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L’OMC veut forcer l’Europe à accepter les OGM

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Greenpeace marque son opposition à la culture commerciale de plantes transgéniques sur le territoire européen.

Paris, France – Greenpeace condamne la décision prise par l’Organisation mondiale du commerce (OMC) qui encourage les Etats-Unis, le Canada et l’Argentine dans leurs efforts pour forcer l’Europe à accepter les organismes génétiquement modifiés (OGM). Suite à la plainte déposée en août 2003 par ces trois pays, l’OMC vient en effet de décider que le moratoire sur les importations d’OGM pris par l’Union européenne (UE) entre 1998 et 2004, ainsi que les interdictions nationales prises par certains Etats-membres, contrevenaient aux règles du commerce international.

Les jeunes diplômés rêvent de changer le monde à travers l’entreprise

Entreprendre pour changer le monde? C’est le pari de ces patrons atypiques qui ont fait de la lutte contre l’exclusion ou du respect de l’environnement des objectifs aussi prioritaires que la rentabilité.

Il y a deux ans, Hervé Guétin gagnait 40 000 € par an et roulait en Audi. A 25 ans, ce jeune diplômé de l’Iscom, une école de communication et de publicité, avait manifestement réussi son entrée dans la vie active. Chargé de marketing produit chez un éditeur de logiciels antivirus, sa voie semblait toute tracée. Seul hic, elle ne satisfait pas son envie la plus profonde: s’engager pour la collectivité. Avec Stéphane Martin, son meilleur ami, diplômé de l’Essec-Epsci, ils veulent «participer à la construction d’un monde meilleur». Idéalistes? Pragmatiques plutôt! En juin 2004, les deux compères créent Seyes Pullover. Une marque de vêtements pas comme les autres: un cahier des charges exigeant, tenant compte à chaque étape des conséquences sociales et environnementales de l’activité, et une transparence totale sur la chaîne de production, de la matière première à l’assemblage final. «Pourquoi ne serait-il pas possible de combiner une activité économique avec un faible impact environnemental et une plus- value sociale? interroge Hervé. Une entreprise, ce n’est pas forcément mauvais.» Choix d’un coton biologique, cultivé en Turquie, volonté d’assurer la teinture, le tricotage et la confection en France, afin d’y maintenir des emplois et de réduire au minimum les pollutions occasionnées par le transport… Les jeunes créateurs n’ont rien laissé au hasard. Ils se sont même préoccupés de ce que deviendraient leurs pulls une fois déclassés: une visite chez Emmaüs les a convaincus de concevoir des modèles le plus simples possible, en matière naturelle et sans accessoire superflu, pour faciliter le recyclage. «Nous voulions entreprendre de façon intelligente, en respectant ce qui nous entoure», résume Stéphane Martin. Lui et son complice ne se versent pas encore de salaire, mais cela ne les empêche pas de réfléchir déjà à l’utilisation de leurs profits à venir. Financer des ONG fait partie de leurs projets.

Comme eux, de plus en plus de jeunes diplômés et de cadres expérimentés rêvent de changer le monde à travers l’entreprise. «Ils ont envie de mettre du sens dans la création d’entreprise, explique Tarik Ghezali, jeune chargé de mission à l’Agence de valorisation des initiatives socio-économiques (Avise). Ils incarnent la vision moderne de l’économie sociale […].»

Extrait de l’article de Valérie Lion publié dans l’hebdomadaire L’Express du 02/02/2006 consultable dans sa version intégrale sur le site LEXPRESS.fr.

En savoir plus sur Seyes Pullover

 » Consommer responsable, c’est comprendre ce que l’on achète. Malheureusement, trop peu d’entreprises expliquent la façon dont elles produisent et fonctionnent. Etant nous-mêmes des consommateurs curieux, il nous a semblé évident de rendre l’entreprise SEYES Pullover aussi transparente que possible et de montrer l’alternative que nous proposons aux critiques que nous formulons. » C’est ainsi que les fondateurs de Seyes pullover,par l’intermédiaire d’un site, ont voulu mettre à la disposition du public une information exhaustive sur les étapes de fabrication des produits, les initiatives environnementales, les avancées sociales et les moyens de contrôle.

Pour en savoir plus, consultez le site dédié à la fabrication des produits

l’Université populaire de l’eau et du développement durable

Ouverture de l’Université populaire de l’eau et du développement durable le 7 février 2006 à Ivry-sur-Seine dans le Val-de-Marne:

Une Université populaire

Pas un jour sans nouvelles menaçantes pour notre monde et son avenir : dérèglement du climat, contamination des eaux, des sols et de l’air, nouvelles maladies liées à l’environnement, épuisement des ressources naturelles, etc.
D’ores et déjà, les dégâts sociaux et écologiques sont énormes.

Il est encore temps d’éviter le désastre : il nous faut pour cela réfléchir ensemble, partager les idées, les expériences novatrices.

C’est dans cet objectif que le Conseil général du Val-de-Marne crée l’Université populaire de l’eau et du développement durable qui élargit l’action menée depuis plusieurs années avec l’Université de l’eau.

Loin des effets de mode, cette Université est fondée sur la conviction qu’aucune avancée ne sera réalisée sans la participation consciente et active de la population car le développement durable exige un changement de repères pour la société toute entière.

Université populaire car il faut que chacun puisse apporter sa pierre à l’édifice : ses conférences seront aussi des moments de débats ouverts à toutes et tous. Les séances sont hebdomadaires (chaque mardi soir) d’accès gratuit et sans inscription préalable. Elles sont organisées en cycles : repenser le développement, demain la ville, l’eau et les cultures, le devenir de l’humanité, chaud devant …

Partager nos savoirs, échanger, comprendre et réfléchir sont essentiels pour agir ensemble pour une humanité durable.

L’Université populaire de l’eau et du développement durable vous donne rendez-vous chaque mardi de 19 heures à 21 heures à l’Agence de développement du Val-de- Marne, 23 rue Raspail à Ivry-sur-Seine (métro mairie d’Ivry).

Chaque conférence d’une durée de trois quart d’heure environ est suivie de trois quart d’heure de discussion.

Voici le programme des sept premières conférences :

« Le développement durable, quelle idée ! » Mardi 7 février

Avec Jean-Paul Deléage, universitaire, historien des sciences, Directeur de la revue Ecologie et politique.
Pourquoi aujourd’hui tout le monde, ou presque, parle de développement durable ? De quoi s’agit-il vraiment? D’où vient cette idée ? A quelles réalités correspond-elle ? Qu’est-ce qui fait son succès ? Y a-t-il urgence ? Est-ce si important pour moi, pour mon avenir, pour mes enfants ?

« Pétrole : après la dernière goutte ? » Mardi 14 février

Avec Jean-Luc Wingert, ingénieur et consultant, auteur de « la vie après le pétrole »
Le pétrole est partout, y compris dans une tranche de jambon ! Les dangers liés à son utilisation (émission de CO2 et pollutions diverses) ainsi que la menace de son épuisement obligent à envisager des scénarios alternatifs. Mais par quoi le remplacer ? Que serait une société sans pétrole ?

« Faut-il renoncer au développement ? » Mardi 21 février

Avec Jean-Marie Harribey, enseignant-chercheur en économie, membre du Conseil scientifique d’ATTAC.
Selon de nombreux économistes et dirigeants d’entreprises, il ne faudrait pas toucher à la croissance censée assurer la prospérité des peuples. A l’opposé, d’autres économistes rejettent l’idée même de développement, qui serait à l’origine de tous les maux. Tous les ingrédients d’un débat brûlant sont réunis.

« Chronique du développement et sous-développement chronique » Mardi 28 février

Avec Yveline Nicolas, présidente de l’association Adéquations, coordinatrice du comité Jo’burg 2002 regroupant les ONG françaises lors du dernier sommet de la Terre.
Le mot « sous-développement » est employé pour la première fois en 1949 dans un discours du président des Etats-Unis. Quel est le bilan de l’aide publique au développement ? Pourquoi la crise de la dette ? Quelles sont les relations entre développement durable et développement des pays du Sud ?

« La ville peut-elle devenir solidaire, humaine et écologique ? » Mardi 7 mars

Avec Cyria Emelianoff, enseignante-chercheuse en géographie, auteur d’une thèse sur la ville durable
La ville durable est une idée neuve en Europe. Quelles sont les pratiques et les expériences les plus intéressantes et les tendances d’avenir ? Densification ou étalement urbain ? Quelles perspectives offrent le recyclage des ressources ou l’habitat à basse consommation d’énergie ? Quelle mobilité ?

« Repenser le développement » Mardi 14 mars

Avec Jean-Paul Jouary, agrégé de philosophie, auteur de nombreux ouvrages sur les sciences et leurs représentations.
Du développement économique au « développement personnel », l’idée de développement est partout. Mais de quoi parle-t-on ? Quantité ou qualité ? Plutôt qu’à progrès, n’est-ce pas à démocratie qu’il faut lier développement ? Une invitation à (re)lire Jean-Jacques Rousseau.

« Peut-on gérer l’eau autrement ? L’exemple allemand » Mardi 21 mars – salle du Château à Vitry-sur-Seine.

Avec Klaus König, architecte -un des principaux promoteurs de la filière professionnelle de l’eau de pluie en Allemagne- et Michel Darras, directeur des services de l’environnement et de l’assainissement du Conseil général du Val-de-Marne.
Comment préserver la ressource, réduire la consommation (et la facture) d’eau, supprimer les rejets d’eau de pluie dans les réseaux d’assainissement ? En Allemagne, des alternatives sont massivement développées depuis une vingtaine d’années. Quel écho dans le Val-de-Marne ?

INFORMATIONS PRATIQUES

Université ouverte à toutes et à tous.

OÚ ?
Agence de développement du Val-de-Marne
23, rue Raspail
94200 Ivry-sur-Seine

QUAND ?
Chaque mardi soir de 19 h à 21h

COMMENT Y ACCEDER ?
Métro ligne 7 – Station: Mairie d’Ivry
RER C – Station: Ivry-sur-Seine
Ligne 182 – Arrêt: Saint JUST (21 rue Raspail)

QUI CONTACTER ?
Si vous souhaitez recevoir le programme détaillé des cycles à venir en temps et en heure, merci de nous adresser vos coordonnées complètes (Nom – Prénom – adresse – mail) à l’adresse suivante : developpement.durable@cg94.fr ou téléphonez au 01 43 99 84 63 ( Monsieur Patrick KOFFI )

Recrute 25 animateurs scientifiques

par Association les Petits Debrouillards Ile-de-France

Association d’education populaire pour la diffusion de la culture scientifique et technique, les Petits Debrouillards recherchent 25 animateurs scientifiques pour accompagner son developpement dans toute la region Ile-de-France. Pour ce faire, vous suivrez une formation de 7 jours dispensee par l’association.

Mission : developper des animations scientifiques pour les jeunes de 5 a 15 ans dans le 75,77,78,91,92,93,94,95,

Profil :
– Bac+2 (scientifique souhaite)
– Experiences dans l’animation
– Dynamique, autonome, mobile

Poste : vacation de 2 a 8h par semaine, 12 a 18 euros de l’heure en fonction des missions.

Envoyer CV et LM avant le 10/02/06 a :
Cecile Langlois
Les Petits Debrouillards Ile-de-France
13/15 allee Jacquard
91000 Evry
ou par mail à

De la RSE à la RSO

En ce début de nouvelle année, ce numéro de la Lettre du management responsable se fait l’écho à la fois d’initiatives et d’analyses qui mettent en évidence que l’idée de Responsabilité sociale de l’entreprise (RSE) pourrait laisser progressivement place à celle de Responsabilité sociale de l’organisation (RSO). A ce titre, on ne peut que saluer l’heureuse initiative qui a donnée naissance à une nouvelle association académique : le Réseau International de recherche sur les Organisations et le Développement Durable (RIODD) dont l’objet s’étend à l’ensemble des organisations, qui plus est avec une vision internationale.

Federe 2006

Le 5ème forum européen pour le développement durable et une entreprise responsable se déroulera les jeudi 30 et vendredi 31 mars 2006 au CNIT, Paris La Défense.

Organisé en partenariat avec Monoprix et l’ADEME, il portera sur le thème : « Performance économique et développement durable : quels gains et quelles opportunités pour l’entreprise ? » .

Séances plénières, déjeuner-débats et conférences thématiques se succéderont autour de nombreux invités comme Michèle Pappalardo présidente de l’ADEME, Yves Cochet, député de Paris, Françoise Guichard, directrice du développement durable chez Gaz de France, Jean-François Caron, vice président du Conseil régional Nord Pas-de-Calais…

Forte progression des énergies renouvelables en France

Les énergies renouvelables ont effectué un bond spectaculaire en 2005, mais le potentiel de la France doit lui permettre de faire beaucoup mieux et de combler dans les cinq ans son retard par rapport à ses voisins européens.

Phénomène nouveau : toutes les filières décollent. Un phénomène que le Président du syndicat des énergies renouvelables (SER), André Antolini, attribue à la fois à la hausse des prix du pétrole et aux incitations fiscales.

En un an, l’éolien a effectué un bond de 90%, les chaudières à bois individuelles ont explosé avec une augmentation de 127%, de même que les chaufferies solaires individuelles (+70% vendues), selon un bilan de l’Agence pour le développement et la maîtrise de l’énergie (Ademe).

Aujourd’hui, 14% de l’élécricité en france, 19% du chauffage et 1% seulement des carburants sont de source renouvelable. Avec une puissance d’un peu moins de 1.000 MW installés, la France figure en 9ème place européenne, loin derrière l’Allemagne (18.428 MW) et l’Espagne (10.027 KW).

Tout sur les toits verts

Publication sur un projet-pilote
> Alain Perron

Les toits verts et leurs multiples caractéristiques écologiques attirent la curiosité de plusieurs propriétaires. Une nouvelle publication, lancée la semaine dernière, résume les étapes d’un projet-pilote mené sur le Plateau-Mont-Royal. C’est aussi un excellent guide pour tout projet de rénovation domiciliaire.

Le document de 60 pages intitulé «Projet-pilote de toit vert» est abondamment illustré. On y décrit étape par étape la préparation et la construction d’un toit vert à l’aide de photos et de diagrammes: tâches préliminaires, construction et entretien; analyse des coûts; choix de produits, de plantes et de terreau, de même que la description complète des mandats de chaque professionnel membre de l’équipe de réalisation.

Owen Rose, responsable et architecte du projet, mentionne en guise de présentation que «l’architecture traditionnelle de duplex et de triplex contigus à toits plats à Montréal se prête bien à l’aménagement de toitures végétalisées».

Projet-pilote
Le document rappelle le projet-pilote mené l’été dernier par le Centre d’écologie urbain (CEU). Un toit vert de démonstration fut installé sur une coopérative d’habitation dans le quartier Milton-Parc. Ce toit vert est muni d’instruments scientifiques qui fourniront des données précises afin d’en quantifier les avantages écologiques et économiques.

Pour l’auteur Jacob Nerenberg, chargé de projet au CEU, cet ouvrage «est publié à l’intention des personnes qui souhaitent contribuer à changer le paysage montréalais, à améliorer la qualité de vie en milieu urbain par le verdissement des toits ».

Par ce document, les auteurs visent à «sensibiliser les décideurs de la nécessité de mettre en place des incitatifs pour soutenir ce mode de construction écologique».

Un toit vert consiste en un aménagement de verdure sur le toit d’un édifice. La publication énumère des avantages que procure un toit vert extensif, conçu avec une mince couche de terreau léger nécessitant un minimum d’entretien. Les toits verts absorbent et gèrent l’eau de pluie ; contribuent à modérer les écarts de température dans l’immeuble ; améliorent la qualité de l’air par la réduction des gaz à effet de serre; et prolongent la vie des toitures.

Pour l’heure, un comité municipal a été créé afin d’évaluer, sur une période de deux ans, l’application de la technologie des toits verts à Montréal. Ce comité regroupe des acteurs concernés par l’habitation, l’urbanisme, l’architecture, les infrastructures, les parcs et la prévention des incendies.

Eco-technologies : des grands principes aux applications concrètes

Les actes du colloque avec les présentations des différents intervenants de la conférence “Innovation et éco-technologies : quelles politiques de soutien en Europe et en France” que ENVIROPEA a organisée le 17 janvier dernier en partenariat avec l’AFITE et avec le soutien de l’ADEME sont maintenant disponibles :

Présentation des objectifs
Jean-Rémi GOUZE, AFITE, Eric PONTHIEU, Commission européenne, DG Recherche

LES POLITIQUES EUROPÉENNES, NATIONALES ET RÉGIONALES DE SOUTIEN ET DE DÉVELOPPEMENT DES ÉCO-TECHNOLOGIES ET DES ÉCO-INNOVATIONS : DES GRANDS PRINCIPES AUX APPLICATIONS CONCRÈTES

Président de séance : Jean-Rémi GOUZE, AFITE

Le plan d’actions européen ETAP : objectifs, premier bilan et perspectives

Ian CLARK, Commission européenne – DG Environnement

Les politiques nationales de soutien à la recherche et à l’innovation industrielle : les outils de leur mise en oeuvre au niveau national et régional : quelles places pour les éco-innovations ?

Michel FRANZ, MINEFI

Le plan d’action ETAP appliqué à la France

Jean-Marc MERILLOT, Ademe ; Philippe FREYSSINET, chargé de mission éco-technologies à l’Agence nationale de la recherche et un représentant de la Direction des études économiques et de l’évaluation environnementale (D4E) du MEDD

ECO TECHNOLOGIES ET ÉCO-INNOVATIONS – DE LA RECHERCHE FONDAMENTALE AU DÉVELOPPEMENT INDUSTRIEL : QUELS OUTILS AU SERVICE DES PROJETS, COMMENT LES ENTREPRISES ONT-ELLES PARTICIPÉ ET BÉNÉFICIÉ DES POLITIQUES ET PROGRAMMES DURANT LA PÉRIODE 2000-2006 ?

Des programmes pour accompagner l’éco-innovation, des projets pour illustrer les éco-technologies : exemples et témoignages

• LIFE Environnement ; point de contact national LIFE Environnement du MEDD, Pascal MAGOAROU, MEDD

• 6e PCRDT (volets SUSTDEV) ; point de contact national de l’Ademe, Céline PHILLIPS, ADEME

• Énergie Intelligente pour l’Europe ; Evelyne BISSON, MINEFI

• Fonds structurels régionalisés ; exemple de la région Bourgogne avec le programme PROMETHEE, Joseph COMPERAT, Région Bourgogne

• Programmes Régionaux ; exemple du programme d’actions pour les éco-technologies de la région Nord-Pas-de-Calais, Christelle DEMARETZ, Cd2e

QUELLES POSSIBILITÉS DE SOUTIEN AU NIVEAU COMMUNAUTAIRE ET NATIONAL DANS LA PÉRIODE 2007-2013 ?

Président de séance : François DEMARCQ Agence pour l’Innovation Industriel

Quelle place pour les éco-technologies et l’éco-innovation dans les programmes communautaires en préparation : programme compétitivité et innovation, 7e programme cadre de la recherche et développement technologique, Volet compétitivité des fonds structurels ?

Eric PONTHIEU, Commission européenne – DG Environnement ; Denis LAGNIEZ, MINEFI

Quelle coordination avec les autres initiatives et instruments de soutien ?

Marc DUFAU, OSEO-ANVAR, EUREKA ; Eric MARTY, EMERTEC 3E et le FIDEME ; Michel RONC, Demeter Partners
Conclusion
Guillaume SAINTENY, directeur de la D 4E, Ministère de l’Ecologie et du Développement durable


Contact :

Marine DURGEAT
Chargée de mission éco-innovation

ENVIROPEA
15, rue Capron
75018 PARIS
Tel : +33 (0) 1 42 93 21 96
Fax : +33 (0) 8 70 50 75 18

Le salon des Energies renouvelables à Paris en juin 2006

Le salon des énergies renouvelables profite d’un contexte particulièrement favorable pour passer d’une édition biennale lyonnaise à une formule annuelle alternant une présence à Lyon et à Paris. Rendez-vous à Paris en juin 2006

Lors de son édition de mars 2005 à Lyon, le salon des énergies renouvelables avait mobilisé 116 exposants et 17 500 visiteurs professionnels. L’édition programmée du 15 au 17 juin 2006 à Paris-Expo porte de Versailles devrait rassembler une centaine d’exposants et recevoir plus de 25 000 visiteurs professionnels. A cette occasion, le salon s’élargit à la maîtrise de l’énergie dans le bâtiment et aux biocarburants pour les transports.

L’Ademe confirme son soutien à l’événement. Par ailleurs, dans le cadre du salon, sera organisé le 15 juin 2006 le colloque annuel du Syndicat des Energies Renouvelables.

Le développement durable aura son parc

Le développement durable s’invite dans une abbaye

Afin de marier histoire et progrès, l’abbaye cistercienne de Gruchet-le-Valasse (entre Rouen et Le Havre), qui a cessé ses activités religieuses lors de la Révolution, va être transformée en parc à thème mettant à l’honneur le développement durable et les industries régionales. Gilles Carpentier, directeur du projet de la Cité des matières a présenté le calendrier des travaux du parc de développement durable qui sera ouvert au public en avril 2008 à Gruchet le Valasse en Seine-Maritime. D’ici là, les premiers travaux de démolition vont commencer en juin 2006 pendant que l’institut BVA a la charge de trouver  »un nom commercial » au parc. L’objectif est d’accueillir 110 000 visiteurs dès la première exploitation en 2009. Le budget s’élève à 21,5 millions d’euros.

Sensibiliser le public aux enjeux sociaux et environnementaux

À la fois instructif et ludique, ce parc entraînera ses visiteurs dans un parcours-spectacle, les faisant voyager de la théorie du big bang aux nouvelles technologies, basées sur une meilleure gestion des ressources de notre planète. Didier Peralta, maire de la commune, veut sensibiliser le public à l’évolution de la Terre, aux erreurs commises par l’homme et à la manière de les corriger. Autre alliance de l’ancien et du nouveau, un bâtiment adjacent aux anciennes écuries va être édifié. Soucieuse de respecter l’esprit du projet, cette structure transparente sera construite en matériaux labellisés haute qualité environnementale.

LES FONDS ÉTHIQUES EN FORTE HAUSSE

Selon le rapport d’un groupe d’études européen, les fonds éthiques connaissent un succès grandissant en France et en Europe même s’ils restent encore marginaux. Il existe désormais près de 400 fonds dits éthiques en Europe, c’est-à-dire des fonds qui veulent investir de façon socialement responsable, des placements financiers qui tentent de concilier rendement et respect de valeurs sociales ou écologiques. Et il faut dire qu’ils y arrivent plutôt bien. Leurs performances sont comparables à moyen et long terme à celles de fonds similaires non éthiques.

Si le premier fonds français de ce type a été créé en 1983, le concept est né aux Etats-Unis en 1928 quand la communauté religieuse des Quakers ont voulu exclure systématiquement de leurs placements les activités liées au tabac, à l’alcool, à la pornographie ou au jeu. Mais le marché a connu une forte expansion à partir des années 1970, avec l’apparition de fonds basés sur des critères de plus en plus fins, puis la création des fonds de partage, qui permettent aux souscripteurs de redistribuer automatiquement tout ou partie de leurs gains à une association humanitaire ou une fondation. Le mouvement s’est accompagné de la création d’agences de notation spécialisées.

Alors, même si l’investissement socialement responsable ne représente encore qu’une infime partie des investissements réalisés chaque année, la tendance est forte et elle s’accélère. Pour preuve, si, en réaction, un Vice Fund, un  » fonds du vice « , s’est créé aux Etats-Unis et investit exclusivement dans l’alcool, le tabac, les jeux et l’armement, ses promoteurs recommandent à ceux qui achètent des parts de contribuer parallèlement à des organismes humanitaires.

Dunkerque produira de l’eau chaude avec les gaz émis par Arcelor

VEILLE MEDIAS : L’Express – Article paru dans l’édition du 26/01/2006 – par Loïc Chauveau

A l’image de Dunkerque, qui produira de l’eau chaude avec les gaz émis par Arcelor, de nombreuses villes optent pour des énergies renouvelables

Près de 15 000 logements dunkerquois vont bientôt se chauffer? aux fours sidérurgiques! L’agglomération vient en effet de signer un contrat avec Arcelor. «Nous allons capter les gaz émis par l’industriel afin de produire de l’eau chaude», détaille Daniel Halloo, vice-président de la communauté urbaine de Dunkerque. Cet investissement de 3 millions d’euros permet d’éviter l’émission de 10 000 tonnes de CO2 par an. Cette économie va être négociée par la ville sur le marché du carbone et lui rapporter 220 000 euros.

Energies renouvelables : 9 communes récompensées …

Dans le cadre de la deuxième édition du Championnat Energies renouvelables des communes, organisé en partenariat avec l’Ademe et la Fondation Nicolas Hulot, le Comité de liaison des Energies renouvelables (CLER) a récompensé mercredi neuf communes pour leur installation d’énergies renouvelables. Palmarès.

« Valoriser les communes qui ont fait le choix d’une production énergétique locale, propre et durable, malgré les barrières culturelles et créer une dynamique pour encourager les communes de France à implémenter des énergies renouvelables sur leur territoire » : tels sont les deux objectifs phares du Championnat des énergies renouvelables des communes, lancé en 2004 par le Cler.

Jugées un ratio puissance installée/nombre d’habitants, les 59 communes participantes concouraient dans 3 catégories : équipements en solaire thermique, en solaire photovoltaïque et en bois énergie (chaudières automatiques). Neuf communes ont été récompensées.

Palmarès

Solaire photovoltaïque (installations sur bâtiments publics et privés)
– de 2 000 hbts : Saint-Martin-les-Eaux (04) – 291 m2 pour 108 hbts
2 000 à 50 000 hbts : La Tour-de-Salvagny (69) – 440 m2 pour 3 402 hbts
+ de 50 000 hbts : Chambéry (73) – 1 701 m2 pour 58 000 hbts

Solaire thermique (installations sur bâtiments publics et privés)
– de 2 000 hbts : Teyssières (26) – 199 m2 pour 68 hbts
2 000 à 50 000 hbts :: Montmélian (73) – 823 m2 pour 4 026 hbts
+ 50 000 hbts : Chambéry (73) – 1 842 m2 pour 58 000 hbts

Bois énergie (installations sur bâtiments publics et réseaux de chaleur)
– de2 000 hbts : Felletin (23) – 9 346 kW pour 1 832 hbts
2 000 à 50 000 hbts : Jonzac (17) – 6 000 kW pour 4 296 hbts
+ de 50 000 hbts : Vénissieux (69) – 12 000 kW pour 56 061 hbts.

Défi pour la Terre des collectivités 2006

A l’occasion du Salon des Maires 2006, trois Prix Défi pour la Terre, d’Or, d’Argent et de Bronze seront décernés pour chacune des catégories proposées. Ces Prix permettront aux communes d’afficher et de valoriser leur engagement écocitoyen. Un vélo électrique sera également offert aux trois lauréats d’Or. Les actions primées seront valorisées sur le site Internet du Défi.

Ce concours, organisé avec le parrainage de l’Association des Maires de France, en partenariat avec Le Moniteur, s’adresse à toutes les communes et groupements de communes (France métropolitaine et DOM-TOM).
Les inscriptions auront lieu du 25 novembre 2005 au 1er septembre 2006.

Quatre catégories de collectivités sont concernées :.
communes de moins de 5 000 habitants
communes entre 5 000 et 50 000 habitants,
communes de plus de 50 000 habitants,
groupements de communes.

Le jury se prononcera sur la base des cinq critères suivants :
pertinence : intérêt de l’action par rapport au territoire et à la cible ;
reproductibilité : possibilité de reproduire l’action sur d’autres territoires ;
ampleur : durée de l’action, nombre de personnes engagées ;
gouvernance : intégration de l’ensemble des parties prenantes lors du montage de l’action ;
originalité : caractère innovant du support, sujet traité, cible…

Trois lauréats seront sélectionnés par catégorie. Les prix seront remis à l’occasion du Salon des Maires 2006 suite à la réunion d’un jury composé, outre de l’ADEME et de la Fondation Nicolas Hulot, de l’Association des Maires de France et du Groupe Moniteur.

OGM : ATTAC lance un appel à mobilisation

Lors de son audition par la mission parlementaire censée l’inspirer, Attac avait démontré la situation de conflit d’intérêt de plusieurs de ses membres influents, dont son président. Nous constatons aujourd’hui la partialité de ce projet de loi, puisque ce texte, qui sera présenté au Conseil des ministres le 8 février, organise l’appropriation du vivant par quelques multinationales tout en légalisant les pollutions génétiques. Ainsi : – Le droit de produire des OGM en milieu ouvert prévaudrait sur celui des autres systèmes agraires à ne pas être contaminés. La « présence fortuite » d’OGM est admise conformément à la réglementation européenne, le taux actuel étant de 0,9%. En dessous de ce seuil, dont l’existence même est inacceptable (la capacité de détection est aujourd’hui de 0,1% et ne cesse de s’améliorer), aucune traçabilité ni indemnisation n’est prévue. Dans ces conditions, garantir des produits « sans OGM » deviendra rapidement impossible, y compris pour l’agriculture biologique, les labels ou les appellations de qualité. – Au prétexte du secret commercial, les firmes obtentrices d’OGM bénéficieraient, en plus du brevet, de la possibilité de garder secrètes les études de toxicologie ainsi que la majeure partie des informations nécessaires à la traçabilité. A l’inverse, ce texte organiserait la répression pénale des atteintes à une technologie imposée aux citoyens, qui préoccupent le gouvernement bien davantage que l’absence d’études sanitaires visant à prouver l’innocuité de la transgenèse. – Accepter le principe d’une indemnisation, qui plus est partielle, de la pollution par les OGM reviendrait à favoriser leur adoption massive. Déjà étranglés par la grande distribution et l’agro-chimie, les agriculteurs seraient les seuls à s’acquitter d’une taxe pour financer un fond d’indemnisation. Dans le cas, plus que probable, où cette taxe ne suffirait pas, l’Etat devrait alors abonder le fonds avec l’argent du contribuable pour préserver les bénéfices des multinationales. Ce processus ressemble comme deux gouttes d’eau à ceux déjà mis en oeuvre pour AZF et les marées noires, célèbres pour leur inefficacité. – En cas de contamination avérée, la responsabilité reposerait de fait sur les agriculteurs ayant semé des OGM. Alors que plusieurs centaines de cas montrent que la contamination biologique n’est limitée ni dans l’espace ni dans le temps, le projet prévoit de rechercher des responsabilités pour la seule année de production et « à proximité » de la parcelle OGM. Les multinationales détentrices de l’autorisation de mise sur le marché pourraient alors dormir tranquilles. – Des décrets ministériels devraient préciser la plupart des points essentiels de cette loi. Autrement dit il s’agirait d’une coquille vide dont la substance serait décidée en dehors de tout débat démocratique. Ce dispositif révèle-t-il, involontairement, la dangerosité des OGM ? En tout cas il laisse entendre qu’une coexistence entre culture OGM et non OGM serait possible, ce qui est totalement irréaliste, en particulier sur le plan économique. De plus, il ne donnerait aucun moyen pour assurer un contrôle efficace des conséquences de leur introduction. Seule une interdiction de dissémination volontaire nous paraît aujourd’hui acceptable étant donnée la faiblesse des connaissances scientifiques. En parallèle, nous demandons au minimum d’établir une responsabilité pénale et financière illimitée dans le temps et l’espace, des actionnaires et dirigeants de toute entreprise qui développe des OGM ainsi que des instances qui les autorisent. Ceux qui espèrent en tirer des profits financiers doivent aussi accepter d’en assumer le risque plutôt que de s’empresser de le rejeter sur les agriculteurs et les citoyens. Attac réaffirme que la priorité doit être donnée à la rédaction d’une loi qui garantisse la pérennité des systèmes agraires sans OGM. Aussi, nous appelons les citoyens, les élus et les différentes composantes de la société civile à se mobiliser dès maintenant contre ce projet de loi scandaleux et à réclamer l’organisation d’un référendum sur les nouvelles technologies. Nota : voir l’analyse détaillée de ce projet de loi prochainement publiée sur notre site www.france.attac.org

 

Economies d’énergie : de la parole aux actes

Deux ministres et la présidente de l’Ademe : rien de moins pour présenter le bilan 2005 de la campagne « Economies d’énergie. Faisons vite, ça chauffe », lancée en mai 2004 à la demande des ministères de l’Industrie et de l’Ecologie et du développement durable. Il faut dire que le sujet est « brûlant », et pas seulement pour des raisons écologiques. « Avec un taux de dépendance aux énergies fossiles qui avoisine encore les 50% […], notre facture énergétique extérieure devrait approcher les 40 milliards d’euros en 2005 », rappelle François Loos, ministre délégué à l’industrie. Haro donc sur les énergies fossiles, qui coûtent près de 2,5% du PIB et sont responsables de 80% des émissions de gaz à effet de serre. LE PARI FRANCAIS POUR 2005 Preuve de l’importance que le gouvernement accorde à la question, la loi du 13 juillet 2005 sur l’orientation énergétique de la France, qui fixe pour objectif une diversification des sources d’énergie et une maîtrise de la demande. « Les économies d’énergie sont le premier gisement de progrès face à la situation », scande François Loos. Et de préciser la difficulté de la tâche : «Le but est de stabiliser notre consommation, alors qu’aujourd’hui elle croît encore, certes moins vite que l’économie, mais elle croît quand même». Le pari français : réduire de 2% par an l’intensité énergétique (c’est-à-dire le rapport entre la consommation et le PIB) d’ici à 2015. Un pari qui repose en grande partie sur la campagne de l’Ademe, destinée à mobiliser les particuliers. La consommation d’énergie pour le transport et le logement rend en effet ceux-ci directement « responsables » de près de la moitié des émissions de CO2. Alors, pour François Loos, la communication grand public est essentielle : « Nous mettons en place des dispositifs incitatifs ou coercitifs pour protéger la planète. Encore faut-il que nos concitoyens soient sensibilisés aux enjeux, informés des économies qu’ils feront, en euros ou en kilogrammes de CO2, et qu’ils connaissent les aides qui leur sont proposées». La ministre de l’Ecologie et du développement durable, Nelly Olin, renchérit : «Pendant longtemps, on a dit aux citoyens « il ne faut pas faire ceci ou cela ». Aujourd’hui, il est indispensable de faire de la pédagogie positive, de montrer ce que chacun peut faire et comment». 2005, L’ANNEE DE LA MOBILISATION Au terme de sa deuxième année d’action, la campagne « Faisons vite ça chauffe » a-t-elle rempli ce rôle de communication ? Pour Michèle Pappalardo, présidente de l’Ademe, il ne fait aucun doute que les mentalités ont évolué. En deux ans, la proportion de sondés considérant le changement climatique comme une certitude est passée de 62% à 71%. De plus, selon le dernier soudage Ifop, sept Français sur dix se sentent concernés par les économies d’énergie. «Pour une campagne de ce type et de ce budget, c’est un excellent résultat», affirme la présidente. Et de proclamer 2005 l’année de la mobilisation : «2004 avait permis de réaliser une première sensibilisation des Français au problème. Cette année, les Français ont dépassé la prise de conscience et sont progressivement passés à l’acte dans leur vie quotidienne en adoptant des gestes économes en énergie». Les spots médiatiques ont été un franc succès : 64% des personnes ayant vu et entendu les messages à la télé et à la radio affirment avoir modifié au moins un geste quotidien. Deuxième point fort de l’année, une plus grande cohérence de l’action nationale, particulièrement grâce à l’intégration à l’intérieur de la campagne, de la promotion du bois-énergie et du Plan Soleil. Ce dernier aurait permis au marché des chauffe-eau solaires individuels d’augmenter de 70% entre 2004 et 2005. Enfin, les standards de l’Ademe et les Espaces Info-Energie (EIE) ont été submergés par les questions des particuliers (+60% en un an). […] Lire la suite dans Energie Plus n° 358 du 15 janvier 2006 © ATEE – ENERGIE PLUS – Tous droits réservés – Commander ce numéro… accompagné du supplément technique « Dossier Cogénération »

 

Consommer différemment, mais pas plus cher

Pour réduire la dépendance à l’égard de l’étranger, justement, la majorité des Européens souhaite que les pouvoirs publics privilégient les énergies renouvelables : 48% voudraient voir développée l’énergie solaire et 41% la recherche dans de nouvelles sources d’énergie. Moins populaires sont les lois pour réduire la dépendance au pétrole (23%) et le développement de l’énergie nucléaire (12%). Afin de consommer moins, la plupart des Européens souhaitent plus d’informations sur l’utilisation efficace de l’énergie (43%) et des incitations fiscales (40%). De nouveau, les mesures contraignantes arrivent plus loin dans les préférences : seuls 32% se déclarent en faveur de nouvelles normes pour la consommation efficace d’énergie et 21% pour l’application renforcée des normes actuelles. Ecologistes pour le porte-monnaie En tant que consommateurs, près de 6 Européens sur 10 disent accorder beaucoup d’attention à l’énergie consommée par une voiture ou un appareil ménager. En revanche, les chiffres sont plus bas quand il s’agit de l’énergie consommée par un équipement plus banal, comme une ampoule électrique (43%). Le sondage révèle que la plupart des Européens sont d’accord pour modifier leurs habitudes de consommation d’énergie, mais pas si cela signifie payer plus : 54% affirment ne pas être disposés à payer davantage pour de « l’énergie verte », tandis que 27% sont prêts à le faire si l’augmentation ne dépasse pas 5%. Enfin, toujours sur la question du coût, il apparaît qu’une forte hausse des prix de l’essence pourrait avoir un impact, du moins limité, sur la consommation : 53% des personnes déclarent qu’ils utiliseraient moins leur voiture si les prix atteignaient 2 euros le litre. Une telle hausse aurait un effet plus marqué en République tchèque, en Slovaquie, en Pologne et en Autriche, où près d’un tiers des personnes seraient prêtes à réduire de manière significative l’utilisation de leur voiture.

Les incitations fiscales se multiplient en faveur du développement durable et des économies d’énergie

Le crédit d’impôt : Le document ci-joint colonne de droite a été rédigé pour apporter une aide aux lecteurs pour une meilleure compréhension de la liste des équipements pouvant bénéficier du crédit d’impôt. Sa lecture ne peut se substituer à la lecture de l’article 90 de la loi de finances pour 2005 et de l’arrêté du 9 février 2005 parus au Journal officiel. La loi de finances pour 2005 a créé un crédit d’impôt dédié au développement durable et aux économies d’énergie. Destinée à renforcer le caractère incitatif du dispositif fiscal en faveur des équipements de l’habitation principale, cette mesure est désormais ciblée sur les équipements les plus performants au plan énergétique ainsi que sur les équipements utilisant les énergies renouvelables. En favorisant l’installation de ces équipements, cette mesure a pour vocation de contribuer à atteindre les objectifs ambitieux de la France en matière d’économies d’énergie et d’énergies renouvelables. Elle s’inscrit dans la stratégie mise en place pour réduire significativement nos émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050. Equipements concernés : Le crédit d’impôt concerne les dépenses d’acquisition de certains équipements fournis par les entreprises ayant réalisé les travaux et faisant l’objet d’une facture, dans les conditions précisées à l’article 90 de la loi de finances pour 2005. Cela concerne les équipements de chauffage, les matériaux d’isolation, les appareils de régulation de chauffage, les équipements utilisant des énergies renouvelables et certaines pompes à chaleur dont la finalité essentielle est la production de chaleur. La liste précise de ces équipements figure dans l’arrêté du 9 février 2005. A/ L’acquisition de chaudières basse température et de chaudières à condensation : Les chaudières à basse température, individuelles ou collectives, utilisées pour le chauffage ou la production d’eau chaude ouvrent droit au crédit d’impôt au taux de 15 %. Ces chaudières fonctionnent à une température plus basse que les chaudières classiques. Tout en apportant un confort au moins équivalent, elles permettent ainsi de réaliser des gains de consommation de l’ordre de 12 à 15 % par rapport à une chaudière moderne standard. Les chaudières à condensation, individuelles ou collectives, utilisées pour le chauffage ou la production d’eau chaude ouvrent droit au crédit d’impôt au taux de 25 %. En condensant la vapeur d’eau des gaz de combustion les chaudières à condensation récupèrent de l’énergie. Elles économisent 15 à 25 % par rapport aux chaudières modernes standards. B/ L’acquisition de matériaux d’isolation thermique ouvrent droit au crédit d’impôt au taux de 25 % : • Matériaux d’isolation thermique des parois opaques – Planchers bas sur sous-sol, sur vide sanitaire ou sur passage ouvert (caractéristiques et performances : R >= 2,4 m² °K/W) – Toitures-terrasses (caractéristiques et performances : R >= 2,4 m² °K/W) – Murs en façade ou en pignon (caractéristiques et performances : R >= 2,4 m² °K/W) – Toitures sur combles (caractéristiques et performances : R >= 4,5 m² °K/W) Pour choisir un produit isolant, il est important de connaître sa résistance thermique R (aptitude d’un matériau à ralentir la propagation de l’énergie qui le traverse). Elle figure obligatoirement sur le produit. Plus R est important plus le produit est isolant. • Matériaux d’isolation thermique des parois vitrées – Fenêtres ou portes-fenêtres (caractéristiques et performances : Uw < 2 W/m² °K) - Vitrages à isolation renforcée (vitrages à faible émissivité) (caractéristiques et performances : Ug <= 1,5 W/m² °K) - Doubles fenêtres (seconde fenêtre sur la baie) avec un double vitrage renforcé (caractéristiques et performances : Ug <= 2,4 W/m² °K) Ug, Uw : coefficient de transmission surfacique. La performance thermique d'une paroi vitrée dépend de la nature de la menuiserie, des performances du vitrage et de la qualité de la mise en œuvre de la fenêtre. • Volets isolants – Volets isolants caractérisés par une résistance thermique additionnelle apportée par l’ensemble volet-lame d’air ventilé (caractéristiques et performances : R > 0,20 m².°K/W) La nature des fermetures (volets, persiennes) intervient également en réduisant les déperditions, particulièrement la nuit. • Calorifugeage – Calorifugeage de tout ou partie d’une installation de production ou de distribution de chaleur ou d’eau chaude sanitaire (caractéristiques et performances : R >= 1 m² °K/W) Le calorifugeage des tuyaux permet d’éviter des pertes d’énergie lors de la distribution d’eau chaude si les points d’eau sont loin de la chaudière ou lors de la distribution de chaleur s’ils passent dans des lieux non chauffés (garage, cave…). C/ L’acquisition d’appareils de régulation de chauffage et de programmation des équipements de chauffage ouvre droit au crédit d’impôt au taux de 25 % : Les appareils installés dans une maison individuelle : – Systèmes permettant la régulation centrale des installations de chauffage par thermostat d’ambiance ou par sonde extérieure, avec horloge de programmation ou programmateur mono ou multizone, – Systèmes permettant les régulations individuelles terminales des émetteurs de chaleur (robinets thermostatiques), – Systèmes de limitation de la puissance électrique du chauffage électrique en fonction de la température extérieure. Les appareils installés dans un immeuble collectif : – Matériels nécessaires à l’équilibrage des installations de chauffage permettant une répartition correcte de la chaleur délivrée à chaque logement, – Matériels permettant la mise en cascade de chaudières, à l’exclusion de l’installation de nouvelles chaudières, – Systèmes de télégestion de chaufferie assurant les fonctions de régulation et de programmation du chauffage, – Systèmes permettant la régulation centrale des équipements de production d’eau chaude sanitaire dans le cas de production combinée d’eau chaude sanitaire et d’eau destinée au chauffage. D/ L’intégration à un logement neuf ou l’acquisition d’équipements de production d’énergie utilisant une source d’énergie renouvelable et de pompes à chaleur, dont la finalité essentielle est la production de chaleur. Le taux du crédit d’impôt est fixé à 40 % pour ces équipements. • Equipements de production d’énergie utilisant une source d’énergie renouvelable – Equipements de chauffage ou de fourniture d’eau chaude sanitaire fonctionnant à l’énergie solaire et dotés de capteurs solaires: chauffe-eau et chauffage solaire (caractéristiques et performances : Capteurs solaires répondant à la certification CTSBat ou à la certification Solar Keymark). – Equipements de chauffage ou de production d’eau chaude fonctionnant au bois ou autres biomasses dont le rendement énergétique doit être >= 65 %, (caractéristiques et performances : Rendement >= 65%). Pour ces équipements, le niveau de performance requis correspond aux normes indiquées ci-après : Poêles (norme NF EN 13240) ; Foyers fermés, inserts de cheminées intérieures (normes NF EN 13229 ou NF D 35376) ; Cuisinières utilisées comme mode de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire (norme NF EN 12815) ; Chaudières autres que les chaudières à condensation ou à basse température mentionnées au A, dont la puissance thermique est inférieure à 300 kW et dont le rendement est supérieur ou égal à 65 % (normes NF EN 303.5 ou NF EN 12809). – Systèmes de fourniture d’électricité à partir de l’énergie solaire: photovoltaïque (caractéristiques et performances : norme EN 61215 ou NF EN 61646). – Systèmes de fourniture d’électricité à partir de l’énergie éolienne, hydraulique ou de biomasse • Pompes à chaleur dont la finalité essentielle est la production de chaleur – Pompes à chaleur géothermales (caractéristiques et performances : COP supérieur ou égal à 3). – Pompes à chaleur air/eau (caractéristiques et performances : COP supérieur ou égal à 3). – Pompes à chaleur air/air : NON éligibles au crédit d’impôt COP : Coefficient de performance énergétique d’une pompe à chaleur se traduit par le rapport entre la quantité de chaleur produite par celle-ci et l’énergie électrique consommée par le compresseur. Pour l’application de cette mesure, il est fortement recommandé de se référer à : – l’article 90 de la loi de finances pour 2005 – l’arrêté du 9 février 2005 pris pour l’application des articles 200 quater et 200 quater A du code général des impôts relatifs aux dépenses d’équipements de l’habitation principale et modifiant l’annexe IV à ce code (liste des équipements bénéficiant du crédit d’impôt). Pour obtenir des conseils concernant les économies d’énergie et l’utilisation des énergies renouvelables, nous vous invitons à consulter le site internet de l’ADEME.

 

Documents joints

2005, l’année la plus chaude depuis un siècle

2005 a été l’année la plus chaude à la surface du globe depuis la fin du XIXe siècle quand on a commencé à mesurer et prélever les températures scientifiquement, selon la NASA, l’agence spatiale américaine.

La température moyenne dans la zone arctique, où l’on a observé une accélération de la fonte des glaciers, a été notablement élevée, relève également le Goddard Institut pour les études spatiales de la NASA, qui a effectué les analyses des données.

Cinq des années les plus chaudes ont été enregistrées au cours de la dernière décennie avec le précédent record, très près de celui de 2005, en 1998. Mais cette année-là, El Niño, le courant marin du Pacifique, a été le plus chaud en un siècle, entraînant une hausse de la température moyenne sur l’ensemble de la planète, explique la NASA dans un communiqué publié le 24 janvier. Les autres années particulièrement chaudes depuis dix ans ont été, outre 1998 et 2005, 2002, 2003 et 2004.

Au cours des trente dernières années, la Terre s’est réchauffée de 0,6 °C et de 0,8 °C depuis cent ans. Le XXIe siècle pourrait voir des hausses de température de 3 à 5 °C, selon des scientifiques de la NASA. « Cette récente montée de la température coïncide avec une accroissement rapide des émissions de gaz à effet de serre atmosphérique résultant de l’activité humaine », souligne la NASA dans ce même communiqué.

Le protocole de Kyoto, rejeté par le président George W. Bush en 2001 et entrée en vigueur en février 2005, contraint les quelque 150 nations signataires – sauf les pays en développement comme la Chine ou l’Inde – à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 5 % par an d’ici a 2012.
La Chine et l’Inde, plus gros pollueurs après les Etats-Unis, qui comptent pour 25 % du total mondial, avaient adhéré au protocole de Kyoto, mais sans obligation de réduire leurs gaz a effet de serre. Au rythme actuel, les Etats-Unis verront leurs émissions de ces gaz augmenter de 25 % en 2012 par rapport a 1990.

Le site du Monde consacre de nombreux articles et documents autour du réchauffement climatique consultables pour les abonnés ou avec payant :

Article complet du Monde en collaboration avec l’AFP
Infographie : La rapide fonte du permafrost

En un siècle, le permafrost va quasiment disparaître du Canada et des zones sibériennes.
Visuel interactif : Les scenarios climatiques a l’horizon 2100

Les spécialistes précisent les scénarios qui attendent la Terre d’ici à la fin du siècle. Au menu, si rien n’est fait pour combattre le réchauffement : augmentation des températures, fonte des glaces, hausse du niveau des océans, inondation des zones côtières, désertification accentuée et perturbations grave des écosystèmes.

Vegeo : plateforme de démocratie participative

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> Vegeo est une plateforme permettant de promouvoir l’interaction entre les citoyens et les élus au moyen de projets politiques, pour obtenir un meilleur compromis politique. > Un projet politique est un ensemble d’idées, de propositions ou de recommandations, issu d’un travail collaboratif et soumis à une cible. Pour son développement au sein de cette plateforme, un projet bénéficie d’un espace de stockage de données, associé à un bouquet de services. > Les acteurs de cette plateforme sont les citoyens (un citoyen, un groupe de citoyens, une association, etc.) et les élus (un conseil municipal, une députée, un groupe d’une assemblée élu, etc.), qui peuvent y créer librement et gratuitement leur projet politique. > Les citoyens se regroupent au sein d’un projet qui, par son activité et sa popularité auprès d’autres citoyens, peut gagner l’attention des élus cibles. > Les élus utilisent cette plateforme pour mieux appréhender la perception de leurs propositions et par les citoyens ciblés, et bénéficier de la capacité d’expertise des citoyens. En savoir plus : > Qui a le pouvoir sur Vegeo ? > Comment utiliser cette plateforme ? > Origine, objectifs et comparaison de Vegeo avec d’autres outils > Tester la plateforme > Exemples de projets (les projets les plus actifs de cette semaine)

 

Savoureux commerce équitable

VEILLE MEDIAS : Le Monde – Article paru dans l’édition du 26.01.06 – Jean-Claude Ribaut

Les produits alimentaires du commerce équitable — café, thé, chocolat, riz, céréales — en rayon dans les principales enseignes de la grande distribution n’ont pas le même goût que les autres. Sont-ils plus authentiques, moins sophistiqués ou plus rustiques que les produits des échanges ordinaires ?

« Les produits du commerce équitable ont un goût spécifique parce que nous présentons chacun d’eux tel qu’il a été cultivé et cueilli de la manière la plus naturelle possible », insiste Tristan Lecomte, président d’Alter Eco, le leader français de la commercialisation de la filière. Emanant de petits producteurs défavorisés des pays du Sud et intégrés dans les grands circuits commerciaux avec une meilleure rémunération, la plupart de ces produits sont issus de l’agriculture biologique. Ils portent le logo AB et sont exempts de produits chimiques (engrais, pesticides, activateurs ou retardateurs de croissance, additifs en tout genre).

Aucun conservateur ni arôme de synthèse ne vient modifier le goût du chocolat. « Nous visons les consommateurs qui n’aiment pas les chocolats fourrés aux excipients, à la lécithine de soja, aux agents de texture et de saveur », précise M. Lecomte. Le meilleur de la gamme — le noir intense, produit par la coopérative El Ceibo (Bolivie), conché (roulé) et moulé en Suisse avec du sucre de canne des Philippines lui aussi « équitable » — possède un velouté et une longueur en bouche remarquables. Les puristes du Club des croqueurs de chocolat ont observé, lors d’une dégustation à l’aveugle, que la gamme des chocolats du commerce équitable damait le pion à bien des produits standards du commerce ordinaire. Le noir dessert du Ghana (coopérative Kupa Kokoo), bien qu’il contienne un émulsifiant, est à retenir pour sa texture fine et homogène et pour ses arômes délicats.

Réseau Ferré de France publie son rapport développement durable

Réseau Ferré de France, propriétaire et gestionnaire du réseau ferré national, publie pour la première fois, un rapport consacré au développement durable ; le document dresse un premier bilan des pratiques de l’entreprise et fait l’inventaire des multiples enjeux auxquels elle doit faire face.

Concilier transport, économie et préservation de l’environnement à long terme, mais aussi qualité de service, sécurité des infrastructures et accessibilité pour les personnes à mobilité, réduite tels sont les principaux défis.

Le transport ferroviaire est un facteur déterminant du développement durable, et la maîtrise de l’impact du réseau ferré sur l’environnement est une préoccupation majeure de RFF : respect des milieux naturels et humains, prise en compte des équilibres économiques et sociaux, préservation de la qualité de l’eau et des sols, lutte contre le bruit…

Le rapport développement durable expose concrètement les objectifs de RFF :

– Améliorer la qualité du fret ferroviaire en proposant des sillons de qualité, en développant l’intermodalité et en proposant de nouveaux services

– Promouvoir le transport ferroviaire auprès du grand public en améliorant l’offre en zone périurbaine et les investissements dans les trains express régionaux

– Assurer la continuité territoriale européenne en participant activement aux différents organes de coopération européennes afin de tout faire pour rendre le réseau véritablement interopérabble

– Renforcer la maîtrise des impacts sur l’environnement humain et naturel : RFF applique avec détermination la réglementation en matière d’environnement et développe la culture de la concertation et du débat public lors des différentes phases des projets ferroviaires.