techniques et de pratiques de culture, ces lieux sont source d’échanges intergénérationnels, culturels, de mixité et d’inclusion.
Jardiné depuis 2022, cet espace accueille 300 jardiniers sur 1200m² mis en culture.
Ce qui caractérise la méthodologie sur l’urbanisme régénératif concerne à la fois :
le cadre du projet : compétences associées, démarche participative élargie, relation des parties prenantes à la biosphère,
les éléments techniques : diagnostic holistique, évaluation des structures biophysiques et des services écosystémiques
le modèle économique du projet.
Cette méthodologie pose la question d’une nouvelle prise de conscience des « experts », d’une modification de leurs pratiques, d’un lâcher prise sur leurs expertises pour les partager avec les usagers, les parties prenantes, de ne poser aucun regard de sachant sur le projet avant d’avoir établit le diagnostic et compris le lieu, son histoire, son fonctionnement.
Quelle est notre place d’humain vis-à-vis de la biodiversité et plus largement de notre environnement ?
Ceux qui sèment
Quelles sont nos capacités à contribuer à proposer des conditions favorables aux autres compagnons vivants ?
Réaliser l’ensemble des étapes méthodologiques de l’urbanisme régénératif semble éloigné des pratiques urbanistiques en cours, mais les enjeux urbains actuels et à venir invitent à opérer une bascule des pratiques. Cette méthodologie est là pour vous y aider.
Étude complète URBANISME RÉGÉNÉRATIF : concepts, méthodologie et exemples
Un carnet de connaissances et d’inspirations pour toutes celles et ceux qui souhaitent repenser la ville comme un écosystème vivant, résilient et contributif.
Comment faire face dans la dignité aux bascules sociétales qui se profilent ? L’effondrement des ressources de la biodiversité, le changement climatique et ses épisodes extrêmes, les risques systémiques associés … A conjuguer avec un appétit insatiable de croissance exponentielle qui caractérise les activités de notre espèce humaine. Arthur Keller nous propose d’entrer en profondeur dans la multidimensionnalité des risques et des enjeux de notre temps, pour envisager de construire les stratégies de résilience collective de demain.
Effondrement : seul scénario réaliste ?
CATALYSER UN SURSAUT, FOURNIR LES CLÉS DÉCISIVES D’ANALYSE ET D’ACTION FACE AUX CRISES SYSTÉMIQUES À VENIR
Arthur Keller est ingénieur en aérospatiale de formation. Il est aujourd’hui enseignant, consultant et conférencier sur les questions d’énergie, de climat et de transition écologique.
Membre du conseil d’administration de l’association Adrastia, qui travaille sur l’anticipation du déclin de la civilisation thermo-industrielle, Arthur Keller est également auteur et scénariste.
il explore comment le storytelling peut être un outil de pédagogie et de mobilisation autour du sujet de la vulnérabilité de nos sociétés, ainsi que des stratégies de résilience.
Cette vidéo, tournée Clément MONTFORT dans le cadre de sa websérie Next, constitue un bon préambule au travail d’Arthur Keller, et elle a donné envie à pas mal de monde de creuser les sujets abordés.
Clément Montfort est le réalisateur de La Série NEXT. Réalisateur et caméraman pour la télévision française, il s’est lancé de façon indépendante via sa chaine Youtube. Il a focalisé son énergie sur la réalisation de documentaires liés à l’écologie et à notre avenir sur cette planète. Ces questions le passionnent autant qu’elles l’effraient.
Il est nécessaire de garder les yeux ouverts afin d’éviter si possible le pire.
Quand les systèmes vacillent, seul le collectif peut prendre le relais et modifier les trajectoires.
Et si nous pouvions comprendre les risques de notre époque avant qu’ils ne nous dépassent, pour agir efficacement et de manière coordonnée ? Le 18 décembre 2025, au Collège des Bernardins, le C3D a pris ce temps rare pour comprendre, agir et savoir par où commencer face aux enjeux vitaux de notre époque. Arthur Keller, ingénieur, consultant et écrivain, spécialiste des risques systémiques et de la résilience collective, est intervenu sur le thème : “Face aux risques systémiques inédits de notre époque : une stratégie de transformation collective systémique.”
Point sur la situation climatique et les basculements sociétaux à venir
Exposé des marges de manœuvre pour agir efficacement
Présentation d’une stratégie originale et actionnable, comprenant méthodes et leviers pour transformer collectivement nos organisations et territoires
Quand la rigueur de l’analyse rencontre l’efficacité de l’action, vous repartez avec les clés pour agir.
Agir efficacement commence par une compréhension claire des enjeux et des leviers d’action.
Chacun de nous peut jouer un rôle concret dans la transformation nécessaire de notre société.
Risques systémiques et stratégies de résilience
Cette masterclass SATOR propose une méthode fondamentalement novatrice pour construire les stratégies de résilience collective de demain. Conçue par Arthur Keller, l’un des plus grands spécialistes des risques systémiques au monde, elle permet d’entrer en profondeur dans les dynamiques complexes des enjeux de notre époque, afin de recouvrer une capacité d’action, et donc un pouvoir sur l’avenir.
La première partie du cours est dédiée à la prise de conscience du fait que n’avons pas encore su poser les bons diagnostics. Se contenter ainsi de rechercher des « solutions » est une faute méthodologique lourde d’implications. En effet, comment imaginer s’en sortir si on ne se préoccupe que du soulagement des conséquences, tout en laissant les causes s’aggraver ? Sans cohérence globale, on ne résout pas le problème, on ne fait que déplacer la pression dans le système.
Quels sont dès lors les bons outils, protocoles, dispositifs pour nous permettre de redéfinir les marges de manœuvre restantes et opérer des mutations pertinentes et salutaires ? Comment repenser en profondeur nos postures ? Que pouvons-nous entreprendre, individuellement et collectivement, pour empouvoirer les individus, collectifs et entreprises afin qu’ils puissent construire une capacité d’action ?
« Le climat entre nos mains – Modèles climatiques » est un manuel conçu pour les enseignants de lycée par l’Office for Climate Éducation (OCE) de l’Unesco. Ce guide pédagogique propose une approche claire, rigoureuse et active pour faire découvrir aux élèves ce que sont les modèles climatiques, comment ils fonctionnent et pourquoi ils sont essentiels pour comprendre et anticiper les effets du changement climatique.
LES CONCEPTS DÉVELOPPÉS DANS CE MANUEL
Présentation du manuel
OBJECTIFS PÉDAGOGIQUES DES DIFFÉRENTES ACTIVITÉS PROPOSÉES
À l’issue de ces activités, les élèves seront capables de :
Vue satellite de la Terre avec sa couche nuageuse, l’un des éléments fondamentaux du système climatique de la Terre.
Faire la différence entre l’adaptation et l’atténuation, ainsi qu’entre les synergies et les compromis avec les Objectifs de Développement Durable (ODD)
Énumérer des paramètres étudiés par les climatologues et identifier des preuves des changements climatiques.
Démontrer que la tendance actuelle de réchauffement de la planète est causée par les activités humaines et entraîne de nombreuses perturbations climatiques.
Comprendre la complexité du système climatique de la Terre.
Comprendre que les modèles climatiques sont des outils fiables, pertinents et en constante évolution.
Expliquer le lien entre les émissions de gaz à effet de serre, les concentrations de ces gaz dans l’atmosphère et les changements climatiques mondiaux en utilisant un modèle numérique simple.
Comprendre les projections du GIEC.
Quoi ? Comment ? Pourquoi ?
MODULE PÉDAGOGIQUE : TROIS SÉQUENCES PÉDAGOGIQUES PROGRESSIVES ET COMPLÉMENTAIRES
L’avis de Pierre-Henry Dodart, Administrateur de l’État engagé pour la transition écologique
» Le manuel s’appuie sur une pédagogie d’investigation et de projet, combinant jeux de rôle, expériences, activités numériques et animations multimédias. Il vise à développer la pensée systémique, l’analyse critique et la capacité d’action des élèves, tout en intégrant les dimensions émotionnelles et sociales du sujet.
Il permet aussi d’aborder les notions parfois floues de scénario, modèle ou projection, et offre des cas concrets, comme l’étude des îlots de chaleur urbains, pour ancrer les apprentissages dans le réel. «
Un outil complet, gratuit et testé en classe, au service d’une éducation au climat ambitieuse !
Un QR code pour illustrer les concepts par une vidéo
Exemple : Chaque spécialiste étudie un ensemble de paramètres physiques (ex. le glaciologue étudie le volume de glace et l’albédo). Cela peut être illustré en regardant la vidéo CLIM « Le système climatique de la Terre », dans laquelle Fiona O’Connor (MET Office Science, Royaume-Uni) explique comment elle prend en compte un ensemble de paramètres (vapeur d’eau, eau liquide, concentration de méthane) pour étudier la chimie atmosphérique.
Montrez la FICHE Thématique à la classe et distribuez à chaque élève un exemplaire qu’il va compléter pendant la séance.
Répartissez les élèves en groupes de quatre maximum, et expliquez-leur que chaque groupe représente un type d’experts du climat (océanographes, glaciologues, botanistes, etc.).
Distribuez les FICHES experts (une par groupe). À l’aide des documents, les élèves devront compléter les cartes de la FICHE Thématique correspondant à leur expertise et les placer sur la page ici « Les composantes du système climatique ». Ils devront trouver les paramètres physiques et les échelles étudiés, et expliquer brièvement les preuves des changements climatiques.
Chaque groupe analyse ses documents et en discute.
En commun désormais, un membre de chaque groupe présente oralement ses conclusions et complète les cases correspondant à sa spécialité sur la FICHE thématique, par exemple projetée au tableau.
Manuel « Le climat entre nos mains – Modèles climatiques »
ESM2025 est un projet européen ambitieux coordonné par Météo-France – Centre National de Recherches Météorologiques (CNRM). Avec une équipe internationale composée de 19 instituts de recherche européens et d’une université australienne, ESM2025 renforce la collaboration internationale en matière de modélisation du système terrestre en réunissant cinq modèles européens au sein d’un même projet.
L’office pour l’éducation climatique
Créé en 2018 à l’initiative de la Fondation La main à la pâte et de la communauté scientifique, l’Office for Climate Education (OCE) a pour but de mettre en place une forte coopération internationale entre organismes scientifiques, ONG et institutions éducatives pour éduquer les générations actuelles et futures aux changements climatiques.
Le « Global Corporate Sustainability Report 2025 » est une lecture utile pour toute organisation engagée dans une démarche d’impact positif. Ce rapport publié par l’OECD-OCDE est une synthèse des tendances qui redéfinissent le paysage économique et stratégique de demain.Othmane Khaoua, Développeur économique et Accompagnateur d’entreprises à impact, en retire cinq faits saillants.
La durabilité des entreprises
La durabilité des entreprises désigne l’intégration des considérations environnementales et sociales dans la stratégie, les activités et la publication d’informations d’une entreprise.
Elle contribue à un cadre solide de gouvernance et de prise de décision, tout en aidant les investisseurs à mieux comprendre les risques et opportunités à long terme d’une entreprise.
Le Rapport mondial sur la durabilité des entreprises 2025 de l’OCDE livre des enseignements sur la manière dont les entreprises mettent en œuvre les recommandations liées à la durabilité issues desPrincipes de gouvernance d’entreprise du G20 et de l’OCDE. Ces recommandations portent sur la diffusion d’informations, le dialogue entre l’entreprise et ses actionnaires, les responsabilités du conseil d’administration et les intérêts des parties prenantes.
Principes de gouvernance d’entreprise du G20 et de l’OCDE
Rapport mondial sur la durabilité des entreprises 2025
Cette édition contient une analyse approfondie du secteur de l’énergie, qui évalue les objectifs de réduction des émissions, la rémunération des dirigeants des entreprises du secteur, les dépenses en capital et les investissements dans les activités de recherche et de développement écologiques.
Entre 2022 et 2024, davantage d’entreprises ont publié des informations en matière de durabilité
91 % de toutes les sociétés cotées (par capitalisation) publient des informations liées à la durabilité 81 % des sociétés cotées (par capitalisation) qui publient des informations liées à la durabilité ont recours à des services d’assurance indépendants $671 milliards USD, c’est le montant consacré aux dividendes et aux rachats d’actions par les sociétés cotées du secteur de l’énergie en 2024, soit trois fois plus qu’en 2015, tandis que l’activité d’investissement est restée stable
À l’échelle mondiale, 91 % des entreprises par capitalisation boursière ont communiqué des informations liées à la durabilité en 2024, contre 86 % en 2022. L’Europe (98 %), les pays développés de la région Asie-Pacifique hors États-Unis (94 %) et les États‑Unis (93 %) affichaient les taux de publication les plus élevés. Le nombre absolu d’entreprises publiant des informations liées à la durabilité a lui aussi progressé, mais représente toujours une fraction modeste – moins d’un tiers – du nombre total de sociétés cotées.
L’assurance des informations liées à la durabilité est une pratique courante, même sur les marchés dépourvus d’exigences réglementaires
En 2024, plus de 5 000 entreprises (81 % de la capitalisation boursière) qui ont communiqué des informations en matière de durabilité ont fait certifier ces informations par un prestataire de services externe. La majorité d’entre elles s’appuient sur l’assurance limitée (56 %), et beaucoup moins sur l’assurance raisonnable (17 %). À l’échelle mondiale, plus de la moitié des missions d’assurance de l’information en matière de durabilité sont effectuées par des auditeurs.
Les investisseurs institutionnels peuvent jouer un rôle important dans la transition climatique
En tant que détenteurs d’une part significative du capital des sociétés fortement émettrices de GES et des grandes entreprises qui développent des technologies vertes
Les investisseurs institutionnels, qui détiennent aujourd’hui 47 % du capital des sociétés cotées dans le monde, procèdent à des allocations de portefeuille comparables dans les entreprises fortement émettrices et dans celles qui investissent dans les nouvelles technologies vertes. Les investisseurs institutionnels détiennent la part la plus significative du capital (36 %) des 100 sociétés cotées les plus fortement émettrices de gaz à effet de serre (GES). Ils possèdent aussi d’importantes participations (37 %) dans les 100 entreprises ayant déposé le plus grand nombre de brevets verts.
Les questions de durabilité, supervisées par les conseils d’administration et prises en compte pour déterminer la rémunération des dirigeants
En 2024, dans 70 % des entreprises par capitalisation boursière, le conseil d’administration supervisait les questions liées au climat, contre 53 % en 2022. En outre, les deux tiers des entreprises sont dotées d’un comité chargé de superviser les risques associés à la durabilité. La part des entreprises qui versent à leurs dirigeants une rémunération variable indexée sur des critères de durabilité a également augmenté, passant de 60 à 67 %.
Part des comités de conseil d’administration responsables des questions de durabilité <- à gauche en % de la capitalisation boursière et à droite en % d’entreprises -> Source: OCDE (2025), Rapport mondial sur la durabilité des entreprises 2025
Les investissement des sociétés cotées du secteur de l’énergie restent stables, malgré une augmentation des flux nets de trésorerie
La réduction des émissions de GES nécessitera des investissements massifs dans des technologies destinées à remplacer l’utilisation des combustibles fossiles.
Entre 2015 et 2024, les flux nets de trésorerie provenant des activités d’exploitation ont augmenté de 32 %, permettant aux sociétés cotées du secteur de l’énergie de tripler les dividendes et rachats d’actions, tandis que la trésorerie nette allouée aux investissements a crû de moins de 5 %. Considérés dans leur ensemble, ces éléments laissent penser que la condition impérative pour atteindre la neutralité carbone n’est pas tant l’existence de liquidités que celle d’une réserve de projets susceptibles d’attirer les investissements.
🤝 🌎 🕊Othmane Khaoua, Développeur économique et Accompagnateur d’entreprises à impact
1. Résilience renforcée par les critères ESG : Les entreprises dotées d’un cadre ESG solide démontrent une résilience nettement supérieure face aux chocs économiques et géopolitiques. Leur capacité d’adaptation et leur accès aux financements responsables en font des acteurs plus pérennes.
2. La transition juste, levier d’attractivité et de performance : La transition juste n’est plus un simple slogan : elle devient un facteur clé d’attractivité pour les talents, en particulier les jeunes générations. Les organisations qui intègrent l’équité sociale et la formation voient leur engagement interne et leur marque employeur s’améliorer significativement.
3. Économie circulaire et modèles régénératifs en essor : Les approches circulaires et régénératives ne se limitent plus à des initiatives ponctuelles. Elles deviennent des modèles économiques viables, démontrant que création de valeur et régénération des écosystèmes peuvent — et doivent — aller de pair.
4. Convergence entre performance durable et financière : Le rapport souligne une corrélation de plus en plus forte entre robustesse ESG et rentabilité à long terme, renforçant l’idée qu’une stratégie durable est aussi une stratégie gagnante sur les marchés.
5. Collaboration multi-acteurs comme accélérateur d’impact : Les alliances entre entreprises, institutions, associations et territoires amplifient l’efficacité et la portée des transitions, prouvant que les défis systémiques appellent des réponses collectives.
Que peut-on faire ?
Renforcer l’interopérabilité entre les cadres de publication d’informations liées à la durabilité
Les instances d’établissement des normes pourraient s’efforcer d’améliorer l’interopérabilité des référentiels de publication d’informations liées à la durabilité. Cela permettrait de réduire les coûts de conformité pour les entreprises implantées dans plusieurs juridictions et d’améliorer la comparabilité, la fiabilité et la pertinence des données liées à la durabilité.
Inciter les entreprises publiques à montrer l’exemple en matière de durabilité
Les pouvoirs publics peuvent encourager les entreprises qu’ils contrôlent à montrer l’exemple en matière de durabilité et à catalyser la transition vers une économie bas carbone. Les entreprises publiques étant souvent présentes dans des secteurs stratégiques tels que l’énergie qui sont exposés aux risques environnementaux et sociaux, elles sont idéalement placées pour promouvoir la durabilité.
Promouvoir des cadres de gouvernance qui favorisent l’engagement effectif des actionnaires
Étant donné que les allocations de portefeuille des investisseurs institutionnels ne font pas de distinction systématique entre les entreprises fortement émettrices et celles qui investissent dans les nouvelles technologies vertes, les initiatives de mobilisation des actionnaires ciblant les gros émetteurs pourraient être complétées par de nouveaux dispositifs prenant en compte les efforts d’allocation et de bonne gestion des investissements au profit d’entreprises très innovantes.
Améliorer la viabilité financière des projets relatifs aux énergies vertes
Des mesures pourraient être prises pour garantir l’existence d’une réserve de projets viables dans le secteur de l’énergie, en encourageant les entreprises à affecter une plus grande part de leur capital à de nouveaux investissements.
Canicules, inondations, sécheresses, tensions sur les matières premières ou ruptures logistiques … Autant d’aléas qui peuvent fragiliser la continuité des activités et remettre en cause des choix stratégiques. Pour aider les entreprises, collectivités et établissements publics à anticiper ces défis, l’AMRAE, l’ADEME et la DGE ont conçu un outil gratuit accessible en ligne. Son objectif : permettre de réaliser en toute autonomie une première cartographie des risques climatiques.
ENTREPRISES ET ORGANISATIONS PUBLIQUES FACE AUX RISQUES CLIMATIQUES : RELEVEZ LE DEFI !
Réaliser une cartographie des risques climatiques
En quelques étapes il est possible pour les entreprises, collectivités et établissements publics de :
Évaluer la sensibilité de leurs activités aux aléas climatiques,
Mesurer l’évolution de ces aléas aux horizons 2030, 2050 et 2100,
Identifier leur niveau actuel de maîtrise et les marges de progression.
À l’issue de cette première cartographie, les livrables sont :
Un rapport personnalisé et illustré qui synthétise l’ensemble des informations renseignées.
Une photographie claire des expositions.
Un premier socle pour bâtir un parcours d’adaptation au changement climatique et se lancer dans un diagnosticdes risques climatiques physiques.
DE NOMBREUSES QUESTIONS SE POSENT FACE AU CHANGEMENT CLIMATIQUE
Savez-vous comment vos activités résisteraient à une sécheresse prolongée ?
Quel serait l’impact d’une inondation sur vos infrastructures et vos chaînes logistiques ? Jusqu’où une canicule répétée pourrait fragiliser vos salariés et votre productivité ?
Avec macartoclimat.fr, il est possible d’explorer gratuitement les vulnérabilités de votre organisation aux risques climatiques et d’obtenir un rapport personnalisé qui vous permettra de vous lancer dans le parcours de l’adaptation au changement climatique !
Face à la multiplication des aléas climatiques graduels et extrêmes actuels et à venir, la pérennité des entreprises est en jeu : effets sur les conditions de travail, fiabilité des infrastructures de transports et des réseaux, perturbations des chaînes d’approvisionnement, disponibilité de la ressource en eau, condition d’accueil des clients, …
Réduire les émissions de gaz à effet de serre de votre entreprise est IMPERATIF pour éviter que le climat ne se dérègle encore davantage (objectif d’atténuation), et adapter l’activité de votre entreprise à la trajectoire de réchauffement climatique en Francede +2°C en 2030, +2,7°C en 2050 et +4°C en 2100 devient indispensable (objectif d’adaptation)
Impacts : Canicule, sécheresse, inondation, incendie… la hausse mondiale de la température perturbe le système climatique et aggrave certains risques. Retrouvez ici une sélection des phénomènes principaux qui touchent la France, pour mieux savoir à quoi s’attendre et comment s’y adapter.
Dès maintenant, parallèlement à vos actions d’atténuation, vous pouvez intégrer l’adaptation au changement climatique dans vos prises de décision et investissements.
Ma carto climat vous permettra de démarrer votre diagnostic des risques physiques climatiques. Cet outil s’adresse prioritairement aux entreprises, mais peut également être utilisé par les acteurs publics (collectivités territoriales, établissements publics, opérateurs de l’Etat, etc.) pour faire un auto diagnostic des risques climatiques physiques pesant sur leur organisation.
Parcours d’adaptation au changement climatique pour les entreprises Il existe deux parcours : – Un parcours d’adaptation partiel : il résulte de réactions à des évènements spécifiques conduisant à la mise en place d’actions ponctuelles (économie d’eau, rafraîchissement…) et leur évaluation en vue d’une optimisation à court terme. Il ne comporte pas de perspective stratégique et ne représente pas un objectif final en soi. Ces actions ponctuelles peuvent néanmoins amener vers un parcours d’adaptation complet. – Un parcours d’adaptation complet : il comporte les étapes de diagnostic, de stratégie et de suivi & évaluation. C’est le parcours recommandé, car il est le seul à permettre d’intégrer les risques climatiques sur le long terme. De plus, il conduit l’entreprise à construire des trajectoires d’adaptation, depuis des ajustements à la marge de ses activités et process, jusqu’à des transformations plus profondes. Il est indispensable pour les entreprises d’ancrer leur démarche d’adaptation dans les dynamiques existantes au niveau du territoire et de la filière.
Parcours d’adaptation et ressources
1/ Pour favoriser la prise de conscience et le déclenchement du passage à l’action
ADACC les ateliers de l’adaptation : ils permettent de prendre conscience des enjeux et de convaincre en interne. Avec plus de 600 animateurs et animatrices, n’hésitez pas à les contacter.
Travailler avec les acteurs relais, filières et les territoires sur lesquels vous êtes implantés vous fera gagner du temps dans l’élaboration de votre démarche.
LIFE ARTISAN : Accroître la Résilience des Territoires au changement climatique par l’Incitation aux Solutions fondées sur la Nature pour l’adaptation au changement climatique.
2/ L’étape clé du diagnostic : plusieurs outils existent
Ma carto climat est un autodiagnostic en ligne qui permet de visualiser vos risques climatiques. Pour approfondir cet autodiagnostic, il vous est recommandé de réaliser un Climadiag expert si votre CCI le propose ou de vous engager dans un Diag Adaptation.
● L’accompagnement des CCI grâce à leur outil Climatdiag expert vise à évaluer la « climatosensibilité » des entreprises.
● La méthodologie OCARA pour PME, en accès libre et gratuit sur le site de la librairie de l’ADEME, est développée par Carbone 4 en partenariat avec l’ADEME et Bpifrance
● Le dispositif Diag Adaptation, financé par l’ADEME et opéré par Bpifrance, repose sur la méthode OCARA pour PME
● La méthodologie OCARA développée par Carbone 4 en partenariat avec l’ADEME, un diagnostic pour une analyse plus approfondie, davantage utilisée par les grandes entreprises
3/ La stratégie d’adaptation et son plan d’actions
Votre stratégie permet de construire vos trajectoires d’adaptation et déterminer les actions à mettre en place.
4/ Suivi et évaluation de la stratégie d’adaptation
L’outilACT Adaptation : il évalue la stratégie d’adaptation de l’entreprise, depuis l’analyse des risques physiques jusqu’à la gouvernance, en tenant compte de l’ensemble de la chaîne de valeur.
Imaginer demain une agriculture sans pesticides chimiques de synthèse, l’avenir de l’élevage européen, la prévention de l’émergence des zoonoses, la place des micro-organismes dans les systèmes alimentaires1. Pour agir aujourd’hui, la Direction de l’expertise scientifique collective, de la prospective et des études d’INRAE publie son guide de conduite des prospectives basées sur l’analyse rétrospective, l’identification des signaux faibles et la construction d’un tableau morphologique pour concevoir des scénarios cohérents.
Qu’est-ce que la méthode prospective ?
La méthode utilisée à la Direction de l’Expertise scientifique collective, de la Prospective et des Études (DEPE) d’INRAE combine une approche des scénarios basée sur l’analyse morphologique, l’analyse rétrospective des dynamique passées, l’organisation d’ateliers prospectifs où sont débattues les hypothèses d’évolution future, et l’élaboration de récits décrivant des futurs pluriels et contrastés.
En fonction du sujet traité, ces méthodes sont combinées dans certains cas à des outils de modélisation et de simulation quantitative, ou à des méthodes de construction de trajectoires d’évolution, ou encore à des méthodes de changement d’échelle permettant une déclinaison régionale des scénarios.
Les scénarios élaborés tracent les contours d’un espace des futurs possibles.
Ils visent à éclairer le débat public, les acteurs parties prenantes, la recherche et les décideurs publics et à aider les acteurs et organisations à réfléchir à leurs orientations, actions et projets en anticipant les enjeux futurs (souhaitables, redoutés ou simplement possibles) posés par l’espace des futurs possibles.
Tableau morphologique de la prospective Agrimonde-Terra et les combinatoires d’hypothèses correspondant aux cinq scénarios d’usage des terres et de sécurité alimentaire mondiale en 2050 (Mora et al., 2019)
Les différents collectifs mobilisés dans une prospective
L’équipe projet
La qualité de la prospective et le respect des délais reposent de façon déterminante sur la constitution d’une équipe projet regroupant les compétences nécessaires. Elle a non seulement pour mission de réaliser la synthèse des connaissances disponibles, de proposer des analyses rétrospectives des tendances passées et de formaliser des hypothèses d’évolution des variables mais aussi de préparer les réunions du groupe d’experts, les animer et rédiger l’ensemble des livrables, dont elle assurera en grande partie la diffusion. Elle se charge également de la logistique des réunions et de l’organisation de la phase de mise en débat et de restitution. Cette équipe projet doit donc regrouper des compétences sur le fond, des compétences d’animation et de méthodologie prospective, ainsi que des compétences rédactionnelles et de communication et de gestion de projet.
Composition et rôles des différents collectifs mobilisés dans une prospective
Le comité d’experts
La réflexion prospective repose de façon déterminante sur un comité d’experts composé de scientifiques et d’acteurs parties prenantes du sujet étudié. En effet, une des spécificités de la prospective est d’intégrer des acteurs parties prenantes afin de prendre en compte leurs connaissances issues de l’expérience, leurs projets et visions du futur dans la réflexion. Le comité d’experts doit donc rassembler des experts du sujet étudié, qu’ils soient chercheurs spécialisés ou acteurs parties prenantes non académiques, mais aussi des spécialistes reconnus de certains moteurs d’évolution (sociologues, géographes, historiens, philosophes…).
Le comité d’experts est libre de construire les hypothèses et les scénarios de son choix.
Méthode de couplage entre approche des scénarios et simulation quantitative dans la prospective Agriculture européenne sans pesticides chimiques (Mora et al., 2023 ; modifié d’après Mora et al., 2020)
Méthode pour répondre aux finalités de la prospective
Pour chaque prospective, la méthodologie est adaptée à la problématique et aux finalités, qu’il s’agisse d’explorer les devenirs possibles d’une situation de forte incertitude, d’imaginer les conséquences possibles d’une rupture à venir, ou bien de construire des trajectoires de transition vers des futurs souhaitables.
La mise en place de groupes thématiques et d’ateliers thématiques
Au regard de la complexité et de l’ampleur des sujets étudiés, et de la nécessité de développer une approche à la fois analytique et systémique, des ateliers thématiques composés d’experts spécialistes sont organisés dans les phases d’analyse rétrospective et de construction des hypothèses d’évolution.
La quantification des scénarios
Avec l’ampleur géographique croissante des sujets (mondial, européen), la modélisation numérique est de plus en plus fréquemment mobilisée dans le cadre des prospectives afin d’évaluer l’impact quantitatif des différents scénarios à différentes échelles.
Règles générales d’estimation quantitative des régimes alimentaires à partir des hypothèses qualitatives de régimes alimentaires en 2050 (Le Mouël et al., 2018)
La création des trajectoires menant à des futurs souhaitables
Les enjeux liés aux différentes formes de transition vers des systèmes sociotechniques plus durables nécessitent désormais d’identifier des trajectoires de transition vers des futurs souhaitables.
Il s’agit selon un raisonnement rétroprojectif (ou « backcasting ») de partir d’une situation finale souhaitée pour définir une succession d’étapes et d’actions nécessaires pour y parvenir, en tenant compte des dynamiques d’évolution possible favorables ou défavorables au but visé. L’identification de cette succession d’étapes permet de caractériser la trajectoire de transition vers un scénario souhaitable.
Dans le cadre de la prospective Agriculture européenne sans pesticides chimiques en 2050, des trajectoires de transition ont été construites pour chacun des trois scénarios européens. Un groupe d’experts dédié à la transition a travaillé sur la construction de ces trajectoires lors d’ateliers prospectifs participatifs dans lesquels ils ont identifié, pour chaque scénario, les principales étapes pour atteindre les objectifs intermédiaires souhaités appelés jalons, les obstacles et opportunités qui y sont liés, et les actions à mettre en place pour les atteindre (Kok et al., 2011).
Ensuite, les jalons et actions ont été assemblés de façon chronologique et logique sur une frise de backcasting, en partant de 2050 et jusqu’en 2023. La figure ci-dessous présente un exemple de trajectoire produite lors de ces ateliers, et sa version retravaillée sous forme de cadran.
Exemple de trajectoire de transition construite pendant un atelier prospectif dans le cadre de la prospective Agriculture européenne sans pesticides chimiques en 2050 sous la forme de frise chronologique (en haut) et sa version retravaillée sous forme de cadran (en bas) (Mora et al., 2023)
Agrimonde-Terra : Agriculture européenne sans pesticides chimiques en 2050
INRAE a été saisi par le Programme Prioritaire de Recherche (PPR) « Cultiver et protéger autrement » pour conduire une prospective sur une agriculture européenne sans pesticides chimiques à l’horizon 2050.
Cette prospective mobilise une approche systémique qui relie l’émergence de systèmes agricoles sans pesticides au devenir des systèmes alimentaires, des territoires, de la biodiversité, des politiques publiques et aux conséquences du changement climatique.
Elle a pour objectif de construire des scénarios d’agriculture sans pesticides chimiques pour l’Europe en 2050, en répondant à deux questions.
Quelles pourraient être les différentes formes d’agriculture sans pesticides chimiques en 2050, avec quelles conséquences sur la production, l’usage des terres, le commerce et la biodiversité ?
Quelles pourraient être les différentes trajectoires vers ces formes d’agriculture sans pesticides ?
Des projets réalisés par l’INRAE dans le cadre des programmes et équipements prioritaires de recherche français et du programme européen Horizon Europe. ↩︎
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