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Faut-il une catastrophe planétaire pour réagir ?

70% des Européens pensent qu’il faudrait une catastrophe écologique pour que la communauté internationale prenne de sérieuses mesures en faveur de la protection de l’environnement. Ils sont même 79% des Français et des Anglais à partager cet avis, selon une étude online dans 6 pays européens (l’Angleterre, l’Allemagne, l’Espagne, la France, l’Italie et les Pays-Bas) et publiée le 4 juillet 2005 par TNS Sofres.

La CGPME s’engage pour le Défi pour la Terre

Changement climatique, pollution, menaces sur la biodiversité… Il est urgent d’agir !

La Fondation Nicolas HULOT pour la nature et l’Homme et l’ADEME ont décidé d’unir leurs forces pour lancer un grand Défi pour la Terre aux Français afin qu’ils agissent en
faveur de la protection de la planète.
La CGPME soucieuse d’inscrire les PME françaises sur la voie du développement durable a choisi de relever ce Défi pour la Terre. Elle a donc mis en place un concours à destination de
ses adhérents 2 qui sera lancé à l’occasion de Planète PME 2005.

Relever le Défi pour la Terre c’est s’engager individuellement et collectivement à réduire son impact sur l’environnement à travers des gestes simples et concrets au quotidien. Pourront participer à ce concours toutes les entreprises adhérentes à la CGPME.

Elles concourront dans l’une de ces trois catégories suivantes :

– De 0 à 10 salariés.
– De 11 à 50 salariés.
– Plus de 50 salariés.

Au mois d’avril 2006, un jury composé de la CGPME, de l’ADEME, de la Fondation Nicolas HULOT et de l’EDF attribuera les trois prix (un par catégorie). Les participants sélectionnés recevront leur récompense au cours de Planète PME 2006.

Afin que l’engagement de votre entreprise soit enregistré, inscrivez-vous personnellement sur
www.defipourlaterre.org et renvoyez-nous votre dossier complété, par fax au 01 47 73 08 86
ou par courrier à la CGPME, 10 Terrasse Bellini 92806 Puteaux.
Vous pourrez télécharger un dossier de participation ainsi que le règlement intérieur du concours sur le site www.cgpme.org.

La sélection se fera sur 4 critères :
I. Le chef d’entreprise relève individuellement le Défi pour la Terre
Pour que votre entreprise relève le Défi pour la Terre, il faut avant tout vous inscrire personnellement. Rien de plus simple, rendez vous sur le site www.defipourlaterre.org
Vous aurez la possibilité de calc uler vos émissions de CO2 et de constater les gains pour l’environnement de chacun de vos efforts, aussi minimes soient-ils. Ce site possède un
compteur des inscrits que vous viendrez alimenter. C’est en additionnant les efforts de chacun que nous pourrons faire changer les habitudes et obtenir de vrais résultats.

II. Mobiliser son entourage

C’est ensemble que nous ferons avancer les choses.
Relever le Défi pour la Terre c’est aussi savoir convaincre autour de soi, diffuser l’information et encourager chacun à relever individuellement le Défi pour la Terre (Salariés, fournisseurs, clients, amis, famille…).

III. Les gestes dans l’entreprise

Il n’y a pas de petit geste ni de petit effort : même en s’engageant sur un seul geste, on participe au défi ! Ces gestes sont bénéfiques pour la planète car ils permettent de préserver l’environnement et d’économiser de l’énergie en réduisant les émissions de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique.

IV. Projets innovants
Porte ouverte à l’initiative !
Mettez en place des challenges, des défis entre entreprises, faites rayonner le Défi pour la Terre grâce à des opérations originales ou amusantes.

Ensemble, agissons pour la planète…
Rejoignez-nous et inscrivez-vous à notre concours Défi pour la Terre « Les PME s’engagent ».

« L’environnement est une construction sociale »

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Depuis vos premières études sur le mouvement vert jusqu’à vos réflexions sur le développement durable en passant par vos travaux sur les pluies acides, les déchets ou les changements climatiques, vous avez côtoyé de nombreux chercheurs d’horizons différents. Quel est l’apport des sciences humaines et sociales à l’étude des questions environnementales ? L’environnement fait l’objet d’une approche humaine et sociale surtout à partir des années 20, avec le développement de l’écologie humaine qui ne se limite plus, comme en écologie, à l’étude des rapports des êtres vivants à leur milieu naturel, mais l’étend au milieu bâti. A l’université de Chicago, les sociologues Robert Park, Roderick MacKenzie et Ernest Burgess ont ainsi analysé la façon dont les individus occupaient des territoires urbanisés, notamment les relations de voisinage et la ségrégation spatiale des minorités. Cette écologie humaine faisait néanmoins peser un certain déterminisme du milieu urbain sur les problèmes sociaux (c’est un peu comme si les murs des taudis à Chicago sécrétaient la délinquance…). Cela a favorisé l’émergence, dans les années 30, d’une écologie sociale insistant à l’inverse sur l’influence des phénomènes sociaux sur l’environnement. D’autre part, des chercheurs en sciences naturelles se sont vite aperçus que les problèmes environnementaux ne pouvaient pas être traités sans tenir compte de leurs aspects sociaux, politiques et économiques. C’est le cas du botaniste québécois Pierre Dansereau qui a élargi la perspective étroite de l’écologie végétale et animale à la géologie, à la géographie, à l’anthropologie, mais aussi à la sociologie, à l’économie et à la science politique. La biogéographie, telle que ce pionnier de l’écologie l’a conçue en 1957 dans Biogeography: An ecological perspective, étudie toutes les formes de vie, y compris humaine, ainsi que les relations entre l’environnement physico-chimique et l’habitat. Sa perspective a contribué à montrer comment les déplacements, les guerres, les pratiques agricoles, l’industrialisation et l’urbanisation affectent l’occupation du sol. Peut-on identifier une science sociale qui aurait joué un rôle déterminant dans l’émergence de la problématique environnementale ? La sociologie a tenu un rôle majeur mais, à part quelques exceptions notables comme la sociologie urbaine de l’école de Chicago, la dimension spatiale des phénomènes sociaux a longtemps été occultée. L’explication souvent avancée de cette mise à l’écart est que la discipline s’est créée en indépendance vis-à-vis de la psychologie et de la biologie. Le social devait alors s’expliquer seulement par le social. Il a fallu que la sociologie soit bien établie pour qu’elle revienne sur l’étude des rapports entre les sociétés et leur environnement biophysique abordée par ses précurseurs. Aussi, ce sont plutôt les disciplines dont l’objet est l’espace, comme la géographie humaine, l’urbanisme, l’aménagement, qui ont été les pionnières. Les géographes sont éminemment bien équipés pour traiter de l’écologie parce que, contrairement aux sciences sociales proprement dites, ils traitent des dimensions à la fois humaine et physique. D’ailleurs, les frontières entre l’écologie humaine et la géographie humaine ne sont pas très claires. Le rôle de l’économie ne peut pas non plus être négligé ; Thomas Malthus mettait déjà en relation l’accroissement démographique et l’accroissement de la production. Il faut cependant attendre l’économie politique et sociale pour voir l’environnement considéré autrement que comme un paramètre externe. Comment le traitement des questions environnementales évolue-t-il ensuite ? Les sciences sociales et humaines, après une longue éclipse, redécouvrent ce domaine d’étude au tournant des années 70, au moment d’une prise de conscience aiguë de problèmes de divers ordres : la pollution de l’air, de l’eau, du sol, les centrales nucléaires, l’utilisation massive des pesticides et des fertilisants chimiques, la crise de l’énergie, l’épuisement des ressources, la surconsommation, etc.Des événements comme le jour de la Terre de 1970, la conférence de Stockholm de 1972 et les travaux du Club de Rome ont poussé les chercheurs à se pencher sur ces questions. Cette décennie nous a amenés à considérer que les problèmes environnementaux étaient en grande partie construits socialement et inaugure en économie un renouvellement théorique de notions telles que la croissance ou le développement. C’est à cette époque que la sociologie et la psychologie environnementales voient le jour aux Etats-Unis.Alors, la sociologie a permis de dégager les différentes facettes du mouvement social vert et ses relations avec les instances politiques, économiques et scientifiques. Les sociologues s’attachent à rendre compte aussi bien des pratiques à l’égard de l’environnement et de la perception des risques que des positions épistémologiques et scientifiques qui sous-tendent les politiques environnementales. Par exemple, il s’est avéré essentiel de comprendre les résistances à la collecte et à l’élimination des déchets pour en améliorer la gestion et le traitement. Un autre exemple est la complexité des négociations qui ont abouti au protocole de Kyôto, que j’ai tenté de démêler avec Steven Guilbeault en mettant en évidence le rôle d’expertise scientifique que les organisations non gouvernementales sont amenées à tenir. Le fait que les aspects organisationnels soient très présents dans le domaine de l’environnement met beaucoup à contribution la science politique, attentive aux processus décisionnels. Les problèmes environnementaux se posant aussi en termes de normes, le droit et l’éthique ont énormément de choses à dire. L’idée n’est pas seulement de comprendre le monde, mais aussi de le transformer.Les notions de principe de précaution ou de développement durable sont très prescriptives et nécessitent une réflexion philosophique.Quant à la psychologie de l’environnement, elle s’intéresse aux interactions entre les individus et l’aménagement d’espaces comme une chambre, un centre commercial, un métro, une rue, un quartier, etc. Des psychologues américains, Harold Prohansky entre autres, ont notamment étudié le phénomène du crowding, soit le sentiment d’entassement dans des espaces limités. En France, Abraham Moles a eu une grande influence avec sa Psychologie de l’espace (avec Elisabeth Rohmer, 1972). Les psychologues dressent des cartes mentales de l’espace qui permettent d’analyser les représentations que des habitants se font de leur ville et qui renseignent sur la lisibilité des lieux et la pertinence de leur configuration. La psychologie sociale est également mobilisée dans la réalisation de sondages sur l’acceptabilité environnementale. La thématique de l’environnement semble appeler d’emblée une approche pluridisciplinaire… Sans doute y a-t-il moins de chasses gardées. Quand on est chimiste ou biologiste, on a sa façon d’aborder les problèmes qui ne menace pas le sociologue. Ils ne diront pas la même chose et leurs discours vont même se compléter. Surtout, la réalité n’est pas uniquement matérielle, physique, biologique, elle est aussi humaine, donc sociale et politique.Pour maintenir une rivière en bon état, il faut bien sûr en connaître la biochimie, mais il est aussi fondamental d’examiner l’ensemble des facteurs qui y contribuent ou l’entravent. Lorsque nous avons étudié les pluies acides , leurs multiples aspects juridique, politique, technologique, économique, géographique, sociologique, normatif et éthique ont été considérés. Il a fallu répertorier les sources des précipitations acides en Amérique du Nord, dégager les implications des techniques de dépollution possibles et étudier la gestion économique de la désulfuration ainsi que ses ressorts politiques. De plus, il a été indispensable d’analyser les actions et les positions des groupes en présence. La globalisation des problèmes a-t-elle accentué l’implication des sciences humaines et sociales ? Leur contribution s’est indéniablement intensifiée vers la fin des années 80 avec la prise en compte de problèmes environnementaux globaux tels que l’amincissement de la couche d’ozone, le réchauffement climatique et la perte de biodiversité. Cette prise en compte a également rendu nécessaires les collaborations entre spécialistes des sciences naturelles et des sciences sociales. Les changements climatiques sont des phénomènes qui ne peuvent être mis en évidence que grâce à des connaissances scientifiques, mais dont il convient simultanément d’examiner l’élaboration, les récupérations, les implications, etc. Ce type de problèmes a renforcé l’interdisciplinarité et l’internationalisation des perspectives, qui dépassent maintenant largement les Etats-Unis et l’Europe. Dans la lignée du concept d’écodéveloppement forgé par Ignacy Sachs, j’ai appelé écosociologie ce nouvel intérêt pour les changements globaux, terme qui a vocation à aborder les dimensions à la fois écologique, économique et sociologique des problèmes environnementaux. Propos recueillis par Sandy Torres Interview parue dans le Hors-série n° 49 de Sciences Humaines : Sauver la planéte. Les enjeux sociaux de l’environnement – juillet 2005

 

Nouvel accord sur le climat entre les Etats-Unis et l’Asie-Pacifique

Nouvel accord sur le climat entre les Etats-Unis et l’Asie-Pacifique, Le Monde, 28/07/05

Le president americain, George W. Bush, a annonce, mercredi 27 juillet, la signature d’un accord entre les Etats-Unis, l’Australie, la Chine, l’Inde, le Japon et la Coree du Sud pour lutter contre le rechauffement climatique, assurer la securite en matiere energetique et la promotion d’energies propres. Selon le premier ministre australien, John Howard, ce pacte climatique serait « superieur » au protocole de Kyoto.
« Ce partenariat, axe sur la recherche de resultats, va permettre a nos pays de developper et d’accelerer l’utilisation de technologies energetiques plus propres et efficace pour reduire la pollution, assurer la securite en matiere energetique et repondre aux preoccupations sur les changements climatiques », a affirme M. Bush dans un communique.
Le president americain a indique que la secretaire d’Etat, Condoleezza Rice, et le secretaire a l’energie, Sam Bodman, rencontreraient leurs partenaires des autres pays signataires a l’automne prochain pour « donner une direction a notre travail commun ». M. Bush n’a pas donne davantage de details sur le contenu de cet accord, qui veut faire pendant au protocole de Kyoto que les Etats-Unis et l’Australie ont refuse de signer. Jim Connaughton, qui preside le conseil de la Maison Blanche sur la qualite de l’environnement, a precise que l’accord est appele « Partenariat Asie-Pacifique pour un developpement propre et le climat » et qu’il ne vise pas a remplacer le protocole de Kyoto.

Des mesures non obligatoires

Ce dernier, conclu en 1997, et entre en vigueur en fevrier dernier, vise une reduction mondiale de 5,2 % des emissions de gaz a effet de serre d’une trentaine de pays industrialises par rapport a 1990. Il expire en 2012. L’une des premieres decisions de George W. Bush apres son arrivee au pouvoir en janvier 2001 avait ete de refuser de s’y rallier. Canberra et Washington reprochent en particulier au protocole de Kyoto, ratifie par 141 pays, de n’imposer d’obligations qu’aux pays industriels, ecartant les pays en developpement, en particulier l’Inde et la Chine.

Le traite annonce mercredi ne fixe pour sa part aucun objectif chiffre pour la reduction des gaz a effet de serre consideres comme responsable du rechauffement climatique. Il ne prevoit pas non plus de mecanisme de controle et coercitif pour les pays dont les efforts pour reduire la pollution seraient juges insuffisants. Pour John Howard, l’entente devoilee, jeudi, au Laos « demontre l’engagement tres fort de l’Australie dans la reduction des emissions de gaz a effet de serre, en vertu d’un accord qui est juste pour l’Australie, sans eliminer des emplois et penaliser l’industrie »,
Le nouvel accord doit etre discute lors d’une rencontre ministerielle internationale prevue en novembre a Adelaïde, dans le sud de l’Australie. Le secretaire d’Etat adjoint americain, Robert Zoellick, doit toutefois donner davantage de details, jeudi, lors de la reunion de l’Asean au Laos a laquelle il participe.

Les apprentis sorciers du climat

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Dans le passe, plusieurs civilisations ont disparu a cause de changements climatiques naturels. Les scientifiques essaient aujourd’hui de mesurer l’ampleur des modifications dont nous sommes responsables. Le danger est clair et immediat.

Prix pour le developpement durable

Les Prix pour le developpement durable, candidature a deposer avant le 09/09/05

L’Assemblee des chambres francaises de commerce et d’industrie organise les « Prix Entreprises & Environnement 2005 » du Ministere de l’ecologie et du developpement durable. Au sein de chacune des deux categories – management environnemental pour le developpement durable et ecoproduit pour le developpement durable -, trois entreprises seront recompensees. Les meilleurs dossiers seront transmis a la Commission Europeenne pour concourir a la prochaine edition des European Business Awards for the Environment.

Date limite de reception des dossiers de candidature :

le 9 septembre.

Contact : Jean-Erik Starlander – 01.40.69.39.05

S’engager à respecter les 3 principes du développement durable

Avant de pouvoir tous ensemble construire un avenir durable : équitable, viable et vivable, le changement commence en chacun. Il nous appartient de réduire cet écard entre le dire et le faire, entre les discours et les actes.

Signer un engagement de principe est un premier pas … vers le réseau indépendant de médiation et concertation entre acteurs du DD.

Appel pour une planète vivable

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Agissons…
L’Appel pour une planète vivable a pour vocation de réunir des milliers de citoyen(ne)s responsables qui s’organisent et agissent pour se faire entendre. Agir pour l’Environnement vous propose de devenir signataires de l’Appel afin de participer à des campagnes de lettres adressées aux décideurs. Un groupe de pression en faveur de l’environnement est un contre-pouvoir indispensable face aux lobbys industriels et économiques qui pèsent systématiquement sur les décisions. Les signataires constituent donc la force d’Agir pour l’Environnement.

Plus nous serons nombreux, plus nous serons efficaces. Trois ou quatre fois par an, les signataires écrivent, selon le thème de la campagne, au ministre de l’Environnement, à leur député, à la Commission Européenne, au PDG d’une grosse entreprise… pour influer sur un texte de loi, promouvoir un projet utile ou empêcher un projet néfaste, orienter les choix budgétaires et fiscaux en faveur de solutions plus favorables à l’environnement et la santé, etc…
…en toute indépendance
Pour garantir son indépendance, Agir pour l’Environnement doit optimiser son autofinancement. Or, imprimer et expédier des documents, gérer des fichiers, informer le grand public de notre action, réunir des groupes de travail, organiser des conférences de presse, rencontrer les décideurs, coûte cher. Une nécessité donc : le soutien des signataires. Si tous ceux qui le peuvent accompagnent leur signature d’une participation moyenne de 40 euros, l’efficacité et l’indépendance de Agir Pour l’Environnement seront plus facilement garanties.

« Fin de Terre »

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« Nous construisons un monde qui sera un crime contre l’humanité permanent ». En 2093, les belles idéologies humanistes et optimistes sont définitivement mortes et enterrées. La terre gronde, et ce n’est qu’une question de temps pour qu’elle s’effondre sur elle-même, engloutissant avec elle l’humanité. Il y aura peu de survivants à ce cataclysme. Mais comment en est-on arrivé là ? Tout simplement par égoïsme, par vénalité. La terre a tout donné, les humains l’ont souillée sans vergogne. Et, ce qui devait arriver, arriva…

La Licence Publique Générale (GPL)

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Les licences d’utilisation de la plupart des programmes sont définies pour limiter ou supprimer toute liberté à l’utilisateur. À l’inverse, la Licence Publique Générale (General Public License) est destinée à vous garantir la
liberté de partager et de modifier les logiciels libres, et de s’assurer que ces logiciels sont effectivement accessibles à tout utilisateur
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Un guide sur la consommation durable à l’attention des jeunes

Deux agences des Nations Unies, l’UNESCO et le PNUE, ont décidé d’unir leurs forces pour informer les jeunes des possibilités qu’offrent des modes de vie plus durables, et pour les encourager à faire évoluer les choses en commençant par leur vie quotidienne. Le Guide sur l’écologie et les styles de vie à destination des jeunes est un véritable kit de formation sur la consommation durable

La Consommation Durable consiste à trouver des solutions viables aux déséquilibres – sociaux et environnementaux – grâce à un comportement plus responsable de la part de chacun. La Consommation Durable est notamment associée à la production et à la distribution, à l’utilisation et à la collecte de produits et services, et amène à repenser leur cycle de vie.

Le but est d’assurer que les besoins premiers de l’ensemble de la communauté mondiale soient satisfaits, les excès réduits et les méfaits sur l’environnement évités. La Consommation Durable fait partie intégrante du développement durable et représente un enjeu d’une extrême importance pour les Nations Unies Fournir les outils pour un changement relève de la responsabilité des gouvernements, des instances de régulation, des ONG et des entreprises. Cependant, le rôle du consommateur/citoyen du monde est essentiel pour inciter ces groupes à engager des actions plus rapidement et plus efficacement.

Préparé par l’UNESCO et le PNUE (Programme des Nations Unies pour l’environnement) et adapté par EKWO, ce guide en français, destiné aux formateurs, permet d’ initier les jeunes (15-25 ans) à la consommation responsable : crise alimentaire, dépendance automobile, le tourisme de masse, énergies renouvelables, changements climatiques.

La Société Coopérative d’Intérêt Collectif

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La loi du 17 juillet 2001 et le décret du 21 février 2002 ont créé un nouveau cadre juridique, les Sociétés Coopératives d’Intérêt Collectif (SCIC), dans le but de proposer un dispositif adapté à la création d’activités d’utilité sociale. De leur coté, les coopératives d’activité et/ou d’emploi, qui proposent un cadre innovant pour l’accompagnement à la création d’activité, connaissent aujourd’hui plusieurs réalisations convaincantes.

La verite sur le rechauffement de la planete

La verite sur le rechauffement de la planete,
Le Nouvel Observateur n°2122, semaine du 07/07/05

«Le plus grave probleme auquel nous soyons confrontes…»

Pour eviter un rechauffement catastrophique du climat, Tony Blair, qui preside la reunion du G8 du 6 au 8 juillet en Ecosse, voudrait rallier les Etats-Unis a une politique volontariste de lutte contre les emissions de gaz a effet de serre. Mais la premiere puissance mondiale, qui avait refuse de signer le protocole de Kyoto (1997), continue de privilegier un traitement pragmatique et unilateral de ce dossier brulant. Explication
Le 6 juillet, le sommet du G8 s’est ouvert a Gleneagles, Ecosse, sous la presidence de la Grande-Bretagne et sous le signe de la vertu ecologique. Les representants des huit pays les plus industrialises du monde (1) ont pu disposer de vehicules propres, roulant aux biocarburants ou au diesel a emissions reduites. Les hotels d’accueil ont servi une cuisine a base de produits du commerce equitable. La totalite des emissions de dioxyde de carbone (CO2) resultant des reunions tenues pendant l’annee de presidence britannique du G8 – transports aeriens et locaux, fonctionnement des salles de conferences, des hotels, etc. – a ete evaluee a 4000 tonnes de CO2 qui seront compensees par un don de 50000 livres (74000 euros). Il servira a financer un projet de developpement comportant des installations de chauffe-eau solaire et d’eclairage a basse consommation dans des habitations a faible loyer en Afrique du Sud. Ainsi le G8 ne devrait-il pas contribuer au rechauffement global.
Un gadget, ce «sommet vert»? Certainement pas dans l’esprit de Tony Blair, dont le conseiller scientifique sir David King ecrivait l’annee derniere dans la revue americaine «Science» (9 janvier 2004): «Le changement climatique est le plus grave probleme auquel nous soyons confrontes aujourd’hui – avant meme la menace du terrorisme.» Ce cri d’alarme ne releve pas de la simple rhetorique. Tony Blair a fait de la lutte contre le rechauffement planetaire l’une des deux priorites de la presidence britannique (l’autre etant le developpement de l’Afrique). Il a lance dans son pays une politique ambitieuse visant a reduire de 60% d’ici a 2050 les emissions de gaz a effet de serre par rapport au niveau de 1990. Cet objectif va au-dela des engagements pris par le Royaume-Uni dans le cadre du protocole de Kyoto. Ce dernier, ratifie par les grands pays industriels a l’exception des Etats-Unis et de l’Australie, impose en moyenne de revenir au niveau de 1990 pendant les cinq annees 2008-2012 (les objectifs different selon les pays signataires). Meme respecte, le protocole de Kyoto, en vigueur depuis le 16 fevrier 2005, n’aurait qu’un impact negligeable sur l’environnement – son but est surtout d’amorcer un processus geopolitique. A l’inverse, la valeur de 60% choisie par la Grande-Bretagne, si elle etait adoptee par toutes les nations du globe, correspondrait au seuil a partir duquel les specialistes estiment qu’il devient possible de stabiliser la concentration de gaz a effet de serre et d’enrayer le rechauffement. Certes, le Royaume-Uni ne pese que 2% des emissions mondiales, mais sa politique a valeur d’exemple.
Jamais un chef d’Etat d’un grand pays industriel n’a affirme aussi nettement son souci de l’environnement. On ne peut donc pas douter de la volonte de Tony Blair de profiter de sa presidence du G8 pour tenter d’inflechir la position de George Bush, radicalement oppose au protocole de Kyoto. L’article de David King cite plus haut annonce deja la couleur: «La strategie actuelle de l’administration Bush repose largement sur les incitations du marche et les initiatives… Mais le marche ne peut pas a lui seul decider que la reduction des emissions est necessaire, ni etablir le cadre international dans lequel les acteurs se situent. Il faut une decision politique basee sur des preuves scientifiques solides, et le gouvernement du Royaume-Uni croit fermement que le moment de decider est venu
Bref, il s’agit de convaincre les Etats-Unis de revenir dans la negociation internationale, un enjeu qui tient en un chiffre: les Americains sont responsables de 20% des emissions de gaz a effet de serre dues a l’activite humaine. Mais, si convaincu soit-il, Tony Blair peut-il reussir? A Gleneagles, le Premier ministre britannique cumule la presidence du G8 et celle de l’Union europeenne. Mais l’Europe se presente en ordre disperse, encore sonnee par les non francais et neerlandais et par l’echec du sommet du 16 juin. Dans ces conditions, on peut douter que la seule volonte du Premier ministre britannique suffise a faire plier le president americain.
Meme un echec pourrait cependant n’etre que relatif. L’histoire de la negociation internationale sur le climat a ressemble, depuis 1988, a une succession de malentendus que l’economiste Jean-Charles Hourcade (EHESS et Cired) compare «aux labyrinthes de verre des fetes foraines, ou chacun croit etre a deux doigts de rejoindre celui qu’il cherche alors qu’en fait il s’en eloigne» (2). Elle a abouti a une divergence entre les Etats-Unis et l’Union europeenne que l’on est tente, de ce cote-ci de l’Atlantique, de reduire a l’opposition manicheenne entre une Europe vertueuse et des Etats-Unis «ultraliberaux», preoccupes avant tout de defendre le fameux mode de vie americain. Ainsi, lorsque Bill Clinton a plaide pour les «permis d’emission negociables», ce mecanisme de flexibilite a ete stigmatise. Il permet a un pays qui ne peut pas tenir son objectif de compenser en achetant le droit d’emettre davantage a un autre pays qui n’utilise pas la totalite de son quota. Le systeme vise a maintenir les objectifs globaux, mais en Europe les permis ont ete «immediatement caricatures en droit a polluer», explique Hourcade.
Ce jeu de miroirs deformants ne rend pas justice a la realite, nettement plus nuancee. La «vertu europeenne» doit beaucoup a la croissance molle et a des circonstances qui se seraient produites meme sans Kyoto. La reunification de l’Allemagne, avec la modernisation et le renouvellement des centrales thermiques de l’ex-RDA, a permis a ce pays d’afficher un succes environnemental en quelque sorte oblige. La Grande-Bretagne a baisse de 20% ses emissions apres le passage au gaz de son systeme electrique. Et la France reste l’un des grands pays industriels les moins emetteurs grace a son programme electronucleaire decide bien avant que l’on se preoccupe de l’effet de serre.
Quant aux Etats-Unis, s’ils emettent deux fois plus de gaz a effet de serre par habitant que l’Europe, et dix fois plus que la Chine, leur situation est cependant tres ouverte. «Les Americains ne veulent pas d’accords multilateraux du type Kyoto, mais le souci du changement climatique commence a emerger, dit Jean-Charles Hourcade. Paul Wolfowitz, le nouveau directeur de la Banque mondiale, ne s’oppose pas a ce que cette institution affiche son interet pour la question. Et certains Etats ont une politique environnementale qui va dans le meme sens que Kyoto.» Ainsi, l’Etat de New York a decide de reduire ses emissions, par rapport au niveau de 1990, de 5% d’ici a 2010 et de 10% d’ici a 2020. La Californie a prevu de reduire les emissions dues aux carburants des vehicules et de porter a 20% la proportion d’electricite produite par les energies renouvelables d’ici a 2010.
Ajoutons que les elites nord-americaines ne sont pas alignees sur les positions de George Bush. Apres avoir ouvert ses colonnes a sir David King, la revue «Science», qui est une sorte de journal officiel de la recherche americaine, vient de publier (24 juin) une etude demontrant les avantages qu’offrirait une reconversion integrale du parc automobile des Etats-Unis en vehicules a hydrogene! Dans le «New York Times» du 25 juin, le chroniqueur Thomas Friedman fait l’eloge de Toyota et souhaite que le constructeur japonais diffuse en masse ses vehicules hybrides, fut-ce au prix de la faillite de General Motors!
Bien sur, il ne s’agit encore que d’un fremissement. Mais entre un baril de petrole a plus de 60 dollars et l’existence d’alternatives concretes aux combustibles fossiles, le pragmatisme americain pourrait bien faire le choix de la vertu ecologique. Avec ou sans accord international.
Pour en revenir au G8, Tony Blair a une autre carte a jouer que celle des Etats-Unis: un enjeu majeur consisterait a faire entrer dans la negociation climatique les grands pays emergents, principalement la Chine, l’Inde et le Bresil. «Alors que l’Inde reste tres reticente, les dirigeants chinois viennent de dire qu’ils ne prendraient aucun engagement quantitatif avant 2012, remarque Jean-Charles Hourcade. C’est tres important, car cela implique que pour la premiere fois la Chine envisage de discuter, fut-ce apres 2012. L’Europe pourrait en tirer parti. A condition de faire ses preuves elle-meme.»
A coup sur, les pays les plus industrialises ne pourront convaincre leurs partenaires sur la voie du developpement que s’ils donnent l’exemple. En moins de deux siecles, depuis le debut de l’ere industrielle, l’activite humaine a fait augmenter de 50% la concentration atmospherique des gaz a effet de serre. Et aujourd’hui les nations du G8 produisent pres de la moitie des emissions. Continuer a ce rythme aboutirait a un impact devastateur sur l’habitat humain, comme le souligne Jean-Pascal van Ypersele, climatologue a l’universite catholique de Louvain: «Des dizaines de millions de personnes vont voir leur maison inondee, perdre le fruit de leur travail, voire leur vie ou celle de leurs enfants, parce que les oceans se dilatent quand ils s’echauffent et que leur niveau va s’elever, inondant des pays entiers. Mais aussi parce que des pluies diluviennes, comme celles qui ont ravage l’Europe a la fin de l’ete 2002 ou Haïti en mai 2004, s’abattront de plus en plus frequemment sur bien des regions. L’acceleration du cycle de l’eau provoquera davantage de secheresses dans certaines regions et facilitera les feux de foret. Des vagues de chaleur tueront par milliers chaque annee. Des millions d’hectares de culture seront brules par le soleil et de nombreuses especes vivantes ou ecosystemes disparaitront. Des moustiques porteurs de maladies tropicales viendront piquer les banquiers a Wall Street» (3).

Cette apocalypse moderne n’est pas une fatalite divine. Il appartient a l’humanite de sauver, non pas la planete, mais sa propre existence.

(1) Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon et Russie.
(2) Jean-Charles Hourcade, «Dans le labyrinthe de verre. La negociation sur l’effet de serre», in «Critique internationale» n° 15, avril 2002.
(3) Jean-Pascal van Ypersele, «A few, ou comment affaiblir un texte du GIEC», in «Science du changement climatique», Iddri, Paris, 2004.
Michel de Pracontal

Réseau indépendant des acteurs du DD

Depuis toujours l’union fait la force pour peu qu’elle s’établisse, en confiance, sur des bases durables :

socialement équitables,

économiquement rentables

et environnementalement responsables.

Le temps de la coopération est venu !

Entreprises et développement durable : coup de pub ?

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Cyrille Souche est le fondateur de M&C, une agence française de conseil en communication dédiée au Développement Durable des entreprises et des collectivités. Son ambition au quotidien: orienter leurs pratiques vers une plus grande éthique parce que « nous appartenons à la dernière génération qui peut encore faire quelque chose pour éviter l’irréversible ». Alors, entreprises et Développement Durable, couple maudit ou mariage à l’horizon ? L’expert en communication nous livre ses impressions…

Le rechauffement en 10 questions

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Depuis 1990, la temperature a grimpe de 0,7 degre. Fonte des glaciers, montee des mers, bouleversement des ecosystemes: le changement climatique est en marche. Michel de Pracontal fait le point sur l’etat de la science et les solutions envisagees

le réseau de médiation & concertation pour un développement durable

Depuis toujours l’union fait la force pour peu qu’elle s’établisse, en confiance sur des bases durables : socialement équitables, économiquement rentables et environnementalement responsables.

Le temps de la coopération est venu !

Pour rejoindre le réseau de médiation & concertation entre acteurs responsables pour un développement durable …

Les valeurs propices au Développement Durable

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Emmanuel Brugvin, journaliste et directeur des « nouvelles » petites affiches du Vaucluse a animé cet échange avec dynamisme et précision : un compte rendu sortira dans le prochain numéro. à suivre …
>>> Informations au 04 90 16 54 00

Faisons vite ! Chaque geste compte

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L’écologiste et animateur de télévision Nicolas Hulot lance mardi le « Défi pour la terre », une campagne qui invite les Français à s’engager à travers dix gestes du quotidien contre le changement climatique. Chacun est invité à signer un « pacte » où il s’engage à diminuer son impact sur l’environnement, et à opter pour un des gestes proposés : trier ses déchets et éviter les emballages inutiles, préférer la douche au bain, faire ses petits déplacements à pied plutôt qu’en voiture, éteindre les appareils électriques au lieu de les laisser en veille, etc. Les participants peuvent s’inscrire via internet ou par carte, diffusée par la Fondation Nicolas Hulot et les nombreux partenaires de l’opération. Un « petit livre vert » des 100 gestes favorables à l’environnement sera diffusé gratuitement à 3 millions d’exemplaires. Le nombre de participants s’affichera sur un compteur remis à jour en permanence sur le site internet.

un défi pour la Terre

Faisons vite ! Chaque geste compte

L’écologiste et animateur de télévision Nicolas Hulot lance mardi le « Défi pour la terre », une campagne qui invite les Français à s’engager à travers dix gestes du quotidien contre le changement climatique. Chacun est invité à signer un « pacte » où il s’engage à diminuer son impact sur l’environnement, et à opter pour un des gestes proposés : trier ses déchets et éviter les emballages inutiles, préférer la douche au bain, faire ses petits déplacements à pied plutôt qu’en voiture, éteindre les appareils électriques au lieu de les laisser en veille, etc. Les participants peuvent s’inscrire via internet ou par carte, diffusée par la Fondation Nicolas Hulot et les nombreux partenaires de l’opération. Un « petit livre vert » des 100 gestes favorables à l’environnement sera diffusé gratuitement à 3 millions d’exemplaires. Le nombre de participants s’affichera sur un compteur remis à jour en permanence sur le site internet.