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Nouvelle-Orléans : chronique d’une catastrophe annoncée

Le tsunami asiatique de décembre dernier a frappé plus durement les zones où les promoteurs, avec l’appui de gouvernements aveugles, avaient rayé de la carte les mangroves, ces milieux humides côtiers qui ont absorbé l’énergie des vagues géantes là où on les avait laissées. Et le 29 août dernier, Katrina a eu le champ libre en plusieurs endroits des côtes américaines du golfe du Mexique où l’industrie pétrolière avait rogné sur les marais côtiers pour construire des chenaux pour ses barges et où, comme à La Nouvelle-Orléans, on a asséché les marais et endigué de vastes superficies pour construire des quartiers entiers, où on pompe en permanence les eaux du sous-sol, enfonçant ainsi la ville d’un pouce par année.

L’ouragan Katrina, passé au niveau 5 avant de redescendre au niveau 4 juste avant de frapper la Louisiane, le Mississippi et l’Alabama, a néanmoins soulevé le niveau du golfe du Mexique de neuf mètres à certains endroits, laissant La Nouvelle-Orléans sous six mètres d’eau et noyant du coup 160 000 maisons. Plus de 80 % de la ville a été inondée. À l’heure actuelle, la surface noyée est d’environ 60 % en raison du fonctionnement d’une trentaine de pompes sur les 148 potentiellement en marche.

La vulnérabilité de la ville a été aggravée par la forme de son territoire urbain, en forme de soupière. Située à environ trois mètres sous le niveau de la mer, La Nouvelle-Orléans est coincée entre l’immense lac Pontchartrain et le fleuve Mississippi et son delta marin, mais elle est isolée de ces milieux aquatiques par des digues, telle une forteresse du Moyen Âge. La ville avait déjà subi les assauts d’un puissant ouragan. C’était en 1965, quand l’ouragan Betsy, de force 3, avait noyé une partie de la ville sous deux mètres d’eau.

Dans un article prophétique, que le président George W. Bush n’a certainement jamais lu, le National Geographic Magazine d’octobre 2004 décrivait en détail l’impact d’un ouragan de force 5 sur La Nouvelle-Orléans. À quelques détails près, on aurait pu utiliser cet article pour décrire l’effondrement des digues du lac Pontchartrain le 29 août et l’inondation de la ville. Après quelques paragraphes, le journaliste Joel K. Bourne mettait son lecteur en garde contre cette fiction : «Quand cela s’est-il produit ? En fait, ce n’est pas arrivé. Pas encore», écrivait-il.

Plusieurs autres médias avaient sonné l’alarme. Un journal local, le Times Picayune, s’est intéressé à la sécurité de la ville, surtout après le déluge de 1995, qui avait provoqué des inondations, fatales à six personnes, et causé des dommages de 500 millions de dollars. Le Congrès américain s’était ému et avait alors créé le Southeast Louisiana Urban Flood Control Project, placé sous le contrôle du US Army Corps (USAC). Son plan d’ensemble aurait exigé un investissement de 14 milliards pour ses interventions sur l’ensemble du littoral louisianais. En dix ans, l’USAC a dépensé 430 millions autour de La Nouvelle-Orléans. Au début de la guerre en Irak, il ne restait que 250 millions à investir pour rendre sécuritaire la totalité du périmètre urbain de la ville. Mais l’administration Bush a alors proposé de réduire de 80 % le financement réclamé par l’USAC.

En 2004, l’administrateur du projet, Al Naomi, a demandé d’urgence une somme de 250 000 $ parce que des digues s’étaient soudainement affaissées de plus d’un mètre du côté de Metairie, en banlieue de La Nouvelle-Orléans. Il fallait aussi 15 millions pour rehausser la digue du côté du lac Pontchartrain, précisément là où elles ont cédé il y a presque deux semaines. La certitude que les digues actuelles ne pouvaient pas résister à un ouragan de force 4 ou 5 a été clairement énoncée dans des rapports officiels. L’administration a néanmoins refusé les fonds réclamés, que le Sénat a finalement accordés cette année… pour 2006.

Un premier rapport publié en 2002, intitulé Coastal Erosion, Storm and Flood Damages, faisait état d’une augmentation fulgurante des primes d’assurance en raison de la disparition des marais côtiers, principaux amortisseurs contre les vagues géantes générées par un ouragan, ainsi que de la fréquence et de la puissance croissante des tornades et des ouragans, que plusieurs attribuent désormais au phénomène croissant des changements climatiques.

«Pourquoi quelqu’un irait-il s’établir dans une ville située à un endroit sous le niveau de la mer, victime d’inondations annuelles, dans un endroit aussi chaud et suffocant qu’une jungle tropicale, soumis aux maladies infectieuses et qui fait face à l’anéantissement s’il est un jour frappé par un ouragan ? Et pourquoi, soyons francs, quelqu’un s’acharnerait-il à sauver cette ville ?», demande Walter Williams dans la présentation de son film Une histoire naturelle de La Nouvelle-Orléans, sorti il y a deux ans.

Les vastes marais du delta du Mississippi auraient pu amortir davantage et mieux dissiper la puissance de la vague de sept mètres qui a frappé le secteur de la paroisse Saint Bernard, où un bris majeur s’est produit dans les digues.

Pour le Dr Klaus Jacob, un scientifique du Lamont-Doherty Earth Observatory de l’université Columbia, «nous avons toujours présenté dans nos cours le cas de La Nouvelle-Orléans comme l’exemple parfait d’une ville non viable. C’est un fait indéniable».

D’abord construit sous le régime français sur le plus haut talus du secteur, le Quartier français demeurait un endroit logique. Ce qui l’était moins, c’était d’agrandir cette ville aux dépens des marais voisins afin de ne pas subir d’inondations de façon cyclique. Après une inondation exceptionnelle en 1927, on a malgré tout décidé d’endiguer tous les quartiers et de pomper en permanence cet espace urbain pour le garder au sec. Mais depuis lors, la ville s’enfonce. Son sous-sol, qu’on assèche par pompage, s’affaisse sous le poids des édifices situés sur un fond spongieux toujours imbibé d’eau en profondeur, sous les remblais. D’ailleurs, à La Nouvelle-Orléans, on n’enterre pas les morts : on place les cercueils dans des mausolées hors sol, qui laissent échapper des bruits bizarres, à l’origine des histoires de fantômes qui ont rendu la ville célèbre.

À l’extérieur de la ville, dans les marais du delta du Mississippi, on observe le contraire. La nature veille : l’érosion du bassin versant apporte chaque année plusieurs centimètres de nouveaux sédiments, ce qui compense le compactage des sols toujours spongieux en profondeur.

Ces apports en sédiments et en nutriments alimentaient les marais et maintenaient leur végétation au-dessus du niveau de l’eau. Mais là où les digues ont été érigées, les alluvions ne peuvent plus compenser cet enfoncement, ce qui explique que les sols asséchés et les digues s’enfoncent sans cesse, devenant ainsi un facteur aggravant du problème qu’elles sont pourtant censées combattre.

Si la mégestion environnementale des milieux humides du delta du sixième fleuve en importance de la planète par son débit — 2980 m3 par seconde, soit trois fois celui du Saint-Laurent — explique la fragilité de La Nouvelle-Orléans, cette ville est aussi aux prises avec de nouveaux problèmes de nature environnementale.

Les eaux qui la noient maintenant depuis plus d’une semaine contiennent dix fois plus de coliformes que les normes de l’EPA pour le contact cutané. On y trouve des bactéries E. coli, potentiellement mortelles, de fortes concentrations de plomb d’origine inconnue, des hydrocarbures (le mazout et l’essence des voitures et des stations-service noyées) ainsi que des milliers de produits chimiques non identifiés, non évalués, dilués par l’eau lorsqu’elle a atteint le contenu des maisons, des commerces et des entreprises. Heureusement, le sud de la ville, où se trouve le secteur de l’industrie chimique, a été épargné par les inondations. Néanmoins, la plupart des 140 usines de produits chimiques, réparties entre La Nouvelle-Orléans et Baton Rouge, ont toutes accusé des dommages et des pertes en raison des vents puissants, mais dans une mesure toujours inconnue à ce jour.

Plusieurs sites d’enfouissement de La Nouvelle-Orléans, actifs ou inactifs, enrichissent aujourd’hui cette véritable potion de sorcière. L’impossibilité physique et financière de traiter les milliards de litres d’eaux fétides qu’on pompe pour assécher la ville pourrait bien constituer une véritable bombe à retardement environnementale, racontait à CNN la semaine dernière Harold Zeliger, un toxicologue de la Floride. Ces contaminants, dont la toxicité est élevée en raison du mélange de très nombreux produits, sont rejetés directement dans les eaux du golfe du Mexique, où plusieurs puits de pétrole débranchés par Katrina déversent eux-mêmes leurs contaminants. Les poissons et crustacés du golfe, dont dépendent les pêcheries locales, pourraient bien être contaminés à leur tour.

L’eau qu’on rejettera pendant deux à trois mois, prévoit-on, a la couleur d’un vieux thé dans lequel un processus de décomposition aurait commencé et qui, de plus, dégage une odeur d’hydrocarbures. À certains endroits, l’eau sent le soufre. Sans parler des débris qui encombrent toutes les mares, y compris des cadavres humains auxquels les crocodiles, entrés dans la ville, font un sort qui rendra l’identification de centaines de corps totalement impossible même si la police a installé des émetteurs sur plusieurs cadavres.

Par ailleurs, les bactéries et moisissures toxiques que contiennent ces eaux contaminées rendent probablement impossible la réutilisation des 160 000 maisons inondées : «La plupart devront être démolies», a ajouté M. Zeliger en entrevue.

Le Mississippi, qui draine presque 40 % du territoire des États-Unis, était déjà reconnu comme un des fleuves les plus pollués du pays. Les fermiers de son immense bassin versant, qui remonte jusqu’au Canada, y déversent en moyenne 21 milliards de livres d’engrais chaque année et 283 millions de livres de pesticides. C’est ce qui a valu à toute une zone côtière de 8000 milles carrés de la Louisiane le nom de «zone morte».

Dans les trois États touchés par Katrina, plus de 100 usines de filtration d’eau potable sont paralysées et les mots d’ordre de faire bouillir sont en vigueur partout où il n’y a pas d’évacuation.

Cette catastrophe environnementale, qui se préparait depuis 75 ans, soulève une question majeure sans précédent : doit-on raser La Nouvelle-Orléans, désormais contaminée sur 80 % de sa surface, et la reconstruire ailleurs ? Ou doit-on plutôt tenter le coup de la reconstruire en sachant que sa situation s’aggravera en raison de son enfoncement constant, de son inévitable agrandissement, qui affaiblira davantage ses défenses naturelles en forme de milieux humides, et du réchauffement climatique, qui pourrait accroître la fréquence et la puissance des ouragans locaux ?

Reconstruisons, mais sur de nouvelles bases, répond Alan Atkinson, un aménagiste urbain, sur son site Internet. Mais faisons-le en hauteur et en restaurant une grande partie des amortisseurs naturels autour de la ville, ce qui commande de délimiter clairement les zones à développer. Abandonnons la ville, comme on l’a fait pour l’Atlantide, lui répond Jamaïs Cascio, car La Nouvelle-Orléans continuera de s’enfoncer. C’est un pari perdu d’avance si on ajoute l’inévitable effet conjugué des changements climatiques. Aussi bien jeter aujourd’hui les digues par terre et laisser le Mississippi remplir les marais pour reconstituer les protections naturelles de territoires plus sécuritaires, à l’intérieur des terres.

La marque qui s’étiquette éthique

Avec des vêtements lookés et de qualité, American Apparel est une «success story», la conscience sociale en plus. Emmenée par un patron fort en gueule, la griffe américaine résiste à la délocalisation et part à la conquête du monde. Emmanuelle RICHARD a rencontré pour Libération à Los Angeles Dov Charney, le fondateur de la marque American Apparel.

Ce n’est pas tous les jours qu’un chef d’entreprise dégage son pantalon pour vous montrer la couleur de son slip kangourou. Si la galanterie du geste et la puissance érotique du sous-vêtement vert gazon sont à débattre, Dov Charney, le fondateur de la marque American Apparel, est comme ça : impulsif, non conventionnel, et ouvertement fier des produits en coton de son usine de Los Angeles, devenue en l’espace de quelques années la plus grande fabrique de vêtements sur le sol des Etats-Unis. Avec environ soixante-dix boutiques ouvertes en deux ans, dont une à Paris en 2004 et deux à venir à l’automne, cet empire du tee-shirt branché et (relativement) bon marché part à la conquête du globe. Ce, sous la houlette de son fondateur à rouflaquettes de 36 ans, personnage au verbe fort, controversé, et indissociable d’une entreprise que Jack Kyser, économiste pour l’organisme d’études Laced à Los Angeles, qualifie de «très, très intéressante. Personne d’autre n’avait jamais fait ça».

«American Apparel es la compania rebelde» : «la compagnie rebelle» donne le ton d’entrée de jeu avec une banderole en espagnol sur son QG, un immense bâtiment rose à Downtown LA, le centre urbain et latino. A moins d’avoir passé les six dernières années en ermite dans le désert, tout le monde à Los Angeles a entendu parler de cette entreprise atypique qui marie succès et conscience sociale. Depuis ses débuts en 1997, American Apparel résiste aux sirènes de la délocalisation. Ses produits sont garantis 100 % «made in LA» sans sueur de sweatshop, ces ateliers clandestins de misère communément associés au tiers-monde mais que l’on trouve encore dans les grands centres de la confection comme Los Angeles, selon l’organisation Sweatshop Watch. «Que les marques qui entubent les gens aillent se faire foutre !» annonçait l’un des premiers slogans d’American Apparel, qui fanfaronne : «Innovation et responsabilité sociale : le nouveau rêve américain».

Un «socialisme volontaire», au service d’ambitions ouvertement capitalistes

Du site web à un couloir du QG tapissé de lettres de louanges, American Apparel exhale l’autosatisfaction à tous les étages, et pour de bonnes raisons, dans l’esprit des leaders de l’entreprise phénomène : «Nous avons les employés de la confection les mieux payés au monde !» affirme Marty Bailey, le vice-président des opérations, en nous guidant à travers l’usine dans un vacarme de machines à coudre. Plus précisément : les quelque 3 800 ouvriers gagnent en moyenne 12,50 dollars de l’heure (un peu plus de 10 euros) soit presque deux fois le salaire minimum californien. Les couturiers ­ des Hispaniques surtout ­ travaillent en petites équipes, payées en fonction de la production horaire du groupe. Les plus aguerris, un chiffon sur le nez pour éviter de respirer trop de peluches de tissus, gagnent jusqu’à 15 dollars (12,1 euros). «Bon job», constate un jeune manutentionnaire abordé hors de la visite «officielle». Il évoque une ruée des candidats à l’embauche, attirés par les repas partiellement subventionnés, les massages occasionnels et surtout une assurance santé complète et très bon marché : une rareté dans la confection à Los Angeles et plus généralement aux Etats-Unis, où les entreprises ne sont pas obligées de fournir de couverture médicale à leurs salariés. Cette année, American Apparel prévoit une augmentation de 80 % du chiffre d’affaires, pour atteindre 203 millions d’euros. Son ascension rapide en fait un chouchou des magazines économiques américains.

A se demander comment fait l’entreprise «rebelle», tandis que le secteur de la confection voit de nombreux emplois délocalisés à l’étranger, d’un mois à l’autre. Ilse Metchek, directrice de l’association professionnelle California Fashion Association, rappelle qu’American Apparel a su se positionner sur un marché niche : celui des tee-shirts de qualité aux lignes près du corps, sans logo, sur lequel les sérigraphies tiennent particulièrement bien. Groupes de rock, équipes de skate, pom-pom girls et associations peuvent passer des commandes de dernière minute, honorées en temps record grâce à la structure d’intégration verticale de l’entreprise. «Production, design, vente, fabrication : Dov est le seul à tout faire sous le même toit, et c’est courageux», ajoute Ilse Metchek. Ancien de la marque Fruit of the Loom ayant pratiqué des délocalisations, Marty Bailey hausse les épaules : «Tout le monde file en Chine ou dans les Caraïbes pour économiser quelques cents.» Il invite au calcul. Si le tee-shirt d’American Apparel coûte en moyenne 55 cents à fabriquer, contre 5 ou 10 cents en Chine, il faut prendre en compte les contraintes de la délocalisation : chaîne des fournisseurs allongée, barrières linguistiques et douanières, manque de contrôle sur la qualité, temps de réaction allongé, coûts et délais de livraison prolongés…

«J’ai essayé de délocaliser, mais c’était nul… Les vêtements revenaient n’importe comment», renchérit Dov Charney, au cours d’une conversation enjouée, les pieds sur son bureau. Qu’on ne s’y méprenne pas : American Apparel, prévient-il en alternant français et anglais, n’est pas un organisme de charité ou un colporteur du socialisme («De la merde !»). Lui dit pratiquer un «socialisme volontaire», au service de ses ambitions ouvertement capitalistes. Originaire de la communauté juive anglophone de Montréal, entrepreneur, depuis l’âge de 16 ans, aux idéaux libertaires, il a quitté le Québec en partie pour échapper aux «choses forcées». («Du genre vos 35 heures… Toutes ces choses qui ne sont pas applicables en toutes circonstances», précise-t-il.) Fils d’un architecte et d’une artiste, il se rebelle contre les tarifs douaniers canadiens «délirants» sur les tee-shirts américains. A l’adolescence, il en passe en douce dans le coffre de sa voiture et les revend à Montréal. Plus tard en Caroline-du-Sud, il fabrique ses propres tee-shirts et se forme auprès des derniers vétérans de la confection, menacés par la concurrence extérieure. A Los Angeles, il veut se démarquer des sous-traitants avec lesquels il a brièvement à faire : «Le niveau des employés n’était pas bon, ils étaient payés cash au noir, des fois ils pleuraient parce qu’ils n’étaient pas payés. C’était hyper bizarre… C’était un putain de bordel !» s’exclame le PDG. Les ouvriers étaient des immigrés, comme lui. «Eux du Mexique, moi de Montréal. Ils avaient mon âge, ils sifflaient ma copine. J’ai voulu créer des conditions un peu meilleures pour eux, petit à petit.»

> La suite de l’article est à lire sur le site de Libération.

Un projet d’alphabétisation familiale lancé au Maroc

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Reconnaître l’importance de l’alphabétisation et son rôle actif dans l’amélioration de la qualité de vie des individus et le développement socio-économique des nations n’est plus à démontrer.

Actuellement, l’enjeu réside dans la contribution à la réduction de l’ampleur de ce phénomène plus que jamais présent dans les quatre coins du monde et à fortiori dans les pays accusant des retards de développement et la capacité de mettre en place des initiatives incitant à l’apprentissage. C’est dans ce contexte que s’inscrit l’invention du directeur de recherches marocain Brahim Zriba, à l’origine d’une initiative virtuelle en l’occurrence le dispositif d’alphabétisation à distance E-@lpha qui permet à un analphabète d’apprendre d’une manière autonome et individuelle la lecture, l’écriture, le calcul et la résolution des problèmes en utilisant un ordinateur connecté à Internet ou Intranet.

L’Europe répond aux Objectifs de Développement du Millénaire

L’ONU accueille à New York entre le 14 et le 16 septembre le sommet international « Objectifs de Développement du Millénaire +5 ». Mais ces objectifs, déjà acceptés par la communauté internationale, accusent des retards et une relance est nécessaire pour respecter l’échéance de 2015.

En 2000, les Nations Unies avaient organisé le 1er sommet des objectifs de développement du Millénaire (ODM). Huit objectifs principaux avaient été fixés pour réduire la pauvreté et promouvoir la coopération internationale en vue du développement. Certains ciblent l’équilibre social. D’autres objectifs visent la santé, la sécurité et l’environnement, le développement d’un environnement durable, et un partenariat mondial pour le développement. Mais les résultats se sont montrés décevants.

La Commission Européenne s’est engagée pour la réussite concrète de ce nouveau sommet des Objectifs de Développement du Millenium (ODM). C’est l’objet de ce nouveau forum internet. Les spécialistes de la Commission européenne – dans les domaines des Relations Extérieures, du Commerce Extérieur, du Développement et de l’Aide Humanitaire, de l’Environnement ou de l’Emploi – attendent vos questions. Il ne tient qu’à vous de vous enregistrer sur le site du forum internet. Utilisez ce forum pour faire connaître votre opinion et réagir aux autres contributions. Le développement est l’affaire de tous et peut intéresser vos collègues, amis, lecteurs, les membres de votre mouvement. Encouragez les donc à participer à ce dialogue et contribuez vous-même à l’enrichir sur http://trade-info.cec.eu.int/forum_un/list.cfm?LangId=FR.

En effet les ODM nous concernent tous. Si l’Union européenne a placé la prévention des conflits en tête de son agenda de la sécurité, le développement reste un facteur majeur de la stabilisation de notre monde. C’est avec cette sécurité que marchandises, capitaux, touristes, étudiants circulent et contribuent à leur manière à un développement dont toutes les populations doivent pouvoir profiter. Ce n’est pas sans raison que l’Union européenne est le plus gros donneur d’aide publique au développement en Afrique ni qu’elle y contribue à la destruction des mines et armes légères.

Aider les pauvres à se développer passe aussi dans les pays en développement par l’acquisition des moyens – en matière de commerce et d’environnement – d’assumer leur avenir . Si les ODM prouvent leur efficacité, alors ils favoriseront le développement d’un monde plus sûr et plus pacifique. La globalisation est une réalité porteuse de chances de développement pour tous. Encore faut-il s’assurer que les règles du jeu sont équitables et les conditions de travail décentes. Les services du Commerce extérieur de la Commission européenne ont proposé de se concentrer sur l’ouverture accrue des marchés aux produits en provenance des pays les moins avancés. Ils ont ainsi estimé que si l’agenda des négociations de Doha se concluait par un résultat favorable aux pays pauvres, ceux-ci pourraient voir leurs revenus croître de 159 milliards de dollars.

Les Objectifs de Développement du Millénaire sont porteurs de chances de développement et répondent aux grandes préoccupations de la planète. Ce forum internet vous donne la parole.

Des catastrophes dues au réchauffement

Morven McLean, pour le site swissinfo a rencontré Philippe Roch, patron de l’Office fédéral de l’environnement (Suisse), pour qui, il y a un rapport de cause à effet entre le réchauffement climatique et les catastrophes naturelles qui ont frappé l’Europe et les Etats-Unis. Selon lui , la Suisse va devoir compter de plus en plus avec de grosses intempéries. Des cartes des zones à hauts risques sont d’ailleurs en préparation.

Les inondations qui viennent de frapper le sud de la France sont les dernières en date d’une série de catastrophes naturelles qui ont débuté cet été avec les intempéries en Europe – et en Suisse – et qui se sont poursuivies de manière particulièrement dramatique avec le passage du cyclone Katrina sur le sud des Etats-Unis.

«Ce sont typiquement les phénomènes qui sont décrits par les modèles sur le réchauffement climatique, explique Philippe Roch à swissinfo. Pour moi, le lien de cause à effet est évident.»

De plus, l’étendue des destructions peut s’expliquer par un facteur socio-économique. L’homme construit en effet de plus en plus dans des zones qui autrefois étaient laissées désertes.

«Globalement, poursuit Philippe Roch, la croissance démographique fait que nous cherchons de plus en plus à vivre près des rives et des cours d’eau, dans des régions basses. D’où l’importance des dégâts constatés quand survient une crue ou un cyclone.»

Le pire est peut-être à venir

En Suisse toutefois, estime Philippe Roch, une politique de l’environnement saine a permis de limiter l’ampleur des dommages dus aux inondations.

«Notre politique de protection des forêts a des effets positifs en cas d’inondations, affirme le directeur de l’Office fédéral de l’environnement. Sans les forêts, les dégâts auraient été bien pires et nous aurions probablement eu davantage de victimes.»

Autre point positif: la gestion des cours d’eau. La Suisse s’efforce désormais d’offrir davantage d’espace à ses rivières et de renaturaliser les rives de ces mêmes cours d’eau. Ce qui est un bon moyen pour réduire l’impact des crues.

Philippe Roch salue au passage le bon état de préparation des cantons et des communes. Cela dit, avertit le patron de l’Office fédéral de l’environnement, les catastrophes naturelles risquent bien d’être de plus en plus fréquentes avec le réchauffement climatique.

«Nous sommes en train d’élaborer de nouvelles cartes des zones à risque où nous éviterons de construire des infrastructures, ajoute Philippe Roch. Nous devons nous adapter à la nouvelle donne et développer une stratégie de prévention à long terme.»

«Nous devons poursuivre notre politique de lutte contre les changements climatiques, conclut le directeur de l’Office fédéral de l’environnement. Mais il ne faut pas s’attendre à des résultats à court terme.»

Le commissaire européen à l’Environnement espère que les mentalités changent

Le commissaire européen à l’Environnement, le Grec Stavros Dimas, a exprimé l’espoir samedi à Londres que des catastrophes naturelles comme le cyclone Katrina aux Etats-Unis feront évoluer les mentalités au sujet de l’environnement et des changements climatiques.

Le cyclone Katrina a « été un tel choc pour les Américains, pour tout le monde. Cela va faire réfléchir les gens », a estimé M. Dimas devant la presse en marge d’une réunion informelle des ministres européens de l’Environnement et de l’Agriculture.

Interrogé sur la possibilité que l’opinion publique américaine évolue après cette catastrophe dans ses positions sur les questions écologiques, le commissaire a répondu: « j’espère que cela va changer. Je crois que cela va changer ».

Mais « pas seulement sur le changement climatique », les gens devraient « être plus attentifs à l’environnement » dans son ensemble, a-t-il souligné.

Le blé menacé par une nouvelle rouille en Afrique

Une dépêche reprise par le Nouvel Observateur, le 9 septembre dernier, nous alerte sur une nouvelle variante de la rouille du blé résistante aux traitements phytosanitaires qui fait des ravages dans les cultures de l’Est de l’Afrique. La rouille du blé et des graminées, qui attaque les racines et remonte le long de la tige jusqu’à détruire la plante, est une maladie très ancienne provoquée par un champignon. Depuis une cinquantaine d’années les cultivateurs disposent de moyens pour la maîtriser.

Cependant une nouvelle souche de ce champignon, Puccinia graminis, est apparue en Ouganda en 1999. Elle a ensuite disparue avant de se manifester au Kenya en 2001 puis en Ethiopie en 2003. Réunis jeudi à Nairobi, des experts ont tiré le signal d’alarme. Ils pensent que ce champignon résistant risque d’atteindre rapidement la péninsule arabique, le Moyen-Orient et l’Asie.

Le prix Nobel de la Paix Norman Borlaug, 91 ans, dont les travaux sur les espèces de blé résistantes dans les années 50 et 60 avaient notamment permis d’endiguer les épidémies de rouille des graminées, a appelé à la vigilance, afin que le temps des épidémies de rouille ne revienne pas. Les espèces de blé cultivées en Afrique de l’Est étaient résistantes à ce champignon depuis 40 ans.

Le coaching : recherche de sens et d’équilibre

« Le coaching tiendra donc toutes ses promesse s’il nous aide à progresser harmonieusement dans trois directions complémentaires : vers soi, vers l’autre et vers la recherche du sens de la vie. » M . Giffard dans son livre « Coaché ».

C’est l’accompagnement d’une personne à un moment clé ou charnière de sa vie personnelle ou professionnelle. Le coach met son expérience et tous ses sens au service de cette nouvelle route qui se dessine devant son client. Avec un mot-clé : l’écoute.

KATRINA – Alerte au changement climatique

Communiqué de presse des Amis de la Terre Europe du 08/09/05

Face aux effets dévastateurs du cyclone Katrina, les Amis de la Terre exhortent les chefs d’Etat à agir contre la menace d’un réchauffement climatique, en adoptant rapidement de nouvelles mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. L’association estime en effet que tout retard entraînera un grand nombre de victimes dues aux catastrophes météorologiques liées au réchauffement de la Planète, y compris aux Etats-Unis. L’Europe ne sera pas épargnée, comme le montrent les inondations, sécheresses et tempêtes de 2005.

L’association a notamment critiqué l’attitude du président des Etats-Unis G.W. Bush qui refuse toujours de participer aux efforts internationaux pour lutter contre ce phénomène.

Jan Kowalzig, des Amis de la Terre Europe explique que « nous sommes de tout cœur avec les victimes de cette tragédie. Leur venir en aide doit être notre priorité absolue pendant les prochaines semaines. Chercher les responsables ne serait d’aucun secours aux habitants de la Nouvelle Orléans. Ceci dit, nous devons agir pour éviter que ne se produisent ailleurs dans le monde des catastrophes climatiques encore plus nombreuses et plus graves, avec des effets dévastateurs sur les populations et l’économie. Nous connaissons le remède : une forte diminution des émissions de gaz à effet de serre. Les preuves d’un changement climatique rapide s’accumulent et pourtant le président des Etats-Unis a jusqu’ici minimisé l’ampleur du problème et refusé d’agir. Son administration ne cesse de bloquer les accords internationaux et cherche toujours à placer les intérêts économiques du pays au-dessus de celui, tellement plus vaste, de la stabilité climatique planétaire. Le Président Bush doit rapidement revenir sur sa position actuelle vis-à-vis du changement climatique. L’ouragan Katrina montre que cette attitude a un coût très élevé, et elle n’est pourtant qu’un avant-goût de ce qui nous attend si nous continuons à polluer l’atmosphère. »

Les Amis de la Terre Europe expriment leur inquiétude devant la multiplication probable de phénomènes météorologiques extrêmes tels que le cyclone. Si on ne peut actuellement prouver un lien de cause à effet entre ce cyclone et le réchauffement provoqué par l’activité humaine, on peut dire en revanche que ses énormes dégâts correspondent bien aux prévisions associées à la modélisation du changement climatique – il semble bien que de telles tempêtes vont gagner encore en intensité. Les scientifiques sont d’ailleurs persuadés que la température plus élevée des océans, d’où l’ouragan a tiré sa puissance destructrice, est bien la conséquence du réchauffement global dû à l’homme. Les cyclones de ce type ont vu leur intensité augmenter de 50% au cours des dernières décennies.

Jan Kowalzig poursuit : « Tous les pays doivent agir ensemble pour éviter un bouleversement climatique irréversible, dont les conséquences seront de plus en plus graves et de plus en plus nombreuses. Ouragans dans la région des Caraïbes, mais aussi inondations comme tout récemment en Roumanie, en Autriche et en Allemagne. Sécheresse et feux de forêt au Portugal, ou tempêtes du début de l’année en Scandinavie et dans les pays Baltes. L’Europe doit relever le défi. Les émissions de gaz à effet de serre sont en augmentation, et les accords passés ne sont pas suffisants parce que les ministres des pays en cause font obstacle à toute action décisive, sous prétexte de protéger tel ou tel secteur industriel. Ils menacent ainsi l’ensemble de l’économie et de la société, qui subiront de plus en plus les conséquences néfastes du changement climatique si rien n’est entrepris. »

La prochaine occasion d’agir contre le changement climatique sera la conférence des Nations Unies – COP11 – qui aura lieu à Montréal (Canada) du 28 novembre au 8 décembre. Il s’agit pour les gouvernements d’entamer officiellement de nouvelles négociations sur l’action contre le changement climatique après 2012. Les Amis de la Terre demandent à l’Union Européenne de prendre en main les négociations et de doter le monde d’un cadre solide capable d’aboutir à une véritable diminution des émissions de gaz à effet de serre, seule façon d’éviter les effets catastrophiques du changement climatique annoncé.
Pour cela les émissions de gaz à effet de serre des pays industrialisés devront avoir diminué d’au moins 30% en 2020 par rapport à leur niveau de 1990. Il faut aussi que les pays riches aident les autres, financièrement et technologiquement, à se développer durablement sur la base d’énergies non polluantes.

CONTACT
Jan Kowalzig, Friends of the Earth Europe
Phone +32-2-5426102
jan.kowalzig@foeeurope.org

> Pour en savoir plus

Le résultat de recherches publié dans le magazine scientifique Nature d’août 2005 suggère que l’augmentation des températures des eaux de surface des océans, consécutive au réchauffement global, entraînera des cyclones plus violents. D’après les analyses menées par le Professeur Kerry Emanuel, climatologue, du Massachusetts Institute of Technology, les grandes tempêtes dans l’Atlantique et le Pacifique ont augmenté en intensité d’environ 50% depuis les années 1970. Cette tendance est étroitement liée à l’élévation de la température moyenne de la surface des océans.
Ref. Nature , 4 août 2005, « Aggravation de l’effet destructeur des cyclones tropicaux sur les 30 dernières années », Kerry Emanuel.

Voir aussi « Réaction de l’Union Européenne à la menace du changement climatique global », évaluation des mesures existantes et en préparation pour lutter contre le changement climatique, juin 2005. Disponible sur le site http://www.foeeurope.org.

Changement climatique et combustibles fossiles

PIERRE LAFFITTE (Sénateur RDSE des Alpes-Maritimes) dans une tribune dans le journal « le Figaro » (07/09/2005) ose annoncer avec un rien de provocation ce qui constituait il y a moins de six mois une hérésie difficile à soutenir : « vive le pétrole à 100 dollars, ou plus, qui pourra aider à la réussite du plan climat ». Jubilatoire…

« La pire menace pour l’humanité est le changement de climat consécutif à l’utilisation massive des combustibles fossiles : il est urgent de réagir. Dans moins de vingt ans, ouragans et typhons, canicules, feux de forêts et sécheresses suivies d’inondations, seront des phénomènes qui se répéteront tout au long de l’année. Il deviendra impossible de les considérer comme des catastrophes naturelles, imprévisibles, aux conséquences remboursées par la puissance publique ou les assurances.

Heureusement que le pétrole devient rare et cher ! Certes, dire ceci n’est pas politiquement correct. Mais comment faire prendre conscience à la population, de la gravité de notre situation d’aujourd’hui ?

J’en veux à mes collègues géologues et climatologues, qui savent, depuis vingt ans pour la plupart (à 70% au moins et depuis cinq ans à 95%), que le climat tempéré que nous vivons en Europe est une anomalie fragile. Sur terre, pendant des millions d’années, des déserts, glacés ou torrides, ont existé presque partout. Les dépôts de terrains continentaux comportent des étendues épaisses de sables et de grès stériles et de très rares niveaux montrent la présence de sols. Quelques oasis dans les déserts !

J’en veux aux décideurs politiques qui pensent trop souvent que Cassandre a tort. Ils inventent un principe de précaution destiné à des éventualités imprévisibles, mais engagent fort peu d’actions de prévention pour arrêter des dangers certains.

Dans ces conditions, que faire ?

Informer systématiquement, dès l’école primaire, des dangers réels de l’évolution climatique. Non pas en disant, dans 50 ans ou dans 100 ans, mais en disant que cela nous concerne aujourd’hui. Le changement est quotidien. Déjà, le nombre de morts liés aux ouragans, typhons, orages, inondations s’accroît et dépasse chaque année, et de loin, les morts liés aux catastrophes industrielles.

Lorsque cela se passe au Bangladesh ou au Costa Rica, on l’évoque à peine dans la presse ou sur les ondes. Cela reste pourtant très grave. Quand les ouragans et inondations touchent la vallée du Rhône ou la Bavière, ou encore la Floride ou la Louisiane, on en parle un peu plus. Mais quelle fréquence faudra-t-il attendre pour que les gouvernements prennent les mesures radicales qui s’imposent ?

La France, comme souvent, devrait montrer l’exemple.

Si l’on remplace 20% du diesel et de l’essence par des carburants d’origine biologique, la facture pétrolière sera moins lourde. Cela se fait au Brésil. Quel marché pour nos paysans ! Quelles perspectives pour les recherches en biotechnologie !

Pour activer le passage des combustibles fossiles vers les combustibles liquides bio, une mesure supprimant pour ces derniers la TIPP et doublant la TIPP pour les autres combustibles fossiles serait très efficace. Elle permettrait, de plus, de financer recherche et nouveaux transports en commun.

Pour les transports par véhicules électriques, de nouvelles batteries sont disponibles. Un système d’échange standard dans les stations-service devrait être fiscalement encouragé avant d’être rendu obligatoire sur tous les réseaux français autoroutiers. Et commençons par les poids lourds et les flottes captives de l’Etat, celles des services publics, des collectivités locales…

Dans le bâtiment, rendons obligatoire, pour toute construction nouvelle, le label de l’Ademe et du CSTB qui prônent la consommation énergétique minimale, voire le bâtiment producteur net d’énergie. Et développons pour les architectes et bureaux d’études la formation continue.

Combinons réglementation, taxation et détaxation, recherche scientifique et soutien par l’innovation.

Mais aussi et surtout, informons. » […]

> La suite de la tribune est à lire sur le site du Figaro.

> La page de PIERRE LAFFITTE sur le site du Sénat

> Ecrire un mail à PIERRE LAFFITTE

1ères Rencontres des administrations et collectivités éco-responsables


1ères Rencontres des administrations et collectivités éco-responsables

La Plaine St Denis, du 08 au 09 novembre 2005

Sous l’égide de la ministre de l’Ecologie et du Développement durable, l’ADEME et ses partenaires organisent les 8 et 9 novembre 2005 les « 1ères Rencontres des administrations et collectivités éco-responsables » à l’Usine, La Plaine Saint-Denis.

Ces 1ères Rencontres ont pour objectif de :

– fédérer et amplifier des initiatives éco-responsables,
– apporter un nouvel éclairage sur les démarches du secteur public,
– impulser un courant mobilisateur et démultiplicateur,
– poser les fondements d’un réseau national d’acteurs éco-responsables.

Elles s’adressent aux Directeurs Généraux des Services, acheteurs, Secrétaires Généraux de l’administration et des collectivités territoriales ainsi qu’aux élus concernés par cette thématique.

Ces deux journées s’articuleront autour d’échanges d’expériences, d’exposés d’actions exemplaires et de présentations d’outils méthodologiques et financiers permettant d’accompagner cette « réforme » au service du développement durable.


Qu’est-ce que l’éco-responsabilité ?

C’est l’ensemble des actions engagées par les services de l’Etat, des collectivités et des entreprises pour limiter – voire supprimer – les impacts négatifs de leur propre fonctionnement sur l’environnement et le climat. Ces actions passent notamment par des nouveaux choix de gestion, des changements de pratiques ou des investissements.

C’est dans cet esprit que la Stratégie Nationale de Développement Durable, dont un des axes est consacré à l’Etat exemplaire, a assigné des objectifs chiffrés à l’Etat d’ici à 2008 :

– Economies de fluides : 20 % pour l’eau et 10 % pour l’énergie ;
– Papier : 60 % vers les filières de recyclage ;
– Véhicules : 20 % de véhicules propres dont 5% à l’électrique et 1 plan de déplacement par an et par département ;
– Bâtiment : 20% des nouvelles constructions en HQE dès 2005 et 50% à compter de 2008.

Un défi d’autant plus important à relever qu’il participe aux engagements internationaux pris par la France pour la protection de l’environnement et la lutte contre l’effet de serre.


L’exemplarité ne se décrète pas, construisons-la ensemble !

Programme

Téléchargement du pré-programme (pdf – 801 Ko) et du bulletin d’inscription (pdf – 239 Ko)

Contact

Claire Charonnat

ADEME Département Acteurs Publics

Tél. : 02.41.91.40.68, Fax : 02.41.91.40.02

Energies propres : la France relance ses recherches

« C’est le moment de revenir au bon vieux slogan «on n’a pas de pétrole mais on a des idées» » se frotte les mains Laurent Turpin, l’expert « énergies » de la nouvelle Agence nationale de recherche, ANR. L’augmentation du prix du pétrole ne mécontente pas tout le monde. Elle arrive même à point nommé pour les laboratoires de recherche sur les énergies non fossiles. Jusqu’ici tirée par l’enjeu de l’effet de serre, la lutte contre la consommation énergétique trouve un nouvel allié. C’est une opportunité pour la France, à la traîne depuis des années sur ces recherches. La relative mobilisation décrétée par le gouvernement intervient au moment idéal où les initiatives publiques et privées foisonnent. L’Agence nationale de recherche va annoncer sa sélection des projets qu’elle financera dans sept domaines à hauteur de plus de 70 millions d’euros, une enveloppe initiale qui devrait grimper dans les années à venir. L’Agence de l’innovation industrielle prépare pour sa part une programmation qui fera une place de choix à cette thématique. Quant aux pôles de compétitivité, plusieurs d’entre eux devraient se mobiliser, que ce soit celui qui est consacré à « l’utilisation non alimentaire des produits agricoles » visité mardi dernier par le chef de l’Etat (Champagne-Picardie) jusqu’à celui qui est dédié aux énergies renouvelables (Languedoc, Rhône-Alpes). Depuis quatre ou cinq ans, l’Etat a dépensé, via l’Ademe, 30 millions d’euros dans les études non nucléaires. En 2005, ce montant a bondi à 90 millions grâce au programme « voiture propre » lancé en 2004 par le gouvernement Raffarin, qui sera reconduit dans les années à venir grâce aux 100 millions annoncés par Dominique de Villepin. « Faire de la pêche au filet » Au ministère de la Recherche, on confirme qu’il sera plus simple de pousser les actions de recherche sur les alternatives au pétrole, en particulier vis-à-vis de Bercy. Reste que de cette mobilisation devra émerger une stratégie. Car l’approche française ne dévie pas des rails posés par les rapports Chambolle et Gagnepain, les deux bréviaires qui esquissent notre avenir énergétique partagé entre l’inévitable tropisme nucléaire national, la gestion durable du pétrole (à travers la maîtrise de la chaîne du CO2) et l’émergence des énergies renouvelables. D’après François Moisan, directeur scientifique de l’Ademe, le renchérissement du pétrole n’est pas de nature à modifier cette stratégie de long terme mais il facilitera le financement de technologies jusqu’alors peu soutenues comme le photovoltaïque. Cette filière pourrait connaître un essor en France avec l’inauguration de l’institut Ines (Institut national de l’énergie solaire) de Chambéry, en octobre. En jeu, le sauvetage du seul producteur français de cellules, Photowatt. Alain Bugat, responsable du Commissariat à l’énergie atomique, plaide de son côté pour un renforcement de la recherche autour des biocarburants, seule parade au bond du cours du pétrole à court terme, en particulier les études sur la gazéification de la biomasse. Une opinion partagée par la présidente de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, Michèle Pappalardo, pour qui certains biocarburants comme le diester seraient compétitifs à 65 dollars le baril. Au-delà de ces stratégies classiques, Laurent Turpin plaide davantage pour une nouvelle approche « du bas vers le haut ». « L’ANR va faire de la pêche au filet. Il y a plein d’excellentes idées novatrices dans les laboratoires qui sont peu connues. » A travers ses appels d’offres, l’agence espère nourrir une analyse prospective, en particulier dans le domaine des biotechnologies alors que l’énergie a jusqu’alors surtout mobilisé les disciplines « dures » de la physique. Construire des écobâtiments Pour illustrer les deux étages de la stratégie française qui se profile, le cas de la consommation des bâtiments est flagrant. Pour certains, cette problématique n’attend pas tant une réponse technologique qu’une solution industrielle. Pour François Moisan, la construction d’écobâtiments est déjà possible mais elle bute sur l’inexpérience du monde du BTP. Et de citer le bon exemple de la société suisse Minergie, en mesure de concevoir des maisons économes consommant 50 kW/m2. D’autres acteurs estiment qu’il reste des paris à relever, notamment la maison à énergie positive qui produit plus qu’elle ne consomme. Stimulé en France par le CSTB, cet effort de recherche engage plusieurs projets et une fondation d’entreprise avec EDF, Lafarge, Arcelor, etc. Il s’agit de parfaire l’isolation des bâtiments, les doter de capteurs d’énergies renouvelables et de concevoir des systèmes de climatisation et d’éclairage intelligents. EDF pousse également la recherche sur les réseaux d’énergie amenés à évoluer. En revanche, le cours du pétrole ne devrait pas bouleverser les grands programmes fédérateurs inscrits à long terme. C’est le cas de la recherche nucléaire, qui n’a pas à gagner de ce bond pétrolier. Tout juste la filière rappelle-t-elle opportunément que les prévisions du prix de l’uranium n’anticipent qu’une légère croissance du cours du minerai et un épuisement des ressources en 2150. Pour le reste, le gouvernement avait prévu l’intensification des recherches sur la prochaine génération de réacteurs à haute température. Le programme génération IV touchera 65 millions d’euros par an vers 2008, contre 30 millions jusqu’alors. Même constat pour le programme hydrogène européen auquel participent de nombreux acteurs français. Une coentreprise devrait voir le jour et bénéficier de 250 millions d’euros par an. > Pour en savoir plus Pour être complet sur ce dossier, notons que le premier ministre Dominique de Villepin a annoncé la semaine dernière un nouveau relèvement du crédit d’impôt accordé pour l’achat d’un équipement utilisant une énergie renouvelable. L’Etat prendra à sa charge la moitié de la dépense pour l’achat d’équipements fondés sur les énergies renouvelables comme le chauffe-eau solaire a-t-il déclaré. Le crédit d’impôt, fixé depuis le 1er janvier dernier à 40% du coût d’acquisition TTC, passe ainsi à 50% pour l’occupant d’un logement neuf ou ancien (propriétaire ou locataire). Quant à la liste des équipements visés, elle reste inchangée : capteurs solaires pour l’eau chaude et le chauffage, petite éolienne, chauffage au bois, foyers fermés et inserts, petite hydroélectricité, pompes à chaleur géothermales air/eau, équipements de fourniture d’électricité et de chauffage à partir de bois, déchets et « autres biomasses. L’Agence de l’innovation industrielle : Le décret créant l’Agence de l’innovation industrielle a été publié lundi 29 août 2005 au Journal officiel. Cette Agence a pour mission de susciter, sélectionner et financer des grands programmes d’innovation industrielle. Elle fait suite aux recommandations du rapport Beffa présenté en janvier 2005. Elle sera dotée cette année d’un milliard d’euros. Cette agence fait partie du nouveau dispositif de soutien à l’innovation installé en 2005, aux côtés de la société anonyme OSÉO anvar et de l’Agence nationale de la recherche. OSÉO anvar a pour but d’aider au développement de l’innovation des petites et moyennes entreprises. Quant à l’Agence nationale de la recherche, elle est chargée de soutenir les recherches fondamentale et appliquée et de contribuer au transfert des résultats de la recherche publique vers les entreprises. Les 3 agences ainsi créées participent au financement des pôles de compétitivité définis en juillet 2005 dans le but de relancer l’innovation industrielle. > Décret n° 2005-1021 du 25 août 2005 relatif à l’Agence de l’innovation industrielle L’INES (Institut national de l’énergie solaire): L’INES a été créé en 2002 sous la forme d’une association ayant pour mission de mettre sur pied ce projet, tant dans ses contenus que dans ses partenariats. Ses membres fondateurs sont : le Conseil général de la Savoie, la Région Rhône Alpes et l’ADEME. L’INES veut répondre au besoin du marché français par : un support au développement du solaire en France , une aide à l’innovation des industriels en soutien à la recherche appliqué et une crédibilisation des filières, par un pôle démonstration des technologies solaires. > Le site Internet de l’INES Le CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment) : Créé en 1947, le CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment) est un Etablissement public à caractère industriel et commercial (EPIC), placé sous la tutelle du ministère du Logement, Direction Générale de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Construction. Quatre métiers et huit départements structurent son activité : la recherche, la consultance, l’évaluation et la diffusion du savoir. Associés à ses domaines d’expertise, ils lui permettent une approche globale du bâtiment élargie à son environnement urbain, aux services et aux nouvelles technologies de l’information et de la communication. Le CSTB réunit des experts des matériaux et techniques de construction, des équipements et de la sécurité, de la thermique, de l’acoustique, de l’aérodynamique, de l’éclairage, de l’environnement, de la santé, des nouvelles technologies de l’information et de la communication, de l’économie et de la sociologie. Il apporte son concours aux industriels, entrepreneurs, bureaux d’étude, architectes et maîtres d’ouvrage. Il assiste les pouvoirs publics pour l a réglementation technique et la qualité de la construction. > Le site Internet du CSTB

 

Environnement et santé, tout est lié

Aujourd’hui, encore plus qu’hier, les principales menaces contre notre santé proviennent de l’environnement. Si certains agents infectieux ont été maîtrisés, d’autres sont apparus, tandis que la pollution et les changements de nos modes de vie sont directement responsables d’un grand nombre de pathologies. On parle de nouvelles épidémies d’obésité et de diabète dont l’origine est complexe : sédentarité, alimentation déséquilibrée, stress… Le nombre de cancers en France s’est accru de plus de 60% en vingt ans, et si le rôle de l’environnement avec le tabac est évident pour le cancer du poumon, d’autres facteurs pourraient expliquer l’augmentation des cancers du sein, du testicule, de la thyroïde… Un couple sur six consulte pour des difficultés de conception, dont les causes sont souvent multiples : désir d’enfant plus tardif, tabagisme, exposition à des perturbateurs endocriniens, produits cosmétiques… La pollution des eaux est un problème majeur, même dans les pays occidentaux, en liaison avec l’agriculture et l’élevage industriels.


“ Sommes-nous malades de notre environnement ?”
C’est la question posée lors de cette 4e édition des Journées de la Fondation recherche médicale. Six rencontres entre public et chercheurs se dérouleront du 8 au 16 septembre 2005. Des débats destinés à nous informer et à nous sensibiliser à six grandes pathologies pour lesquelles les facteurs environnementaux jouent un rôle clé.

A Paris, le 8 septembre, seront discutés les problèmes de diminution de la fertilité. A Caen, les accidents vasculaires cérébraux seront au cœur du débat : comment les éviter en étant vigilant par rapport aux facteurs de risque (hypertension, diabète, cholestérol…) A Strasbourg, les discussions seront centrées sur la prévention de trois maladies infectieuses : la maladie de Lyme, les hépatites et les infections à papillomas virus, responsables de la quasi- totalité des cancers du col de l’utérus. L’enjeu du débat de Grenoble sera le cancer du poumon, le rôle du tabagisme passif, celui de la pollution atmosphérique, du radon et de l’amiante. Enfin, deux pathologies moins sévères mais très invalidantes seront traitées à Nice et à Toulouse : les allergies et les surdités liées à l’exposition au bruit. Ces rencontres doivent permettre à chacun de prendre conscience qu’agir sur son mode de vie est le meilleur des traitements pour vivre et vieillir en santé.

> Pour en savoir plus

La Fondation pour la Recherche Médicale a été créée voici plus d’un demi-siècle lorsque s’ébauchaient ces progrès. Elle ne cesse de se développer avec l’identification de domaines nouveaux non encore reconnus, avec l’aide apportée aux jeunes chercheurs. Elle est parcourue par des courants divers, mais elle est constamment inspirée par l’unité de la recherche médicale. Elle soutient la recherche fondamentale comme la recherche appliquée. Elle organise les confrontations nécessaires.

L’honneur de la médecine et ses difficultés sont dans cette alliance du devoir de science et du devoir d’humanité. Cette alliance gouverne l’action de la Fondation pour la Recherche Médicale grâce à la générosité constante de ses donateurs et à une stricte sélection des projets retenus.

Fondation Recherche Médicale
54, rue de Varenne
75007 PARIS

Tel : 01 44 39 75 75
Fax : 01 44 39 75 99
www.frm.org

Un Mondial « vert »

Le Comité d’organisation local (COL) de la Coupe du Monde de la FIFA 2006 se prépare à jouer un une-deux d’un genre particulier au cours des 276 prochains jours. L’UNEP (United Nations Environment Programme), le programme environnemental des Nations Unies (PNUE), a en effet accepté d’apporter son concours à ce programme ambitieux. L’accord a été signé mardi 6 septembre à Berlin par le Ministre de l’environnement, M. Jürgen Trittin, Klaus Töpfer, directeur exécutif de l’UNEP, et Horst R. Schmidt, premier vice président du COL.

« Pour la première fois dans l’histoire de la Coupe du Monde de la FIFA, c’est-à-dire le plus grand événement sportif de la planète, les préoccupations environnementales vont tenir un rôle de premier plan, que ce soit au cours des mois qui précèdent ou lors de la compétition elle-même. De nos jours, la plupart des organisateurs d’événements sportifs reconnaissent qu’il est impératif de prendre en compte l’impact de telles manifestations sur l’environnement. Green Goal, le programme environnemental de la Coupe du Monde de la FIFA 2006 est un projet ambitieux qui vise à réduire au maximum les effets négatifs d’un afflux massif de touristes sur la nature allemande. Je tiens donc à féliciter le Comité d’organisation pour ses initiatives originales en faveur de la protection de la nature », a notamment déclaré Klaus Töpfer.

Le PNUE apportera son soutien au COL dans la mise en application des différents projets, ainsi que dans l’exposition des grands thèmes liés à l’environnement. Le PNUE apportera son professionnalisme et son expérience en matière de communication au cours des mois qui précèderont la Coupe du Monde de la FIFA 2006. Sous l’impulsion de Green Goal, de nombreux ateliers communs ainsi que diverses manifestations devraient prochainement être organisés.

Klaus Töpfer sera l’ambassadeur de Green Goal

Klaus Töpfer a également décidé de s’engager personnellement dans la bataille pour l’environnement : en tant que premier ambassadeur du projet Green Goal, sa tâche prioritaire consistera à améliorer la visibilité des questions d’écologie tout au long du tournoi. Pour l’aider dans cette tâche, M. Töpfer pourra avant tout compter sur ses nombreuses relations dans les institutions qui se consacrent quotidiennement à la protection de l’environnement, un peu partout dans le monde. « Nous sommes vraiment ravis de recevoir le concours d’un homme d’expérience comme Klaus Töpfer. C’est véritablement un plus pour nous de pouvoir le compter dans notre équipe d’ambassadeurs internationaux. Son engagement prouve que nous avons eu raison de vouloir faire de l’environnement l’un des thèmes majeurs de cette Coupe du Monde de la FIFA », s’est réjoui Franz Beckenbauer, le président du COL.

La première Coupe du Monde de la FIFA contre le réchauffement climatique

La Coupe du Monde de la FIFA 2006 devrait être la première compétition de l’histoire à lutter officiellement contre le réchauffement climatique. La fédération allemande de football (DFB) a ainsi investi quelque 500 000 € dans un vaste programme d’aide à Tamil Nadu, une région d’Inde durement touchée par le tsunami. Une partie essentielle de ce programme concerne la réduction de près d’un tiers des 100 000 tonnes d’émission de gaz d’échappement provenant des problèmes de circulation en Allemagne. « Nous devrions ainsi apporter une contribution considérable au projet le plus ambitieux du programme Green Goal, qui vise à faire de cette Coupe du Monde de la FIFA 2006 le premier tournoi international à lutter contre le réchauffement climatique. Nous espérons que notre enthousiasme va entraîner l’adhésion de nouveaux partenaires qui apporteront à leur tour leur pierre à l’édifice. Il est du devoir de chacun de faire de cette compétition une première dans l’histoire du sport de masse », a expliqué Horst R. Schmidt.

Un projet de réduction d’émissions toxiques conçu spécialement pour la Coupe du Monde de la FIFA 2006

Ce projet auxiliaire s’intitule « Family Clean Energy Packages ». Conçu spécialement pour la Coupe du Monde de la FIFA 2006 et le programme Green Goal, il a pour but d’apporter une alimentation équilibrée et respectueuse de l’environnement aux habitants d’un petit village situé dans une région du sud-est asiatique ravagée par le tsunami. Cette expérience devrait contribuer à protéger le climat local, tout en améliorant la qualité de vie des habitants. « Il était très important pour nous de contribuer à la protection de l’environnement, mais aussi de soulager les popula-tions qui ont souffert du passage du tsunami. Ce projet a tout de suite fait l’unanimité car il réunit parfaitement les deux aspects de nos préoccupations », poursuit M. Schmidt.

Tout commence en Inde

Environ 75 % de la population indienne vit en milieu rural, souvent dans des conditions très difficiles. L’un des grands problèmes qui se posent à ces populations consiste à trouver des sources d’énergies pour cuisiner. Dans les petites maisons ou dans les cahutes, les gens cuisinent souvent sur de grands fourneaux ouverts, alimentés à l’essence ou au bois de chauffage. De telles pratiques présentent des risques, que ce soit pour le climat de la planète ou pour les la sécurité des personnes. En effet, la fumée dégagée par les fourneaux peut provoquer des maladies respiratoires et pulmonaires.

Ces problèmes sont plus sensibles encore dans les régions touchées par le tsunami. En effet, le bois de chauffage est particulièrement difficile à trouver sur les terres ensablées ou submergées. Dans le même temps, les habitants doivent chauffer l’eau potable pour la purifier. Il faut donc avoir recours à l’essence, une solution coûteuse et dommageable pour l’environnement, qui ne fait qu’aggraver la situation des familles sur place.

La cuisine au gaz naturel offre des avantages écologiques, sociaux et économiques

Afin de répondre à ces préoccupations, le programme « Family Clean Energy Pac-kages » fournit à chaque famille de la région choisie un système de combustible naturel. Cette solution permet de répondre favorablement aux préoccupations environnementales tout en veillant à la santé des ménages. Les Indiens y trouveront de nombreux avantages : le fumier de vache, qui sert de combustible dans le cas pré-sent, transite par un conduit jusque dans le réchaud de la maisonnée. Ce combustible remplace avantageusement l’essence ou le bois. Ainsi, le climat de la planète est parfaitement protégé et les ressources locales de bois sont également ménagées.

Les installations sont construites par des entreprises locales payées avec les fonds versés par la DFB. L’utilisation de combustible naturel est une solution qui a déjà été testée avec succès dans de nombreux villages du sud-ouest indien. La construction des annexes locales et les installations se font simultanément dans toutes les habitations du village. Les maisons qui ont le plus souffert du passage du tsunami sont préalablement assainies. Le programme a même prévu de mettre des vaches à la disposition des familles les plus démunies, afin d’améliorer la situation économique des habitants de ces régions sinistrées. Les personnes concernées pourront ainsi gagner un peu d’argent en vendant le lait produit par leurs vaches.

La réduction de CO2 selon les critères de Green Goal

Le projet « Family Clean Energy Packages » répond à toutes les exigences du pro-gramme Green Goal pour une Coupe du Monde de la FIFA 2006 contre le réchauffement climatique.

1. La Coupe du Monde de la FIFA 2006 doit être l’occasion de participer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, nuisibles pour l’environnement.

2. Le projet offre également des alternatives pour les combustibles domestiques traditionnels (essence et bois) tout en participant à l’amélioration des conditions de vie des populations locales. Il répond également aux critères mis en place par le projet Clean Development Mechanism (CDM) dans le cadre des accords de Kyoto, ainsi qu’aux Gold Standards, un critère de qualité mis en place par plusieurs associations mondiales de lutte contre l’émission de gaz toxiques.

L’émission de gaz à effet de serre est constamment mesurée et évaluée. Ce projet se distingue avant tout de ses prédécesseurs par le souci de protéger l’environnement tout en venant en aide aux populations durement touchées par le passage du tsunami dans la région. L’amélioration de la qualité de vie de ces personnes est donc l’un des points essentiels de ce programme.

Un partenariat solide autour du projet « Family Clean Energy Packages »

Le projet a reçu un accueil très favorable, comme en témoigne le fait que la BASE (l’Agence de Bâle pour l’Energie Durable), l’un des centres de coopérations mis en place par le Programme des Nations Unies pour l’environnement, le PNUE, et l’une de ses organisations partenaires en Inde, Women for Sustainable Development (WSD), l’aient repris à leur compte. C’est WSD qui a été chargé de négocier les détails de la mise en place de ce projet avec les autorités locales en Inde. Cette coo-pération est essentielle afin de s’assurer que l’aide répond parfaitement aux besoins des populations sur place. Elle garantit également une utilisation optimale des moyens mis à la disposition des organisations de terrain.

Green Goal ?

Pour aller au-delà des exigences de la FIFA en matière d’environnement, la DFB et le Comité d’organisation local de la Coupe du Monde de la FIFA 2006 se sont engagés sur un programme ambitieux, qui vise à faire de cet événement planétaire une manifestation respectueuse de l’environnement. C’est dans ce but qu’a été créé le projet Green Goal, qui vise à proposer des objectifs chiffrés dans quatre domaines spécifiques : eau, déchets, énergie et transports. Le but avoué est d’aboutir à l’organisation de la première Coupe du Monde de la FIFA de l’histoire contre le réchauffement climatique.

Mieux connaître le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE)

Le PNUE est non seulement le Programme des Nations Unies pour l’environnement, mais aussi la conscience mondiale pour tout ce qui touche à l’écologie. Créé en 1972 pour donner les grandes lignes de la protection environnementale, encourager les pays et les peuples du monde à accorder davantage d’attention à ces questions, pour informer et pour aider les populations nécessiteuses à accéder à un meilleur niveau de vie sans pour autant compromettre l’avenir des générations futures. L’un des principaux objectifs de le PNUE est de faire de l’écologie un thème de société majeur et de promouvoir toutes les actions de protection de l’environnement.

Depuis 1994, le PNUE a mis en place un programme Sport et Environnement visant à faire prendre conscience aux organisateurs de grandes manifestations sportives de l’importance de l’écologie pour l’avenir de notre planète. En février 2003, le conseil de le PNUE a approuvé un texte qui propose une stratégie sportive et environnementale visant à créer un lien puissant entre ces deux thèmes au sein des populations, en particulier chez les jeunes. Ce programme passe également par une prise de conscience écologique des grandes organisations sportives, qui doivent contribuer à faire de la protection de l’environnement un souci quotidien. Enfin, le programme préconise un partenariat avec diverses organisations sportives, fédérations et clubs afin d’améliorer la visibilité de thèmes liés à l’écologie.

Pour plus d’informations concernant le projet basé en Inde, vous pouvez contacter :
BASE
Basel Agency for Sustainable Energy (BASE) ; Virginia Sonntag O’Brien ; Bäumleingasse 22; CH-4051 Basel; Tél. : +41 (0)61 274 04 80; e-mail:
virginia.sonntagob@energy-base.org

La BASE est une association déclarée d’utilité publique. Son siège se trouve à Bâle mais elle possède des antennes en Allemagne et en France. La BASE fait partie des partenaires officiels du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). Le premier objectif de la BASE est de réunir des fonds afin de financer des programmes d’économie d’énergie ou de promotion des énergies renouvelables. La BASE participe activement à la réalisation de projets énergétiques, dans les pays en voie de développement comme dans les pays industrialisés.

Öko-Institut
Öko-Institut e.V.; Christian Hochfeld, Martin Cames; Novalisstraße 10; D-10115 Ber-lin; Tél. : 030-28048680; e-mail: c.hochfeld@oeko.de, m.cames@oeko.de

L’Öko-Institut est une association à but non lucratif fondée en 1977. Elle compte aujourd’hui quelque 3 500 membres. Elle est aujourd’hui reconnue comme l’une des organisations indépendantes les plus qualifiées d’Europe sur les questions de développement durable. L’institut emploie chaque année plus de 100 personnes qui travaillent sur 150 projets différents. Grâce à son réseau international et en partenariat avec des mécènes ou des clients, l’institut élabore régulièrement des stratégies locales et nationales pour un développement durable.

Plaidoyer pour les énergies renouvelables

Au moment où le prix du baril monte inexorablement et le litre d’essence sans plomb a franchi hier la barre symbolique de 1,5 €, ALAIN LIÉBARD ET YVES-BRUNO CIVEL (respectivement président et directeur général de l’Observatoire des énergies renouvelables (Observ’ER))font un « plaidoyer pour les énergies renouvelables » dans le quotidien « Le Figaro » (du 07/09/2005). En voici quelques extraits…

Soixante, soixante-cinq, soixante-dix dollars le baril… Le prix du pétrole monte inexorablement. Dans les colloques, les rencontres, les rendez-vous, sur le mode enthousiaste ou dans le genre moqueur, on nous félicite et on nous congratule : «La crise va profiter aux énergies renouvelables, vous voyez enfin le triomphe de vos idées et de vos technologies !» La remarque est pertinente et les encouragements sincères. Et pourtant, si nous restions dans les schémas de pensée actuels, celle-ci ne profitera pas aux énergies renouvelables. Paradoxe ! Nous sommes aujourd’hui au début de la crise et nous entrons «pour de vrai» dans la transition énergétique. C’est-à-dire que les politiques préparatoires à la transition qui ont été conduites entre 1980 et maintenant ne sont plus satisfaisantes et qu’il va falloir changer très rapidement l’échelle du développement des énergies renouvelables, pour apporter une réponse crédible et d’intérêt général.

Sur un fond de lutte contre le réchauffement du climat, celles-ci ont été plutôt bien conduites par un renforcement de l’offre : un développement des technologies, un soutien à l’industrie, des primes aux installations, des subventions nationales et régionales, ou des bonifications de certains tarifs d’achat… Sauf pour les Cassandre, il n’y avait pas d’extrême urgence. Et les différents outils et mesures accordés par une administration attentive à ne mécontenter personne ont permis aux professionnels d’exister sur un marché de niches et de tester l’excellence de leurs produits. Les principaux clients de cette période se recrutaient parmi des consommateurs privés, imaginatifs et pionniers et dans les entreprises ou les collectivités territoriales saisies par l’ardente obligation de mettre en oeuvre des opérations de développement durable à forte lisibilité médiatique ou électorale.

Poursuivre la logique du soutien de l’offre est sans nul doute nécessaire, mais il serait insensé de compter seulement sur les industriels des énergies renouvelables pour créer, ex nihilo, des réseaux commerciaux puissants et devenir de grands distributeurs nationaux d’énergie. Ce n’est pas leur métier, ils n’en ont pas la taille critique et les énergies renouvelables se commercialisent toujours en accompagnement des énergies conventionnelles ! Très rapidement désormais, si l’on veut réellement se dégager de la contrainte pétrolière et de la contrainte gazière qui suivra indubitablement, il faut mettre en place, aux côtés d’une politique existante du développement de l’offre, une politique de la demande en sources d’énergie renouvelable aujourd’hui quasiment absente.

Certes, il existe un crédit d’impôt à 40% mis en place au début de cette année. C’est un bon début. L’Etat responsabilise et gratifie fiscalement les personnes privées désireuses de s’équiper. Dans l’urgence, alors que son efficacité n’a pas encore été mesurée, il est proposé de la faire passer à 50% et d’élargir son assiette en 2006 ! C’est bien. Mais la mesure ne sera jamais, à elle seule, quantitativement suffisante. L’Etat, endetté, ne pourra maintenir durablement les incitations fiscales et financières nécessaires à assurer une forte croissance.

Au demeurant, au prix actuel de l’énergie, il ne serait guère légitime de subventionner trop fortement et trop longtemps des énergies renouvelables devenues concurrentielles. Il faut et il suffit d’inventer leur booster. Une mesure, propre à lancer durablement la mécanique, est celle de la mise en place d’une politique de «quotas d’énergies renouvelables». En voilà le principe : l’Etat prend ses responsabilités politiques et fixe à toutes les compagnies de production et de distribution d’énergies traditionnelles qui interviennent en France des quotas d’énergies renouvelables. Un quota est une obligation raisonnée et mesurée, pour les grands acteurs énergétiques, de placer chaque année un pourcentage minimal d’énergies renouvelables auprès de leurs clients. Et ce au travers d’offres mixtes : énergies stock + énergie flux.

Il ne s’agira pas, bien sûr, de changer brutalement les règles du jeu, mais de procéder pas à pas pour monter en puissance graduellement de façon à atteindre, par exemple, les objectifs européens de 2010 : 12% d’énergie primaire (incluant 21% d’électricité), puis de le doubler pour 2020. Au cours de l’année de lancement (dès 2006 si le politique le veut), les compagnies de distribution de pétrole, de charbon, de gaz, d’électricité devront vendre à leurs clients un pourcentage minimal de biogaz, de biocarburants, de chauffe-eau solaires, d’électricité éolienne ou solaire, de chaleur issue de la biomasse ou de la géothermie. Au cours de la seconde année, il conviendra de progresser significativement afin d’arriver, en quinze ans, à 24%. On peut imaginer alors que le pli sera pris, et les quotas, ayant mis la fusée du marché des énergies renouvelables en orbite, pourront retomber dans l’oubli.

> La suite de l’article est à lire sur le site du Figaro.

Lancement du débat public sur les déchets nucléaires

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Entre septembre 2005 et janvier 2006, un débat national est organisé sur la gestion des déchets radioactifs. Ce débat vise à la fois à informer le public et à lui permettre de s’exprimer sur le sujet.

FIDAREC : Dialogues pour un marché responsable

Ecologique, éthique et équitable, tels sont les piliers de la création du premier Forum International de la Dynamique territoriale Achats Responsables et Eco-Conception des produits et des services (FIDAREC).

Organisé par le CIFAL – Divonne (Centre International de Formation des Acteurs Locaux), le FIDAREC 2005 aura lieu les 29 et 30 septembre 2005 à Divonne-les-Bains (01220). Ce forum a pour objectif de réunir les acteurs concernés par l’intégration des enjeux sociétaux, environnementaux, économiques et de santé dès la conception des produits et services.

Des « ateliers de projets », des séances plénières, des tables rondes se succéderont pour étudier les conditions de mise en place d’un « marché responsable » basé sur des modes de production et de consommation plus « viables » pour la planète.

Réflexion déjà largement amorcée par Orée, dans le nouveau guide de la relation clients fournisseurs, dont Sylvie Bénard, Présidente d’Orée, présentera les méthodologies lors de l’atelier Synergie et partenariat Grandes Entreprises / PME / PMI pour l’éco-conception des produits et des services à FIDAREC le jeudi 29 septembre 2005.

En attendant ces journées-rencontres, un forum permanent interactif sur Internet a été ouvert aux participants désireux de préparer au mieux cet événement.

Pour en savoir plus :

Contact : Michel Mombrun

E-mail : fidarec@cifal-divonne.org

Les multiples valeurs de la forêt française

Le numéro 105 des Données de l’Environnement publié par l’Institut français de l’environnement évalue les multiples valeurs de la forêt française. D’après cette étude de Annabelle Berger, Ifen et Jean-Luc Peyron, Ecofor – LEF – Engref/Inra, les services non marchands de la forêt française ont une plus grande valeur que la production de bois.

La forêt française s’étend sur 16 millions d’hectares, composés à 64% de feuillus, et augmente chaque année d’environ 40 000 hectares (+0,3% par an depuis 1996). On connaît sa valeur marchande à travers le bois qu’elle fournit à l’industrie (scieries, papeteries, fabricants de mobilier…) ou qui est utilisé pour le chauffage : celle-ci est estimée à 1,3 milliard d’euros par an.

La forêt fournit également des plantes aromatiques et médicinales, des végétaux à vocation décorative (les sapins de Noël, le houx, le liège), des produits de la cueillette (truffes, champignons), de l’apiculture ou de la chasse…

Mais elle apporte d’autres services, auxquels il est délicat d’associer une valeur marchande : stockage de carbone, réserve de biodiversité, protection de la qualité de l’eau, activités de détente et de loisirs.

La forêt absorbe 12% des émissions françaises de CO2
En temps normal, le flux annuel de carbone capté par la forêt française est d’environ 60 millions de tonnes de CO2, soit 12% des émissions françaises. Si l’on considère qu’une tonne de CO2 séquestrée a la même valeur que le droit d’émettre cette tonne dans l’atmosphère (qui varie sur le marché des droits d’émission de 6 à 18 euros/tonne), la valeur de captation du carbone par la forêt est comprise entre 351 millions et 1 milliard d’euros par an.

Les Français dépenseraient environ 2 milliards d’euros pour se rendre en forêt
Chaque ménage français effectue en moyenne 18,6 visites en forêts par an avec une distance moyenne d’accès de 10,5 km. Pour un coût kilométrique moyen de 0,24 euro, ce déplacement, rapporté à l’ensemble des ménages français, représenterait 2 milliards d’euros. Ce simple calcul de coût de transport fournit un montant effectivement dépensé qui est forcément inférieur à la valeur attribuée au service récréatif rendu par la forêt.

La forêt rend également des services écologiques considérables :
• préservation de la biodiversité, estimée d’après une enquête sur le consentement à payer des Français à 364 milions d’euros,
• protection contre l’érosion et les avalanches, évaluée notamment à travers les budgets de restauration des terrains en montagne à 24,5 millions d’euros,
• réduction de la pollution des eaux…

Ceux-ci contribuent aussi à renforcer la valeur patrimoniale de la forêt française, bien au-delà du bois récolté, et confirment sa multifonctionnalité, à prendre en compte lors des choix de gestion ou d’aménagement du territoire qui la concernent.


> Télécharger la publication

Source : Forêt Privée Française – IFEN


> Pour en savoir plus :

– Les implantations de la forêt en France métropolitaine

– Les comptes de la forêt : enjeux et méthodes

Environnement urbain : les européens invités à s’exprimer

La Commission européenne a lancé fin juillet une consultation sur l’amélioration de l’environnement des villes. Le public est ainsi invité à donner son avis sur la qualité de l’environnement urbain dans lequel il vit et sur les mesures qu’il est disposé à prendre pour améliorer la qualité de son milieu de vie. Les villes européennes étant confrontées aux mêmes problèmes d’environnement (qualité de l’air, bruit, déchets, étalement des villes qui peut impliquer un usage plus important de la voiture…), la Commission juge « opportunes » une approche commune et la diffusion de « bonnes pratiques ».

Cette consultation se déroule jusqu’au 21 septembre 2005 dans le cadre de stratégies thématiques élaborées conformément au 6ème programme d’action communautaire pour l’environnement. Les autres stratégies thématiques concernent les déchets, la pollution atmosphérique, les ressources naturelles, le milieu marin et les pesticides.

La ville européenne

Améliorons la qualité de votre environnement !

Beaucoup de villes européennes ont des problèmes environnementaux tels que la mauvaise qualité de l’air, les excès de trafic, les embouteillages et le bruit et ces problèmes ont des conséquences significatives sur la santé humaine. En outre, les villes sont responsables des émissions de gaz relatives au transport, au chauffage et à l’éclairage des bâtiments ; ces émissions ont des effets négatifs sur l’environnement et le climat.

La Commission européenne développe actuellement une Stratégie pour aider à améliorer la qualité de l’environnement dans les villes européennes et à réduire l’impact qu’elles ont sur l’environnement en général. La Stratégie aidera les autorités locales à gérer les différents aspects de l’environnement puisque celles-ci ont une influence directe sur la qualité de l’environnement dans nos villes. Néanmoins, votre propre comportement a également un rôle important à jouer.

Votre avis sur la qualité de l’environnement urbain est primordial. Vos réponses aux questions nous aideront à aider vos autorités à améliorer la qualité de l’environnement dans les villes européennes et à les rendre attrayantes pour y vivre, y travailler et y investir.

Pour améliorer l’environnement dans les villes européennes et réduire l’impact qu’elles ont sur l’environnement en général, nous avons besoin de votre participation. !

Merci d’avance pour votre contribution !

Strauss-Kahn pour un développement solidaire

Dominique STRAUSS-KAHN, ancien ministre PS de l’Economie et des Finances et candidat à l’investiture du parti socialiste s’exprime dans une longue tribune dans Libération du 1er septembre « pour un développement solidaire ».

Selon lui, cette orientation permettrait « d’intégrer des objectifs non marchands » comme l’éducation ou la santé. « L’emploi doit rester notre objectif premier », affirme-t-il, avant de proposer d’engager « une mutation profonde de notre économie » par des « efforts massifs » dans la recherche ou l’enseignement supérieur. Enfin, le député du Val-d’Oise propose de créer « un gouvernement économique de la zone euro ».
Pour financer ce changement politique, dont l« ‘amorçage coûtera cher », Dominique Strauss-Kahn estime qu’un « réaménagement de la fiscalité » est indispensable. Il pourrait passer par exemple par la création d’un impôt européen sur les sociétés, avance-t-il.

Nous vous proposons un extrait de ce véritable programme économique…

Il faut sauver la solidarité, entre nous, avec les générations à venir, et avec toute la planète.

[…]

L’orientation, c’est le «développement solidaire». Je dis bien développement car nous ne pouvons plus nous limiter à une seule vision quantitative de la croissance. Parce que la société des hommes ne se limite pas à la seule économie, il est indispensable d’intégrer des objectifs non marchands : l’éducation, la santé… Solidaire, parce que c’est le coeur du modèle français et européen. Solidarité entre nous, par la redistribution. Solidarité avec les générations à venir : c’est le développement durable ­ laisser un monde meilleur à nos enfants. Solidarité avec le reste de la planète : nous ne saurions nous constituer en isolat de prospérité dans un monde misérable ­ le terrorisme, entre autres signes, est là pour nous le rappeler douloureusement. Nicolas Sarkozy a tort : nous ne saurons répondre à la crise ­ bien réelle ­ de notre modèle par l’abandon de la solidarité. Les Français ne sont pas prêts à le brader au profit du néolibéralisme américain. Ils veulent au contraire le rénover.

[…]

La Tribune de Dominique STRAUSS-KAHN est à lire sur le site du journal Libération.