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Éducation au développement et à la solidarité internationale

Enseignements élémentaire et secondaire

INSTRUCTIONS PÉDAGOGIQUES

Éducation au développement et à la solidarité internationale

NOR : MENE0502108N

RLR : 525-0

NOTE DE SERVICE N°2005-181 DU 4-11-2005

MEN

DESCO A9

Texte adressé aux rectrices et recteurs d’académie ; aux vice-recteurs ; aux inspectrices et inspecteurs d’académie, directrices et directeurs des services départementaux de l’éducation nationale ; aux présidentes et présidents d’université ; aux directrices et directeurs d’école primaire ; aux déléguées et délégués académiques aux relations internationales et à la coopération

“Dans le cadre de l’éducation à l’environnement pour un développement durable, l’éducation au développement et à la solidarité internationale vise à faire comprendre les grands déséquilibres mondiaux et à encourager la réflexion sur les moyens d’y remédier.

Elle entend donner aux jeunes des clés pour mieux s’orienter dans le monde dans lequel ils vivent et mieux analyser la multiplicité d’informations auxquelles ils sont confrontés.

Elle contribue à faire évoluer les mentalités et les comportements de chacun dans le but de construire un monde plus juste et solidaire. L’éducation au développement et à la solidarité internationale peut s’effectuer dès le plus jeune âge et dans toutes les disciplines.

Elle s’inscrit dans les dispositifs pédagogiques existants, tels que les itinéraires de découverte au collège, les projets pluridisciplinaires à caractère professionnel en lycée professionnel et les actions éducatives inscrites dans les projets d’école et d’établissement.

Quatre thèmes privilégiés

Parmi les grands thèmes d’actualité traités aux Nations unies et à l’UNESCO, quatre se prêtent particulièrement à la sensibilisation des enfants et des jeunes au développement et à la solidarité internationale :

– les droits humains : civiques et politiques, économiques, sociaux et culturels ;

– le développement durable ;

– la diversité culturelle ;

– l’éducation de qualité pour tous.

Acteurs et partenaires

Les établissements scolaires sont invités à s’attacher le concours des collectivités territoriales, ainsi que celui d’intervenants extérieurs qualifiés et d’associations de solidarité internationale offrant toutes garanties au regard du service public.

Parmi elles figurent :

La plate-forme française d’éducation au développement et à la solidarité internationale – Educasol qui fédère 25 ONG et quatre campagnes de sensibilisation de dimension nationale (Alimenterre, la Semaine de la solidarité internationale, Demain le Monde et le Collectif “de l’éthique sur l’étiquette”). Educasol a une fonction de représentation du milieu associatif en matière d’éducation au développement et à la solidarité internationale. Elle anime des groupes de travail qui permettent des échanges de pratiques pour améliorer l’impact des actions engagées. Elle propose également aux enseignants un appui méthodologique, des publications ainsi que deux bases de données, l’une sur les outils pédagogiques et l’autre sur les échanges d’expériences éducatives (tél : 01 44 72 07 71).

RITIMO : ce réseau de 45 centres de documentation et d’information pour le développement et la solidarité internationale propose également des bases de données bibliographiques consultables sur le site.

Le Forum des organisations internationales issues des migrations – FORIM promeut des actions centrées sur l’intégration, la lutte contre les discriminations et l’échange culturel, tout en contribuant au développement des pays du Sud. De nombreuses associations membres du FORIM assurent une mission d’information, d’accompagnement et d’éducation.

Les “espaces régionaux d’appui, d’échange et de concertation pour les acteurs de la coopération”, implantés dans une dizaine de régions, peuvent constituer des lieux de ressources locales pertinentes (liste sur le site).

Le Comité français pour l’UNICEF constitue également un partenaire privilégié pour la communauté éducative (ressources pédagogiques, interventions de bénévoles dans les établissements scolaires, clubs UNICEF). Pour en savoir plus, contacter les comités départementaux de l’UNICEF.

Des temps forts

En matière d’éducation au développement et à la solidarité internationale, l’année scolaire est marquée par des temps forts qui constituent autant d’opportunités de mettre en valeur initiatives et projets :

– 16 octobre : la Journée mondiale de l’alimentation et la campagne Alimenterre pour une agriculture viable et durable. À cette occasion comme pendant le reste de l’année, le Comité français pour la solidarité internationale et 150 associations partenaires de la campagne Alimenterre proposent des actions de sensibilisation dans les établissements scolaires, ainsi que des dossiers pédagogiques et des expositions qui peuvent être commandés ou téléchargés sur le site et par téléphone au 01 44 83 88 56.

– 12-20 novembre : la 8ème Semaine de la solidarité internationale se déroulera partout en France, en particulier à l’école (près de 700 animations sur 2 400, en 2004). Impulsé par de nombreuses associations et collectivités territoriales, coordonné par le Centre de recherche et d’information pour le développement, soutenu par les ministères chargés de l’éducation nationale, de l’agriculture et des affaires étrangères, ce grand rendez-vous annuel d’information et de sensibilisation à la solidarité internationale invite la communauté éducative à engager des projets en ce sens. Il propose notamment des pistes d’action et des soutiens financiers.
Dans le même temps, les universités du Nord (Valenciennes, Lille, Artois et Littoral) organiseront la 4ème semaine de la solidarité internationale à l’université sur le thème “éducation et développement”.

– Avril : la Semaine mondiale de l’éducation relaiera la Campagne mondiale pour l’éducation qui, conformément aux objectifs du millénaire, promeut le droit à une éducation gratuite et de qualité pour tous afin de réduire la pauvreté. Animée par Solidarité laique, cette campagne propose des activités et des outils pédagogiques.

– Mai : la quinzaine de l’école publique mettra en exergue la campagne “Pas d’école, pas d’avenir !”. Cette opération de sensibilisation et de solidarité soutient des projets d’appui à l’éducation dans des pays du Sud et de l’Est. Des ressources pédagogiques sont disponibles en ligne.

– Juin : la quatrième édition de la Semaine du développement durable, organisée par le ministère de l’écologie et du développement durable, rassemblera tous les porteurs de projets liés au développement durable.

Tout au long de l’année, sont proposées à la communauté éducative des campagnes pérennes telles que “Demain le monde…”. Son édition 2004-2006 a pour thème “les migrations pour vivre ensemble “. Animée par un collectif d’associations de solidarité internationale, d’éducation populaire, de défense des droits de l’homme et d’associations de migrants et coordonnée par Solidarité laïque, la campagne “Demain le monde” a vocation de sensibiliser le grand public à travers les jeunes en proposant des outils pédagogiques et des initiatives pour susciter débat, réflexion et action. Elle propose également des labels qui encouragent financièrement des projets locaux.

C’est aussi, pour cette année, l’occasion de s’associer à l’opération lancée par le ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, afin d’apporter une aide à la re-scolarisation des pays d’Asie qui se trouve être un enjeu humanitaire d’urgence.

Dans ce même sens, les “parcours civiques” proposent aux enseignants de construire des projets pédagogiques en s’appuyant sur de multiples initiatives, ressources et campagnes associatives.

Les outils

En complément des ressources pédagogiques mentionnées précédemment, sont recommandés deux ouvrages pratiques et méthodologiques publiés par le SCÉRÉN :

– “Pour une éducation au développement et à la solidarité internationale – Guide pédagogique école, collège, lycée, hors temps scolaire”, CRDP de Franche-Comté, septembre 2004 ;

– “Éduquer au développement et à la solidarité internationale : pour une citoyenneté ouverte sur le monde”, CRDP de Strasbourg, novembre 2000.

Bilan des actions

Un suivi des actions d’éducation au développement et à la solidarité internationale sera effectué au niveau national. Il constitue un volet de l’évaluation de l’éducation à l’environnement pour un développement durable. Chaque recteur veillera à coordonner l’action des divers réseaux concernés ainsi que les actions mises en place dans les établissements.

En fin d’année scolaire 2005-2006, chaque rectorat adressera la synthèse des informations de son académie à la direction de l’enseignement scolaire et à la direction des relations internationales et de la coopération.

Je vous remercie de prendre toutes les dispositions nécessaires pour que l’information sur ces possibilités d’actions éducatives soit largement disponible (affichage en salle des professeurs ou au centre de documentation, présentation en réunion…) afin, notamment, que les initiatives des enseignants puissent être intégrées dans le projet d’école et dans le projet d’établissement.”


Pour le ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche
et par délégation,
Le directeur de l’enseignement scolaire
Roland DEBBASCH
Le directeur des relations internationales et de la coopération
Marc FOUCAULT

L’esprit de la lutte : Sarayaku, un peuple contre le pétrole

Sarayaku, peuple de l’Amazonie équatorienne, lutte depuis 20 ans contre la destruction de son territoire et de sa culture par les compagnies pétrolières. Certains de ses dirigeants sont placés sous protection d’Amnesty International ; Patricia Gualinga viendra témoigner au nom de son peuple.

1er Forum sur les contributions des TIC au DD

Le premier Forum économique international sur les contributions des technologies de l’information au développement durable (Acidd, Comité 21 et Adome) vous convient à une conférence sur : – La place du développement durable lors du SMSI (Sommet mondial de la société de l’information, organisé à Genève et Tunis) – Un agenda21 pour la société de l’information – Le programme de TIC21/2006. Le 14 décembre à 16h00 Aux Jardins de l’Innovation de France Télécom Recherche et développement (Issy-les-Moulineaux) Cliquez ici pour télécharger le dossier de presse en français. Cliquez ici pour télécharger la liste des partenaires en français.

 

Documents joints

Parution de « Facteur 4D » N°29 : dossiers et débats pour un développement durable

AU SOMMAIRE DE CE NUMERO

Actualité du développement durable

Editorial

Humeur durable

Les prix de l’agenda 21 du Conseil général de l’Essonne

Responsabilité sociale des entreprises (RSE) : sortie du rapport « Cinq ans après » par OECD Watch

Réseau associatifs internationaux : Assemblée générale de l’ANPED et du BEE

Dossier spécial KATRINA
Merci Katrina ! Un avertissement reçu ?

4D en activités
« Les réalisations du développement durable » : la ville de Malmö (Suède)

3ème appel à projets « Outils et démarches en vue de la réalisation d’agendas 21 locaux »

Les acquisitions de l’Espace René Dumont

Agenda des manifestations

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Très bonne lecture à toutes et à tous, et bonnes fêtes de fin d’année !

Le Comité 21 : acteur du développement durable depuis 10 ans

Le Comité 21 et ses adhérents ont célébré les 10 ans de l’association le 24 novembre dernier au Centre de Conférences Internationales. Placé sous le haut patronage du Président de la République et au programme de la célébration du 60e anniversaire des Nations Unies, l’évènement avait choisi pour emblème les Objectifs du Millénaire. Loin de se contenter d’un tour d’horizon du passé, le Comité 21 et ses adhérents ont pris 5 engagements phares pour les 10 ans à venir :

– adopter des modes de production et de consommation responsables et réduire les émissions de CO2 ;
– préserver la biodiversité et promouvoir le tourisme durable ;
– respecter la diversité culturelle et lutter contre les exclusions ;
– soutenir les filières environnementales et l’économie sociale ;
– renforcer la solidarité internationale et promouvoir l’affectation de 1% du budget des métropoles, départements et régions aux Objectifs du Millénaire.

Ces engagements, adoptés par l’Assemblée Générale du 21 juin dernier, feront l’objet d’un suivi et d’une évaluation, actualisés chaque année.

La journée fut riche d’engagements politiques et opérationnels de dirigeants de l’ensemble des Collèges. Un sondage, réalisé à l’occasion des 10 ans par l’institut Louis Harris, a révélé la très forte préoccupation des Français sur les dérèglements climatiques et la dégradation de l’environnement, et leur volonté de prendre part aux changements, sous réserve d’un soutien public plus affirmé aux produits éco-responsables.

De nombreuses personnalités : Michel Barnier, Brice Lalonde, Corinne Lepage, Louis Le Pensec, Ségolène Royal, Martin Hirsch, Hubert Reeves, ont appelé à accélérer les mutations et salué les partenariats croissants entre les Collèges pour répondre aux défis posés par les engagements. Lors de la clôture par Eric Guillon, Président et Jean-Paul Delevoye, Médiateur de la République, les participants ont fait une ovation vibrante à Serge Antoine, Président d’honneur du Comité 21, pour son action sans cesse renouvelée en faveur du développement durable, en France et dans le monde.

Actes disponibles en janvier.

A consulter sur le site :

– Le message du Président de la République

– Le dossier des engagements

– Le sondage Louis Harris/Comité 21

Anne-Marie Sacquet

Etes-vous un créatif culturel ?

L’émergence des créatifs culturels est « une étude passionnante sur une population qui est au coeur d’une transformation active de la société. Les créatifs culturels intègrent dans leur vie développement personnel, médecines douces, écologie, alimentation biologique, implication sociale, valeurs féminines et spiritualité. Aux USA, ils constituent déjà 24 % de la population, soit 50 millions de personnes. De nombreux témoignages illustrent leurs choix de vie, leur nouvelle vision du monde et d’eux-mêmes. »

Traduction de « The Cultural Creatives: How 50 Million People Are Changing the World »

En Europe, nous serions 30 % de la population, soit quelques 100.000.000 d’européen ! Et vous, êtes-vous « créateur de culture » ?

Développement durable : le sondage sur les inquiétudes des Français

Réalisé par l’institut LH2 à la demande du Comité 21, qui fête ses dix ans, ce sondage montre que les enjeux environnementaux et sociétaux sont au coeur des préoccupations des Français. S’ils sont pessimistes en la matière quant aux perspectives d’avenir, ils sont néanmoins prêts à modifier leurs modes de vie et de consommation, tout en soulignant le nécessaire engagement des pouvoirs publics, notamment, à leurs côtés.

1905 – 2005 : Cent ans de laïcité !

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Un colloque … par fidélité à notre histoire et à nos engagements Il y a 100 ans, la République adoptait une loi de séparation des Eglises et de l’Etat qui a permis, par les libertés fondamentales qu’elle a affirmées, un « vivre ensemble » plus harmonieux. pour défendre la laïcité, socle de la concorde sociale Ce colloque, à l’initiative de Marc Derive (Vice-président de la Ligue 84), n’est pas une fête convenue, le regard tournée vers le passé, mais le prétexte à engager tous les débats nécessaires à partir d’une meilleure connaissance et compréhension de la loi 1905. Cette commémoration est l’occasion de réaffirmer que notre société multiculturelle est une chance pour notre avenir commun, sa diversité est un capital formidable dans un monde en mutation. pour rassembler Un grand rendez-vous citoyen qui s’inscrit dans une année marquée en France par la célébration de la loi 1905. La Fédération est heureuse de coordonner une réflexion autour des enjeux de la laïcité qu’elle considère comme une chance pour notre république et notre avenir commun. Pour approfondir : consultez le site national dédié à la laïcité de la Ligue de l’Enseignement Programme du vendredi 2 décembre 2005 1905 – 2005 : Cent ans de laïcité 17h30 : Ouverture officielle 18h00 : Evocation du contexte de l’année 1905 Théâtre du Rêve Eveillé d’Orange – Chorale de Michel Coradi (Pernes les Fontaines) – Jean-Louis Sauzade (association Prétexte – Sault) Dehors, dans les rues, les vendeurs de journaux interpellent les passants. Dans les cabarets, on découvre des chansons que l’on fredonnera pendant longtemps encore. Pendant ce temps, à l’Assemblée Nationale, les députés débattent avec fougue d’un projet de loi qui séparerait l’Eglise et l’Etat. Petite et grande histoire se côtoient, l’humanité invente le progrès technique, la démocratie balbutie… Le XXème siècle sort à peine de ses langes, si proche et si lointain, si semblable et si différent… Pour évoquer cette période, les comédiens du Théâtre du Rêve Eveillé d’Orange se sont assurés la participation de la chorale de Michel Coradi (Pernes les Fontaines), et l’intervention de Jean-Louis Sauzade (association Prétexte – Sault). 18h45 : Intervention de Pierre Tournemire Secrétaire Général adjoint de la Ligue de l’enseignement Président du Comité national « laïcité » de la Ligue de l’enseignement 20h00 : Présentation du rapport du groupe de jeunes sur le vivre ensemble en 2005 20h30 : banquet républicain 22h30 : Spectacle « Brassens et la Femme » Théâtre du Sablier (Orange) sous la direction de Prosper Diss Raconter la vie du moustachu en donnant vie à ses paroles, dites ou chantées, un choix de chansons sur la femme, cinq interprètes comédiens, chanteurs, danseurs et un pianiste. Tirer un fil conducteur grâce à ses entretiens ou confessions intimes et ainsi faire entendre aux spectateurs les mille et un secrets de la vie de cet homme hors du commun, du poète, du fabuliste, du musicien, du chanteur. Rendre le spectateur témoin de ses colères, de ses pudeurs, de ses convictions, de son respect d’autrui et de sa façon de ne pas changer un iota sa façon d’être, de suivre le chemin qu’il s’était tracé. Il dit ce qu’il croit penser sans jamais vouloir donner de leçon. Programme du Samedi 3 décembre : 09h30 : Petit déjeuner 10h00 : Ateliers sur les thèmes suivants : – la laïcité aujourd’hui – la spécificité de l’Islam – la laïcité en Europe 12h00 : Témoignages : – Jeunes : la Laïcité aujourd’hui – Anciens : la Laïcité il y a 50 ans – Femmes : Laïcité, combat de femmes Série de portraits réalisée par les élèves de l’IMCA – Institut des Métiers de la Communication Audiovisuelle (Avignon). 13h00 : pause déjeuner 14h00 : synthèse des ateliers 14h30 : Conférence débat animé par Bernard Proust avec Jean Lenoir « Éducation religieuse et/ou enseignement des religions ? » Claude-Jean Lenoir est Pasteur honoraire et Président des Cercles Condorcet de Genève et de Ferney-Voltaire, Ancien Président du Comité de Coordination des Cercles Condorcet. Il a publié : La Tolérance ou la liberté ? Les Leçons de Voltaire et de Condorcet, Actes du Colloque de Genève (octobre 1994, Éditions Complexe, 1997). 16h30 : Clôture du colloque Renseignements et inscriptions Ligue de l’enseignement de Vaucluse Colloque Laïcité / David Naulin 5, rue Adrien Marcel BP 1003 84095 AVIGNON cedex 09 Téléphone : 04 90 13 38 00 du lundi au vendredi de 8h30 à 12h00 et de 13h30 à 18h00

 

Changement climatique : les solutions existent

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Il n’y a pas si longtemps, on discutait de la pluie et du beau temps. Aujourd’hui, on parle cyclones et sécheresse. Rien, peut-être, ne dit plus l’irruption progressive du changement climatique dans la conscience collective que l’habitude qui est prise de commenter – ou de subir – des événements météorologiques extraordinaires. 2005 aura été, de ce point de vue, une année agitée, marquée par un nombre record de cyclones sur l’Atlantique et des inondations en Inde et au Bangladesh qui ont contraint au déplacement de 280 000 personnes.

« Le tour de France des arbres remarquables »

par Georges Feterman

Conférence Transboréal du 1er décembre 2005

Redécouvrir la France en partant à la recherche des arbres remarquables réserve à coup sûr bien des surprises. Mais où se cachent donc ces fameux arbres extraordinaires ? Près d’une chapelle perdue au fond du Limousin ou à deux pas de la cathédrale de Tours ; au cœur d’une forêt du Jura ou en pleine ville de Nantes. Ils permettent de revisiter notre beau pays, en se rendant là où on ne serait peut-être jamais allé. Ils nous attendent depuis plusieurs siècles ; le tout est d’aller les dénicher. Des arbres millénaires, des géants dans lesquels on rentre à plus de trente personnes, des troncs qui rampent, des branches qui marcottent, et puis tous ceux qui ont une histoire ou évoquent une légende. Mais un arbre remarquable, c’est d’abord une émotion, un coup de cœur, un souffle coupé devant un incroyable témoin du passé qui surgit devant vous au détour d’un chemin.

Il y a dix ans l’association A.R.B.R.E.S. prenait son envol, rassemblant passionnés et scientifiques autour d’objectifs communs : inventorier, préserver, faire connaître ce patrimoine exceptionnel. Le label « arbre remarquable de France », créé en l’an 2000, récompense les communes ou les propriétaires qui contribuent, par leur action à la préservation d’un arbre d’exception. Georges Feterman, président de cette association, vous entraîne dans la ronde des arbres remarquables ; une passion communicative !

Professeur agrégé de sciences naturelles, animateur de sorties-nature, en particulier pour Nature & Découvertes, Georges Feterman préside l’association A.R.B.R.E.S., dont l’objectif est la sauvegarde des arbres remarquables en France. Depuis de nombreuses années, il sillonne la France pour découvrir et photographier les arbres extraordinaires de notre pays.

Il est l’auteur de nombreux ouvrages, en particulier :
• La France des arbres remarquables (2003), Arbres extraordinaires de France (2005), Balades nature à Paris et Balades nature à deux pas de Paris (éditions Dakota) ;
• Arbres de mémoire, avec R Bourdu (Actes Sud) ;
• La forêt à petits pas (Actes Sud junior) et Le climat à petits pas (Actes Sud junior) ;
• Prodiges de la nature en France (Delachaux & Niestlé) ;
• Les arbres remarquables d’Île-de-France (AMC) ;
• Amours de fleurs, avec Muriel Hazan (Éditions Pearson).


270, rue Saint-Jacques – 75005 Paris – Salles Pierre-Nicole (piece A)
Entrée : 6 euros (tarif reduit : 4 euros)
Conférence organisee par les éditions Transboreal – 23, rue Berthollet – 75005 Paris – Tel. 01 55 43 00 37

Vous pouvez réserver dés à présent votre place au 01 55 43 00 37 ou par e-mail : contact@transboreal.fr

L’UFC-Que Choisir : enquête pour connaître l’avis des consommateurs sur l’eau

Politique de l’eau : Les consommateurs donnent leur avis

I – Les modalités de l’enquête

Enquête par questionnaire réalisée entre le 1er septembre et le 21 octobre 2005.

Questionnaire diffusé par les 187 associations locales de l’UFC-Que Choisir auprès de leurs adhérents et mis à disposition du public dans les permanences des associations locales,

Nombre de questionnaires collectés : 3372.

– dont 2801 questionnaires collectés par les associations locales,

– dont 571 questionnaires collectés par le site internet.

Par souci de simplicité, il n’a pas été demandé aux sondés des informations relatives à leurs caractéristiques socio-démographiques (âge, profession etc).

II – Les résultats de la consultation de l’UFC-Que Choisir

– Partie 1 : la qualité de l’eau
– Partie 2 : la sécheresse et la disponibilité de l’eau
– Partie 3 : le prix de l’eau

III – Le profond décalage entre les attentes des consommateurs et les orientations du projet de loi sur l’eau

La consultation menée par l’UFC-Que Choisir laisse apparaître un profond décalage entre l’opinion des usagers domestiques et les orientations du projet de loi sur l’eau :

Constat n°1

Les consommateurs expriment une grande inquiétude quant à la pollution de l’eau par les nitrates et par les pesticides.

Le gouvernement a renoncé a mettre en place une taxation des nitrates et accroît faiblement la taxation des pesticides.

Constat n°2

Les consommateurs demandent l’application du principe pollueur-payeur. Concernant la pollution par les nitrates et par les pesticides, les consommateurs estiment que l’application du principe pollueur-payeur implique en premier lieu la taxation des agriculteurs.

Le projet de loi ne reprend pas ce principe puisque les principaux pollueurs (les exploitants agricoles) sont de très loin les derniers contributeurs aux agences de l’eau.

Constat n°3

Les consommateurs ne désirent pas que la taxation des agriculteurs servent à diminuer leur propre contribution aux agences de l’eau. En s’écartant d’une revendication d’« équité fiscale », les consommateurs proposent que la taxation serve d’abord à accompagner le changement des productions agricoles puis, ensuite, à financer la dépollution de l’eau.

Le projet de loi sur l’eau ne prévoit pas d’affecter la taxation des agriculteurs à des aides agroenvironnementales. Plus généralement, le texte laisse une place prépondérante au financement de la dépollution de l’eau et délaisse les mesures de prévention en amont.

Constat n°4

Les consommateurs sont inquiets des épisodes de sécheresse et, pour y remédier, demandent très majoritairement que soit procédé à une taxation incitative de la consommation d’eau. L’usage des restrictions d’eau est une solution désavouée. Le projet de loi sur l’eau modifie très peu le régime de la redevance pour la consommation d’eau. L’usage agricole de l’eau, qui représente plus de la moitié de la consommation nationale, reste marginalement taxé. La politique du gouvernement privilégie aussi les arrêtés de restrictions d’eau qui sont censés avoir un effet dissuasif.

Constat n°5

Pour les consommateurs, l’eau est un produit cher et, selon les sondés, la hausse du prix provient des coûts générés par le traitement et l’assainissement. Les usagers domestiques attribuent à la pression environnementale des conséquences sanitaires mais aussi des répercussions économiques.

Le projet de loi sur l’eau ne propose aucune mesure concrète pour limiter l’inflation du prix de l’eau.

« A Fribourg, les éco-logements consomment dix fois moins d’énergie »

Jürgen Hartwig, architecte-urbaniste
LE MONDE | 24.11.05 | 13h53

Vous êtes architecte-urbaniste à Fribourg (Allemagne), chargé de la promotion des deux quartiers écologiques pilotes, Vauban et Riesenfeld. Comment se sont-ils développés ?

Tout a commencé, en 1975, avec la mobilisation contre un projet de centrale nucléaire à Whyl, à 20 kilomètres de Fribourg, qui a débouché sur une réflexion sur les énergies alternatives.

Des associations se sont créées, certains habitants se sont bricolé des capteurs solaires individuels puis la municipalité, il y a une quinzaine d’années, a pris le relais en créant des pistes cyclables — nous en avons 400 kilomètres aujourd’hui —, un système de tri sélectif des déchets, etc.

Les deux quartiers de Vauban et Riesenfeld, qui regroupent 15 000 habitants à 4 km du centre-ville de Fribourg, sont nés, dans un troisième temps, sur des bases encore plus ambitieuses : habitats à basse consommation, cogénération, récupération de l’eau de pluie, priorité absolue aux transports en commun, aux piétons et aux cyclistes.


Quel a été le rôle des pouvoirs publics ?

La ville est propriétaire des sols, un ancien terrain militaire libéré par l’armée française en 1992, pour Vauban, un ancien terrain d’épuration pour Riesenfeld. Mais les futurs propriétaires, avec des architectes, se sont constitués en lobbies pour s’opposer à l’arrivée de promoteurs privés classiques et populariser l’idée de « quartiers écologiques ».

Tout a été conçu en accord avec la population : les espaces verts, qui n’utilisent que des matériaux naturels, bois, pierres, espèces locales, etc., comme le réseau de transports en commun, chaque immeuble étant obligatoirement situé à moins de 500 mètres d’une station de tram.

La Ville a accepté cette démarche participative et elle la finance. Chaque quartier possède aussi un réseau de chauffage branché sur une centrale cogénératrice — au bois ou au gaz naturel —, qui produit électricité et chauffage.

Quels sont les résultats sur l’environnement ?


Lire la suite de l’article sur le site source : lemonde.fr

BedZED, premier village « zero energie » de Grande-Bretagne

Le Monde 24/11/05
Jean-Pierre Langellier
Beddington (Surrey, Angleterre) envoyé special

De loin, on aperçoit d’étranges cheminées aux couleurs vives. Elles couronnent les toits de BedZED, le premier village écologique d’Angleterre, à vingt minutes de train au sud de Londres. Grâce à leur ingénieux dispositif, assemblé autour d’un échangeur, l’air vicié qui s’en échappe cède sa chaleur à l’air frais qui y pénètre. Ce système de ventilation naturelle, qui permet de récupérer une partie des calories émises, symbolise l’efficience énergétique à l’honneur dans ce lieu de vie d’un nouveau genre, inauguré en 2002.

BedZED signifie Beddington Zero Energy Development. Ce quartier de Beddington, précurseur d’un habitat bioclimatique, « développe zéro énergie ». C’est la première communauté « neutre en carbone ». Elle n’utilise pas plus d’énergie — renouvelable — qu’elle n’en produit sur place, et n’ajoute aucun surplus de dioxyde de carbone dans l’atmosphère.

L’architecte Bill Dunster, concepteur de ce projet pilote qui intègre toutes les techniques du développement durable, a voulu reconstituer une cité-jardin traditionnelle à l’anglaise, en densifiant autant que possible l’espace urbanisé. Edifié sur une ancienne décharge publique, BedZED est aussi dense que le quartier de Soho, au coeur de Londres. Son inventeur y a resserré les liens entre l’habitat et les lieux de travail, délibérément mêlés. Multiplier les ensembles de ce type, assure-t-il, permettrait presque de satisfaire les énormes besoins en logements des Britanniques d’ici à 2016, en ne construisant que sur les terrains à bâtir, sans toucher aux espaces agricoles et naturels.

A BedZED, l’impérative protection de l’environnement ne sacrifie jamais le confort et la modernité. Architecte militant, Bill Dunster n’a rien d’un écologiste rétrograde ou grincheux. « J’en ai assez des activistes négatifs, explique-t-il. L’avenir peut être désirable et amusant. A BedZED, on respecte l’environnement tout en ayant un style de vie convivial et financièrement abordable. »


Lire l’article sur le site source : lemonde.fr

La maison écologique, durable et économe, se démocratise

Les Français en auraient-ils fini avec le syndrome des Trois Petits Cochons, qui les a longtemps poussés à bâtir des maisons en dur, comme un refuge coupé du monde extérieur ? Certains sont en tout cas prêts à faire construire leur « home sweet home » en bois, voire en chanvre et même en paille, à le concevoir plus en phase avec l’environnement extérieur. « Une centaine de maisons en bottes de paille agricole ont été construites cette année », se félicite Jean-Pierre Oliva, consultant en architecture écologique, un domaine naguère confidentiel, qu’il a vu éclore ces cinq dernières années, puis « exploser » avec la hausse du pétrole.

Partenariats stratégiques ONG / Entreprises

Rapport de mission de l’ORSE remis au Ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative

A l’inverse des démarches traditionnelles où les entreprises soutiennent les ONG, les partenariats dits stratégiques constituent une véritable alliance. Liés au cour de métier des entreprises, ils incluent des échanges de connaissance et d’expertise et favorisent la construction de relations durables.

Le rapport analyse ces nouveaux types de partenariat qui s’inscrivent dans une démarche de Responsabilité Sociétale des Entreprises et propose une série de constats et de propositions pour les valoriser.

Partenariats stratégiques ONG/Entreprises – juin 2005

– Etude – Format PDF, 656 Ko

Résumé du rapport (4 pages)

– Format PDF, 138 Ko

Le changement climatique ne s’arrêtera pas en 2012 …

Action « PANDA PASSEPORT WWF »

Le changement climatique ne s’arrêtera pas en 2012 – les actions pour l’endiguer ne doivent pas s’arrêter non plus !

Entre le 28 novembre et le 9 décembre, 190 gouvernements vont se réunir à Montréal pour discuter de la suite à donner au fameux Protocole de Kyoto qui porte sur la période 1990-2012. Certains gouvernements et certaines industries veulent utiliser cette conférence comme une opportunité de remplacer le protocole de Kyoto par des accords volontaires faibles, sans objectif et basés sur des technologies n’ayant pas fait leurs preuves pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Or les scientifiques sont formels : nous devons faire beaucoup plus si nous voulons éviter un dérèglement désastreux du climat de notre planète.

Grâce à l’action que nous vous proposons, vous êtes invités à envoyer un message au Premier ministre canadien Paul Martin qui préside la conférence. Faîtes lui part de votre péroccupation pour l’avenir de la planète et demandez-lui de soutenir la résolution des pays qui veulent agir. Des copies de votre message seront envoyées aux ministres canadiens de l’Environnement, des Affaires étrangères et au chef de l’opposition officielle au Canada.

Rendez-vous sur : http://passport.panda.org/ et cliquez sur la campagne « changement climatique »

Merci de votre soutien !

Rencontre du « Forum des entreprises et du développement durable »

Les acteurs de la RSE sont conviés à la prochaine rencontre du Forum des entreprises et du développement durable (FEDD), qui aura lieu le jeudi 24 novembre de 14h à 18h dans les locaux du MEDD, sur le thème « Responsabilité Sociale des Entreprises et Développement Durable : les enjeux stratégiques des nouvelles régulations internationales » .

Ce forum a pour objectif de promouvoir les actions développées par les différents réseaux, d’identifier les éventuels points de blocage et de favoriser le dialogue ainsi que l’émergence de nouvelles synergies entres les entreprises et les pouvoirs publics en liaison avec les associations et les ONG.

Lors de cette rencontre, Christian Brodhag, délégué interministériel au développement durable souhaite faire appel aux responsabilités, expériences et connaissances des participants pour débattre de la RSE.

Le 20 décembre prochain est programmée une autre rencontre, dédiée cette fois, au thème « Innovation, entreprise et développement durable » .

Pour en savoir plus :

Organisateur : Ministère de l’écologie et du développement durable

Le développement durable dans les programmes de l’éducation nationale

Le développement durable s’insère dans les programmes de l’éducation nationale En 2002, les Nations Unies ont confié à l’UNESCO la responsabilité de promouvoir la « décennie pour l’éducation en vue du développement durable (2005-2014) » et d’élaborer un programme d’application au niveau international. Ce programme doit proposer aux gouvernements des moyens de promouvoir et d’améliorer l’intégration de l’éducation en vue du développement durable dans leurs politiques, stratégies et plans éducatifs. Une éducation à l’environnement a été mise en place dans le système éducatif français depuis une trentaine d’années (Circulaire n° 77-300 du 29 août 1977). Mais un récent état des lieux d’avril 2003 de MM. Gérard Bonhoure et Michel Hagnerelle de l’Inspection Générale de l’Education Nationale (IGEN) montre qu’elle s’est développée de façon ponctuelle, sans véritable cohérence et sans réelle inscription dans la perspective actuelle de développement durable. En effet, dans les années 70 l’approche était essentiellement descriptive et écologique et abordait le fonctionnement des écosystèmes et la place de l’Homme face à la nature. Puis dans les années 80-90 l’éducation à l’environnement abordait la notion de défense et de protection de la nature avec une approche plus catastrophiste et un aspect plus militant. L’environnement doit désormais être abordé de façon plus globale avec une approche centrée sur l’Homme avec l’idée de mieux gérer aujourd’hui pour demain. La France a donc mis en place, en 2003, une stratégie nationale de développement durable mettant en relief le rôle déterminant du système éducatif dans la prise de conscience des questions environnementales, économiques et socioculturelles qui sous-tendent ce concept. Il s’agit de renforcer le lien entre école et société civile pour permettre au futur citoyen d’acquérir les connaissances et les méthodes nécessaires pour se situer dans son environnement et y agir de manière responsable. Après une expérimentation lancée dans 84 établissements durant l’année scolaire 2003-2004, les équipes pédagogiques ont été invitées dès septembre 2004 à contribuer à la généralisation de l’Education à l’Environnement et au Développement Durable (EEDD) dans tous les établissements, de la maternelle au lycée. L’aspect transversal du Développement Durable permet de l’aborder dans différentes matières : en géographie à travers l’étude des paysages et l’aménagement du territoire, en physique-chimie en étudiant l’énergie et la composition de l’air, en biologie par l’étude du cycle de l’eau et de la biodiversité ou encore en sciences économiques et sociales à travers l’étude des comportements de consommation par exemple. Le développement durable n’est donc pas une nouvelle matière mais une nouvelle approche. Les professeurs sont invités à présenter les chapitres du programme qui s’y prêtent sous la perspective du développement durable. Ils doivent poser les questions de manière à amener l’élève à réfléchir sur les choix qui s’offrent à lui et sa responsabilité qui en découle aujourd’hui et dans le futur. L’élève doit pouvoir ainsi mesurer son empreinte écologique, l’impact de ses choix et de son comportement sur son environnement et donc ce qu’il peut changer à son échelle. Mais certains aspects politiques du développement durable fait peur. En effet face à certaines problématiques, comme les OGM qui font débat à l’heure actuelle, certains enseignants se sentent plutôt démunis. À l’occasion de la semaine de l’Education à l’Environnement pour un Développement Durable organisée par l’académie de Versailles du 14 au 18 novembre, de nombreux professeurs ont témoigné et soulevé certains problèmes. D’une part, l’interdisciplinarité nécessaire au développement durable est très difficilement appréhendée par les enseignants et de surcroît très mal vu au sein de l’enseignement. Cette nouvelle approche oblige les professeurs à se concerter et à s’intéresser au programme de leurs collègues. Ils doivent changer leurs façons de travailler ce qui prendra du temps au sein de la profession. D’autre part, le facteur temps apparaît comme étant un problème majeur puisque les professeurs doivent se concerter pour monter les projets sans trop empiéter sur les horaires de cours et le programme de l’année. Les possibilités pour trouver du temps sont très limitées. Enfin les professeurs ont également évoqué les différences de méthodes ou de vocabulaires qui existent entre les différentes matières ou entre les enseignants. La logique scientifique des professeurs des Sciences de la Vie et de la Terre (des observations aux conclusions) peut parfois s’opposer à la logique illustrative des professeurs d’histoire-géographie (les connaissances illustrées par les faits historiques). L’IGEN, par la voix de Monsieur Gérard Bonhoure, s’est voulu éclairante et rassurante en expliquant que rentrer dans le développement durable c’est se poser les questions à moyen et long terme et en ajoutant que les professeurs ne sont pas là pour répondre aux questions mais doivent amener l’élève à réfléchir sur ses responsabilités dans la société d’aujourd’hui et de demain. Monsieur Bonhoure a souhaité rappelé également que les enseignants ne sont pas seuls et que les partenaires extérieurs ont un rôle important à jouer. C’est pourquoi la circulaire du 08 juillet 2004 pour la généralisation d’une Education à l’Environnement pour un Développement Durable encourage les expériences concrètes et directes et privilégie les sorties scolaires, les débats, les partenariats avec les associations et les professionnels. Malgré ces difficultés, les enseignants semblent motivés et restent convaincus que les enfants sont de formidables vecteurs pour sensibiliser les parents au développement durable. Les nombreux projets menés depuis septembre 2004 en sont la preuve. Au collège Louis-Pergaud de Maurepas (78) par exemple, plusieurs professeurs et les élèves de 4ème se sont regroupés autour du thème de l’énergie. Plusieurs matières ont été concernées : l’SVT pour l’identification des ressources, l’histoire-géographie pour la distribution de l’énergie sur le territoire, les mathématiques pour les unités de mesures et les conversions et le français pour la recherche documentaire. Les professeurs de langue ont également choisi ce thème de travail et l’intendant du collège a même été sollicité pour analyser les consommations énergétiques du collège. Des partenariats ont été élaborés avec la mairie et des professionnels du secteur de l’énergie. Toutes ces réflexions ont abouti à de nombreux travaux : pièces de théâtre, jeux de société, maquettes, films, site internet… Au lycée de Sèvres (92) les élèves de seconde ont tenté de répondre à la question suivante : « le comportement individuel en pays industrialisé est-il un danger pour l’eau douce ? ». Il s’agissait pour les professeurs de cette classe de faire prendre conscience aux élèves de la nécessité de dépasser les intérêts individuels pour préserver un futur collectif en particulier quand ce futur collectif ne fait pas l’objet d’un consensus. Le travail a débuté par l’analyse d’un film sur le creusement d’un puits au Mali puis par l’étude de l’accès à l’eau en Espagne, en France et dans d’autres régions du monde. Cette étude a notamment abouti à la création de dossiers documentaires et d’affiches publicitaires. Enfin les classes de maternelle et primaire de Chanteloup-les-Vignes (78) ont participé à la remise en état d’un verger. Ainsi tout au long de l’année, les élèves ont observé les espèces végétales et animales du verger, leurs comportements en fonction des saisons et en fonction de la présence ou non de l’Homme. Ils ont ainsi suivi l’évolution du paysage du verger, fait le lien entre météorologie et vie de la mare ou ont encore pu suivre la biodégradabilité de déchets de différentes natures déposés intentionnellement… Les enfants ont ensuite présenté leurs observations à leur famille en faisant visiter le verger. Au vu des nombreux projets déjà réalisés et d‘après les professeurs, il semblerait que les thèmes des jardins et des déchets remportent un beau succès auprès des élèves. Les sujets plus polémiques comme les OGM ou le nucléaire intéressent tout particulièrement les plus grands des lycées qui voient là l’occasion de mener de vifs débats au sein des établissements. F. LABY

 

3 films pour développer l’acte d’achat équitable

Romane Bohringer, Vincent Cassel, François Berléand :
développer l’acte d’achat équitable.

A partir du 9 novembre, sur les écrans de près de 200 salles de cinéma, trois courts-métrages expliquent à quoi sert le label « garanti commerce équitable ». L’association Max Havelaar France a choisi de donner carte blanche à trois cinéastes : Jeanne Biras, Stéphanie Tchou-Cotta et le collectif Kourtrajmé. Ces trois auteurs se sont engagés en tournant chacun un court-métrage qui livre sa vision d’auteur sur le commerce équitable. Ils ont mis à l’affiche Vincent Cassel, Romane Bohringer, François Berléand… Chaque film a été tourné à prix coûtant : producteur, réalisateurs, équipes techniques et acteurs ont accepté d’offrir gratuitement leur talent pour sensibiliser le public au commerce équitable. Les trois courts métrages sont produits par Palo Alto Productions.

Le Défi pour la Terre des Collectivités

Lancement du concours « Défi pour la Terre des collectivités » à l’occasion du Salon des Maires et des Collectivités locales, Paris, Parc des Expositions, Porte de Versailles, 22-23-24 novembre 2005

La plus grande manifestation du monde des collectivités territoriales qui rassemble plus de 50 000 élus et cadres autour de 800 exposants.

A cette occasion et en partenariat avec l’ADEME, la Fondation Nicolas Hulot lance le concours « Defi pour la Terre des collectivités ». Ce concours propose à chaque commune participante de mettre en œuvre ou d’amplifier une (des) action(s) originale(s) de sensibilisation des citoyens. Ces actions devront les inciter à mettre en pratique au quotidien des gestes bénéfiques pour l’environnement et à s’engager à titre individuel dans l’opération Défi pour la Terre.

La Fondation Nicolas Hulot pour l’environnement sera présente au stand B63 qui se situe dans le hall 2-1.

Pour tout renseignement sur le salon des Maires de France

Devenez lauréat du Défi pour la Terre des Collectivités

A l’occasion du Salon des Maires 2006, trois Prix Défi pour la Terre, d’Or, d’Argent et de Bronze seront décernés pour chacune des catégories proposées. Ces Prix permettront aux communes d’afficher et de valoriser leur engagement écocitoyen. Un vélo électrique sera également offert aux trois lauréats d’Or. Les actions primées seront valorisées sur le site Internet du Défi.

Comment participer au concours ?

1. Consultez le règlement du concours

2. Remplissez le formulaire d’inscription.
Une fois inscrit, vous recevrez un dossier de candidature.

3. Retournez votre dossier complet avant le 1er septembre 2006 à minuit !

Modalités du concours :

Ce concours, organisé avec le parrainage de l’Association des Maires de France, en partenariat avec Le Moniteur, s’adresse à toutes les communes et groupements de communes (France métropolitaine et DOM-TOM).
Les inscriptions auront lieu du 25 novembre 2005 au 1er septembre 2006.

Quatre catégories de collectivités sont concernées :
– communes de moins de 5 000 habitants
– communes entre 5 000 et 50 000 habitants,
– communes de plus de 50 000 habitants,
– groupements de communes.

Le jury se prononcera sur la base des cinq critères suivants :
pertinence : intérêt de l’action par rapport au territoire et à la cible ;
reproductibilité : possibilité de reproduire l’action sur d’autres territoires ;
ampleur : durée de l’action, nombre de personnes engagées ;
gouvernance : intégration de l’ensemble des parties prenantes lors du montage de l’action ;
originalité : caractère innovant du support, sujet traité, cible…

Trois lauréats seront sélectionnés par catégorie. Les prix seront remis à l’occasion du Salon des Maires 2006 suite à la réunion d’un jury composé, outre de l’ADEME et de la Fondation Nicolas Hulot, de l’Association des Maires de France et du Groupe Moniteur.

Vingt-cinq ans de libéralisme

Le 30 novembre, à Paris 7e.

A l’occasion de ses 25 ans, Alternatives Economiques, et son Association des lecteurs, organisent une conférence-débat :

« Quel modèle social après 25 ans d’influences néolibérales ? ».

Avec Eve Chiapello, professeur à HEC, Martin Hirsch, président d’Emmaüs, Alain Lipietz, député européen, Dominique Méda, philosophe, et Pierre Rosanvallon, professeur au Collège de France.

Organisée avec le soutien de la Mutualité française.

A l’Asiem, 6 rue Albert-de-Lapparent, 75007 Paris, à 18 h 45.

Entrée (sans inscription) : 5 euros ;
chômeurs et étudiants : 2 euros ;
entrée libre pour les adhérents de l’Association.
Adhésion possible sur place.

Contact : 01 44 88 28 90

Contact par e-mail