L’association redoute également que les usagers domestiques soient contraints de financer les investissements de gestion de la pénurie, comme les barrages ou les retenues d’eau.
Elle demande la mise en place d’aides qui favorisent la reconversion des cultures pour amener les agriculteurs à diminuer leur consommation d’eau. Elle réclame aussi le triplement de la redevance sur la consommation d’eau pour les agriculteurs.
Le projet de loi sur l’eau qui doit être présenté au Parlement en février prévoit de relever à 4%, contre 1% actuellement, la part des redevances payées par les agriculteurs, qui alimentent le budget des Agence de l’eau.
L’UFC souhaite que cette part soit portée à 10 ou 15%, afin d’inciter les agriculteurs à réduire leurs prélèvements.
L’agriculture représente jusqu’à 80% de la consommation nette d’eau durant l’été.
La ministre de l’Ecologie, Nelly Olin, a présenté mercredi en Conseil des ministres un plan qui vise à anticiper les sécheresses à venir.
L’UFC-Que Choisir dénonce le Plan Eau
« Le développement durable : quels enjeux pour les PME ? »
Une étude de l’ORSE.
Cette synthèse est issue des travaux du groupe de l’ORSE « Développement durable et PME » qui a réuni une trentaine de spécialistes entre 2003 et 2004.
De nombreux débats et témoignages ainsi que l’analyse de documents ont permis à ce groupe d’identifier trois facteurs de changements susceptibles d’inciter les PME à s’engager dans le développement durable :
– Les nouvelles attentes des donneurs d’ordres :
Les grandes entreprises et l’évolution de leurs pratiques, notamment avec une évolution du comportement des directions achats à l’égard des fournisseurs ;
Les pouvoirs publics avec la prise en compte de considérations à caractère social et/ou environnemental (nouveau code des marchés publics) ;
– Le changement d’attitude des partenaires financiers – banquiers et assureurs – avec la prévention des risques environnementaux, sociaux et éthiques ;
– La mise à disposition de systèmes d’évaluation de la démarche RSE accessibles aux PME : le document dresse un panorama de l’offre européenne en matière d’outils.
Afin de rendre l’ensemble de ces travaux convaincants pour les dirigeants des PME, le groupe s’est efforcé de présenter des situations concrètes, dans tous les domaines explorés.
– Etude ORSE n° 8 – juin 2005
Etude – Format PDF, 1 457 Ko
– Résumé de l’étude (4 pages)
Format PDF, 203 Ko
Une formation à la culture coopérative
La dixième promotion du Compagnonnage du RESEAU REPAS
C’est un parcours pratique de 5 mois pour des jeunes de 18 à 30 ans, du mois de février au mois de juin 2006, mis en place par un réseau national avec comme objectifs :
– Témoigner de la culture et des pratiques d’entreprises sociales et solidaires.
– Créer des espaces mixtes et ouverts entre éducation et entreprise.
– Favoriser le développement de pratiques d’engagement citoyen.
– Impulser ou susciter de nouveaux projets par le côtoiement et l’expérimentation.
– Permettre à des jeunes d’explorer et de définir les bases d’un projet professionnel en lien avec leur projet de vie à partir d’expérimentations dans des contextes coopératifs.
Son histoire et ses acteurs :
Le réseau des entreprises impliquées regroupe des coopératives de consommation, des coopératives de production, des coopératives agricoles, des SARL et des associations loi 1901. Leurs acteurs impulsent de nouveaux rapports au travail, à l’argent ainsi qu’au développement local et engagent des relations sociales soucieuses du respect de l’homme et de l’environnement.
Ils se reconnaissent dans la culture de l’économie sociale et solidaire, et ont créé en 1994 le Réseau d’Echanges et de Pratiques Alternatives et Solidaires (R.E.P.A.S.), afin de mutualiser et renforcer leurs expériences à travers rencontres et débats. Aujourd’hui ces entreprises sont une trentaine à participer au réseau. Celui-ci organise deux week-ends de rencontre par an sur le site d’une des entreprises autour d’une thématique et a créé une maison d’édition. Il s’élargit chaque année.
« Comment transmettre et affirmer notre culture d’entreprise en contribuant à la réalisation de nouveaux projets ? » Cette question ainsi que de nombreuses demandes de stages dans les structures ont amené le réseau REPAS à concevoir en 1997 un parcours de formation : ce parcours, conçu sous la forme d’un « compagnonnage alternatif et solidaire » a reçu l’agrément de la Direction de la Formation Continue de la Région Rhône Alpes et accueille chaque année une quinzaine de compagnons.
Ce compagnonnage travaille à la revalorisation des savoir-être et savoir-faire, trop souvent dévalorisés dans le système scolaire. Il cultive l’esprit de coopération et un mode de développement respectueux de la nature et des humains, et promotionne l’esprit d’entreprise avec un objectif d’utilité sociale…
Dans une société où les discours dominent, échanger sur les pratiques, transmettre et témoigner d’expériences vécues porteuses d’un autre monde possible, sont au cœur des réflexions et des actions du Réseau REPAS.
Le Festival International du Film d’Environnement – édition 2005
Le Festival International du Film de l’Environnement met en exergue les grandes questions liées à l’environnement et à la qualité de la vie au travers d’une programmation cinématographique et télévisuelle ambitieuse et originale.
Le Festival contribue ainsi au développement d’une citoyenneté nouvelle plus que jamais d’actualité. En impliquant les producteurs, les réalisateurs, les diffuseurs, les médias, les associations et les scientifiques.
Le festival est un lieu d’échanges entre les professionnels de l’audiovisuel, de l’environnement et le public. Pendant 7 jours, des films, fictions et documentaires seront présentés en compétition et hors compétition. Des débats autour des projections sont également prévus au programme.
L’édition 2005 aura lieu du 23 au 29 novembre au cinéma La Pagode dans le 7ème arrondissement de Paris.
– Festival International du Film d’Environnement – 29 ème Edition – Année 2012
3èmes Assises de l’Ethique
à Lyon, jeudi 24 et vendredi 25 novembre 2005
Intitulé :
Pratiques de l’éthique en Europe : témoignages et perspectives
Contenu :
Il s’agira de faire s’exprimer la diversité des appréhensions de l’éthique dans différents pays d’Europe et, peut-être, au-dela de cette diversité, de faire apparaitre un socle commun européen. On devrait ainsi permettre à chacun de mieux comprendre l’Autre, au sein de ces communautés (entreprises, institutions et initiatives), de plus en plus nombreux, qui réunissent plusieurs nationalités de l’Europe.
Participants :
grand public, associations, entreprises, établissements d’enseignement supérieur
Lieu :
Salle du Conseil du Grand Lyon – 20 rue du Lac – 69003 Lyon
Suite au Plan Vigipirate :
vous munir d’une pièce d’identite et de cette invitation
Metro Part Dieu – Bus 37 et 47 (Part Dieu sud)
Velov station N°20, rue du Lac
Participation aux frais de dossier : 15 E
Repas : 15 E par repas pris sur place
Organisateur :
Association Lyonnaise d’Ethique Economique et Sociale
29, rue du Plat – 69002 Lyon – Tel. : 04 78 42 09 75 – Fax : 04 72 40 09 47
Le commerce équitable selon Nestlé
Le commerce équitable, nouvel élixir miracle des multinationales pour se garantir un visage attrayant malgré d’indésirables conflits sociaux internes ? C’est en tout cas, depuis quelques années, le pari lancé par plusieurs mastodontes de la mondialisation libérale. McDonald’s, Leclerc, Carrefour, Auchan, Dagris, Kraft Foods…
Et depuis peu Nestlé ! Alors que le géant de l’agroalimentaire n’aurait aucun scrupule à plonger 800 familles marseillaises dans la précarité en décidant de fermer son usine de Saint-Menet, Nestlé lance dans le même temps au Royaume-Uni un café soluble équitable. Affichant comme garantie le logo de la Fairtrade Labelling Organizations (dont le principal représentant en France est Max Havelaar), la boîte métallique de Nescafé scande en gros caractères, pour mieux persuader le consommateur de sa crédibilité, que ce produit « aide les producteurs, leurs communautés et l’environnement ».
Il y a quelques mois encore, Nestlé s’insurgeait pourtant contre l’idée même du commerce équitable dans son rapport Visages du café. Comment expliquer ce soudain revirement ? À n’en pas douter, quelques éléments peuvent aiguiller. En 2004, pour ne parler que de la France, le chiffre d’affaires des produits Max Havelaar a dépassé les 70 millions d’euros et devrait même, selon son directeur Victor Ferreira, « atteindre 125 millions d’euros en 2005 ». De quoi émoustiller les tenants du tout-profit. Mais de quoi aussi susciter les craintes de l’hebdomadaire Politis dans son édition du 20 octobre : « Tant qu’on fera croire que les firmes sont capables d’améliorer d’elles-mêmes leurs pratiques, on légitimera l’idée libérale que l’État n’a pas à intervenir. »
Source : Article paru dans le quotidien l’Humanité du 25 octobre 2005 sous la plume de Christelle Chabaud.
Pour en savoir plus :
> Sur le partenariat entre Neslté et Fairtrade, consultez le site britannique de Fairtrade
Sarkozy invente le Conseil de développement durable du 92
A l’initiative de Nicolas Sarkozy, président du Conseil général des Hauts-de-Seine, le Conseil de développement durable des Hauts-de-Seine – le C2D 92 – s’est réunit pour la première fois le 18 octobre 2005 dernier.
Une nouvelle gouvernance départementale
« Nous devons impliquer plus résolument notre collectivité dans la prise en compte des enjeux du développement durable » annonçait le président du conseil général à l’issue des états généraux des Hauts-de-Seine, en 2004.
En lançant le 7 octobre 2005 le Conseil de développement durable des Hauts-de-Seine, un des premiers en France, Nicolas Sarkozy créait le moteur de la nouvelle gouvernance départementale. Le C2D 92 « doit être le porte-parole de la société civile, je préférerais dire de la société dans son ensemble, précisait-il, Je souhaite que le C2D 92 puisse donner son avis, y compris de sa propre initiative, sur tous les projets du conseil général qui ont des incidences sur l’environnement. Enfin, je souhaite que vous puissiez nous apporter toutes vos idées, toutes vos innovations pour moderniser notre mode de décision. »
A l’issue de cette rencontre, l’ensemble du collège s’est réuni pour la première fois en séance publique, dans la salle de l’hémicycle, autour de François Leblond, président du C2D 92 et d’Odile Fourcade, vice-présidente du C2D 92 et vice-présidente du conseil général en charge de l’environnement.
Son rôle, ses missions, son fonctionnement
Quarante-huit membres provenant d’horizons divers – élus, acteurs sociaux professionnels, experts et associations – siègent au Conseil. C’est une instance de concertation placée auprès de l’assemblée départementale. L’ambition du C2D 92 est d’être le moteur de la nouvelle gouvernance départementale.
Ses missions sont de :
– favoriser le dialogue entre tous les acteurs du territoire comme des citoyens
– émettre des avis ou propositions, notamment sur la stratégie de développement durable du conseil général et son évolution.
Le fonctionnement du C2D 92 s’inspire, dans ses grandes lignes, du fonctionnement du conseil national de développement durable.
L’épargne éthique sans concession
Selon le magazine l’Expansion, en matière d’épargne éthique, les « méchants » fonds de pension, caisses de retraite et autres banquiers sont en réalité beaucoup plus assidus que les « gentils » particuliers. Se basant sur une étude réalisée par le cabinet d’expertise Novethic, fin 2004, les investisseurs institutionnels totalisaient 4,1 milliards d’euros placés sur les fonds socialement responsables. Un bond de 128 % sur un an. Les particuliers, eux, ne pesaient que 2,8 milliards d’actifs vertueux (+ 33 % en 2004). Des sommes négligeables au regard des 42 milliards logés dans les sicav monétaires, des 377 milliards placés sur des livrets d’épargne ou des 903 milliards investis en assurance-vie. Le simple citoyen est toujours plus séduit par la carotte fiscale que par la prime « sociale ».
Il ne faut toutefois pas verser dans une autre caricature : le relatif manque d’intérêt pour les fonds socialement responsables ne traduit pas un irréductible égoïsme des Français. Car, tout disposés à vendre de l’éthique à leurs clients institutionnels, les banquiers montrent cependant un peu moins d’entrain avec leurs clients particuliers. « Au guichet, il est plus facile de vanter les sicav classiques que les fonds éthiques, au principe simple mais à l’élaboration très complexe », déplore Mickael Hellier, consultant de l’agence de notation Vigeo.
En fait, renchérit Jean-Pierre Sicard, le président de Novethic, « depuis le début, une sorte de malentendu existe entre les attentes assez militantes des particuliers et l’offre des fonds éthiques, composés de manière très technique ». Des études menées par ses soins auprès des épargnants éthiques font apparaître que les souscripteurs se recrutent plutôt dans les rangs du catholicisme social ou de l’altermondialisme. Des personnes critiques à l’égard de l’entreprise mais à qui on propose de miser sur des multinationales de tous secteurs. « Souvent, les concepteurs des produits ne vont pas exclure des secteurs en tant que tels mais acheter le titre le plus vertueux du secteur. Les souscripteurs de fonds ne comprennent pas ou n’acceptent pas cette démarche », explique Jean-Pierre Sicard.
Car, pour réduire les risques, les financiers obéissent à des règles de pondération très strictes et ils mettront ainsi des titres a priori peu « vertueux » dans leurs portefeuilles, comme le pétrolier Total. A l’inverse, France Télécom, entreprise non polluante sans ateliers délocalisés, ne figure que dans peu d’indices éthiques. Avec de bons arguments. Plutôt que de s’en tenir aux affaires médiatiques (une marée noire, par exemple), les agences de notation jaugent les entreprises à l’aune d’une batterie de critères (conditions faites aux salariés, environnement, mais aussi respect des actionnaires). Ce qui est moins lisible.
« Il n’y a pas de fonds idéal, constitué uniquement d’entreprises toujours généreuses avec leurs salariés et jamais polluantes. Il faut simplement montrer quel fonds est plus vertueux que les autres », avoue Jean-Philippe Liard, chargé à la CFDT de l’investissement responsable. Une approche « relativiste », totalement intégrée par les institutionnels, mais pas encore par les particuliers en quête d’une morale financière sans faille.
Source : L’Expansion – Franck Dedieu
Quand l’électricité prend la vague
Energie
« L’électricité prend la vague »
par Frédéric lewino – Le Point
Voilà longtemps que l’énergie des vagues fait saliver les chercheurs. Le premier brevet date de 1799 ! Certains ont calculé que tous les océans de la planète pourraient produire deux térawatts, soit l’équivalent de la production électrique mondiale. De multiples systèmes ont vu le jour, mais sans jamais donner entière satisfaction. Celui-ci est trop volumineux, tel autre trop complexe.
Dans son coin, Alain Clément, ingénieur à l’Ecole centrale de Nantes, était sûr qu’il tenait le procédé idéal. Il l’a baptisé Searev, pour Système électrique autonome de récupération de l’énergie des vagues. Soutenu par le CNRS et la DGA, il s’attaque aujourd’hui à la fabrication d’un prototype à l’échelle 1/12. Le Searev normal se présentera comme un flotteur étanche de 24 mètres de longueur occupé par une roue de béton de 400 tonnes évidée dans sa partie supérieure. Ainsi pourra-t-elle osciller au gré de la houle. Des bielles accrochées à cette roue transmettront le mouvement à des accumulateurs hydrauliques qui entraîneront à leur tour des génératrices électriques. Le tout géré par une informatique de pointe.
Une ferme de deux cents Searev ancrés par 30 à 50 mètres de fond, à 5 ou 10 kilomètres des côtes, afficheront une centaine de mégawatts, soit l’équivalent d’une ferme éolienne, la détérioration du paysage en moins.
Classement des pays de l’OCDE en matière de performance environnementale
Classement des pays de l’OCDE en matière de performance environnementale
Source : La Feuille d’Erable au sein de l’OCDE, 2005
Dans le classement des pays de l’OCDE en matière de performance environnementale, qui figure ci-dessous, le rang d’un pays est basé sur son rang moyen pour les 29 indicateurs environnementaux de 8 objectifs :
– Améliorer l’efficacité
– Adopter l’énergie propre
– Réduire les déchets et la pollution
– Protéger et conserver l’eau
– Produire des aliments sains
– Conserver, protéger et restaurer la nature
– Bâtir des villes durables
– Promouvoir la durabilité à l’échelle du globe
La meilleure performance mérite la 1ère place et la pire performance la 30e place.
Les dix meilleurs pays en matière de performance environnementale appartiennent à deux groupes :
Le premier groupe comprend la Turquie, la Pologne et la Republique Slovaque, situées vers le haut du classement en raison de leur économie relativement faible qui entraine une infériorité de leur utilisation des ressources et de leurs émissions par personne.
Le second groupe englobe la Suisse, le Danemark, l’Allemagne, l’Autriche, la Suede, l’Italie et les Pays-Bas, qui ont des revenus élevés par personne. Ces pays sont bien places au classement environnemental parce qu’ils se sont dotes de solides politiques environnementales.
Les données révèlent que la performance environnementale globale du Canada est loin derrière celle d’autres pays de l’OCDE, puisqu’il se classe 28e sur 30.
Seuls deux pays ont un pire dossier environnemental : les Etats-Unis et la Belgique.
Classement des pays de l’OCDE en matière de performance environnementale :
–1 : Turquie
– 2 : Suisse
– 3 : Danemark
– 4 : Pologne
– 5 : Republique slovaque
– 6 : Allemagne
– 7 : Autriche
– 8 : Suede
– 9 : Italie
– 10 : Pays-Bas
– 11 : Portugal
– 12 : Republique tchèque
– 13 : Mexique
– 14 : Norvege
– 15 : Hongrie
– 16 : Japon
– 17 : Finlande
–18 : France
– 19 : Royaume-Uni
– 20 : Grece
– 21 : Espagne
– 22 : Luxembourg
– 23 : Coree
– 24 : Islande
– 25 : Nouvelle-Zélande
– 25 : Australie
– 27 : Irlande
– 28 : Canada
– 29 : Belgique
–30 : Etats-Unis.
Nota: Le rang d’un pays est basé sur son rang moyen pour les 29 indicateurs environnementaux.
Symposium de l’OMC : commerce et développement durable
Ce symposium répond à la demande formulée par des Membres au Comité du commerce et de l’environnement en vue de l’organisation d’une activité dans le cadre du paragraphe 51 de la Déclaration ministérielle de Doha. Le mandat énoncé dans le paragraphe 51 donne pour instruction au Comité du commerce et de l’environnement (CCE) et au Comité du commerce et du développement (CCD) d’“identifier les aspects des négociations relatifs au développement et à l’environnement, et de débattre de ces aspects, afin d’aider à atteindre l’objectif visant à ce que le développement durable soit pris en compte d’une manière appropriée”.
Ce symposium vise principalement à donner aux Membres l’occasion de réfléchir plus avant sur le sens du développement durable dans le contexte de l’OMC et de mieux comprendre les dimensions développement et environnement de certains éléments du Programme de travail de Doha. Il s’appuie sur la contribution de représentants de diverses organisations internationales et d’autres spécialistes sur les questions qu’il est prévu d’aborder.
Le symposium comporte trois parties:
La première partie consiste à exposer le concept de développement durable et sa pertinence dans le contexte du Programme de travail de Doha, en mettant en relief la contribution que le commerce pourrait apporter à la réalisation de l’objectif de développement durable.
La deuxième partie porte essentiellement sur certaines des questions de fond des négociations de Doha, à savoir l’agriculture, les subventions aux pêcheries et les biens et services environnementaux. Chaque thème est examiné par un groupe d’experts. Les exposés de ces experts sont suivis d’un débat général.
La troisième partie est consacrée à d’autres questions inscrites dans le Programme de travail de Doha, qui présentent un intérêt particulier pour les pays en développement. Deux sujets en rapport avec les droits de propriété intellectuelle, à savoir la relation entre la Convention sur la diversité biologique et l’Accord sur les ADPIC et le rôle que peuvent jouer les droits de propriété intellectuelle pour faciliter le transfert de technologie, feront l’objet d’exposés généraux. La dernière séance de travail, qui prend la forme d’une table ronde à laquelle participeront des représentants de différentes organisations internationales, est consacrée aux activités de renforcement des capacités visant à promouvoir le développement durable.
Le symposium est ouvert à tous les Membres de l’OMC et observateurs. Il a eu lieu au Centre William Rappard et coïncide avec les réunions du CCE en sessions ordinaire et extraordinaire.
Troisième Forum Mondial du Développement Durable
Après l’eau, l’énergie et la santé, les périls mondiaux et gouvernances, c’est autour du thème “Le climat et les patrimoines de l’humanité” que vont se réunir plus de mille participants et deux cents intervenants, pour la 3ème édition du Forum Mondial du Développement Durable, les 2 et 3 décembre 2005 à Paris.
Ce forum est organisé depuis 2003 par la Revue Passage, espace de débat pluridisciplinaire et géostratégique, sous le haut patronage de Jacques Chirac, et a pour objectif de faire naître un échange de projets, d’attentes, de propositions d’action entre participants et intervenants sur un thème d’actualité.
Les travaux du forum 2005 s’appuieront notamment sur l’ouvrage réalisé suite à l’édition de l’an passé, Le Panorama 2004 du Forum Mondial du Développement Durable (commande en ligne sur le site du forum); il présente la situation du développement durable dans le monde et est richement illustré d’indicateurs et d’analyses.
Plus d’emballages non biodégradables en 2010 ?
Quatre Français sur cinq prêts à dépenser plus pour acheter une voiture moins polluante
Selon un sondage, Associated Press, du 22/10/05 : quatre Français sur cinq prêts à dépenser plus pour acheter une voiture moins polluante.
PARIS (AP) – Plus de quatre Français sur cinq (83%) sont prêts à dépenser plus pour acheter une voiture moins consommatrice et moins et moins polluante, selon un sondage IFOP publié par « Dimanche Ouest-France ».
Selon ce sondage, 42% des Français sont « certainement » prêts à dépenser plus pour acheter un véhicule plus propre et moins consommateur. Ils sont 41% à répondre qu’ils seraient « probablement » prêts à faire ce choix.
Par ailleurs, 88% des sondés se disent prêts à adopter les biocarburants pour diminuer leur consommation de carburants. Ils sont 69% à envisager l’utilisation d’un véhicule hybride fonctionnant à l’électricité et à l’essence et 65% pourraient avoir recours au système « start-stop », qui coupe automatiquement le moteur aux feux rouges.
Par ailleurs, près d’un tiers des Français (35%) ont déjà décidé de réduire leurs dépenses de loisir en raison de la hausse du prix des carburants, même si 65% ont maintenu leurs dépenses pour ce poste. Ils sont 29% à avoir réduit leur budget d’habillement, 27% leurs dépenses d’achats d’électroménager et 18% leurs dépenses d’alimentation.
Ce sondage IFOP a été réalisé par téléphone les 7 et 8 octobre auprès d’un échantillon de 956 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. AP
Des bioproduits pour les collectivités
ADEME – juillet 2005
Une bonne synthèse, pratique et complète pour tous ceux qui cherchent pour leur collectivité des bioproduits en matière de biocarburants, chaufferies bois, emballages, encre pour imprimerie, lubrifiants, matériaux d’isolation et de construction, paillages, produits de nettoyage et produits d’hygiène, produits phytosanitaires et revêtement routiers + glossaire, liste des sociétés mentionnées, références et liens utiles.
Toujours moins de financement pour l’Ademe
Parole de Terre
AUCUNE VIE NE SURVIT À UNE TERRE MORTE.
INTENTION : POÉSIE POUR POLITIQUE Nous sommes bien petits pour raconter une si grande histoire. Et nous souhaitons partager avec le public un moment intime et convivial. Nous avons choisi le texte de Pierre Rabhi pour sa vision poétique et acérée de notre monde moderne, du système planétaire et de ses engrenages. Nous avons fait le choix de l’émotion, entre tragédie et légèreté, voyageant dans la mosaïque des genres scéniques. Pour traiter d’un sujet grave et urgent, nous employons toutes nos langues : la langue parlée, la langue des signes, de la musique, du chant, de la peinture… L’HISTOIRE : ITINÉRAIRES CROISÉS DE DEUX AFRICAINS UN PROLOGUE EN FORME D’ALERTE UNE PREMIÈRE PARTIE AU PAYS DES NOIRS : LA TRAGÉDIE DE TYEMORO. En suivant le récit du vieil homme qui se souvient de son village depuis le temps de son grand-père jusqu’à maintenant, nous découvrons précisément les mécanismes à l’œuvre en Afrique depuis deux siècles. Nous reconnaissons la colonisation avec « les hommes blancs et leurs bâtons-feux », la monoculture, les engrais avec « la poudre des blancs » qui donne deux fois plus et qui selon le doyen du village devrait permettre de travailler deux fois moins… Sur des musiques et des chants inspirés de chants sacrés et de ballades africaines, le conteur parle une langue étrange et magique, un langage gestuel inspiré du français signé. UNE DEUXIÈME PARTIE AU PAYS DES BLANCS : L’ÉVEIL D’OUSSÉINI Nous partageons la vision exotique du jeune étudiant brillant,Ousséini, découvrant, tout d’abord émerveillé puis sceptique, ces étranges étrangers vivant sur la terre des blancs. Un scanner théâtralisé de notre société, entre le rire et les larmes. UN ÉPILOGUE : L’HUMUS Regardons sous nos pieds, et promenons-nous dans les bois. Sans dialectique ni réponse fermée, nous avons fait le choix de la poésie pour politique, autour d’un sujet grave et urgent. Pierre Rabhi nous le rappelle, notre destin est lié à celui de la terre d’une manière irrévocable… DOSSIER DE PRESENTATION
L’Unesco adopte le texte sur la diversite culturelle
Le Monde, 18/10/05
par Nicole Vulser
« Les éléphants et les aigles ont pu dialoguer avec les souris. » C’est par cette étonnante métaphore que le représentant de la Jamaïque à l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) a salué, avant d’entonner une chanson de Bob Marley, la qualité des travaux qui ont permis, lundi 17 octobre, à Paris, l’adoption, en commission, du projet de convention sur la protection et la promotion de la diversité culturelle.
Pourtant, si les Etats-Unis peuvent aisement être comparés à un éléphant dans le domaine de la culture – 85 % des tickets de cinema vendus dans le monde profitent à un film hollywoodien -, c’est peu dire que ce nouveau texte a été voté contre leur avis.
Les Americains, qui avaient déposé 27 amendements pour tenter de vider le projet de sa substance, se sont retrouvés tres isolés, ne recevant que l’appui d’Israël – l’Australie et Kiribati se sont abstenus. Le Japon, le Rwanda et le Salvador ont mis de coté leurs reserves et au total 151 Etats sur les 191 membres de l’Unesco ont voté, souvent avec force et passion, en faveur de l’adoption du texte en l’état.
Pour contenir une affluence jamais vue dans un débat en commission, il a fallu déménager pour une salle plus grande. Une centaine d’intervenants dont 16 ministres, des représentants de groupes de pays (Union europeenne, « groupe de 77 », Caraïbe…) et quelques ONG (organisations non-gouvernementales) ont salué cette initiative.
« Sans pluralisme culturel, on etouffe » , a affirmé Gilberto Gil, le ministre brésilien de la culture. « C’est la garantie de la survie des cultures minoritaires » , a ajouté son homologue du Ghana. « Un veritable antidote à la mondialisation » , selon la Mauritanie. La Chine et la Russie ont apporté leur soutien massif à ce projet de convention. Il offre « un cadre cohérent, clair, équilibré » , selon Timothy Craddock, représentant de la Grande-Bretagne, qui s’exprimait au nom de l’Union européenne en ravalant par la même les réticences britanniques initiales.
L’adoption formelle de ce texte, prévue jeudi 20 octobre en séance plénière de la 33e conférence générale de l’Unesco, ne fait guere de doute : la marge de manoeuvre americaine est tres réduite en l’absence d’un droit de veto et la majorité des deux tiers de voix est acquise.
Les avancées du texte : « Ce texte est d’abord un acte politique. C’est la première fois que la communauté manifeste de facon aussi majoritaire une volonté de mettre un coup d’arrêt a une libéralisation sans frein » , souligne le Francais Jean Musitelli, membre du groupe d’experts internationaux qui a redigé la convention. Celle-ci constitue un progrès politique, commercial et juridique.
En vertu de ce droit enfin positif, « la nature spécifique des activités, biens et services culturels » est reconnue. Les Etats bénéficient d’un droit souverain à « conserver, adopter et mettre en oeuvre les politiques et mesures qu’ils jugent appropriées » pour la diversité culturelle. Chaque pays pourra financer, par des aides publiques ou des mesures règlementaires, le cinema, les arts plastiques ou la musique.
C’est incontestablement une grande victoire pour les initiateurs du projet – les Canadiens et les Francais -, qui ont su le mener à bien en un temps record, un peu plus de deux ans. Jacques Chirac en avait fait un combat personnel, relayé par le ministre de la culture Renaud Donnedieu de Vabres, qui a multiplié les initiatives pour convaincre ses homologues et la société civile.
Pour contrer les Etats-Unis dans les négociations commerciales, l’article 20 affirme que ce nouveau droit aura la meme valeur juridique que les autres instruments existants (Organisation mondiale du commerce, traites bilateraux). « Un pays aura le droit de refuser l’ouverture de son marche audiovisuel et cinematographique dans le cadre de negociations commerciales internationales » , précise-t-on dans l’entourage de M. Donnedieu de Vabres. « Pour la première fois, des pays vulnérables disposeront d’un levier pour résister », ajoute M. Musitelli.
Les limites du texte : il s’agit d’un compromis, donc les positions les plus radicales ont été gommées. Selon Hélène Fabri Ruiz, professeur de droit international à l’université Paris-I et experte pour la France dans ce dossier, la convention est » faiblement contraignante » en termes de moyens. « Le fonds de coopération mis en place -pour les pays en voie de developpement- dépend des contributions volontaires de chaque pays, qui sont déjà sollicités de toute part », ajoute-t-elle.
Contrairement aux engagements pris a l’OMC – où il existe de réelles contraintes règlementaires en cas de libéralisation d’un secteur -, la convention est laxiste. La mise en chantier du fameux article 20 sera inévitablement délicate.
Pour entrer en vigueur, la convention devra être ratifiée par trente pays au moins. Les Etats-Unis essaieront de bloquer ce processus. « On est dans une logique de rapport de forces juridique et politique » , admet M. Musitelli. Plus elle sera ratifiée par un grand nombre de pays, plus la convention aura un poids important.
Techniquement, cette ratification peut, selon les pays, passer par un simple décret pris en conseil des ministres mais, la plupart du temps, le parlement doit voter. Ce qui peut prendre beaucoup de temps. Or le temps est d’autant plus précieux que les Etats-Unis profitent de chaque instant pour boucler le maximum d’accords bilateraux avec des pays « fragiles », qui ne disposent pas d’industries culturelles fortes.
Le modèle de croissance actuel aggrave la pauvreté
Par Alain Hayot, membre de la direction nationale du PCF, chargé de l’écologie et du développement durable.
« Penser comme M. Bush que “la croissance est la solution et non le problème”, c’est ne pas voir que le modèle de croissance actuel, non seulement ne réduit pas la pauvreté, mais l’aggrave considérablement.
En quarante ans, malgré une croissance considérable de la richesse produite dans le monde, les inégalités ont explosé : l’écart entre les plus pauvres et les plus riches était de 1 à 30 en 1960, il est aujourd’hui de 1 à 80. Dans le même temps, les dégâts environnementaux ont atteint des seuils que nous savons et, contrairement à une idée reçue, ce sont les plus pauvres au Sud comme au Nord qui subissent cette dégradation du rapport à notre environnement naturel.
Du Cauchemar de Darwin à la Louisiane, les similitudes sont impressionnantes. Le productivisme débridé que nous subissons est modelé par un capitalisme mondialisé qui conjugue parfaitement croissance, inégalités sociales et mise en cause de notre écosystème.
C’est pourquoi, si nous avons pris du retard à prendre la mesure du problème, nous sommes convaincus qu’il ne suffit pas de parler de “développement durable” en sautant sur un fauteuil tel un cabri, surtout lorsqu’on est le PDG de Total ou le président des USA ; qu’il ne suffit pas non plus de peindre en vert la chambre des enfants de la maison de la gauche qu’elle soit “plurielle” ou “durable”, mais qu’il nous faut repenser le type même de développement et de croissance dans ses finalités comme dans ses modes opératoires.
Cela suppose impérativement de s’inscrire dans une volonté de dépassement des modes de production et de consommation actuels, dans la marchandisation dessinée par le capitalisme mondialisé.
Il nous faut penser un type de développement qui soit capable, parce qu’il combat les diverses formes de domination, de répondre aux aspirations à une planète propre, vivable et respirable, comme à celle d’un monde solidaire garantissant à chaque être humain et à chaque peuple l’accès aux droits sociaux, culturels ainsi qu’aux ressources naturelles.
Certains nous disent qu’à la croissance capitaliste il faut opposer une décroissance absolue, mais si celle-ci restait dans le cadre de la marchandisation, elle entérinerait et aggraverait les inégalités actuelles.
Oui, il est nécessaire de penser une décroissance dans certains secteurs dangereux ou inutiles (les armements, les gâchis générés par un productivisme aveugle dans sa recherche du profit maximum), mais il nous faut l’inscrire dans un autre type de croissance, économe des ressources naturelles, répondant aux besoins sociaux de tous, ainsi qu’aux services (éducation, culture, santé, la qualité de la vie et de la ville, de l’ensemble de la population mondiale).
Le constat pour nous est clair : un autre mode de croissance et de développement tout à la fois durable et soutenable, social et solidaire n’est possible qu’à la condition de s’affranchir des politiques néolibérales.
Peut-on défendre l’environnement en faisant des quotas de pollution un véritable marché dominé par les plus riches et favorisant le dumping environnemental ?
Peut-on défendre l’environnement en faisant de “la concurrence libre et non faussée” le credo d’une économie dominée dès lors par les voyous de la mer (Total, Erika et Prestige) comme les voyous de la terre (Metaleurop ou Nestlé ou HP…) ?
Peut-on défendre l’environnement sans faire des services publics le bras armé de cette ambition ?
L’eau, l’énergie, les déchets, la défense de la biodiversité sont des biens communs qui doivent échapper comme l’école, la santé ou la recherche, à la marchandisation.
Penser un développement durable et solidaire, cela passe par un autre type de croissance orientée non vers la rentabilité financière et la baisse du coût du travail mais vers la satisfaction des besoins sociaux dans une société économe de ses ressources, soucieuse de la qualité de vie pour aujourd’hui et pour demain.
Cela suppose d’investir prioritairement dans la formation et la qualification des individus, dans un aménagement du territoire et un urbanisme soucieux de préserver les écosystèmes et d’économiser l’énergie.
Cela suppose également d’utiliser les gains de productivité non pour accroître les profits, générer des inégalités sociales et des dégradations environnementales, mais pour diminuer le temps de travail, en redéfinir les contenus, sécuriser le parcours d’emploi et de formation, développer la recherche et la démocratie participative afin de penser un développement répondant aux exigences d’égalité et de progrès social pour tous en même temps que garantissant la reproduction des écosystèmes et des espèces vivantes y compris la nôtre.
Cela suppose donc de soustraire le développement et la croissance aux appétits du capital et de faire de l’être humain la finalité d’une économie sociale et solidaire, durable et soutenable. »
Article paru dans l’édition du 18 octobre 2005 de l’Humanité
La vie peut foisonner partout dans l’Univers
Par Rémy Decourt, Flashespace, le 18/10/2005
Une équipe de scientifiques du Centre Ames de la NASA a permis de démontrer que les éléments primordiaux du vivant, selon notre conception de la vie, sont très courants dans l’Univers de sorte que la vie peut foisonner un peu partout.
L’équipe du Centre Ames de la NASA a étudié la signature infrarouge des hydrocarbures aromatiques polycycliques ou PAH de façon à modéliser leur rayonnement infrarouge attendu depuis l’espace car différent de celui produit sur Terre. Ils ont utilisé pour cela les données d’ISO, l’observatoire spatial de l’Agence spatiale européenne (1995-1998).
L’équipe Ames a démontré que les PAHs sont en fait responsables du mystérieux rayonnement infrarouge que les astronomes observaient sans pouvoir en déterminer la nature. Le télescope spatial dans l’infrarouge Spitzer de la NASA a détecté la signature infrarouge de ces molécules partout dans la Voie Lactée, mais également dans d’autres galaxies proches ou très lointaines. Reste que si cette découverte est importante pour les astronomes, elle l’est moins pour les astrobiologistes, ces scientifiques qui recherchent la vie ailleurs que sur Terre.
Mais, ce qui est intéressant dans cette découverte, c’est la présence d’azote dans la structure de ces molécules. Or, cela change tout. Une grande partie de la chimie de la vie, y compris l’ADN, repose sur des molécules organiques qui contiennent de l’azote. Ainsi, la chlorophylle, cette substance qui permet la photosynthèse des plantes est un bon exemple de cette classe de molécules composées appelées polycyclic aromatic nitrogen heterocycles (PANHs).
Cette découverte renforce également la théorie selon laquelle la vie vient de l’espace. En effet, ces molécules se forment dans la matière expulsée par les étoiles en fin de vie A l’évidence, ces molécules sont soufflées dans le milieu interstellaire par les vents stellaires et enrichissent de gigantesques nuages de gaz et de poussière à l’intérieur desquels se forment les étoiles et leur système planétaire. Les planètes alors récemment formées sont bombardées des résidus de leur formation et enrichies en éléments chimiques présents autour de l’étoile.
Cette découverte montre que les molécules nécessaires aux balbutiements de la vie se trouvent en abondance dans tout l’Univers et que si d’aventure elles sont déposées sur une planète qui présente un environnement hospitalier à leur évolution, alors, rien n’empêche la vie d’émerger.
Note
La théorie initiale de l’origine de la vie sur Terre a du plomb dans l’aile. Elle promeut l’idée selon laquelle la vie se serait formée sur Terre à partir des ressources propres à la planète primitive. Par la suite, les conditions environnementales et climatiques ont favorisé la formation des composés de plus en plus complexes, les fameuses briques du vivant.
A sa décharge, cette théorie a été formulée alors que nos connaissances de l’Univers étaient des plus limitées et tendaient à nous faire comprendre que de telles molécules complexes ne pouvaient pas survire dans l’espace.
