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Comment inscrire la stratégie d’entreprise dans les limites planétaires ?

Comment les entreprises peuvent-elles inscrire leurs projets stratégiques dans le cadre des limites planétaires ? La Centrale de Cas et de Médias Pédagogiques (CCMP) répond en publiant un recueil de 9 études de cas pédagogiques qui donnent à voir les difficultés, les contradictions mais également les opportunités auxquelles de nombreuses entreprises font face dans le contexte de l’Anthropocène avec le changement climatique et l’érosion de la biodiversité.

Dans ces études de cas, la Centrale de Cas et de Médias Pédagogiques (CCMP) place les étudiants et étudiantes dans la position d’un consultant en stratégie qui doit évaluer la pertinence du positionnement de l’entreprise face aux nouvelles conditions climatiques et sociétales qui émergent.

L’objectif est de donner à voir les nouvelles situations de gestion auxquelles les entreprises et leurs dirigeants sont d’ores et déjà confrontées et les effets que cela génère sur leurs trajectoires stratégiques, leurs modèles économiques et leurs portefeuilles de compétences.

Notre responsabilité de pédagogue nous oblige à préparer au mieux nos étudiants et étudiantes afin qu’ils et elles prennent des décisions éclairées et saisissent avec plus d’acuité les limites et les impasses de certains projets économiques.

Manager des équipes, gouverner ou diriger une entreprise dans le contexte de l’Anthropocène ne peut se faire en mobilisant les cadres intellectuels et les outils qui sont traditionnellement enseignés. Pour Bertrand Valiorgue, Professeur en Stratégie et gouvernance des entreprises, « nous devons participer à une transformation des référentiels cognitifs pour donner à voir et agir sur les nouvelles réalités bio-géophysiques qui s’imposent aux entreprises« .

Les cas présentés font ressortir des situations contrastées, des épreuves et des réponses apportées qui sont très différentes d’une entreprise à une autre.

De la diversité des situations de gestion mises en évidence dans ce recueil ressort une pluralité de chemins possibles pour ceux et celles qui voudront préparer au mieux leurs entreprises à la nouvelle donne climatique et sociétale qui s’impose à nous.

Bertrand Valiorgue, Professeur en Stratégie et gouvernance des entreprises

9 études de cas d’entreprises face à l’Anthropocène

Ces 9 études de cas sont le résultat d’un travail collaboratif entre les enseignants d’EMLyon Business School et Clermont School of Business, avec un financement de la part de l’Anact.

Picture : Comment casser le plafond de durabilité d’une entreprise engagée ?

Picture est une PME française spécialisée dans la conception et la vente de vêtements et d’accessoires destinés à la pratique de sports outdoor. L’entreprise a été fondée par trois passionnés de glisse qui souhaitaient créer une marque communautaire et engagée dans une démarche éco-responsable.

L’industrie textile où elle se positionne fait partie des activités humaines impactant le plus fortement les limites du système Terre, tendance intensifiée par le phénomène de fast fashion à l’origine d’une croissance exponentielle de la production, de la consommation de vêtements et des déchets textiles.

Ninkasi : Un brasseur engagé face aux défis du changement climatique.

Ninkasi est une ETI française principalement implantée en région Auvergne Rhône-Alpes et en cours d’expansion sur l’ensemble du territoire français.

Le groupe Ninkasi possède trois activité : une production de bières artisanales, un réseau de brasseries « Ninkasi » composé de 28 restaurants et une partie musique et évènementiel qui anime l’ensemble de ses établissements.

Son triple concept « Bière-Burger-Musique » propose une expérience humaine conviviale dans des lieux de vie et de rencontres.

Le label Ecoprod : Expérimenter la transition écologique sur les tournages audiovisuels et cinématographiques.

Fin juin 2021, le CNC (Centre National du Cinéma et de l’Image animée) annonce le lancement du « Plan Action ! » pour une politique publique de la transition écologique des secteurs du cinéma et de l’audiovisuel.

Pour respecter l’Accord de Paris, le secteur doit réduire ses émissions de gaz à effet de serre d’au moins 3 % par an entre 2020 et 2030.

VERDI : Comment développer son activité pour aider les villes à rester vivables sous la canicule ?

VERDI est une société d’ingénierie française qui réalise sur tout le territoire français des prestations intellectuelles dans les domaines de la construction, de l’urbanisme et de l’environnement pour des clients publics comme privés.

Son activité consiste notamment à effectuer des études et du pilotage pour des projets aussi divers que la rénovation d’une bretelle d’autoroute, la construction d’immeubles, le réaménagement d’un quartier, l’installation de bassins de rétention d’eau pluviale, etc.

Groupe ARAMIS : Comment être durable dans l’exploitation de l’aluminium ?

ARAMIS est un groupe français spécialisé dans l’exploitation et le négoce de plastique mais surtout d’aluminium, il est leader dans la production de panneaux-sandwichs : des panneaux composites incluant des feuilles d’aluminium que l’on retrouve communément dans les vérandas et certaines portes d’entrée.

Métabief : Une stratégie de renoncement d’une station de ski face au changement climatique

Le 13 septembre 2024, Métabief, une station de ski alpin emblématique du Jura, annonce la fermeture de 30 % de son domaine skiable, en soulevant dans le même temps de nombreuses protestations ainsi qu’une pétition en ligne.

Cette annonce préfigure l’arrêt définitif du ski alpin à horizon 2030, décidé quelques années plus tôt, pour engager la transition de la station confrontée au manque d’enneigement. Le trouble qui affecte la transition de Métabief est multiple. Il témoigne autant des dépendances économiques et infrastructurelles au tourisme d’hiver, que des attachements sensibles des « socioprofessionnels » du secteur, des habitant.es. à la station et son territoire.

Maison Le Breton : La responsabilisation continue d’un viticulteur-négociant en position « sentinelle » face au changement climatique.

Maison Le Breton est une entreprise de viticulture de 15 salariés qui commercialise des assemblages de vins qu’elle conçoit et vinifie à partir de ses vignes et de vins produits par ses partenaires. Ses vins sont vendus essentiellement à l’export et via le e-commerce.

Pocheco : Comment devenir une entreprise à visée régénératrice dans l’industrie de la papeterie ?

Pocheco est une PME française de 80 salariés, spécialisée dans la production d’enveloppes de gestion, de pochettes et sachets en papier.

Si l’entreprise a été impactée par la régulière décroissance des volumes de courrier liée au changement
d’habitude et à la numérisation d’une partie importante des échanges, elle a su redynamiser son activité et faire doubler son chiffre d’affaires entre 2020 et 2024, grâce notamment à une diversification vers l’activité éditique – impression, mise sous plis et tarification du courrier pour des entreprises.

Groupe Lazare – Dilemmes et paradoxes entre transitions et redirection : le cas d’un acteur des services industriels

Groupe Lazare est une entreprise familiale française spécialisée dans les services d’ingénierie, de construction et de maintenance destinés aux secteurs industriels dans l’énergie, la sidérurgie, la chimie ou encore les infrastructures.

Créée il y a un siècle par trois frères poilus de la Grande Guerre pour réaliser des chantiers de nettoyage et de réparation de cheminées, elle s’est peu à peu développée pour développer une expertise reconnue à l’international en traversant plusieurs révolutions industrielles.

Recueil de 9 cas pédagogiques


L’agriculture régénératrice comme seule voie possible pour la transition alimentaire à l’heure des dérèglements climatiques ?


Les résultats 2025 de l’Inventaire forestier national (IFN)

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L’IGN1, référence pour l’information forestière et vigie des forêts françaises, publie les nouveaux résultats de l’Inventaire forestier national (IFN).  Pour 2025, les données confirment la progression de la mortalité des arbres en lien avec une multiplication des crises qui altèrent l’état sanitaire des peuplements et ralentissent la vigueur du puits de carbone des forêts.

Un inventaire statistique depuis 1960
Connaissance des écosystèmes et leurs dynamiques

Un point particulier sur les forêts plantées, qui jouent un rôle important dans la décarbonation de l’économie tout en complétant la dynamique naturelle de régénération des forêts françaises.

Les forêts plantées : un mode de renouvellement

La surface des forêts continue de s’étendre

En France hexagonale et Corse, la forêt couvre désormais 17,6 millions d’hectares (ha), soit 32 % du territoire. C’était 16,2 millions en 2010 et 10 millions il y a un siècle. La forêt est le type d’occupation du sol le plus important après l’agriculture, elle couvre plus de la moitié du territoire. La surface des forêts continue de s’étendre au rythme moyen de 90 000 ha par an.

Une mortalité des arbres en forte hausse

Les forêts sont fortement fragilisées par les sécheresses, les bioagresseurs (champignons, insectes) et les incendies. La mortalité annuelle s’élève en moyenne à 16,7 millions de m³/an sur la période 2015-2023, contre 7,4 Mm³/an sur 2005-2013, soit une hausse de 125 % en dix ans.

Face à une succession de canicules/sécheresses ces dernières années, les forêts françaises continuent d’accuser le coup.

Les essences les plus affectées sont l’épicéa commun (2,4 Mm³/an) victime d’une épidémie de scolytes, le frêne (1,6 Mm³/an) sous l’effet de la chalarose, maladie provoquée par un champignon exotique, et le châtaignier (1,7 Mm³/an) à cause de maladies. Ainsi, les arbres morts représentent 5 % du volume de bois sur pied avec des arbres de toute dimension.

Les informations à retenir

Les données de l’IFN pour la période 2020-2024 publiées aujourd’hui en témoignent :

  • la surface des forêts continue de s’étendre au rythme moyen de 90 000 hectares par an,
  • les arbres morts représentent 5 % du volume de bois sur pied et la mortalité a augmenté de 125 % en dix ans,
  • des indicateurs sanitaires confirment que 8 % d’arbres sont altérés,
  • le stock de bois sur pied augmente moins vite, réduisant d’autant le puits de carbone
Des pressions croissantes et plus sévères

« Les forêts, bois et arbres sont placés sous la sauvegarde de la Nation » : ainsi commence l’article L112.1 du Code forestier.

Pour contribuer à cette ambition, ce même code stipule qu’« il est tenu un inventaire national permanent des ressources forestières » dont est chargé l’IGN dans le cadre de sa mission nationale d’information forestière.

L’état sanitaire des forêts : 8 % des arbres altérés

L’altération de l’état sanitaire des arbres est souvent liée à la présence de bioagresseurs endémiques ou exotiques émergents et à des conditions (climat, état du sol, etc.) de plus en plus défavorables aux arbres du fait du réchauffement climatique. Ce dernier les rend également moins résistants aux bioagresseurs indigènes et exogènes.

Un inventaire forestier national

Créé en 1958 pour décrire et suivre la forêt de manière objective et représentative, l’inventaire forestier national2 est le seul dispositif qui détaille les écosystèmes forestiers et la ressource en bois de l’ensemble des forêts, publiques et privées, sur le territoire hexagonal et la Corse.

En expansion continue depuis plus d’un siècle, la forêt couvre aujourd’hui près d’un tiers du territoire hexagonal et Corse, avec une histoire et des caractéristiques très variées selon les régions.

DEPERIS : une méthode pour évaluer l’état de la cime des arbres

Grâce à l’indicateur DEPERIS qui permet de mieux suivre la dégradation de l’état des arbres, intégré à l’inventaire forestier depuis 2021, l’IGN suit l’évolution de la vitalité des forêts. Sur la période 2021-2024, la France compte 193 millions d’arbres avec des symptômes d’altération (vivants ou morts sur pied depuis moins de 5 ans), soit 8 % des 2,3 milliards d’arbres évalués.

DEPERIS : une méthode unique pour évaluer l’état de la cime des arbres

Ressources et outils de l’IGN


REPRÉSENTATION DES 57 700 POINTS DE LA CAMPAGNE 2024 INTERPRÉTÉS À PARTIR DE PHOTOGRAPHIES AÉRIENNES
  • Retrouver les informations de référence et thématisées sur les grands enjeux forestiers actuels, ainsi que des cartes et des services utiles à la connaissance et à la gestion des forêts à l’échelle des territoires avec l’Observatoire des forêts françaises
  1. L’IGN est un établissement public à caractère administratif ayant pour mission d’assurer la production, l’entretien et la diffusion de l’information géographique de référence en France. ↩︎
  2. L’inventaire forestier national est basé sur une méthode dite « en continu », adoptée en 2005 pour mieux rendre compte des évolutions plus rapides que connaissent nos forêts depuis les tempêtes de décembre 1999 et la sécheresse/canicule de 2003. Les principaux résultats de l’inventaire sont publiés chaque année à partir des données collectées sur le terrain pendant les cinq années précédentes. Près de 60 000 placettes de terrain, inventoriées de 2020 à 2024, sont ici mobilisées (dont 12 000 placettes observées en 2024). Depuis 2017, l’enquête inventaire forestier national figure parmi les enquêtes à caractère obligatoire reconnues d’intérêt général et de qualité́ statistique, au même titre que les enquêtes de l’Insee. Ce label du Conseil national de l’information statistique est une garantie de qualité́, d’objectivité́ et de protection de la vie privée. ↩︎

Face à l’urgence climatique et sociale, 10 initiatives d’entreprises françaises qui transforment durablement leurs activités

Face à l’urgence climatique et sociale, de plus en plus d’entreprises s’engagent concrètement. Le Pacte mondial de l’ONU – Réseau France met en lumière dix initiatives inspirantes portées par ses membres, qui font déjà évoluer leurs pratiques : valorisation des déchets, préservation de l’océan, accompagnement des jeunes vers l’emploi ou encore numérique responsable. Des exemples concrets, innovants et reproductibles qui montrent qu’en matière de durabilité, les entreprises peuvent être de véritables moteurs de changement.

10 principes : Un cadre d’engagement simple, universel et volontaire, autour de Dix principes

Autour de ses Dix principes et des 17 ODD, le Pacte mondial des Nations Unies offre aux entreprises un cadre d’engagement universel pour accélérer la mise en œuvre d’actions efficaces, mesurables et transformatrices. Face à l’urgence d’atteindre les Objectifs de développement durable, il est essentiel de passer des engagements aux réalisations concrètes. À travers la diffusion de ces bonnes pratiques, nous voulons mettre en lumière les initiatives d’entreprises françaises qui transforment déjà leurs modèles d’affaires et inciter d’autres organisations à s’engager activement pour un avenir plus durable et inclusif.

Nils Pedersen
Délégué général du Pacte mondial de l’ONU – Réseau France


Le Pacte mondial de l’ONU – Réseau France est la principale initiative internationale reliant les Nations Unies aux entreprises qui s’engagent à respecter dix principes universels

Les 10 Bonnes pratiques

Salaire décent

Comment ces entreprises françaises membres du Pacte mondial de l’ONU ouvrent la voie – L’Oréal, Michelin, Schneider Electric

Rémunérer correctement ses salariés partout dans le monde en tenant compte du coût de la vie et de la situation économique du pays d’implantation de l’entreprise est un enjeu important de 3 entreprises pionnières en France. Schneider Electric, L’Oréal et Michelin ont adopté le salaire décent pour l’ensemble de leurs salariés et souhaitent l’étendre à leurs fournisseurs. 

La régénération du brome

Le groupe Séché Environnement et une innovation au service du traitement des déchets industriels

Acteur historique de la gestion des déchets et de l’économie circulaire, et adhérent au Pacte mondial depuis 2003, le groupe Séché est implanté dans 16 pays, avec plus de 120 sites dans le monde, dont une cinquantaine en France. Sylvain Durécu, Directeur R&D, et Constance Descotes, Directrice de la Communication, nous expliquent comment l’innovation est, dans l’entreprise, au cœur du dispositif de recyclage des déchets avec l’exemple du brome.

Financer les Sea Tech

Pour préserver l’océan, accélérer la transformation de l’économie maritime avec le Crédit Mutuel Arkéa

Face à l’urgence climatique et à l’épuisement des ressources marines, la préservation de l’océan impose une réponse technologique et financière ambitieuse. Depuis sa base bretonne, le Crédit Mutuel Arkéa s’engage sur le financement des Sea Tech, ces innovations technologiques au service d’une économie bleue durable. Rencontre avec Maïwenn Abgrall, responsable de la filière maritime au Crédit Mutuel Arkéa.

Orienter les collégiens vers les métiers de la transition énergétique 

L’exemple de la société Idex.

Un bus itinérant pour sensibiliser les jeunes aux métiers de la transition énergétique. L’IdexCollegeTour lancé en 2023 par la société Idex, spécialisée dans les infrastructures énergétiques locales et bas carbone, a déjà touché 3 000 élèves. Hélène Senée, directrice projets RH, et Charlotte Leca, directrice de l’Engagement, nous expliquent le projet.

Formation à la langue française

GSF CLOÉ est un programme de formation en français pour les personnes issues de l’immigration ou éloignées de l’emploi – GSF

GSF, adhérente au Pacte mondial depuis 2006, est une société spécialisée dans la propreté et les prestations multiservices. L’entreprise œuvre à lutter contre l’illettrisme, l’analphabétisme et l’illectronisme. Sabine Dujarric-Oueslati, Responsable formation, nous explique le programme GSF CLOÉ lancé en 2023.

Numérique à impact 

La mission de Sigma

Alors que la loi Pacte de 2019 stipule que toute entreprise doit prendre en considération les enjeux environnementaux et sociétaux de ses activités, comment le secteur du numérique, en pleine croissance, avec l’arrivée de l’IA notamment, peut-il proposer des solutions responsables ? Sigma fait partie des grandes entreprises du numérique à devenir entreprise à mission. Thierry Soulard, directeur RSE chez Sigma et président du comité de mission, nous éclaire sur cet engagement à devenir pionnier du numérique à impact. 

Financer l’essentiel pour un avenir durable 

Sfil accompagne les collectivités territoriales dans leurs projets à impact

Sfil, filiale du groupe Caisse des Dépôts depuis 2020, propose une offre de prêts thématiques (verts et sociaux) pour accompagner l’investissement à impact des collectivités territoriales. Maya Brahimi, directrice du développement durable de Sfil, nous explique comment cette banque soutient la transition écologique et sociale à l’échelle locale. 

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Comment former des managers responsables ?

L’exemple de Kedge Business School

École de management de statut associatif, reconnue d’intérêt général, KEDGE Business School accueille chaque année 15 000 apprenants et a la volonté de former des managers responsables qui participeront à la construction de modèles d’entreprises durables et inclusifs. En adhérant au Pacte mondial en 2005 puis aux Principles for Responsible Management Education (PRME) en 2008, l’établissement contribue dans le monde académique à la mise en œuvre du développement durable.

Accompagner les jeunes dans leur projet professionnel

L’exemple de SOS Intérim

Adhérente au Pacte mondial depuis 2008, SOS Intérim est une entreprise familiale, pionnière du travail temporaire en région normande. Pour aider les jeunes à trouver un emploi et construire leur projet professionnel, la société accompagne deux associations : 100 chances 100 emplois et Entreprendre Pour Apprendre Normandie, contribuant ainsi à de nombreux ODD liés à l’amélioration des conditions de vie et de travail : ODD 1 (éliminer la pauvreté), ODD 4 (éducation de qualité dans des conditions d’équité), ODD 8 (travail décent), ODD 10 (réduction des inégalités). Mélanie Charon, Présidente de SOS Intérim, Mélanie Bottereau, Responsable QSSE-RSE, nous expliquent leur engagement.

Les micro-algues, une voie d’avenir ?

Entretien avec Fermentalg, pionnier français de la biotechnologie bleue

Avec son adhésion au Pacte mondial des Nations Unies en décembre 2024, Fermentalg affirme son engagement en faveur des Objectifs de développement durable (ODD). L’entreprise, créée en 2009, place sa mission dans une approche “One Health” – une seule santé, qu’elle soit humaine, animale ou environnementale. Rencontre avec Adeline Lapendrie, responsable de site et coordinatrice RSE, et Marie-Jeanne Fallourd, directrice marketing & produits.

Les Français, inquiets face aux évènements climatiques extrêmes, veulent des mesures écologiques ambitieuses


Alors qu’un nouveau gouvernement devrait être prochainement nommé, le Réseau Action Climat publie un sondage réalisé par IPSOS qui montre l’inquiétude grandissante des Françaises et Français face à la hausse des événements climatiques extrêmes. Dans ce contexte, ils jugent l’action du Président et de ses gouvernements insuffisante en matière d’écologie et de lutte contre le changement climatique et soutiennent très majoritairement les mesures écologiques testées.


3/4 des Français sont favorables à conditionner les aides publiques destinées aux entreprises à des engagements écologiques et sociaux

Les Français de plus en plus préoccupés par les enjeux environnementaux et climatiques

perception des évènements climatiques : un consensus sur la hausse des événements extrêmes et leur lien avec le réchauffement climatique


Pour près de 6 Français sur 10, les événements climatiques extrêmes augmentent beaucoup

Le nouveau gouvernement ne pourra pas faire abstraction de ces enjeux alors même que :

  • 93 % des Français constatent l’augmentation des événements climatiques extrêmes
  • 91 % d’entre eux l’attribuent au changement climatique.
  • 89 % en sont inquiets (dont 32 % très inquiets).

Pour une large majorité, cette augmentation des événements climatiques extrêmes est liée au changement climatique


Contrairement au “backlash” environnemental mis en scène par certaines personnalités politiques, une majorité des Françaises et Français (y compris les sympathisants de la majorité présidentielle) pensent qu’Emmanuel Macron et ses gouvernements successifs ne sont pas allés assez loin en matière d’écologie.


Face à l’augmentation de ces évènements, l’inquiétude prévaut.

Pour les Français, l’État doit accentuer la planification écologique et créer des emplois dans la transition écologique, même si cela suppose un cadre plus contraignant et un coût (à 67 % et majoritaire quelle que soit la sensibilité politique)


Pour les Français, l’État doit accentuer la planification écologique et créer des emplois dans la TE, même si cela suppose un cadre plus contraignant et un coût

Les Français soutiennent très majoritairement les mesures écologiques testées, un soutien qui transcende les clivages politiques

  • 89 % sont favorables aux panneaux solaires sur bâti existant et 75 % pour le développement des énergies renouvelables (éolien et solaire)
  • 87 % sont favorables au maintien de l’objectif Zéro artificialisation nette
  • 79 % pour un soutien par l’État des communes (rénovation des bâtiments publics, végétalisation, etc.) afin qu’elles puissent s’adapter au changement climatique, même si cela représente un coût pour les finances publiques
  • 78 % d’entre eux sont pour limiter au maximum l’usage des pesticides
  • 76 % pour maintenir MaPrimeRénov’ afin de ne pas mettre en difficulté les ménages qui comptent sur cette aide pour réaliser des travaux de rénovation performante de leur logement et réduire leurs factures d’énergie, même si cela représente un coût pour le budget de l’Etat.
  • 75 % pour conditionner les aides publiques aux entreprises à des engagements écologiques et sociaux de leur part.

8 Français sur 10 estiment qu’il faut limiter le plus possible l’usage des pesticides dans l’agriculture

Ce nouveau gouvernement, après une crise politique majeure, aura l’occasion de reconnecter la politique aux préoccupations des Françaises et Français. Le changement climatique en est l’une des plus fortes. Les propositions pour répondre à cet enjeu, largement soutenues par les électeurs de tous les partis, ne pourront être ignorées, en particulier dans le projet de loi de finances mais aussi lors des municipales à venir.


Les trois quarts des Français se disent favorables au développement des énergies renouvelables sur le sol français 

Sondage Ipsos bva pour le Racf : « La perception par les Français des enjeux et des mesures écologiques » – Octobre 2025


La régénération au service de la résilience des entreprises

“La régénération au service de la résilience des entreprises” est un vaste sujet confié à adaptation/s par le Collège des Directeurs du Développement Durable (C3D) et dévoilé en avant première à PRODURABLE. Maud Mielvaque, co-fondatrice d’adaptation/s nous résume ce qu’il faut en retenir.

Que retenir de la régénération au service de la résilience des entreprises ?

Lien entre vulnérabilité et approche régénératrice des entreprises
Maud Mielvaque Mitigation – Adaptation – Transparency
  • 1️⃣ La régénération de la nature est non seulement une réponse majeure aux impacts environnementaux (par la régénération des cycles de l’eau et des microclimats locaux, captation du carbone, augmentation de la biodiversité, dépollution de l’eau, de l’air et des sols), et c’est aussi une réponse efficace et efficiente aux nouveaux risques environnementaux qui touchent les entreprises (au niveau des ressources, de la chaîne logistique et des usines).
  • 2️⃣ Nous avons pu constater que de nombreuses grandes entreprises ont pris le sujet à bras le corps et nous ont partagé un grand nombre d’exemples concrets inspirants sur de nouvelles approches régénératives et la mise en œuvre de solutions fondées sur la nature pour leur résilience
  • 3️⃣ Bien évidemment, le niveau d’engagement des entreprises sur l’agriculture régénératrice dépend directement de leurs dépendances et vulnérabilités vis à vis des ressources naturelles (eau, matières premières)
  • 4️⃣ Mais toutes les entreprises industrielles peuvent être touchées par les aléas climatiques sur leurs infrastructures, les obligeant à se poser la question de leur résilience et donc de la mise en place des solutions Fondées sur la Nature en complément d’autres solutions d’adaptation
Illustrations de vulnérabilités physiques sur la chaîne de valeur des entreprises

Introduction de Daniela Burla et Fabrice Bonnifet

« Ce rapport sur la régénération au service de la résilience des entreprises est le fruit d’un travail collectif nourri pendant plus d’un an au sein du C3D. Nous avons souhaité, avec les membres du groupe de travail, revenir à l’essence de ce que signifie la régénération : s’inspirer des capacités de la nature
à se réinventer pour rendre nos entreprises plus robustes face aux bouleversements en cours
.

Fabrice Bonnifet, Président du C3D

La régénération n’est pas une utopie lointaine. Elle est une nécessité et un levier concret pour répondre à la polycrise environnementale.

Daniela Burla
Directrice RSE et QSE
Groupe SETEC

En redonnant à la nature sa capacité à réguler les grands équilibres, les entreprises trouvent aussi un chemin vers leur propre résilience, sécurisent leurs chaînes de valeur et inventent de nouvelles façons de créer de la valeur.

Ce rapport ne se contente pas de poser des constats. Il propose des définitions claires, des étapes structurées et des exemples concrets d’entreprises qui expérimentent et ouvrent la voie. L’ambition est de donner à chacun des clés pour passer à l’action, avec humilité mais aussi avec détermination, car nous n’avons plus le luxe d’attendre.

Nous espérons que ces pages vous inspireront, nourriront vos réflexions et surtout, encourageront vos décisions. Car c’est par nos choix, collectifs et individuels, que nous pourrons faire de la régénération un pilier central de l’entreprise de demain »

Comment les entreprises mettent en œuvre la régénération ?

La régénération de la nature comme levier pour réduire les coûts

Illustrations par les initiatives des entreprises membres du C3D :

Des exemples basés sur les interviews d’une quinzaine d’entreprises membres du C3D pour mieux comprendre leurs enjeux et les initiatives menées. Ces exemples sont tirés d’entretiens. Le rapport assume l’absence d’exhaustivité et vise à présenter un échantillon d’actions menées en France dans divers secteurs.

L’approche régénératrice est récente, mais le mouvement se met en place et doit être une source d’inspiration pour toutes les autres entreprises.

Il n’est pas si simple de mettre en place une démarche régénératrice malgré parfois la grande motivation des certaines entreprises à le faire. En effet, la régénération des services écosystémiques a des impacts physiques sur la nature et ses écosystèmes qui sont souvent bien compris par les entreprises mais pour autant l’approche reste complexe à intégrer dans les stratégies et les fonctionnements opérationnels de l’entreprise sans s’assurer d’un retour sur investissement financier probant.

Exemples urbains et agricoles de maladaptation

Pour l’instant, l’approche régénératrice est plus facilement intégrée dans les entreprises ayant une forte dépendance au ressources naturelles et dont la vulnérabilité touche directement le ROI des opérations, voire peut engendrer un risque fort d’interruption d’activité.

Ces entreprises dépendantes des matières biosourcées reconnaissent le sujet comme stratégique, cœur de business et y travaillent depuis déjà plusieurs années

Ils ont contribué au rapport

Merci à Fabrice Bonnifet, Daniela BURLA et Agnès Rambaud-Paquin pour leur confiance sur le sujet et à toutes les entreprises qui ont donné de leur temps pour présenter leurs initiatives : Joël TRONCHON et Jehanne Fabre (L’Oréal), Emilie RIESS DEMEUSOIS (groupe PVCP), Eve Hagendorf (Michelin), Isabelle GUYADER (Decathlon), Xavier Vercelletto (Fnac Darty), Géraldine Vallejo (Kering), Guillaume Lascourrèges (Clarins), Delphine DEFRANCE 🦋 (Valgo), Gwyneth Weller et Noémie Bauer (Pernod Ricard), 🌱🌱Alessandra Lobba (AgnèsB), Jessica Lam (Sonepar), Elodie Jupin et Francois Clement-Grandcourt (Bic), Ingrid JOUVE (Spie), Charles Dezitter (McCain), Corinne Willecomme – Aude (Vallourec), Antoine Dufetelle et Audrey GERARD (FM Logistic), Carine de Boissezon 🌏, Alexandre Marty et Laure HERVE (EDF).

Grande consultation nationale des maires et élus municipaux de France sur les enjeux climatiques et énergétiques de leur territoire

Le groupe de réflexion The Shift Project et l’association de bénévoles The Shifters ont lancé d’octobre à décembre 2025 « La Grande Consultation des Maires et des élus municipaux1», une enquête en ligne destinée à recueillir la voix de milliers d’élus sur les enjeux climatiques et énergétiques de leur territoire. L’étude, réalisée avec les bénévoles Shifters auprès de 3000 élus municipaux, dont 1000 maires, montre que l’engagement pour la transition énergétique et climatique est massif sur l’ensemble des territoires, ruraux comme urbains, et qu’il dépasse les préférences partisanes. Le vrai frein n’est pas électoral, les répondants ne craignant pas l’impopularité de mesures environnementales, il est bien plus opérationnel : les élus ont besoin de stabilité et de lisibilité, de formation et d’ingénierie.

Grande consultation nationale des maires et élus municipaux de France sur les enjeux climatiques et énergétiques de leur territoire

Les résultats de la Grande Consultation des Maires et des Élus municipaux

Synthèse de la Grande Consultation

Le Grand Atelier par l’Association des Maires Ruraux de France – AMRF

La transition écologique ne se gagnera probablement pas depuis Paris. C’est le pari qu’a fait l’Association des Maires Ruraux de France – AMRF en 2023 en lançant le Grand Atelier, une expérimentation de démocratie participative pour que les élus ruraux construisent, à partir de leurs réalités, leur propre vision de la transition.

Sur le modèle de la Convention citoyenne pour le climat, 100 maires ont été réunis pendant 4 week-ends autour de trois grands sujets :

  • la transition écologique dans les territoires ruraux,
  • les biens communs naturels,
  • et les leviers d’action et ressources disponibles.

Six mois de travail, d’échanges entre pairs et de confrontation avec les meilleurs experts du climat, pour construire collectivement une feuille de route ancrée dans les réalités du terrain. Une démarche qui fait écho aux enseignements de la Grande Consultation des Maires et Élus municipaux, menée par The ShiftProject avec Les Shifters auprès de 3 000 élus.

Premier enseignement :
la volonté d’agir est là.

  • ➡️ Seulement 4 % des élus interrogés ne souhaitent pas accélérer la transition. Cet engagement dépasse les clivages partisans comme les frontières entre rural et urbain.
ENSEIGNEMENT #1 : La transition, une préoccupation centrale

Mais la volonté ne suffit pas.
Les freins sont avant tout opérationnels.

  • ➡️ Manque de moyens (pour 59 % des répondants), accumulation des urgences quotidiennes (57 %) et du manque de connaissances ou de compétences (41 %).

Dans ce contexte, le Grand Atelier de l’AMRF apporte une réponse originale qui vise à créer les conditions pour que les élus ruraux montent en compétences ensemble, s’inspirent mutuellement et portent une parole politique qui manque aujourd’hui dans le récit national. Car les communes rurales représentent 88 % du territoire et détiennent les biens communs naturels essentiels à la transition, la transition ne se fera pas sans elles.

L’engagement pour la transition dépasse les préférences partisanes, chez les élus issus aussi bien des territoires urbains que ruraux.

Près de 90 % des répondants considèrent avoir pris en compte la transition énergétique lors de leur mandat (note d’au moins 5 sur 10 à la question de la prise en compte de la transition énergétique).

Cet engagement dépasse largement les préférences partisanes : 85 % des répondants ayant une préférence partisane à gauche ou très à gauche expriment avoir pris en compte la transition énergétique lors de leur mandat, une proportion qui monte à 88 % pour les répondants au centre, à droite ou très à droite. Les élus ruraux (86 %) et péri-urbains (87 %) font autant partie de cette dynamique que les élus urbains (91 %), contredisant l’idée selon laquelle la transition serait avant tout un sujet de citadins.

ENSEIGNEMENT #2 : Des élus engagés

Les élus locaux agissent d’abord par pragmatisme, pour des raisons concrètes de qualité de vie, de santé et de pouvoir d’achat.

Les deux premières motivations des élus pour agir en faveur de la transition sont l’amélioration de la qualité de vie et de la santé des habitants (77 %) et la diminution des dépenses énergétiques (75 %). La contribution à l’effort de neutralité carbone arrive en 4ème position (55 %), montrant que la transition est perçue avant tout comme une politique pragmatique d’amélioration du cadre de vie, de protection de la population et d’indépendance énergétique. De même, l’attractivité du territoire (21 %) et la création d’emplois non délocalisables (17 %) sont nettement moins cités parmi les motivations des répondants.

Cela se traduit par un plus fort soutien et par un engagement en faveur d’actions concrètes permettant des bénéfices en termes de confort et d’économies d’énergie : rénovation des bâtiments de la collectivité et des logements (93 %) , développement d’infrastructures nécessaires à la mobilité active et aux transports collectifs (83 %), contre 74 % pour le suivi des émissions de gaz à effet de serre de la collectivité et du territoire.

Le vrai frein n’est ni idéologique, ni électoral, mais opérationnel et capacitaire, et aggravé par l’instabilité réglementaire.

Le premier frein à l’action identifié par les répondants se situe plutôt du côté de la collectivité avec le manque de moyens (59 %), suivi par des freins plus personnels de l’élu comme l’accumulation des urgences quotidiennes (57 %) et le manque de connaissances ou de compétences (41 %). La crainte de l’impopularité ou du risque électoral figure parmi les freins les moins cités par les élus (respectivement 7 % et 4 %), et devient marginale dans les communes rurales.

Les maires expriment une frustration forte devant l’instabilité : subventions modifiées, règles révisées, conditions d’éligibilité mouvantes.

ENSEIGNEMENT #3 : Des élus qui agissent par pragmatisme. – ENSEIGNEMENT #4 : Des freins essentiellement opérationnels

Les élus ne demandent qu’à en faire davantage : la formation et l’ingénierie sont les premiers besoins identifiés par notre étude et exprimés par les répondants pour accélérer leur engagement.

Seuls 4 % des répondants indiquent ne pas souhaiter engager ou accélérer la transition climatique et énergétique sur leur territoire.
Pour lever les freins qu’ils identifient, leurs besoins prioritaires portent sur de la documentation et des retours d’expériences concrets (46 %), des formations courtes (44 %), de l’expertise technique accessible et des outils de communication pour convaincre la population (39 %).
En croisant les résultats, on constate que plus les répondants estiment avoir un bon niveau de connaissances sur les enjeux climatiques et énergétiques, plus ils sont nombreux à mettre en place des actions d’adaptation ou d’atténuation.

Il subsiste des besoins de dialogue et de compréhension mutuelle entre les élus et leurs électeurs.

39 % des répondants déclarent ignorer la façon dont la population juge leur action en faveur de la transition. C’est particulièrement vrai dans les communes rurales.
35 % des répondants estiment que leur action en faveur de la transition est jugée adaptée par la population, alors que 77% des Français estiment que leur maire ne met pas assez d’actions en place pour lutter contre le dérèglement climatique (source : étude Odoxa “Ma commune mon maire et moi – volet-Environnement, Septembre-2025).

Les associations environnementales, les entreprises et les artistes font partie des acteurs identifiés par les élus pour jouer le rôle de relais auprès de la population.

ENSEIGNEMENT #5 : La formation des élus, un levier incontournable – ENSEIGNEMENT #6 Un manque de dialogue subsiste entre élus et citoyens

Le « backlash écologique » n’existe pas chez les élus locaux. La transition énergétique et climatique est pour eux une préoccupation centrale, et est considérée comme un enjeu prioritaire du prochain mandat.

Les élus municipaux sont massivement préoccupés par le changement climatique (87 % évaluant cette préoccupation personnelle à au moins 7 sur 10), et fortement préoccupés par la dépendance nationale aux énergies fossiles (70 % évaluant cette préoccupation personnelle à au moins 7 sur 10).

53 % des élus municipaux citent la préservation de l’environnement comme l’un des trois enjeux prioritaires de leur mandat, et cette proportion monte à près de 70 % pour le prochain mandat, qu’ils se représentent ou non. Cet enjeu arrive devant la revitalisation des centres-bourgs (41 %), la fiscalité (34 %) ou la sécurité (29 %), et ce quelle que soit la préférence partisane ou le type de territoire des répondants.

Lorsqu’ils se projettent vers les enjeux du mandat à venir, les deux thématiques qui vont le plus gagner en importance sont la préservation de l’environnement (+ 17) et les transports (+ 15).

Enfin, 89 % des répondants pensent que la transition énergétique et climatique des territoires doit faire partie des priorités du ou de la prochain(e) Président(e) de la République.

Les résultats détaillés de la grande consultation

Objectifs de la grande consultation

Ce questionnaire, exclusivement adressé aux maires et aux élus municipaux, permettra de mieux comprendre leur perception des enjeux, les motivations qui les poussent à agir, les freins qui peuvent les en empêcher, ainsi que leurs besoins pour aller plus loin.

« On ne va pas venir vous demander des comptes sur ce que vous faites comme action. On va essayer de faire un travail original qui consiste à vous demander comment vous vous sentez vis-à-vis de la transition écologique. » résume Jean-Marc Jancovici dans une vidéo où il s’adresse aux élus municipaux.

Cette enquête qualitative complète la centaine d’entretiens qualitatifs déjà réalisés auprès de maires de la France entière depuis l’été 2025.

Les résultats de cette grande consultation seront mis au service de l’action des Shifters pour mettre au cœur des débats les questions climatiques et énergétiques dans la campagne des élections municipales de 2026.

Pourquoi lancer cette consultation aujourd’hui ?

À six mois des Municipales, il semble indispensable de mieux comprendre les motivations, les freins et les besoins des maires et conseillers municipaux pour mener à bien la transition de leur commune, et ce pour quatre raisons :

  1. Il est nécessaire d’appuyer les actions des collectivités dans un contexte où les enjeux environnementaux perdent du terrain au niveau national, malgré l’urgence climatique.
  2. Les maires et conseillers municipaux bénéficient d’une influence accrue au niveau local, en embarquant les citoyens, mais aussi au niveau national, en élisant les sénateurs. Ils sont les figures politiques les plus appréciées des Français.
  3. Les élus locaux disposent de nombreux leviers d’action pour accélérer la transition.
  4. L’échelon local est un terrain d’expérimentation concret particulièrement sensible car il exacerbe les clivages autour de la transition en rendant les enjeux concrets et tangibles.

Faire remonter les enjeux locaux au niveau national

Cette consultation constitue également une étape importante d’un travail au long cours que le Shift Project souhaite mener avec les élus locaux, en particulier pour faire remonter leurs enjeux au niveau national.

Les résultats de cette grande consultation seront mis au service de l’action du Shift Project et des Shifters pour mettre au cœur des débats les questions climatiques et énergétiques dans la dernière ligne droite de la campagne des municipales, et outilleront les électeurs afin que le sujet soit considéré comme une priorité du territoire.

L’association des Shifters, composée de plus de 20 000 bénévoles, est mobilisée pour co-piloter cette enquête et la relayer, en particulier à travers les 70 « groupes locaux » de l’association, notamment via un kit de diffusion dédié.


  1. La consultation est réalisée en partenariat avec l’éditeur d’étude Le Sphinx et est accessible via le lien grandeconsultationdesmaires.fr. ↩︎

Comment sensibiliser des publics désintéressés par les enjeux climatiques ?

Comment surpasser la division et engager un maximum de monde dans un vaste mouvement d’ensemble ?
Comment engager la population pour faire shifter la France ?

Pour répondre à ces questions, visionnez une table ronde organisée pendant la dernière UniverShifté



Mathilde Le Roy, Entrepreneure d’intérêt général, répond aux 9 questions Cdurable

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À l’occasion de la Semaine européenne du développement durable, l’Ademe a rappelé les 8 gestes les plus efficaces pour réduire son empreinte carbone, avec le calculateur Nos Gestes Climat. Mathilde Le Roy, Entrepreneure d’Intérêt Général et Directrice de l’Impact pour Nos Gestes Climat à l’ADEME, a accepté de répondre aux 9 questions essentielles pour Cdurable, synthèse entre les 9 besoins fondamentaux de l’être humain et les 9 principes du vivant.

Entreprendre
pour le service public

Les Entrepreneur(e)s d’intérêt général (co)pilotent le lancement et l’accélération de services numériques conçus selon l’approche beta.gouv.fr en soutien aux politiques publiques.

Mathilde Le Roy, Entrepreneure d’intérêt général

Mathilde Le Roy rejoint la Direction interministérielle du numérique en janvier 2025 en tant que Directrice de l’Impact pour 2 start-ups d’État de l’Accélérateur de la Transition Ecologique de l’ADEME : Nos Gestes Climat & Impact CO2.

Entrepreneure dans la tech depuis plus de 10 ans, elle a été notamment la fondatrice et CEO de KAZoART, marketplace de vente d’art en ligne, revendue en Juin 2023. Elle est également impliquée dans l’écosystème tech en tant que Présidente de la French Tech Bordeaux.

Fortement animée par les enjeux de l’impact et en particulier de la transition écologique, elle met ses capacités entrepreneuriales et managériales au service de missions d’intérêt général, avec le souci permanent d’en maximiser l’efficacité.

« Entrepreneure d’Intérêt Général »,
c’est quoi ?? :

l’État recrute d’anciens startuppers pour lancer et piloter des innovations et projets numériques pour le compte des ministères et agences publiques, « en mode startup », et servir des missions d’intérêt général à fort impact.

Mathilde Le Roy, Entrepreneure d’intérêt général

Elle apporte son expérience de développement d’entités et de nouveaux business dans la tech, de pilotage d’équipes, et sa forte sensibilité à l’impact, pour accompagner la structuration et la performance des services qu’elle supervise.

Question Cdurable à Mathilde Le Roy

Questions Cdurable !
ou c’est pas durable ?

Au delà des communiqués, qui ne présentent souvent que le « meilleur », et du développement durable, qui ne fait que tenter de réduire les impacts négatifs d‘une croissance volumique, nous nous intéressons aujourd’hui, 20 ans après la création de Cdurable.info, aux questions essentielles. Alors Cdurable ou pas ? 9 questions qui nous invitent à Comprendre pourquoi Agir & Coopérer avec le vivant, Cdurable !

1 – Quelle est la nature de ma relation avec le vivant ?

Je suis citadine, mais la nature a toujours fait partie de ma vie grâce notamment à ma mère, passionnée de plantes, qui m’a transmis son goût et ses connaissances. Avant de rejoindre l’ADEME, j’ai travaillé pendant 2 ans sur un projet d’entreprise innovante autour de l’agriculture régénératrice : une révélation. J’y ai compris à quel point la santé des sols conditionne la nôtre, notre résilience alimentaire et notre lien au vivant. Cette expérience a profondément changé ma manière de voir le monde.

2 – Quels sont mes besoins et choix d’alimentation ?

J’ai beaucoup évolué ! D’une approche purement pratique, je suis passée à une alimentation plus consciente. Je mange beaucoup moins de viande, achetée localement chez un éleveur, et je privilégie les produits non transformés, et bio quand c’est possible Mais je crois aussi qu’il faut rester lucide : trop d’injonctions finissent par décourager.

Entre climat, santé, local, bio et labels, on s’y perd !
Manger doit rester un plaisir, simple et joyeux.

3 – Quel est mon type d’habitat actuel et idéal ?

Je vis dans une maison de ville avec jardin, où je jardine dès que je peux. C’est une vieille maison, encore perfectible : isolation, pompe à chaleur, panneaux solaires… tout est sur la liste. On avance à notre rythme, en fonction des moyens qu’on peut y allouer, et en gardant le sens des priorités et de l’équilibre entre contraintes et plaisir.

La transition doit rester soutenable, même dans le quotidien.

4 – Quelle activité physique favorise mon bien-être et ma santé ?

Je suis très active au quotidien, adepte des activités de plein air : vélo au quotidien, course à pied, et randonnées en montagne l’été avec ma famille. C’est à la fois un moment d’évasion, de sport et de reconnexion à la nature. Le bon équilibre pour moi, en phase avec mes besoins et mes valeurs. 

5 – Quels savoirs m’ont permis de comprendre comment agir ?

Mon éveil écologique s’est fait pas à pas. Ca a commencé par l’émission « La Terre au Carré » de Mathieu VIdard que j’écoute depuis ses débuts, qui a un angle très scientifique dans son approche, avec beaucoup de pédagogie et d’éclectisme. Ça a été ma porte d’entrée pour découvrir des scientifiques de référence dans leur domaine, des lectures, des documentaires, des articles, …

Même s’il m’arrive de lire des sources assez techniques, je veille à conserver surtout un lien avec des médias et supports grand public (podcasts, newsletters, sites d’information comme le vôtre d’ailleurs), plus informationnels que militants, aussi, ce qui est indispensable vu mon métier pour Nos Gestes Climat : veiller à rester dans une approche de vulgarisation, plus rassembleuse que clivante. 

6 – Quel est le sens que je donne à mon travail ?

À un moment, j’ai compris que
je ne pouvais plus rester spectatrice.

J’ai voulu aligner mes convictions et ma vie professionnelle. Après un passage dans l’agriculture durable, j’ai rejoint l’ADEME depuis 1 an, pour piloter notamment Nos Gestes Climat. Servir une institution qui agit concrètement pour la transition écologique est un vrai honneur. C’est ma manière d’agir pour le bien commun.

7 – Quelle énergie j’utilise pour mes besoins ?

Je me déplace à vélo, comme mon mari et mes enfants. Bordeaux s’y prête bien : tout plat, tout doux ! Nous avons une voiture électrique… et un vieux van diesel pour les escapades familiales – personne n’est parfait. Côté chauffage, on vit à 17-18°C l’hiver.

On fait de notre mieux, sans prétendre à la perfection : pour moi, la sincérité vaut mieux que la vertu affichée. Je trouve que c’est la meilleure manière de montrer l’exemple. 

8 – Quelle est mon implication personnelle pour l’intérêt général ?

Servir l’intérêt général, c’est le fil rouge de mon parcours. Mon titre d’« Entrepreneur·e d’intérêt général » n’est pas anodin ! J’ai toujours eu ce besoin d’agir pour des causes collectives, que ce soit par l’engagement public, associatif ou politique.

Après avoir été entrepreneure dans l’impact pendant 10 ans, rejoindre la fonction publique a été, pour moi, une manière concrète de mettre mon énergie au service du bien commun.

9 – Quels sont mes liens de coopération et ma participation au bien commun ?

Deux causes me tiennent à cœur : le climat et les femmes. Quand les deux se rejoignent, c’est encore plus fort. Les femmes sont souvent les premières touchées par la crise climatique, et il faut le dire.
Je soutiens notamment l’association Marie Curry, une entreprise bordelaise qui forme à la cuisine des femmes issues de l’immigration. C’est une belle façon de créer de l’autonomie, de la dignité et du lien.

Association solidaire Marie Curry

10 – Carte blanche : quel message essentiel souhaitez-vous faire passer ?

Chez Nos Gestes Climat, nous aidons chacun à mesurer son empreinte carbone et eau pour mieux agir.

Mais attention : la transition n’est pas un concours de vertu. Ce n’est pas en culpabilisant qu’on fera bouger les lignes. Je crois profondément, et qui plus est en ces temps où le discours et les récits moralisateurs ne passent plus auprès d’une large partie de la population, à une écologie de l’encouragement et de l’action collective. Montrer qu’agir, c’est possible, et même gratifiant.

C’est avec optimisme, pas avec la peur, qu’on fera avancer la société.

C’est en tout cas mon combat du quotidien au sein de l’ADEME, avec les outils que je pilote dans le cadre citoyen (également Impact CO2 et J’agis).

Comment l’épargne des citoyens peut-elle devenir un levier de transformation sociale, écologique et économique en milieu rural ?

À l’occasion de la Semaine de la Finance Solidaire organisée par FAIR du 10 au 17 novembre 2025, Énergie Partagée, Villages Vivants, Terre de Liens et la Coopérative Oasis invitent les citoyens à participer à un cycle de quatre webinaires pour comprendre comment investir dans des projets qui transforment concrètement les territoires ruraux.

La ruralité, laboratoire vivant de la transition

Françoise Gatel, Ministre déléguée chargée de la Ruralité, du Commerce et de l’Artisanat

Comme le soulignait Françoise Gatel, Ministre déléguée chargée de la Ruralité, du Commerce et de l’Artisanat dans Libération le 20 juin 2025 : « La ruralité est devenue un espace désirable, synonyme de sobriété et de solidarité. Grâce à l’engagement des acteurs locaux et au soutien des collectivités publiques, elle est aujourd’hui un véritable laboratoire de « trucs qui marchent » ».

Dans les zones rurales, habitants et acteurs locaux expérimentent de nouvelles façons de cultiver, produire de l’énergie, habiter et faire vivre leurs villages. Ils s’attaquent à des enjeux de société et entreprennent des projets d’envergure réunissant citoyens, collectivités et acteurs privés, pour transformer concrètement et durablement leur territoire.

Ces initiatives, souvent collaboratives et solidaires, montrent qu’il est possible d’allier impact social, écologie et dynamisme économique sur tous les territoires.

En organisant une série de 4 webinaires « Investir rural et solidaire », Énergie Partagée, Villages Vivants, Terre de Liens et la Coopérative Oasis souhaitent à la fois souligner le potentiel des milieux ruraux et démultiplier les initiatives en donnant différentes clés pour s’investir au cœur des territoires.

La finance solidaire comme outil de transformation

Ces associations et coopératives s’appuient sur la finance solidaire : un outil puissant et fédérateur pour renforcer leur action et essaimer partout en France. Déjà, Villages Vivants, Terre de Liens, Énergie Partagée et Coopérative Oasis réunissent des milliers de sociétaires actionnaires d’une finance du réel, tournée vers les besoins locaux élémentaires.

81% des Français pensent qu’il faudrait davantage s’inspirer de ce qui se passe dans les zones rurales pour résoudre les problèmes à l’échelle nationale.

D’après l’enquête Paroles de Campagnes réalisée par Destin Commun, Bouge ton Coq, InSite et Rura ( 2025)

4 acteurs au cœur de cette transition rurale 

À l’occasion de la Semaine de la Finance Solidaire, quatre acteurs de cette transition rurale organisent un cycle de 4 rencontres en ligne (webinaires) du 12 au 17 novembre, pour présenter leur action, et en appellent à de nouveaux sociétaires, désireux de donner du sens et des valeurs à leur épargne, au service de la ruralité. 

Basquinat – Emmaüs Le Maquis – Terre de Liens

Tous agissent grâce à la finance solidaire, chacun dans sa spécialité :

  • La Coopérative Oasis facilite l’émergence, le développement et la pérennité d’écolieux collectifs en France, appelés les « oasis » (écohameaux, habitats participatifs, fermes collectives, tiers-lieux…).
  • Villages Vivants achète, rénove et loue des locaux vacants (boutiques, friches immobilières, etc.) dans des zones rurales, pour y implanter des activités de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS), des commerces de proximité, des tiers-lieux, etc.
  • Terre de Liens achète des terres agricoles pour y installer des paysannes et paysans en agriculture biologique et afin de les soustraire à la spéculation foncière.
  • Énergie Partagée accompagne et finance les initiatives citoyennes de production d’énergie 100% renouvelable en France (solaire, éolien, hydroélectrique…) pour permettre une réappropriation de l’énergie par les citoyens.
Parc photovoltaïque citoyen de Mallemort – Energie Partagée

Une série de webinaires pour découvrir et soutenir des projets concrets

Lors de ces webinaires, Énergie Partagée, Villages Vivants, Terre de Liens et la Coopérative Oasis présentent toutes les manières possibles de s’investir, à travers leurs scopes d’intervention et quelques exemples concrets de réalisations. Ils expliquent également comment la finance solidaire permet à chacun de devenir sociétaire et de soutenir les projets.

Compte-rendu du cycle de Webinaires « Investir en milieu rural »

Avec Énergie Partagée : l’énergie pour les citoyens, par les citoyens

Énergie Partagée accompagne et finance les initiatives citoyennes de production d’énergie 100 % renouvelable en France (solaire, éolien, hydroélectrique…) pour permettre une réappropriation de l’énergie par les citoyens.

  • Exemples présentés : Parc Photovoltaïque de Mallemort (Bouches-du-Rhône), Parc éolien de Féeole (Ille-et-Vilaine), Parc éolien Andilly les marais (Charente-Maritime)

Avec la Coopérative Oasis, soutenez les écolieux collectifs !

La Coopérative Oasis facilite l’émergence, le développement et la pérennité d’écolieux collectifs en France, appelés les « oasis » (écohameaux, habitats participatifs, fermes collectives, tiers-lieux…).

  • Exemples présentés :  Écolieu La Rub (Bas-Rhin), Le Chalutier (Drôme), Écolieu de la Gasnerie (Maine-et-Loire).

Avec Terre de Liens, faites pousser des fermes !

Terre de Liens achète des terres agricoles pour y installer des paysannes et paysans en agriculture biologique et afin de les soustraire à la spéculation foncière.

  • Exemples présentés : Verger des Monts (Pyrénées-Orientales), Sous le Bois (Puy-de-Dôme), Les Places (Drôme), – Basquinat – Emmaüs Le Maquis (Gers)             

Avec Villages Vivants, redonnons vie à nos villages !

Villages Vivants achète, rénove et loue des locaux vacants (boutiques, friches immobilières, etc.) dans des zones rurales, pour y implanter des activités de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS), des commerces de proximité, des tiers-lieux, etc.

  • Exemples présentés : Le Petit bistro (Isère), L’Hôtel des Voyageurs (Puy-de-Dôme), L’Éclaireuse (Isère)
Écolieu de la Gasnerie – Coopérative Oasis

Pourquoi participer ?

Ces webinaires offrent une opportunité unique de comprendre comment l’épargne des citoyens peut devenir un levier de transformation sociale, écologique et économique en milieu rural. Chaque projet repose sur la mobilisation citoyenne et sur des solutions concrètes, éprouvées sur le terrain.

Impact des scores socio-environnementaux sur la consommation française

Après l’éco-score mis en place dans le secteur textile depuis le 1er Octobre et la multiplication des scores privés développés par des marques ou des consortiums, il est tant de faire le point sur les attentes des Français. Une enquête menée par Verian pour le Green Impact Index

Une enquête d’opinion pour mesurer l’impact des scores socio-environnementaux dans le caddie des Français a été menée par Verian pour le Green Impact Index, un consortium d’entreprises, fédérations et associations qui a mis au point un affichage environnemental et sociétal scientifique pour les produits cosmétiques, des compléments alimentaires et des produits de santé familiale et de bien-être.

L’enquête dresse un état des lieux des perceptions et attentes des Français face à l’affichage socio-environnemental, à l’heure où le Nutri-Score est entré dans les pratiques de consommation et où l’Eco Balyse, l’affichage environnemental textile, arrive dans les rayons. Elle révèle notamment que :

  • 78 % des Français jugent l’affichage environnemental utile, voire très utile.
  • 64% d’entre eux se disent prêts à changer leur mode de consommation en fonction du résultat de l’évaluation.
  • 71 % des Français déclarent vouloir plus d’informations sur l’impact des produits cosmétiques, d’hygiène et compléments alimentaires.
  • 42% des consommateurs considère la solidité de la méthode comme prioritaire.

Importance perçue d’une meilleure information sur l’impact environnemental et sociétal des produits cosmétiques, d’hygiène et des compléments alimentaires

Pourquoi les scores environnementaux transforment nos achats

L’impact de l’Eco-score avec La Fourche

L’Eco-score, le Planet-score ou les critères ESG transforment progressivement nos habitudes de consommation. Ces nouveaux outils d’évaluation environnementale permettent aux consommateurs français de mesurer l’impact écologique de leurs achats quotidiens.

Face à une demande croissante de transparence, 78% des Français souhaitent plus d’informations sur l’impact environnemental des produits. Ces scores révolutionnent notre façon de faire nos courses en offrant une lecture simple et objective de l’empreinte carbone de chaque article.

L’éveil écologique des consommateurs français

Les mentalités françaises connaissent une mutation profonde. Cette prise de conscience environnementale s’enracine dans une génération qui grandit avec les enjeux climatiques au quotidien.

Les jeunes adultes de 25-35 ans mènent cette révolution silencieuse. Contrairement aux générations précédentes qui privilégiaient uniquement le prix, ils scrutent désormais l’origine géographique, les conditions de travail et l’empreinte carbone avant d’acheter.

Cette évolution dépasse le simple effet de mode. Les consommateurs développent une véritable expertise : ils comparent les indicateurs entre marques, questionnent les pratiques durables et exigent une transparence totale sur la chaîne d’approvisionnement.

L’influence des réseaux sociaux amplifie ce mouvement. Partager ses achats responsables devient un acte militant, créant une émulation collective qui accélère l’adoption de nouveaux comportements de consommation.


Positionnement sur l’obligation du calcul d’impact environnemental et sociétal

Des outils pour décrypter l’impact de nos produits

L’analyse du cycle de vie constitue la méthodologie de référence scientifique pour évaluer les impacts environnementaux. Cette approche examine chaque étape, depuis l’extraction des matières premières jusqu’à la fin de vie du produit.

Plusieurs plateformes facilitent désormais l’accès à ces données environnementales. Ecobalyse, développé par l’ADEME, permet aux fabricants de calculer rapidement l’empreinte de leurs articles. Les consommateurs bénéficient quant à eux d’applications comme Yuka ou ScanUp qui intègrent directement ces scores.

Ces solutions s’appuient sur des bases de données robustes. Agribalyse pour l’alimentaire, les référentiels PEF européens pour d’autres secteurs.

Chaque indicateur mesure des critères précis : émissions de gaz à effet de serre, consommation d’eau, utilisation des ressources naturelles ou impact sur la biodiversité.

Une réponse aux attentes de transparence

Les marques font face à une exigence croissante de clarté de la part des consommateurs français.

3 Français sur 5 n’achètent plus un produit alimentaire lorsqu’ils ont des doutes sur son impact sanitaire ou environnemental.

Face à cette méfiance grandissante, les scores environnementaux deviennent un langage commun entre entreprises et parties prenantes. Ils permettent aux marques de démontrer leurs efforts concrets plutôt que de se contenter de promesses marketing. Cette approche factuelle rassure les consommateurs qui peuvent désormais vérifier les engagements annoncés.

L’affichage standardisé transforme également la relation commerciale. Les entreprises qui investissent dans des pratiques durables voient leurs efforts récompensés par une meilleure visibilité. Les consommateurs disposent enfin d’un avantage concurrentiel pour identifier rapidement les produits alignés avec leurs valeurs écologiques.


Prédisposition au changement de marque selon l’impact environnemental et sociétal

L’influence sur les décisions d’achat quotidiennes

Les scores environnementaux modifient concrètement nos comportements d’achat au supermarché.

Une étude Ifop révèle que 83% des Français intègrent désormais ces critères lors de leurs courses alimentaires hebdomadaires.

Cette transformation s’observe particulièrement dans le rayon frais. Les consommateurs comparent spontanément les étiquettes, privilégiant les produits notés A ou B sur l’échelle environnementale. Le temps passé devant les rayons augmente de 15% selon les observations comportementales récentes.

Les habitudes évoluent également par catégorie de produits. Pour les articles d’hygiène personnelle, 71% des acheteurs recherchent activement ces informations avant leur choix final. Cette vigilance s’étend aux produits ménagers où la santé familiale devient un critère déterminant.

Même sous pression budgétaire, 65% des ménages acceptent un surcoût de 10% pour des articles mieux notés environnementalement.

Etude Gfk

Qu’est-ce qu’un score ESG et les critères environnementaux

Les scores environnementaux changent progressivement nos habitudes de consommation. Ces indicateurs, comme l’Eco-score ou les critères ESG, transforment la façon dont les Français choisissent leurs produits alimentaires, leurs véhicules et leurs services. Face à une demande croissante de transparence, 8 consommateurs sur 10 réclament plus d’informations sur l’impact environnemental des produits. Ces outils d’évaluation permettent désormais de comparer objectivement l’empreinte écologique de nos achats quotidiens.

RSE dans les achats :
Sourcing éthique : Approvisionnement éthique en produits et services, garantissant des conditions de travail, des échanges commerciaux et des normes équitables.
Durabilité environnementale : Minimiser l’impact environnemental grâce à des fournisseurs respectueux de l’environnement et à un approvisionnement durable.
Responsabilité sociale : Promouvoir un travail éthique, la diversité et des pratiques équitables auprès des fournisseurs.

Définition des critères ESG en entreprise

Les critères ESG constituent un cadre d’évaluation qui mesure les performances non financières des entreprises selon trois dimensions fondamentales. Ces référentiels analysent l’impact environnemental, social et de gouvernance des organisations pour guider les décisions d’investissement et orienter les stratégies durables.

Contrairement aux scores produits destinés aux consommateurs, les critères ESG s’appliquent directement aux entreprises elles-mêmes. Les agences de notation ESG attribuent des scores globaux en examinant la gestion des déchets, les relations avec les employés, la structure de gouvernance ou encore la lutte contre la corruption.

Cette approche répond aux attentes des investisseurs qui intègrent les risques environnementaux dans leurs analyses financières. Les entreprises dotées de solides performances ESG attirent plus facilement les capitaux et bénéficient d’une meilleure création de valeur sur le long terme.


Critères prioritaires pour le calcul du score

Les 3 piliers : environnemental, social, gouvernance

  1. Le pilier environnemental examine l’empreinte carbone des entreprises, leur consommation d’énergie renouvelable et leur gestion des déchets industriels. Les directions des achats intègrent désormais ces facteurs environnementaux dans leurs stratégies RSE pour réduire l’impact sur le changement climatique.
  2. Le volet social évalue les conditions de travail, la diversité au sein des équipes et l’engagement communautaire auprès des communautés locales. L’éthique des affaires devient un critère déterminant pour mesurer les relations avec les employés et l’optimisation des processus internes.
  3. La dimension gouvernance analyse la composition du conseil d’administration, la rémunération des dirigeants et la transparence dans la prise de décision. Les rapports de durabilité permettent aux investisseurs d’obtenir un score final reflétant la qualité de la gouvernance d’entreprise selon une fonction de la méthodologie rigoureuse.

Différence entre scores ESG et scores produits

Les scores ESG évaluent la performance globale d’une entreprise sur ses pratiques durables, tandis que les scores produits notent directement l’impact environnemental d’un article spécifique. Un fabricant peut obtenir un excellent score ESG grâce à sa gouvernance exemplaire tout en commercialisant des produits moins bien notés sur leur empreinte carbone.

L’affichage clair de la juste rémunération

Cette distinction fondamentale influence votre point de vue d’acheteur. L’Eco-score d’un yaourt mesure uniquement son cycle de vie (production, transport, emballage), sans considérer les pratiques sociales du producteur. À l’inverse, le score ESG de Danone reflète sa stratégie environnementale globale, ses relations avec les employés et sa transparence financière.

Les domaines environnementaux diffèrent également dans leur approche. Les scores produits utilisent souvent un code couleurs simple (A à E) pour guider rapidement vos choix en rayon, là où les notations ESG s’appuient sur des échelles complexes destinées aux investisseurs professionnels.

Les indicateurs environnementaux mesurés

Les émissions de gaz à effet de serre représentent l’indicateur principal dans tous les systèmes de notation environnementale. Cette mesure quantifie les rejets de CO2, méthane et autres gaz climatiques sur l’ensemble du cycle de vie d’un produit ou d’une activité. La consommation énergétique complète cette analyse en distinguant les sources renouvelables des énergies fossiles.

L’utilisation des ressources naturelles fait également l’objet d’un suivi précis. Les organismes de notation analysent la consommation d’eau douce, l’extraction de matières premières et l’occupation des sols agricoles ou forestiers. La gestion des déchets industriels et leur taux de recyclage constituent un autre paramètre déterminant pour établir les scores finaux.

Les impacts sur la biodiversité gagnent en importance dans les méthodologies récentes. Ces indicateurs mesurent les effets sur les écosystèmes, la déforestation et la pollution des milieux aquatiques selon des protocoles scientifiques standardisés.

Comment sensibiliser à l’impact carbone et eau des gestes ou objets du quotidien ?

Panorama des scores environnementaux par secteur

Ces scores socio-environnementaux permettent aux consommateurs de mesurer l’impact environnemental et social de leurs achats quotidiens. Face à une demande croissante de transparence, une majorité de Français souhaitent davantage d’informations sur l’impact environnemental des produits qu’ils achètent.

Eco-score et Planet-score pour l’alimentation

Deux systèmes d’évaluation dominent actuellement le secteur alimentaire français. L’Eco-score utilise la base de données Agribalyse de l’ADEME et applique un système de bonus-malus pour affiner les notes, tandis que le Planet-score recalcule entièrement les impacts sur une échelle de 100 points.

Le Planet-score intègre quatre dimensions essentielles : climat, biodiversité, pesticides et bien-être animal. Cette approche globale séduit plus de 200 entreprises comme Biocoop, Lidl et Naturalia qui l’affichent déjà sur leurs emballages. L’Eco-score privilégie l’empreinte carbone et touche plus de 750 000 produits via des plateformes comme Open Food Facts.

Concrètement, un steak de bœuf conventionnel obtiendra un E avec les deux systèmes, mais les légumineuses bio peuvent différer selon la pondération accordée aux pesticides et au transport.

Score environnemental des véhicules électriques

Depuis janvier 2024, l’accès au bonus écologique exige un score minimal de 60 points sur 80 pour les voitures électriques neuves. Cette notation évalue l’empreinte carbone de la production, incluant l’extraction des matériaux, la fabrication de la batterie et l’acheminement jusqu’en France.

L’ADEME calcule ce score en privilégiant les véhicules assemblés en Europe face aux modèles produits en Asie. Tesla Model 3 fabriquée en Chine perd ainsi son éligibilité, contrairement à la Renault Mégane E-Tech produite en France qui dépasse largement le seuil requis.

Cette mesure transforme le marché automobile français en favorisant les constructeurs européens. Les acheteurs disposent désormais d’un indicateur fiable pour identifier les modèles les plus respectueux de l’environnement, au-delà de leur seule utilisation zéro émission.

Notation ESG des entreprises et investissements

Les agences spécialisées comme EcoVadis, MSCI, Sustainalytics et Vigeo Eiris attribuent des notes ESG aux entreprises cotées pour guider les décisions d’investissement. Ces évaluations analysent plusieurs centaines de critères selon des méthodologies propriétaires, créant parfois des divergences entre les scores d’une même société.

Plus de 1 400 investisseurs institutionnels utilisent ces notations pour composer leurs portefeuilles responsables. Les gestionnaires d’actifs privilégient désormais les entreprises affichant de solides performances ESG, considérant qu’elles présentent moins de risques à long terme.

Les fonds labellisés ISR intègrent obligatoirement ces critères dans leur processus de sélection. Un bon score ESG facilite l’accès aux financements verts et attire les capitaux des investisseurs soucieux d’impact sociétal, transformant progressivement les stratégies d’entreprise vers plus de durabilité.

Scores pour l’électroménager et la mode

Dans l’électroménager, l’étiquette énergie demeure l’outil principal avec sa classification de A à G simplifiée depuis 2021. Cette notation privilégie la consommation électrique annuelle et intègre des critères comme le niveau sonore ou la capacité de lavage.

L’éco-score commence à émerger sur certains appareils, évaluant l’empreinte carbone complète incluant fabrication et transport. Plusieurs labels complémentaires comme NF Environnement ou Longtime renseignent sur la durabilité et la réparabilité des équipements.

Pour le textile, le coût environnemental entre officiellement en application depuis le 1er octobre 2025. Affiché en points d’impact, ce score intègre 16 indicateurs : émissions carbone, consommation d’eau, microplastiques et coefficient de durabilité des marques. Un jean d’ultra fast fashion peut atteindre 5 178 points contre 1 428 points pour son équivalent Made in France, permettant aux consommateurs de mesurer concrètement l’impact de leurs achats vestimentaires.

71 labels et scores pour les marques de mode responsable

Impact Score : évaluation globale des organisations

L’Impact Score se distingue par sa capacité à mesurer l’engagement socio-environnemental de toute organisation, quelle que soit sa taille ou son secteur d’activité. Développé par le Mouvement Impact France avec 30 réseaux partenaires, cet outil gratuit facilite l’auto-évaluation en moins de deux heures grâce à un questionnaire d’une soixantaine de questions.

Contrairement aux autres systèmes de notation, l’Impact Score adopte une approche à 360 degrés couvrant trois piliers essentiels : limitation des externalités négatives, partage du pouvoir et de la valeur, et stratégie à impact positif. Cette méthode robuste s’appuie sur 20 principes d’action actualisés en 2024, offrant aux dirigeants un diagnostic précis de leurs pratiques RSE.

Plus de 40 organismes de formation ont déjà publié leurs résultats, démontrant l’adoption croissante de cet outil par les acteurs économiques français. L’Impact Score devient progressivement un référentiel commun qui permet aux organisations de valoriser leurs bonnes pratiques auprès de leurs parties prenantes.

Comment utiliser ces scores dans nos choix quotidiens ?

Les scores socio-environnementaux changent nos habitudes de consommation. Ces indicateurs transforment notre rapport au shopping en offrant une lecture claire des enjeux durables.

Décrypter les étiquettes en magasin

Repérer les informations environnementales en rayon demande quelques réflexes simples mais efficaces. Cherchez d’abord les codes couleurs familiers : le vert indique généralement un faible impact, tandis que le rouge signale une empreinte plus lourde.

Plus le nombre de points est élevé, plus le coût environnemental est lourd selon la logique des nouveaux affichages. Un t-shirt affiché à 300 points provient souvent d’une marque durable, là où un article dépassant 1 500 points révèle des pratiques de fast-fashion.

European Global Impact Score : une application en ligne gratuite pour calculer l’impact environnemental global des produits textiles

Les QR codes se multiplient sur les étiquettes pour accéder aux détails complets via votre smartphone. Scannez-les avec des applications comme Yuka ou Open Food Facts pour obtenir des analyses approfondies. Vérifiez également la taille de la représentation graphique qui doit être visible et lisible selon la réglementation en vigueur.

Comparer les produits d’une même catégorie

Face à deux yaourts nature ou plusieurs paquets de pâtes, les scores environnementaux révèlent des différences significatives malgré des fonctions identiques. Un système de bonus-malus affine les notations de base pour distinguer les articles d’une famille similaire.

Prenez l’exemple des céréales : deux marques peuvent afficher un score C global, mais l’une obtient 45 points contre 65 pour l’autre. Cette nuance provient des critères spécifiques comme l’emballage recyclable, l’origine des ingrédients ou les labels bio.

Exploration de la base Agribalyse 3.2

Les données d’Agribalyse permettent cette comparaison fine en intégrant les particularités de chaque produit au-delà de la catégorie moyenne. Concentrez-vous sur les écarts de points plutôt que sur les lettres seules : un écart de 20 points traduit un impact environnemental réellement différent entre deux articles comparables.

Limites et précautions d’usage actuelles

Malgré leur utilité, ces systèmes de notation présentent des lacunes méthodologiques importantes qu’il convient de connaître. Les bases de données comme Agribalyse manquent parfois de précision sur certaines filières, notamment les produits artisanaux ou les circuits courts.

La standardisation des calculs peut masquer des réalités complexes. Un produit bio transporté depuis l’autre bout du monde peut obtenir une meilleure note qu’un équivalent local conventionnel, créant des paradoxes dans vos choix de consommation.

L’absence de certains critères sociaux constitue une autre limite majeure. Les conditions de travail, le commerce équitable ou l’impact sur les communautés locales restent largement ignorés par la plupart des scores actuels. Une approche exclusivement environnementale ne reflète pas toujours l’ensemble des enjeux durables d’un produit.

Vers une généralisation de l’affichage environnemental

Le secteur textile ouvre la voie avec l’entrée en vigueur de l’affichage obligatoire en 2026. Cette première étape marque le début d’une transformation majeure qui s’étendra rapidement à d’autres secteurs d’activité.

L’harmonisation européenne se dessine avec le règlement ESPR qui impose une méthodologie commune à tous les États membres. Cette convergence évitera la multiplication anarchique des systèmes de notation observée actuellement dans certains secteurs comme le bricolage.

La plateforme gouvernementale Ecobalyse centralise désormais les calculs officiels, garantissant une cohérence méthodologique entre les différentes filières. Les entreprises disposent d’un outil unique pour évaluer leurs produits selon les standards français.

D’ici 2027, l’extension progressive touchera l’électronique, l’ameublement puis l’ensemble des biens de consommation courante. Cette montée en puissance transformera définitivement nos habitudes d’achat en démocratisant l’accès à l’information environnementale.

Rapport d’étude quantitative Vérian – Green Impact Index

l’affichage environnemental et l’information au consommateur, un levier pour une transition juste et mesurable

Les Français, le GII et l’évaluation de l’impact socio environnemental des produits cosmétiques, des compléments alimentaires et des produits de bien-être.

  • 51 % des consommateurs considèrent l’impact sur la biodiversité comme le critère le plus important dans l’affichage environnemental.
  • 43 % jugent que l’impact sur le climat est prioritaire, une proportion qui monte à 51 % chez les 18-24 ans

ENQUÊTE D’OPINION : Les français et les scores d’impact environnemental et sociétal

La COP30, qui se tiendra du 10 au 21 novembre à Belém au Brésil, constitue une étape importante pour l’avancée des enjeux de justice climatique, de protection des écosystèmes et de la biodiversité, dix ans après les accords de Paris.

À l’heure où la COP30 met l’accent sur la nécessité d’engagements concrets et mesurables pour accélérer la transition environnementale, le Green Impact Index, outil d’affichage des impacts environnementaux et sociétaux des cosmétiques, compléments alimentaires et produits de bien-être, s’inscrit dans cette dynamique. Il offre aux entreprises, marques et fournisseurs un levier opérationnel pour améliorer l’impact socio-environnemental de leurs produits, et fournit aux consommateurs une information transparente et vérifiable

Le Green Impact Index est le fruit d’un travail collectif réalisé sous l’égide d’ANFOR Normalisation et associant une trentaine d’entreprises, fédérations et associations, des secteurs de la cosmétique, du bien-être et de la santé familiale. Sa méthodologie (décrite dans l’ANFOR Spec 2215) repose sur une cinquantaine de critères quantifiables couvrant l’ensemble du cycle de vie du produit et propose d’aller bien au-delà de l’Analyse de Cycle de Vie du produit en intégrant notamment les enjeux de biodiversité.  

En 10 ans, l’énergie renouvelable contribue à découpler croissance de l’économie mondiale et émissions de CO2

2014 était considérée comme l’année record par REN21 dans son rapport sur l’énergie renouvelable, pour le nombre d’installations éoliennes et solaires photovoltaïques, de nouveaux pays ayant adopté des objectifs ou le montant des investissements dans les infrastructures pour la production d’électricité. 10 ans après, l’Observatoire du système électrique renouvelable 2024 nous rappelle que sécuriser la souveraineté énergétique de la France passe inexorablement par l’accélération du développement des renouvelables électriques, pour sortir de nos dépendances aux énergies fossiles importées

LES ÉNERGIES RENOUVELABLES ÉLECTRIQUES : UNE PART CROISSANTE DE L’OUTIL INDUSTRIEL FRANÇAIS

Observatoire du système électrique renouvelable 2024

France renouvelables publie l’édition 2024 de son Observatoire du système électrique renouvelable. La France ne sortira pas de sa dépendance aux énergies fossiles (qui représentent encore plus de 60 % de son mix énergétique) sans une montée en puissance rapide et durable des énergies renouvelables électriques et de l’électrification des usages. La trajectoire est connue : selon RTE, la consommation d’électricité passera d’environ 495 TWh aujourd’hui à plus de 700 TWh en 2050. Le solaire photovoltaïque et l’éolien, terrestre comme en mer, se placent au cœur de l’effort collectif à fournir d’ici là, en lien avec le développement des flexibilités, du stockage et à la modernisation des réseaux. Ensemble, ces leviers devront apporter entre +160 à +190 TWh d’électricité renouvelable.

Des capacités installées encore insuffisantes

En 2024, la France comptait 25 GW de puissance installée en photovoltaïque, 23,5 GW en éolien terrestre et 1,5 GW en éolien en mer. Ces filières doivent désormais accélérer pour répondre à la hausse de la demande (mobilités, industrie, bâtiment, numérique) et consolider notre souveraineté énergétique en réduisant l’exposition de notre économie et des ménages aux chocs géopolitiques à la volatilité des prix.

UNE ÉLECTRIFICATION MASSIVE DES USAGES POUR SORTIR DE NOTRE DÉPENDANCE AUX ÉNERGIES FOSSILES

Au-delà de l’énergie, c’est un projet industriel, territorial et social qu’il faut sanctuariser : les trois filières structurent l’économie réelle, avec plus de 80 000 emplois directs (49 500 emplois dans le photovoltaïque, 25 600 dans l’éolien terrestre et 7 800 dans l’éolien en mer) et plus de 150 sites industriels répartis sur le territoire. Chaque parc, chaque centrale, chaque base de maintenance ancre des savoir-faire stratégiques, du dynamisme économique, des retombée fiscales locales et des chaînes de valeur européennes, garantes d’une autonomie technologique et industrielle que la France ne peut se permettre de perdre.

UNE ÉLECTRIFICATION DES USAGES PRINCIPALEMENT SOUTENU PAR LES ÉNERGIES RENOUVELABLES ÉLECTRIQUES

Stabilité et visibilité : des conditions indispensables à la transition

La souveraineté énergétique de la France ne peut être reportée. Dans un contexte d’instabilité politique et économique, le maintien du cadre réglementaire et la visibilité pluriannuelle des politiques énergétiques deviennent des impératifs. Les entreprises du secteur ont besoin de signaux clairs et pérennes pour investir, recruter et innover. Reporter ou brouiller les trajectoires énergétiques, c’est fragiliser une filière qui constitue un pilier de la sécurité nationale, de compétitivité et de pouvoir d’achat.

POUR RÉPONDRE AUX BESOINS DU SYSTÈME ÉLECTRIQUE, LES FLEXIBILITÉS DES TECHNOLOGIES RENOUVELABLES DEVIENNENT INCONTOURNABLES

L’Observatoire rappelle également que le soutien aux énergies renouvelables électriques est économiquement vertueux : les soutenir à hauteur d’environ 5 Md€ par an, c’est surtout économiser sur les 60 Md€ d’importations fossiles annuelles (hors pic de 2022) et réorienter l’investissement vers des actifs productifs et locaux.

CHIFFRES CLÉS DU PHOTOVOLTAÏQUE EN 2024

Redonner un cap clair à la politique énergétique française

La France doit publier sans délai sa feuille de route énergétique pour rétablir la confiance et la visibilité aux acteurs, protéger les 80 000 emplois existants de la filière et préparer la montée en puissance industrielle des prochaines années. Tenir les calendriers d’appels d’offres, garantir les raccordements et soutenir le stockage ne seront pas des options : ce sont des conditions indispensables pour la maîtrise de notre avenir énergétique.

CHIFFRES CLÉS DE L’ ÉOLIEN TERRESTRE EN 2024
CHIFFRES CLÉS DE L’ ÉOLIEN EN MER EN 2024

Avec une électricité déjà massivement décarbonée, notre pays dispose d’un atout stratégique majeur en Europe. Mais l’électrification, moteur de notre souveraineté et de notre réindustrialisation, ne peut pas commencer dans 10 ans, ou même 20 ans, mais doit s’engager dès maintenant : c’est aujourd’hui que se construisent les infrastructures qui assureront l’indépendance énergétique de la France pour demain.

CHIFFRES CLÉS DE L’ HYDROÉLECTRICITÉ EN 2024

Rapport de l’Observatoire

Ce document a pour objectif d’analyser et d’objectiver les dynamiques qui régissent le développement des énergies renouvelables électriques. Mais aussi de formuler des recommandations permettant d’identifier et d’accélérer le développement des outils de la troisième électrification de la France. Les trajectoires de développement s’appuient sur le projet de PPE 3 tel qu’il était en septembre 2025.

Cette deuxième édition est une étude permettant de faire le point, en portant un travail de vulgarisation, sur les sujets suivants :

  • L’électrification des usages et les consommations.
  • Les dynamiques de développement des filières EnR au cœur des capacités de production d’électricité nécessaire à notre transition, à savoir : le solaire photovoltaïque ; l’éolien terrestre ; l’éolien en mer et l’hydroélectricité, couvrant ainsi l’ensemble des EnR électriques ;
  • Les enjeux liés au développement des flexibilités et du stockage, dont la progression conditionne la robustesse et la résilience de notre sécurité d’approvisionnement électrique, est un facteur essentiel de l’efficacité technico-économique d’un mix électrique diversifié, incorporant une part grandissante d’énergies renouvelables électriques.
  • Les réseaux, chapitre rédigé conjointement avec RTE et Enedis, présentant notamment les annonces
    d’investissements à réaliser dans les prochaines années.

Cette étude rassemble également, au sein de cinq chapitres thématiques (photovoltaïque, éolien terrestre et offshore, hydroélectricité, stockage), les informations sur les principaux acteurs industriels de chaque composante du système électrique renouvelable ainsi que sur les tendances de marché.

Ces analyses objectivent à la fois les dynamiques de croissance et les défis que chaque filière doit relever, aujourd’hui comme demain, pour faire de notre système électrique un levier central
de la stratégie d’électrification des usages.

Cette électrification issue des énergies renouvelables constitue la seule trajectoire crédible vers l’indépendance et la souveraineté énergétique, en France comme en Europe, face à la dépendance aux énergies fossiles importées et aux enjeux géopolitiques qui en découlent.

Notre pays s’est fixé l’objectif de passer de 60 % à 40 % de consommation d’énergies fossiles
importées dans notre mix énergétique d’ici à 2035
. Il est temps d’agir.


Forum national 2025 des énergies renouvelables et de la biodiversité

Le Syndicat des énergies renouvelables organise le jeudi 6 novembre 2025, la troisième édition du Forum national des énergies renouvelables et de la biodiversité à l’Académie du Climat de Paris.

Transition énergétique et préservation du vivant : un défi global et territorial

Dans son dernier rapport publié fin 2024, l’IPBES met en évidence les interdépendances entre la biodiversité et le changement climatique, en appelant ainsi à une approche plus globale de ces crises.

En plus de constituer une des réponses au changement climatique, le déploiement des filières EnR peut répondre à la fois aux Objectifs de Développement Durable ODD et aux objectifs du cadre mondial sur la biodiversité. Dans une certaine mesure cependant, car le développement massif d’énergies renouvelables peut avoir des conséquences locales néfastes pour la biodiversité.

Dans un contexte de montée des tensions autour des ressources naturelles, l’enjeu de souveraineté énergétique nécessite des politiques climatiques, énergétiques et de la biodiversité cohérentes car interconnectées.

Pour autant, alors que la France a accueilli l’UNOC en 2025 et prépare son plan pour restaurer la Nature, des reculs environnementaux se font sentir et pourraient fragiliser la dynamique mise en place.

  • Dans quelle mesure peut-on alors aborder la question des EnR et de la biodiversité à l’échelle territoriale, nationale et mais aussi à l’internationale  ?
  • Comment coordonner les politiques énergétiques et de préservation de la biodiversité entre elles  ?
  • Comment mieux valoriser les connaissances sur les impacts des EnR sur la biodiversité et transposer les solutions d’atténuation à tous les niveaux  ?

Cette 3ème édition visera à mettre en regard les politiques publiques mobilisées aux différentes échelles pour concilier développement des EnR et préservation de la biodiversité.

Par ailleurs, il s’agira d’identifier les solutions mises en œuvre à l’étranger et qui pourraient être intégrées plus localement, et vice versa.

Enfin, cet événement mobilisera l’ensemble des acteurs concernés par la thématique (filière, parlementaires, associations, scientifiques, collectivité) afin d’enrichir le débat.

Le Syndicat des énergies renouvelables organise le jeudi 6 novembre 2025, la troisième édition du Forum national des énergies renouvelables et de la biodiversité à l’Académie du Climat de Paris.

Rapport 2014 REN21 sur l’évolution mondiale de l’énergie renouvelable

Rapport 2015 d’évolution mondiale de l’énergie renouvelable de REN21 : Année record pour l’énergie renouvelable, 2014 contribue à découpler la croissance de l’économie mondiale et les émissions de CO2
Rapport 2015 d’évolution mondiale de l’énergie renouvelable de REN21 : Année record pour l’énergie renouvelable, 2014 contribue à découpler la croissance de l’économie mondiale et les émissions de CO2
  • 2014 est une année record pour les installations éoliennes et solaires photovoltaïques ;
  • 20 nouveaux pays ont adopté des objectifs sur les énergies renouvelables et porté le total à 164 pays ;
  • les énergies renouvelables fournissent plus de 60 % des ajouts nets de capacité électrique mondiale ;
  • des décideurs politiques nettement plus intéressés par le chauffage et le refroidissement à base des énergies renouvelables ;
  • les investissements des pays en développement à égalité avec ceux des pays développés pour un total de 301 milliards de dollars
REN21 est le réseau mondial multipartite pour la promotion des politiques en faveur des énergies renouvelables
REN21 est le réseau mondial multipartite pour la promotion des politiques en faveur des énergies renouvelables

Les objectifs sur les énergies renouvelables et les politiques d’appui, qui existent maintenant dans 164 pays, ont hissé la croissance des technologies vertes, notamment solaires et éoliennes, à un seuil record en matière de capacité de génération d’énergie l’année dernière. En effet, quelque 135 GW d’ajouts de production électrique verte ont porté le total des capacités installées à 1 712 GW, soit 8,5 % de plus que l’année précédente.

Malgré la croissance annuelle moyenne mondiale de la consommation énergétique d’1,5 % ces dernières années, et la croissance moyenne du Produit intérieur brut de 3 %, les émissions enregistrées en 2014 restent inchangées par rapport à 2013. Pour la première fois depuis quarante ans, l’économie mondiale a progressé au même rythme que les émissions de CO2.

Le « découplage » historique de la croissance économique et des émissions de CO2 est dû, dans une large mesure, au fait que la Chine a davantage utilisé les ressources renouvelables tandis que les pays de l’OCDE s’efforçaient d’encourager une croissance plus durable – notamment par la promotion de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables.

Evolution de la production d'énergie éolienne
Evolution de la production d’énergie éolienne

« Les énergies renouvelables et l’amélioration de l’efficacité énergétique sont essentielles à la limitation du réchauffement mondial à deux degrés Celsius et à la prévention des effets dangereux des changements climatiques », déclare le Président de REN21, Arthouros Zervos, qui a présenté le nouveau rapport lors du récent Forum de l’énergie de Vienne.

Grâce aux politiques d’appui aujourd’hui mises en place dans pas moins de 145 pays (contre 138 pays seulement signalés l’année dernière), la capacité mondiale de production électrique basée sur l’énergie éolienne, l’énergie solaire photovoltaïque et l’hydroélectricité s’est à elle seule accrue de 128 GW par rapport à 2013. À la fin de 2014, il était estimé que les énergies renouvelables représentaient 27,7 % de la capacité de production électrique mondiale, ce qui leur permettait d’assumer 22,8 % de la demande électrique mondiale.

Evolution de la production d'énergie solaire
Evolution de la production d’énergie solaire

La capacité solaire photovoltaïque a été la plus performante – elle a été multipliée par 48 de 2004 (3,7 GW) à 2014 (177 GW) – et la capacité éolienne a elle aussi fortement avancé (elle a presque été multipliée par huit sur cette période, passant de 48 GW en 2004 à 370 GW en 2014).

Les nouveaux investissements mondiaux dédiés à l’électricité verte et aux carburants renouvelables (qui excluent l’hydroélectricité d’une capacité supérieure à 50 MW) ont progressé de 17 % par rapport à 2013, à 270,2 milliards de dollars. Inclusion faite de l’hydroélectricité de grande envergure, les nouveaux investissements dans l’électricité verte et les carburants renouvelables ont représenté pas moins de 301 milliards de dollars. Les investissements mondiaux dans les capacités d’énergie renouvelable ont été plus que deux fois supérieurs à ceux effectués dans la capacité électrique nette basée sur les combustibles fossiles, ce qui confirme la tendance amorcée il y a cinq ans de la prééminence des sources renouvelables sur les carburants fossiles dans les investissements nets.

Les investissements dans les pays en développement ont progressé de 36 % par rapport à l’année précédente, à 131,3 milliards de dollars. Ils n’ont jamais été aussi prêts de dépasser le total des investissements effectués dans les économies développées qui ont représenté 138,9 milliards de dollars en 2014, soit 3 % de plus seulement par rapport à 2013. La Chine a assumé 63 % des investissements effectués dans les pays en développement tandis que le Chili, l’Indonésie, le Kenya, le Mexique, l’Afrique du Sud et la Turquie ont chacun investi plus d’1 milliard de dollars dans les énergies renouvelables.

En dollars dépensés, ce sont la Chine, les États-Unis, le Japon, le Royaume-Uni et l’Allemagne qui figurent aux premiers rangs des investisseurs. Pour les investissements estimés par rapport au PIB par habitant, les premières places reviennent au Burundi, au Kenya, au Honduras, à la Jordanie et à l’Uruguay.

La croissance du secteur aurait été plus importante encore si les subventions annuelles dédiées aux carburants fossiles et à l’énergie nucléaire, qui sont supérieures à 550 milliards de dollars, avaient été supprimées. Ces subventions maintiennent les prix de l’énergie de ces sources artificiellement bas, ce qui encourage le gaspillage et freine la concurrence entre les énergies renouvelables.

Comme le déclare Christine Lins, Secrétaire exécutive de REN21 : « La création de conditions équitables consoliderait l’élaboration et l’utilisation des technologies axées sur l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables. La suppression, dans le monde, des subventions dédiées aux carburants fossiles et à l’énergie nucléaire mettrait en lumière le fait que les énergies renouvelables constituent l’option énergétique la plus économique ».

L’emploi dans le secteur des énergies renouvelables progresse également rapidement. Il est estimé qu’en 2014, 7,7 millions de personnes ont directement ou indirectement travaillé dans ce secteur.

Malgré la croissance spectaculaire de la capacité d’énergie renouvelable en 2014, plus d’un milliard de personnes, soit 15 % de la population mondiale, n’ont toujours pas accès à l’électricité. De plus, environ 2,9 milliards de personnes sont privées de tout mode de cuisson propre. L’ensemble des pays africains disposent d’une capacité de production électrique totale d’environ 147 GW, inférieure à celle de l’Allemagne. Il importera d’accorder une plus grande attention au rôle que les technologies d’énergie renouvelable distribuée pourront jouer dans l’amélioration de l’accès à l’électricité en fournissant des services énergétiques essentiels et productifs dans les zones reculées et rurales.

Rapport 2014 sur le statut mondial des énergies renouvelables

REN21 est le réseau mondial multipartite pour la promotion des politiques en faveur des énergies renouvelables
REN21 est le réseau mondial multipartite pour la promotion des politiques en faveur des énergies renouvelables

Rendu public le 18 juin, le Rapport d’évolution mondiale de l’énergie renouvelable de REN21, paraît pour la 10ème année consécutive. Il est la référence la plus citée à travers le monde pour le marché, l’industrie et les cadres politiques relatifs aux énergies renouvelables.

Télécharger le rapport 2014 sur le site de REN21

Rapport 2025 REN21 sur les énergies renouvelables

Renewables 2025 Global Status Report: Global Overview

La Boussole de la Transition Écologique pour questionner, apprécier et améliorer l’impact environnemental d’un projet

La Boussole de la transition écologique est l’outil pour des projets alignés avec la transition écologique, si vous portez un projet dans une collectivité territoriale et souhaitez intégrer les enjeux environnementaux. Après sa version bêta, l’outil vient d’être entièrement mis à jour en 2025 avec une ergonomie repensée et plus intuitive, un alignement sur la taxonomie européenne et la possibilité de réaliser des synthèses graphiques.

Pourquoi utiliser la Boussole ?

Objectif de l’outil

  • S’interroger sur l’impact environnemental d’un projet
  • Identifier des pistes d’amélioration en lien avec les enjeux de la transition écologique
  • Nourrir le dialogue entre le porteur de projets et les parties prenantes

Nature des résultats

  1. Les résultats obtenus sont basés uniquement sur les réponses fournies par l’utilisateur.
  2. L’autodiagnostic reflète la perception de l’utilisateur sur son projet à un moment donné.
  3. Les résultats ne constituent pas une évaluation réglementaire ou une certification.

Témoignage de la Communauté de Communes du Gévaudan

Comment la Communauté de Communes du Gévaudan, qui rassemble 10 000 habitants sur 12 communes rurales, a-t’elle utilisé la Boussole de la transition écologique pour ses projets d’aménagement de Bourgs sur Colagne et Marvejols ? Cette démarche innovante a permis au territoire d’atteindre ses objectifs de transition écologique, d’économies et d’attractivité !

Site de la Communauté de Communes du Gévaudan

« Aclimakathon » : développer des outils innovants pour s’adapter mutuellement au changement climatique

La Fondation evertéa annonce le lancement de l’Aclimakathon, dont l’objectif est de créer un événement pour travailler autour que la thématique suivante : Évoluer avec l’environnement : développer des outils innovants pour s’adapter mutuellement au changement climatique. L’appel à défi est lancé depuis le 01/10/2025 et jusqu’au 14/11/2025.

Un Hackathon, qu’est-ce que c’est ?

Un Hackathon est un marathon créatif durant lequel des volontaires travaillent collectivement pour trouver des solutions techniques et scientifiques innovantes aux défis proposés.

L’émulation liée à l’évènement et le temps extrêmement court de réalisation du projet créent une pression constructive dans les équipes, faisant du Hackathon un véritable catalyseur de créativité et d’innovation.

Rejoignez une équipe regroupant des compétences variées et pendant 48h, développez ensemble un concept ou un prototype pour relever le défi choisi.

Qui peut participer au Aclimakathon ?

Tout le monde !

  • Vous, en tant que citoyen, avide de connaissances et ayant l‘envie de participer à un projet novateur, qui créé du lien. Vous avez des idées à partager ? Vous avez envie de vous investir dans un projet local qui a du sens ? Proposez un défi et/ou rejoignez-nous.
  • Vous, en tant qu’entreprise ou collectivité, vous êtes ancré sur le territoire et en connaissez les forces et les faiblesses. Vous avez à cœur de faire partie d’un projet innovant à travers lequel vous pourrez mettre en œuvre votre savoir-faire et montrer votre engagement en proposant un défi et/ou en investissant dans l’organisation du hackathon.

Comment participer au Aclimakathon ?

> Soumettre un défi pour le Aclimakathon

Un défi peut être une idée d’outils à développer ou un besoin concret identifié mais il peut aussi s’agir d’un projet plus mature qui a besoin d’un coup de pouce pour avancer.

Critères que doit remplir votre défi : être en lien avec au moins une des thématiques du Aclimakathon

Thématiques du Aclimakathon

  • Nourrir tout le monde
  • Qualité et quantité de la ressource en eau
  • Santé et mobilité
  • Innovations technologiques et énergies nouvelles

Pourquoi la Fondation lance un Hackathon ?

  • Un projet local : La fondation evertéa a un ancrage territorial fort et souhaite mettre à profit son engagement au profit de questions qui sont au cœur de la vie des Valentinois et des Drômois.
  • Un projet fédérateur : Son envie est de créer du lien avec les différents acteurs territoriaux, les citoyens, les scientifiques, qui peuvent aider conjointement à trouver des solutions à certaines problématiques.
  • Un projet intègre : La fondation evertéa partage l’action scientifique au grand public et a pour valeur forte l’intégrité des informations qu’elle transmet, elle sera la garante de la qualité et véracité des échanges lors de ce Hackathon.

Et après ?

Tout ce qui aura été produit durant ce Aclimakathon sera disponible en open-source après l’évènement, afin que les projets puissent être développées, adaptés, modifiés par ceux qui le souhaiteraient.

Quelle intégration de la biodiversité par les acteurs privés ? Entre reporting et approche volontaire

Alors que la directive Omnibus sera soumise au vote au Parlement Européen d’ici une semaine, la Mission économie de la biodiversité (MEB) pilotée par CDC Biodiversité publie « Intégration de la biodiversité par les acteurs privés, entre reporting et approche volontaire », un dossier consacré aux données produites dans le cadre de la CSRD.

Au sommaire

  • ➡️ Un regard européen avec un screening sectoriel de la maturité biodiversité des entreprises du STOXX 50 ;
  • ➡️ Un regard français sur les entreprises du CAC 60 en mobilisant un outil développé par CDC Biodiversité pour le Fonds biodiversité de BDF-Gestion s’appuyant sur le cadre LEAP de la TNFD et combinant une analyse quantitative, via le GlobalBiodiversityScore (GBS) et qualitative appuyée sur trois critères : transparence, performance actuelle et engagement dans la transition ;
  • ➡️ Des discussions sur l’évolution future du cadre européen ;
  • ➡️ Six illustrations concrètes d’acteurs qui poursuivent leur engagement au-delà de la transparence grâce à la mobilisation de La Banque Postale, Decathlon, LBP AM, NaTran, Orano, Groupe VIVESCIA, tous membres du Club B4B+ Business For Biodiversity Positive.

RAPPEL DES DISPOSITIONS EN MATIÈRE DE BIODIVERSITÉ ENCADRÉES PAR LE STANDARD ESRS E4 AU SEIN DE LA CSRD.

Ce reporting, en cours d’évolution, comprend plusieurs points :
■ E4.1 Un plan de transition prenant en compte la biodiversité et les écosystèmes dans le modèle d’affaire avec une stratégie basée sur une analyse de matérialité des impacts et dépendances. L’organisation doit démontrer que le modèle d’affaires respecte l’accord de la COP15 et l’ensemble des différentes directives prises à l’échelle de l’UE.
■ E4.2 L’ensemble des politiques mises en place par l’organisation qui sont en lien avec la biodiversité.
■ E4.3 Les différentes actions et ressources mobilisées pour agir sur la biodiversité ou qui ont un impact sur cette dernière.
■ E4.4 Les cibles définies à atteindre relatives aux écosystèmes et à la biodiversité.
■ E4.5 La métrique retenue par l’organisation permettant d’évaluer les impacts sur les écosystèmes ou la biodiversité.
■ E4.6 L’évaluation des répercussions financières qui sont causées par les risques, impacts et opportunités en matière de biodiversité.

Transparence : un exercice d’intégration de la biodiversité grâce à la donnée

Edito de Marianne Louradour, Présidente de CDC Biodiversité

« La CSRD a ouvert un nouveau régime de transparence : processus exigeant, parfois débattu, mais salutaire. Cette réglementation a placé la donnée au cœur de la transition économique et écologique, formidable opportunité pour déployer des outils innovants, fiabiliser les mesures, et faire de la biodiversité un objet de pilotage stratégique – plus seulement l’objet de vœux pieux.

Marianne Louradour, Présidente de CDC Biodiversité

Avec l’essor des « data environnementales » s’est ouvert un champ de connaissance hétérogène, et protéiforme renseignant sur l’état des composantes de l’environnement et nos relations à elles. Et ce champ de connaissance s’accompagne de défis caractéristiques : qualité, granularité, traçabilité, interopérabilité. Notre responsabilité collective est de les ordonner, de les rendre comparables et auditables, pour assurer la robustesse des décisions.

Au sein de ce nouveau champ de données existe une catégorie singulière : les données des acteurs économiques issues de leur évaluation en double-matérialité de leur rapport à la biodiversité, et celles de leur reporting extra-financier. Ces données vont devenir une manne précieuse. Elles permettent d’apprécier à grande échelle les impacts et les dépendances à la nature, d’évaluer – secteur par secteur – les niveaux de maturité et de prise en compte, puis d’engager des travaux concrets de définition de trajectoires et d’alignement avec le cadre mondial.

Il serait facile de céder à la tentation du recul au bénéfice d’un contexte d’instabilité politique. Face à cette transformation profonde, je préfère appeler le plus grand nombre à tenir le cap de la transparence : c’est un exercice d’intérêt général.

Avec cette publication, les équipes de CDC Biodiversité donnent plusieurs aperçus de l’intégration de la biodiversité.

  • Les deux premiers s’intéressent aux exercices de transparence réglementaires avec une analyse conduite sur les entreprises de l’indice STOXX 50, et une seconde conduite sur les entreprises de l’indice CAC 60 ; deux échantillons représentatifs et composés de grands acteurs économiques capables d’être au rendez-vous des obligations de reporting CSRD.
  • Le troisième s’intéresse aux approches volontaires et s’appuie notamment sur six retours d’expérience de membres du Club B4B+ qui ont souhaité aller plus loin que le seul exercice CSRD.

LE CLUB B4B+, UN CATALYSEUR DE TRANSFORMATION POUR LES ACTEURS ÉCONOMIQUES
Le Club B4B+ (Business for Positive Biodiversity Club) de CDC Biodiversité se distingue aujourd’hui comme une structure unique au carrefour de l’économie et de la biodiversité. Créé en 2018, avec la mission première de coconstruire, expérimenter et améliorer le Global Biodiversity Score (GBS),
un outil opérationnel de mesure d’empreinte biodiversité à destination des entreprises, institutions financières et collectivités, le Club dépasse désormais cet objectif permet à ses membres d’échanger et d’être accompagnés au travers d’ateliers thématiques, de groupes de travail sectoriels, et de retour d’expérience dans la construction et la mise en œuvre de stratégies biodiversité robustes et adaptées à leur réalité.

À CDC Biodiversité, nous considérons les espaces de partage entre pairs comme essentiels pour bâtir la robustesse des approches méthodologiques. Je remercie à ce titre la confiance renouvelée des membres du Club B4B+ ; c’est grâce à cette intelligence collective que nous pouvons nous approprier et faire évoluer les standards, pour les mettre au service d’actions en faveur de la biodiversité.

Demain, peut-être faudra-t-il appeler à des démarches de transparence encore plus ambitieuses, fondées non plus seulement sur la réglementation mais aussi sur le volontariat. Qu’importe la voie : nous y sommes prêts.

Notre ambition sera de continuer à outiller, à mesurer, à comparer et à éclairer l’action, pour que chaque décision économique soit aussi une décision environnementale.

C’est en ce sens que nous adressons en fin de publication quelques conclusions au-delà de la seule CSRD.

La transition écologique a besoin de preuves, pas de promesses. La donnée en est la condition.« 

Dossier « Intégration de la biodiversité par les acteurs privés, entre reporting et approche volontaire« 

La capacité des entreprises à se conformer aux exigences de transparence ne relève pas seulement d’un enjeu réglementaire ou économique, mais également d’une question de crédibilité institutionnelle, de renforcement de la confiance collective dans les politiques environnementales, et de définition de trajectoires de progrès, face aux attentes de l’ensemble des parties-prenantes et la multiplication des conséquences liées à l’effondrement de la biodiversité ou au changement climatique.

Une publication mosaïque qui rappelle l’importance de la donnée comme prérequis à l’intégration des enjeux environnementaux ; et le rôle de la transparence comme source d’émulation économique autour des impératifs de transition écologique.

Le Club B4B+ : un réseau de pairs au service de la biodiversité

Le Club B4B+ occupe aujourd’hui une place singulière dans le paysage des initiatives liant économie et biodiversité. Il rassemble des entreprises et institutions financières de tous horizons autour d’objectifs communs :

  • Comprendre et mesurer leur empreinte biodiversité et celle de leurs portefeuilles, ainsi que leurs dépendances vis-à-vis des services écosystémiques,
  • Identifier les leviers pour éviter, réduire et compenser ses impacts et limiter ses risques d’exposition,
  • ■ Et anticiper les évolutions réglementaires et méthodologiques.

Plus qu’un simple réseau, il constitue un véritable creuset de réflexions et d’échanges entre pairs, permettant à des entreprises de secteurs variés de confronter leurs pratiques, leurs difficultés et leurs avancées en matière d’intégration de la biodiversité dans leurs modèles économiques.

DES STRUCTURES DE TRAVAIL
COLLABORATIVES ET DIVERSIFIÉES

Le Club B4B+ s’organise autour de trois groupes de travail permanents, structurés par type de parties prenantes, afin d’adapter les sujets traités aux spécificités de chaque acteur :

  1. Chaîne de valeur : destiné aux entreprises, ce groupe se concentre sur les impacts liés aux approvisionnements, à la production et aux procédés industriels.
  2. Finance : réservé aux institutions financières, il explore l’empreinte biodiversité des portefeuilles financiers selon différents types d’actifs.
  3. Consultants : dédié aux cabinets de conseil, il vise à harmoniser les pratiques entre professionnels et à former des ambassadeurs du Global BiodiversityScore (GBS).

En complément, le Club a mis en place des groupes de travail thématiques pour approfondir des enjeux particuliers :

  • Un groupe “Crédit biodiversité”, qui contribue à l’émergence d’un marché de haute intégrité enquestionnant les mécanismes de compensation, la vérification des gains et l’équivalence écologique.
  • Des groupes sectoriels, dont le focus évolue tous les six mois : en 2025, l’accent est mis sur le secteur agricole et agroalimentaire ; en 2026, le premier semestre sera consacré à la construction et lesecond au textile.
  • Un groupe international, qui permet d’échanger avec des acteurs non francophones et d’élargir la réflexion grâce à des retours d’expérience internationaux.

Enfin, le Club B4B+ organise des sessions plénières annuelles, réunissant décideurs et managers pour partager retours d’expérience, veille bibliographique et actualisations du GBS.

Parce que la biodiversité est essentielle, nous agissons pour sa restauration sur les territoires en créant, en expérimentant et en déployant des solutions de long terme avec les acteurs publics et privés.

CDC Biodiversité

Nous avons besoin d’une « Recivilisation » pour un futur durable qui intégre la finitude du monde

« Nous n’habitons pas la même planète que nos aïeux, la leur était immense, la nôtre est petite » disait Bertrand de Jouvenel. Il aurait pu ajouter bien d’autres différences : vieillissement de la population, urgence climatique, menace sur la biodiversité, nouveaux équilibres géopolitiques, révolution des nouvelles technologies, etc. Nous avons besoin d’un nouveau mode de penser pour engager une « recivilisation », un nouveau modèle de société, intégrant pleinement la finitude du monde. Recivilisation : pour un futur durable, un livre de Dominique BIDOU.

Extrait

« La décroissance, la sobriété, la frugalité ne sont que des discours, inaudibles par tous ceux encore séduits par les anciens mythes. Les nouveaux, à créer, devront intégrer l’air du temps tout en offrant un espace de rêve pour que nos imaginaires puissent prospérer, et une perspective de dépassement, une voie pour atteindre de nouveaux sommets. Des mythes qui s’adressent à notre sensibilité, “moteur de l’intelligence” selon Paul Valéry, des mythes, qui nous aideront à prendre de la distance par rapport au monde d’hier qui nous envahit encore l’esprit. »

Présentation

Notre civilisation est affectée profondément par le vieillissement de la population, l’urgence climatique, l’érosion de la biodiversité, les nouveaux équilibres géopolitiques, la révolution des nouvelles technologies, etc. Elle est aujourd’hui confrontée à un grand désarroi, dont les symptômes sont notamment la peur du déclassement et l’anxiété face au futur. La « décivilisation » en est le fruit.

Nous avons besoin d’un nouveau mode de penser pour engager une « recivilisation ». Un nouveau modèle de société, intégrant pleinement la finitude du monde, et appelé à se substituer progressivement à l’ancien modèle, fondé sur le principe d’un monde infini.

Une nouvelle civilisation, pour ne pas subir les changements que nous devons affronter mais tenter de les piloter et donner un sens au mot « progrès » dans le contexte qui s’annonce.

Comment substituer un nouvel imaginaire à celui dont nous avons hérité, marqué par les Trente Glorieuses et les rêves qu’elles ont suscités ? Tel est l’objet de Recivilisation, une invitation à participer activement à cette aventure.

Changer, pour vivre mieux.

Introduction : Un nouvel imaginaire pour le XXIe siècle

Le changement de société se manifeste de multiples manières. Climat, ressources en tension, intelligence artificielle, géopolitique, vieillissement, migrations …

Des phénomènes lourds qui s’imposent à nous et nous donnent souvent un sentiment d’impuissance. « C’était mieux avant » en est la traduction dans certains esprits, une nostalgie qui nous empêche d’aborder le futur avec espoir et détermination.

Dommage, car le changement offre l’occasion de repartir sur de nouvelles bases, et de mobiliser une nouvelle énergie. Il faut pour cela abandonner les codes du monde d’hier, les références à l’aune desquelles nous jugeons les événements et les perspectives qui s’offrent à nous. Nous devons en adopter de nouveaux, qui permettent d’appréhender le monde du XXIe siècle.

Tant que nous vivrons avec les codes du passé, tout changement apparaîtra comme une restriction, un frein à la créativité, une atteinte aux libertés, et en définitive une punition.

Sentiment aggravé par un discours écologiste inspiré par la morale, la culpabilité, et parfois la honte.

Les nouveaux codes ne sont pas écrits, il nous faut les imaginer collectivement à partir d’une vision du futur que nous voulons, et de l’imaginaire qui le représente. Un imaginaire qui suscite l’adhésion du plus grand nombre, et qui donne envie de s’engager.

Dans son livre « Le jardin planétaire1 », le paysagiste Gilles Clément nous propose une formule qui pourrait être utilement transposée dans cette recherche de nouveaux codes.

« Faire AVEC le plus possible, CONTRE le moins possible ».

Recherchons les amorces de ces nouveaux codes en gestation dans la société, ils sont nombreux et encore fragiles, et favorisons leur développement. Cela vaudra bien mieux que d’en imposer d’en haut, que ce soit de l’État, des militants ou d’autres sachants. Des codes enracinés dans la société pour avancer vers le monde de demain.

Confrontés aux anciens codes, aux imaginaires hérités des temps d’abondance, les porteurs du changement se sont enfermés dans un discours maladroit, privilégiant une approche moralisatrice qui a permis de les caricaturer en donneurs de leçons, en ennemis du progrès, voire en Amish.

La qualité de la vie, pourtant un des moteurs de l’écologie à ses débuts politiques, qui touchait tout le monde, a été progressivement abandonnée au profit de la survie de la planète. Une position défensive de lutte pour éviter les catastrophes, qui n’a pas porté les fruits attendus.

Il faut offrir des perspectives attrayantes pour entrer gaillardement dans le XXIe siècle, avec un imaginaire renouvelé qui intègre les enjeux d’aujourd’hui.

Adopter un nouveau mode de pensée pour trouver le sens de l’histoire à cette étape clé de l’aventure humaine. « Nous n’habitons pas la même planète que nos aïeux, la leur était immense, la nôtre est petite », nous dit Bertrand de Jouvenel2. Nous ne pouvons plus raisonner comme avant.

Nous ne partons pas de rien. De nombreuses initiatives sont prises ici et là, notamment dans les entreprises. Malgré les puissantes oppositions de l’ancien monde, le mouvement est engagé, encore timide mais plein de promesses. Il est irréversible.

A propos de l’auteur : Dominique Bidou

donner l’envie du développement durable

Consultant en développement durable, Ingénieur et démographe de formation, membre associé de l’académie d’architecture, membre du Cercle « Entreprises et Santé », Dominique BIDOU a acquis la conviction que pour mobiliser nos concitoyens pour le développement durable, il ne faut ni leur donner de leçons, ni les culpabiliser, mais leur en donner envie.



Il fut notamment directeur au ministère de l’environnement, membre du Conseil général des Ponts et chaussées au ministère de l’Equipement, président de l’association HQE (haute qualité environnementale) et président du Centre d’information et de documentation sur le bruit (CIDB, www.bruit.fr).
Il est l’auteur de nombreux articles sur le développement durable, notamment en relation avec les questions d’aménagement et de construction, et de plusieurs ouvrages sur le développement durable.

  1. Publié chez Albin Michel, 1999. ↩︎
  2. Dans Arcadie, essais sur le mieux vivre, ©S.E.D.E.I.S., 1968. ↩︎

« Solutions Transitions » : des clés pour comprendre et une boîte à outils pour agir dans les territoires

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A 6 mois des élections municipales de 2026, le Comité 21 a rejoint l’association Le Lierre et ses partenaires au Philanthro-Lab pour le lancement officiel de Solutions Transitions, un outil mutualisé et pensé pour les collectivités. Il leur apporte des solutions concrètes et une boussole pour se repérer dans les ressources indispensables pour bâtir des politiques de transition ambitieuses et impactantes. 

Proposant une diversité de ressources, formations et événements, cette boîte à outils « Solutions Transitions » a été pensée pour les agents, élus et acteurs locaux souhaitant agir concrètement en faveur de la transition écologique

Étaient réunis autour Wandrille Jumeaux, co-fondateur du Lierre, et de l’équipe salarié du Lierre pour ce lancement :
Stéphanie Clément-Grandcourt (DG de Fondation pour la Nature et l’Homme),
Sébastien Maire (DG de France Villes et Territoires Durables),
Belkacem Mehaddi (DG du CNFPT),
Marion Fetet (I4CE),
Sébastien Flores (Office Français de la Biodiversité)
– et Simon Luck (Comité 21) 

Solutions Transitions fait le pari de l’action locale pour répondre à l’urgence écologique.

Ce projet est le fruit d’un diagnostic partagé entre Le Lierre et ses partenaires : administrations, réseaux professionnels, chercheurs et experts, opérateurs, fondations et ONG. Tous constatent que la réalité des besoins locaux et des objectifs nationaux de planification de la transition écologique renforcent la nécessité et la pertinence de l’action des collectivités territoriales, malgré leurs contraintes financières.

Les territoires sont au cœur de la transition écologique.

Les agents et élus de bonne volonté ne manquent pas, mais tous ne savent pas comment faire. Ils n’ont pas toujours les outils disponibles, l’expertise ou les compétences à disposition facilement pour déployer facilement et efficacement les politiques environnementales et leur versant social, nécessaire à la transition juste.

  • Les collectivités sont incontournables : Le bloc local dispose de budgets et compétences clés pour mettre en œuvre la planification écologique et répondre aux urgences écologiques et sociales (baisse des émissions de gaz à effet de serre, adaptation au changement climatique, aménagement et développement du territoire, protection de la biodiversité…).
  • Les élus locaux sont légitimes pour agir : Les décideurs locaux bénéficient d’une confiance relativement élevée : 65% des Français ont confiance en leur maire, contre 35% dans le gouvernement. Plus on s’éloigne du local, plus la confiance diminue. Les citoyens font davantage confiance aux élus locaux, proches du terrain, pour agir politiquement et avoir un impact sur leur vie quotidienne.
  • Une conscience écologique partagée et une volonté d’agir, au delà des clivages : Les controverses politiques et médiatiques – sur les ZFE, le ZAN, les énergies renouvelables ou les caricatures sur l’écologie punitive – donnent l’image d’une transition écologique contestée, impopulaire ou coupée des réalités des territoires. Pourtant, nous constatons depuis 15 ans partout en France, que des collectivités de tous bords politiques mettent en œuvre la transition écologique. Ils approchent ce défi sans idéologie mais avec pragmatisme, parce que la science est sans appel sur l’urgence de la situation, que les conséquences se font déjà sentir et qu’ils en sont les premiers témoins.

C’est sur la base de ces constats que Lierre et ses partenaires ont conçu le projet Solutions Transitions.


Rencontres Nationales de la Coopération Territoriale (RNCT)


[Replay + synthèses] Rencontres nationales de la coopération territoriale. Faire vivre les coopérations dans les territoires: enjeux, pratiques et outils

Les Rencontres Nationales de la Coopération Territoriale (RNCT) mettent en avant l’importance de la coopération entre les divers acteurs des territoires comme levier de transformation et réponse aux enjeux environnementaux et sociaux. A travers des partages d’expérience et la présentation d’outils, elles permettent de s’initier ou de gagner en expertise dans ses pratiques coopératives, afin d’accélérer les alliances d’intérêt général dans les territoires.

Le replay et les synthèses des RNCT du 28 août 2025 sont disponibles sur le site web du Comité 21.


Solutions Transitions : une alliance entre partenaires

L’alliance nouée entre les partenaires du projet Solutions Transitions entend faciliter et simplifier l’action des acteurs locaux, en réunissant le meilleur de l’ingénierie territoriale proposée par la puissance publique et la société civile.

Ressources disponibles et à venir

Des fiches pratiques, conçues pour accompagner concrètement votre action locale

La plateforme Solutions Transitions propose aujourd’hui et pour les prochains mois :

  • une boîte à outils pour mettre en œuvre la transition écologique dans les territoires
  • un espace pour partager des solutions concrètes – en partant des réalisations et des préoccupations concrètes des acteurs locaux,
  • des événements partout en France pour partager les enjeux et les leviers d’action.

La démarche Solutions Transitions c’est : 

  • du contenu nouveau, avec 20 fiches déjà disponibles, et bientôt une cinquantaine
  • des ressources existantes (guide, rapport RETEX), rédigées par les partenaires, sélectionnées et synthétisées,
  • des formations et des événements à destination des agents, des élus locaux et des citoyens,

Quelles solutions permettent la préser­vation et la restauration des sols ?

Ressource vitale autant pour notre alimentation, l’adaptation au changement climatique, la préservation de la biodiversité ou la production de biomasse, les sols sont gravement menacés par les activités humaines (pollution, surexploitation, artificialisation, érosion…). Pourtant, ces enjeux sont insuffisamment connus de tous. Fort de ce constat, l’ADEME a mis en place une feuille de route « Gestion durable des sols 2025-2027 » pour caractériser les sols et les impacts des activités humaines, expérimenter des actions opérationnelles et éclairer les politiques publiques.

Infographie issue de « Mieux préserver les sols en 10 questions », ADEME 2024

Le changement d’usage des terres fait partie des limites planétaires dépassées du fait de la consommation toujours plus importante de sols à l’échelle mondiale.

Irrigation et régenération d’une friche urbaine

La France affiche par exemple une empreinte « sol » trois fois supérieure à sa surface métropolitaine, faisant de leur préservation un enjeu stratégique pour notre avenir. La feuille de route « Gestion durable des sols 2025-2027 » de l’ADEME est structurée autour de trois axes complémentaires :

  • Caractériser les sols et les impacts des activités humaines;
  • Expérimenter des solutions opérationnelles permettant la préser­vation et la restauration des sols (intégration dans la planification territoriale, accompagnement des pratiques durables);
  • Éclairer les politiques publiques pour décliner de manière opérationnelle une approche globale sur les sols au niveau natio­nal et dans les territoires

Cette approche collaborative mobilise un large écosystème d’acteurs pour faire de la santé des sols un pilier de la transition écologique et un moteur de résilience face aux changements globaux.

Connaitre les sols pour les protéger : le test de la bêche

Les sols : un capital sous pression

Alors que 95% de notre alimentation provient des sols et que ces derniers abritent entre 25 et 60% de la biodiversité terrestre, plus de 60% des sols européens sont déjà dégradés

Jérôme Mousset
Directeur Bioéconomie et Energies Renouvelables à l’ADEME

Érosion, contamination, artificialisation, perte de matière organique – l’urgence d’une gestion durable des sols s’impose pour réussir la transition écologique !

Jérôme Mousset
Directeur Bioéconomie et Energies Renouvelables à l’ADEME
Les sols : une ressource vitale, limitée, non renouvelable et irremplaçable

Cette démarche aborde les sols de façon transversale (atténuation et adaptation au changement climatique, réduction de l’artificialisation, préservation de la ressource en eau et de la biodiversité) et vise à accompagner l’ensemble des activités humaines vers des pratiques préservant cette ressource non renouvelable et irremplaçable.

Plantation d’espèces végétales régenérantes des sols

Gestion durable des sols

Objectifs à 3 ans

  • Développer des Solutions d’Adaptation Fondées sur la Nature préservant ou restaurant les sols ou les améliorant et évaluer les services écosystémiques associés ;
  • Accompagner la mise en place de living-labs dans des territoires pilotes (différentes échelles possibles) pour préserver, améliorer ou restaurer la santé des sols (agricoles, forestiers, urbains) ;
  • Sur les sols pollués, développer et améliorer les per- formances des techniques de dépollution (sur site) qui améliorent l’innocuité sanitaire et environnementale des sols sans affecter les autres fonctionnalités écologiques ;
  • ■ Mieux caractériser et développer des bonnes pratiques pour préserver/améliorer la santé de sols dans les secteurs agricoles, sylvicoles et des ENRs ;
  • Développer et mettre à jour des guides de bonnes pratiques et d’aide à la décision.

Des indicateurs pour préserver la qualité des sols

Les sols jouent un rôle essentiel pour les écosystèmes, notre sécurité alimentaire et notre santé. Pour accompagner les politiques publiques soucieuses de leur bon fonctionnement et de leur préservation, un collectif de 19 experts issus d’une diversité de disciplines et d’organismes de recherche publics, sous la coordination d’INRAE, ont analysé la littérature scientifique traitant de la qualité et de la santé des sols. Ils ont rassemblé les principales ressources disponibles et points de vigilance à considérer pour conduire une évaluation basée sur les fonctions écologiques qu’assurent les sols. Une cinquantaine d’indicateurs, physiques, chimiques ou biologiques, sont ainsi associés à un référentiel d’interprétation précisant la méthode de mesure ou de calcul, et les valeurs de référence auxquelles le résultat doit être comparé. 

Le choix des indicateurs dépend des objectifs de l’évaluation (élaboration d’un document d’urbanisme, zonage de parcelles agricoles en vue d’une opération de remembrement…). Il convient d’expliciter ces indicateurs afin de les sélectionner et de choisir le référentiel d’interprétation, la maille de suivi (spatiale et temporelle) et l’opportunité d’en agréger certains. 

Cette évaluation favorise le dialogue entre des usagers appartenant à plusieurs mondes sociaux et politiques pour réfléchir ensemble à ce que sont les sols et ce qu’ils devraient être.

Cet ouvrage s’adresse à un public non expert mais connaisseur du sujet : décideurs, acteurs professionnels ou associatifs, services publics en charge des politiques relatives à l’environnement et l’urbanisme… Plus largement, il s’adresse à toute personne intéressée par le débat public portant sur la qualité et la santé des sols.


Préserver les sols aujourd’hui, un enjeu pour demain

World Impact Summit

Avec Melissa Perez, Antoine Pierart et Hippolyte Courty.

Antoine Pierart – ADEME : « S’il y a une chose à retenir, c’est que les sols ils sont en danger aujourd’hui à l’échelle mondiale et à l’échelle France. […] On parle du sol comme une ressource alors qu’en fait c’est un écosystème. »

Hippolyte Courty – L’Arbre à Café : « Humus et humanité ont la même racine. Le déclin de la diversité des sols est exactement parallèle à celui du microbiote humain. »

Melissa Perez – Tutélaire : « Quand on dit qu’un monde à +4 degrés ne serait plus assurable, on a un sujet sur la santé. Si on a de plus en plus de certitude qu’un certain nombre de personnes va tomber malade, on tombe dans l’inassurabilité. »

L’Appel du 8 octobre sous le Drapeau de la Terre : un Manifeste pour l’avenir des terriens

Face à l’urgence climatique et à la fragmentation des initiatives, le Drapeau de la Terre est le symbole universel et transpartisan destiné à fédérer l’ensemble des défenseurs du climat, de la biodiversité et des droits de l’Homme. L’Appel du 8 octobre 2025 a été un évènement fondateur, pensé comme un acte nécessaire et positif, qui marquait la naissance de l’étendard de l’éco-citoyenneté et de la sauvegarde de l’humanité. Une conférence « Les Sentinelles de la Terre » aura lieu le 10 mai 2026, de 10h30 à 12h30, place de la Concorde à Paris, dans le cadre de l’événement « vivre ensemble » de Yann Arthus-Bertrand.

Conférence « Les Sentinelles de la Terre » le 10 mai 2026, place de la Concorde à Paris

Partager des témoignages de personnalités inspirantes, sur la place de la Concorde

Conférence "Les Sentinelles de la Terre", le 10 mai 2026, de 10h30 à 12h30, place de la Concorde à Paris, dans le cadre de l'événement "vivre ensemble" de Yann Arthus-Bertrand
Vivre Ensemble sur la place de la Concorde

Les activistes et personnalités engagées pour la protection de l’environnement sont parfois perçus comme des héros hors du commun, dotés d’une détermination exceptionnelle. Pourtant, derrière ces parcours inspirants, se cachent avant tout des femmes et des hommes animés par des convictions profondes et des expériences personnelles qui les ont conduits à agir.

Qu’est-ce qui nous pousse à nous engager pour le vivant ? Quelles formes cet engagement peut-il prendre au quotidien ? Et surtout, quelles raisons – intimes, professionnelles ou sociétales – déclenchent le passage à l’action ?

À travers quatre témoignages, la Fondation Goodplanet et Planet Earth Now nous invitent à découvrir les parcours de personnalités engagées, qui œuvrent chaque jour pour faire advenir un monde plus juste et plus respectueux de l’environnement

  • Stéphen Kerckhove (Agir pour l’Environnement)
  • Nicole Ann Ponce (I am Climate Justice, World’s Youth for Climate Justice)
  • Fabrice Bonnifet (GenAct, C3D) 
  • Galitt Kenan (Jane Goodall Institute)

Ces récits incarnés permettront d’explorer la diversité des chemins vers l’engagement, loin des clichés. Ils seront l’occasion de revenir sur les moteurs profonds qui animent ces « Sentinelles de la Terre », tout en démystifiant l’activisme. 

Car s’engager pour le vivant ne devrait pas être l’exception, mais bien la norme. Si nous voulons réussir la transformation écologique de nos sociétés, nous devons toutes et tous devenir des Sentinelles de la Terre ! 100 drapeaux de la Terre seront offerts pour l’occasion.

“Toute personne a le devoir de prendre part à la préservation et à l’amélioration de l’environnement.”

Article 2 de la Charte de l’environnement

Marche pour un printemps bruyant

A l’occasion de la journée mondiale de la santé, Planet Earth Now a marché auprès d’une cinquantaine d’associations et de 2500 citoyens, pour demander au gouvernement français la sortie des pesticides, pour protéger notre santé et celle des autres êtres vivants.

Planet Earth Now est un fonds de dotation créé en 2024 dans le but de promouvoir et soutenir un mouvement mondial d’acteurs qui participent à la transformation écologique de nos sociétés. Notamment à travers le drapeau de la Terre, un symbole fédérateur pour rendre lisible et visible les projets qui œuvrent à la protection du vivant et à la préservation de la santé de la Terre. Planet Earth Now accompagne également chaque année quelques projets non lucratifs d’intérêt général, en France et à l’international, en leur apportant un soutien financier et un réseau.  Découvrir les initiatives soutenues. Planet Earth Now est apartisan, non-confessionnel et indépendant. Il intervient en France et à l’international.


L’appel du 8 Octobre 2025

Profitant d’une unité de temps, de lieu et d’action sans précédent, l’appel du 8 octobre lance un mouvement mondial de coopération entre les terriens en plein backlash et en pleine polycrise.

La Concorde : Symbole de paix pour l’action et antidote au Backlash

Le choix du lieu n’est pas un hasard : la Place de la Concorde, symbole de la paix, offre un écrin exceptionnel pour cet appel à l’unité.

L’acte se tient au cœur de l’exposition monumentale à ciel ouvert PhotoClimat, un lieu de rencontre alliant culture et environnement. C’est l’art qui sert de véhicule pour sceller notre détermination joyeuse à poursuivre et intensifier nos combats en faveur de la planète.

Au centre du dispositif, la Tour Concordia, installation monumentale de l’architecte Arthur Mamou-Mani, est habillée pour l’occasion de drapeaux de la Terre. Elle est l’espace de dialogue et de rencontre qui portera aussi le message de coopération plus haut et plus fort. En arrière-plan, l’obélisque, l’Assemblée Nationale, les Champs Élysées et la Tour Eiffel.

Le Drapeau de la Terre : Symbole d’unité

« IL S’AGIT DE METTRE AU PIED DU MUR LES PERSONNES QUI ONT LE POUVOIR DE FAIRE CHANGER LES CHOSES »

Nadia Maizi

Alors que les pays et les continents ont leurs symboles, le Drapeau de la Terre est celui de tous les Terriens.

Composé de l’image de notre Planète entourée du bleu de l’océan et du vert de la nature, ce symbole apolitique et transpartisan est un rappel continu pour réveiller les consciences sur l’état de notre planète.

Le drapeau a pour vocation de fédérer les luttes et de massifier les mouvements en étant le trait d’union des acteurs. Il est le symbole de l’urgence, mais aussi celui de la paix et de la coopération.

Programme de l’Appel du 8 Octobre 2025 à la Concorde

Ensemble, faisons résonner un appel à la coopération mondiale
  • Programme « art et engagement » du 8 octobre :
    • 17h00 : Découverte de l’exposition PhotoClimat. Rendez-vous pour explorer la puissante exposition photographique. Celle-ci met en lumière les combats essentiels portés aux quatre coins du monde par de grandes ONG : Médecins du Monde, Les Petits Frères des Pauvres, Entourage, Action contre la Faim, Solidarités Internationales, et bien d’autres.
    • 18h00 : Lecture du Manifeste du Drapeau de la Terre (et autres interventions
      • Jean-Pierre GOUX – La Révolution Bleue). C’est un moment puissant, sous la majestueuse Tour Concordia, habillée pour l’événement de drapeaux Bleu-Vert-Terre. La lecture enthousiaste du Manifeste est l’acte fondateur qui scelle la symbolique du Drapeau de la Terre.
    • 18h15 : Performance artistique par le collectif Le Bruit qui Court. Un moment son et danse viendra célébrer la naissance de ce symbole. Un instant chargé d’émotion pour marquer notre détermination joyeuse.
    • 18h30 : Échanges et partages informels. L’occasion de prolonger les discussions et d’échanger avec les fondateurs, les acteurs de l’événement et les représentants d’ONG, dans ce cadre historique de la Concorde.

Les Voix de l’Unité

Le lancement de cet étendard apolitique et transpartisan sera marqué par la prise de parole de figures clés de l’engagement, de l’art et de l’économie.
Ils seront présents sous la Tour Concordia pour porter ce message :

  • Nicolas Henry (Fondateur de PhotoClimat) : Il ouvrira l’événement en présentant le cadre exceptionnel de PhotoClimat et de la Tour Concordia.
  • Manon Royer (Directrice du Développement, Planet Earth Now) : Elle introduira le Drapeau de la Terre et expliquera pourquoi ce symbole est la force nécessaire pour alerter, fédérer et agir.
  • Raphaël Bosch-Joubert (Président de l’agence 22EME SIECLE) : Il sera l’orateur du Manifeste, le texte fondateur qui appelle à la détermination joyeuse et au grand mouvement de fierté planétaire.
  • Jean-Pierre Goux (Mathématicien, ingénieur, écrivain) : Acteur engagé dans l’écologie et fondateur du projet One Earth, il apportera sa vision sur la convergence de l’écologie, de la science et de l’action, un message qui colle parfaitement à notre besoin d’unité.

Le Drapeau de l’urgence climatique est soutenu par le fonds de dotation Planet Earth Now, qui initie et accompagne des projets de sensibilisation et de mobilisation autour des enjeux liés à la préservation du vivant.

Quels leviers pour accélérer l’adaptation des entreprises au changement climatique ?

Ce rapport de Terra Nova, le think tank progressiste, vise à poser la question de l’existence, pour les entreprises, d’un “business model” de l’adaptation. Il tente d’exposer les difficultés concrètes auxquelles sont confrontées les sociétés pour bâtir et adopter une politique d’adaptation, discute du cadre dans lequel pourraient être mises en place des mesures d’accélération, et s’interroge sur les leviers favorisant le financement, par le secteur privé, des mesures préventives nécessaires à l’adaptation de l’économie française.

Le paradoxe de l’inertie face aux changements climatiques

Face à l’intensification des risques climatiques, les entreprises peinent encore à intégrer l’adaptation dans leur stratégie, malgré l’évidence économique de l’anticipation.

Dans ce rapport, le groupe de travail piloté par Amélie Lummaux1 explore les raisons de cette inertie et propose des leviers concrets pour accélérer l’action. Il trace ainsi une voie vers un « business model » de l’adaptation.

Les conséquences économiques du réchauffement sont déjà là : entre 1980 et 2023, les événements climatiques ont causé 738 milliards d’euros de pertes dans l’Union européenne. Pourtant, seulement 12 % des dirigeants de PME et ETI françaises déclarent avoir défini une stratégie d’adaptation (BPI, 2024).

Le groupe de travail souligne un paradoxe : si l’adaptation semble rationnelle du point de vue de l’activité, elle reste souvent absente des décisions de gouvernance.

68% des dirigeants de PME et ETI ne considèrent pas l’adaptation au changement climatique comme un enjeu majeur
BPI France, décembre 2024

Les explications à cette situation sont nombreuses

  • Les entreprises font face à des obstacles techniques et informationnels importants.
  • L’identification des risques émergents liés au changement climatique n’est pas systématique. Lorsqu’elle existe, elle peut rester lacunaire, en raison du manque de scénarios locaux et opérationnels, reposant sur des facteurs de risque hiérarchisées, permettant d’anticiper concrètement les impacts.
  • La valorisation financière de ces risques se heurte quant à elle à la difficulté d’intégrer, dans les modèles d’affaire, des impacts quasi-certains mais non datés ou dont le fait générateur n’est pas encore intervenu, qui ne peuvent être traduits comptablement.

3 leviers pour accélérer l’action vers l’adaptation

Face à ces blocages, le groupe de travail coordonné par Amélie Lummaux2, après audition de différents représentants d’entreprises, appelle à déployer les leviers d’accélération suivants :

  1. Cartographier les impacts climatiques : mettre à disposition des entreprises une cartographie scénarisée et localisée des risques (canicules, inondations, sécheresses, vents violents), afin de hiérarchiser les vulnérabilités et guider les décisions d’investissement ;
  2. Déployer des “contrats de territoire” publics-privés : instaurer une concertation entre entreprises, collectivités, financeurs et État, sur la base de données partagées, afin de définir les priorités d’action et sécuriser la continuité d’activité.
  3. Favoriser l’émergence d’un signal-prix pour révéler la valeur des coûts environnementaux : intégrer la valeur économique de la prévention dans le modèle d’affaires des entreprises, en s’appuyant sur l’assurance, la finance, ou encore la mise en place de paiements pour services environnementaux, permettant de mobiliser de nouveaux financements privés et publics.

Bien qu’il n’existe pas de modèle économique d’adaptation simple et universel, une approche territoriale coordonnée et fondée sur la transparence des vulnérabilités et des bénéfices attendus permettrait de construire collectivement un cadre d’action incitatif et durable pour les entreprises.

  1. Cette note a été rédigée par Amélie Lummaux avec le soutien d’un groupe de travail constitué de Marine Braud, Patrice Goeffron, Pierre Jérémie, Benoît Leguet, Ophélie Risler, Nicolas Saint Bris, Benoît Thirion. ↩︎
  2. Amélie LUMMAUX est experte en développement durable, ancienne directrice générale adjointe du groupe ADP, aujourd’hui directrice régionale chez Véolia ↩︎

100 000 hectares de friches à recycler en France : déjà artificialisées mais inutilisées !

Pourquoi recycler les friches ? L’ADEME a plus de 30 ans d’expérience en gestion de sites et sols pollués. Ayant accompagné des centaines de reconversions de friches, elle a pu en constater les effets positifs. C’est pourquoi elle incite aujourd’hui les collectivités à intégrer davantage ce type de recyclage foncier dans leurs projets de développement.

Les friches, une opportunité pour atteindre les objectifs de zéro artificialisation nette

Une friche est un site qui, après avoir perdu son affectation, est vacant ou majoritairement sous-utilisé. Un aménagement ou des travaux sont nécessaires pour lui donner une nouvelle vie. il en existe de tous types et de toutes tailles. selon leur activité passée, ils peuvent être pollués ou non.

400 000 anciens sites industriels et de services en France : usines, mines, terrains militaires, dépôts de déchets, imprimeries, et aussi stations-service, garages, pressings… certains font déjà l’objet d’une reconversion, d’autres sont en friche et potentiellement pollués(1).

Recycler pour ne pas artificialiser

19 263 ha
d’espaces naturels, agricoles ou forestiers ont été consommés en 2023 en France(2), pour des projets de logements, d’activités économiques ou d’équipements publics.

C’est presque 2 x la surface de paris.

or + de 100 000 ha de surfaces seraient en friche, c’est-à-dire déjà artificialisées, mais inutilisées(3).

Plus de 290 chantiers de dépollution et reconversion de friches ont été soutenus par l’ADEME depuis 2009, au travers de différents dispositifs (budget interne Fonds friches et Fonds vert).

1 443 ha ont ainsi été réhabilités pour créer des logements, des activités économiques, des espaces de nature, etc.

28 m€/an
C’est le budget confié à l’ADEME pour accompagner de tels projets depuis 2021.

640 000 € ht/ha
c’est le coût moyen de réhabilitation d’une ancienne installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE).

Recycler pour le climat et la biodiversité

60 % des sols européens sont en mauvais état, et ne peuvent donc pas remplir correctement leurs fonctions, pourtant essentielles (support de l’agriculture, régulation du cycle de l’eau, séquestration du carbone, etc.)(4).

3 à 4 mds de tonnes de carbone sont stockées dans les 30 premiers centimètres des sols français, soit 3 x plus que l’ensemble des forêts françaises(4).

20 à 600 litres d’eau par mètre carré peuvent être retenus par le sol(5).

2/3 des espèces connues vivent dans le sol (micro-organismes, invertébrés…).

Mais aussi pour…

  • redonner de l’attractivité à un quartier ;
  • recentraliser la ville, ce qui induit moins de déplacements pour les habitants ;
  • faire des économies sur la construction et l’entretien de nouvelles infrastructures (routes, raccordements aux réseaux, etc.) ;
  • préserver les paysages naturels.
ADEME. Fiches Industrielles 2011.Friche RVI Feuillat / LYON.

Cas exceptionnels

Si les responsables d’un site pollué sont défaillants, par exemple en faillite, et si ce site présente une menace forte pour la santé et/ou l’environnement des populations :

l’ADEME peut être mandatée par l’état pour assurer la maîtrise d’ouvrage de la sécurisation du site.

Près de 700 interventions ont été réalisées par l’ADEME ces 25 dernières années, sur plus de 350 sites.

20 m€/an
C’est le budget moyen de l’ADEME pour remplir cette mission de maîtrise d’ouvrage. même si sa finalité n’est pas de remettre les sites en état, cette activité contribue, par la suppression de la menace, à libérer des gisements fonciers pour leur recyclage.

La France au 3ème rang des entreprises les plus performantes au monde en termes de RSE

La France confirme sa place au 3e rang des entreprises les plus performantes au monde en termes de RSE selon la 6ᵉ édition de l’étude conjointe menée par EcoVadis et le Médiateur des Entreprises. Un leadership mondial à transformer en atout compétitif …

EcoVadis et le Médiateur des entreprises1 dévoilent les résultats de leur dernière étude conjointe analysant les performances RSE des entreprises françaises et étrangères (UE, OCDE, BICS2).

Cette 6ᵉ édition confirme la dynamique des entreprises françaises en matière de responsabilité sociétale (RSE). Avec un score EcoVadis global de 60,4 sur 100 en 2024, la France confirme sa place de leader, se positionnant au 3e rang mondial derrière la Finlande et la Suède, et devant la Norvège. Cette progression, amorcée dès 2020, témoigne de la montée en puissance des pratiques responsables au sein des entreprises françaises, grandes et petites.

Pierre Pelouzet, le Médiateur des entreprises, et Sylvain Guyoton, Chief Rating Officer au sein d’EcoVadis, soulignent l’impact grandissant de la RSE comme opportunité de croissance, à travers l’établissement de nouvelles connexions commerciales, notamment à l’export.
 

Performances RSE des entreprises dans le monde en 2024

Un leadership des entreprises françaises qui se confirme

En 2024, la France se positionne à la 3e place en matière de RSE avec un score global de 60,4/100 (contre 57,6 en 2022), suivie de très près par la Norvège (60/100) et derrière la Finlande (62,1) et la Suède (60,7). Quatre pays seulement dépassent la barre symbolique des 60 points. Par ailleurs, l’Union Européenne atteint un score de 57,2 (+2,7 points), quand l’OCDE obtient 55,8 (+2,6 points) et les BICS 46,1 (+5 points).
 

La France prend la 3ème place du classement par pays 2024

Si les moyennes par taille d’entreprises progressent en France sur tous les enjeux RSE, ce sont surtout les entreprises de plus de 1 000 salariés, dites Grandes Entreprises, qui se démarquent dans cette édition, en gagnant une place au classement global. Leurs avancées les plus notables concernent les thèmes Éthique (58.5, soit + 2 places au classement pays) et Achats Responsables (58,3, avec une évolution de +7,3 points en deux ans).

De leur côté, les PME et ETI consolident la dynamique nationale et permettent à la France de se maintenir en haut du classement. Elles obtiennent un score Environnement de 61,3 (+ 4 points depuis 2022) et une performance remarquable en Droits Humains (63,4). Concernant les Achats responsables, elles atteignent 49,9 points, positionnant la France au sommet du classement européen pour cette catégorie.

Ainsi, un socle solide de « locomotives » françaises se dégage : 36% des entreprises françaises évaluées atteignent la catégorie Avancée (65+), contre 28% en 2022 et seulement 19% en 2020.

Par grands enjeux RSE, que s’est-il passé depuis 2022 ?

« Cette étude confirme une fois de plus les excellentes performances RSE enregistrées par les entreprises françaises, qui comptent parmi les plus élevées au monde. On ne peut que les encourager à valoriser cette force non seulement en France mais aussi à l’international, et ainsi renforcer leur attractivité à l’export. Au Médiateur des entreprises, notre rôle est plus que jamais d’accompagner et de soutenir les entreprises dans cette démarche vertueuse. C’est ce que nous faisons au quotidien, notamment à travers les dispositifs du Parcours national des achats responsables comme la charte et le label Relation Fournisseur et Achats Responsables (RFAR). » Pierre PELOUZET, médiateur des entreprises.


Les Achats Responsables : un levier stratégique renforcé

Thème Achats Responsables : La France s’impose à la troisième place du classement pays 2024

Avec un score de 50,8 en 2024 (+2,7 points depuis 2022), la France se hisse au 3ᵉ rang mondial en matière d’Achats Responsables.

  • Les grandes entreprises françaises enregistrent une progression de +7,3 points en deux ans, traduisant un engagement croissant vis-à-vis de leurs chaînes d’approvisionnement
     
  • Avec sa mise à jour 2024, EcoVadis accorde une reconnaissance accrue aux 2 dispositifs du Parcours national des achats responsables (PNAR), la charte et le label RFAR (Relations fournisseurs et achats responsables), renforçant ainsi leur impact et leur valeur dans l’évaluation RSE.

Le Parcours national des achats responsables (PNAR) mis en place par le Médiateur des entreprises et le Conseil national des achats (CNA) est un outil permettant aux entreprises de concrétiser leurs engagements, de bénéficier d’un marqueur de différenciation positif et de rejoindre une communauté dynamique, composée d’acteurs publics et privés tous engagés pour des achats plus responsables et solidaires.

La performance RSE des entreprises françaises est un atout pour exporter et conquérir de nouveaux marchés

L’étude révèle que les performances RSE des entreprises françaises, supérieures à celles de l’Union Européenne, de l’OCDE et des grandes économies mondiales, peuvent se convertir en véritable atout d’attractivité au niveau international. De plus en plus regardées et analysées par les clients historiques ou stratégiques, elles permettent de créer des liens supplémentaires avec les donneurs d’ordre, pouvant aboutir à de nouvelles relations d’affaires. Toutefois, l’analyse comparative inédite réalisée entre la France et l’Allemagne révèle qu’en 2024, un fournisseur allemand évalué a le réflexe de partager ses résultats RSE avec, en moyenne, 9,6 clients, contre 7,8 pour un fournisseur français. Cet écart est encore plus marqué à l’export, où les fournisseurs allemands créent près de deux fois plus de liens avec les entreprises étrangères, notamment vers les Etats-Unis, la France ou la Suisse.

Ainsi, pour les PME et ETI françaises, l’enjeu consiste désormais à mieux valoriser leurs performances RSE en les utilisant comme vecteur de visibilité à l’international dans le but de favoriser leur attractivité à l’export, et non plus uniquement comme outil de conformité auprès de leurs donneurs d’ordre nationaux.


Pour Sylvain GUYOTON, Chief Rating Officer d’EcoVadis, « Si les grandes entreprises se distinguent par une progression marquée, les PME et ETI continuent de constituer un socle solide, permettant aux entreprises françaises de rester parmi les pays en tête. Il subsiste toutefois une marge de progrès, en particulier sur le volet des Achats Responsables, qui demeure le pilier avec le plus fort potentiel de progression sur l’ensemble des thèmes RSE. »


À propos de l’étude

Cette 6ᵉ édition suit les performances RSE d’environ 10 000 entreprises françaises (essentiellement ETI & PME) depuis 2020. Dans cet échantillon, les deux tiers sont évalués par EcoVadis depuis plus de 5 ans ; un tiers vient de réaliser sa 1ère évaluation en 2023 – 2024. Le score RSE d’une entreprise (entre 0 et 100) est la synthèse des 4 scores Thématiques EcoVadis qui incluent 21 critères basés sur les normes internationales de développement durable : Environnement (opérations et produits), Social et droits humains (conditions de travail), Éthique (mesures anti-corruption, gestion des données) et Achats responsables (pratiques fournisseurs).

À propos d’EcoVadis

Une plateforme unique
au service de la RSE mondiale

EcoVadis, ETI française à mission, opère une plateforme collaborative d’amélioration continue des performances RSE tout au long des chaînes d’approvisionnement, offrant des données fiables et actionnables aux entreprises engagées vers la durabilité. Plus de 150 000 fournisseurs de toutes tailles et plus de 1 500 organisations achats dans 185 pays combinent selon leurs besoins les différentes solutions EcoVadis pour favoriser la résilience, la croissance durable et l’impact positif dans le monde entier. Pour en savoir plus, rendez-vous sur ecovadis.com/fr, ou LinkedIn.

À propos du Médiateur des entreprises :

Le Médiateur des entreprises, placé auprès du ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, vient en aide aux entreprises et organisations publiques afin de leur permettre de résoudre gratuitement leurs éventuels litiges via la médiation et, plus largement, faire évoluer les comportements d’achats, dans le souci de rééquilibrer les relations clients fournisseurs. Son réseau de médiateurs est présent sur tout le territoire. Le Médiateur des entreprises et le Conseil National des Achats animent la communauté du Parcours national des achats responsables. Reposant sur la charte et le label Relations fournisseurs et achats responsables, ce parcours permet aux acteurs publics et privés de matérialiser leurs engagements, de bénéficier d’un marqueur de différenciation positive et enfin de faire partie d’une communauté dynamique.

Pour saisir le Médiateur ou obtenir davantage d’informations :  www.mediateur-des-entreprises.fr


  1. placé auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique ↩︎
  2. BICS : Brésil, Inde, Chine, Afrique du Sud. ↩︎

« Rewilding Patagonia » : un documentaire sur le réensauvagement d’immenses territoires en Patagonie

Acquérir un terrain, non pour construire mais pour laisser la nature libre et imaginer un nouveau modèle économique où humains et vivant cohabitent en harmonie … Utopie ? Pas tant que ça. Douglas et Kristine Tompkins l’ont fait en Patagonie : acheter des terres pour les ré-ensauvager avec les habitants et les restituer aux pouvoirs publics. Résultat ? 7 millions d’hectares protégés, des communautés qui redécouvrent leur lien à la nature et une économie de la nature qui se construit. Ce documentaire en accès libre sur Youtube est, pour Olivia Blanchard, Présidente des Acteurs de la Finance Responsable, une source d’espoir et la preuve qu’on peut agir même quand on pensait que c’était impossible.

Présentation

Au-delà des images sublimes captées par Aurélie Miquel & Arnaud Hiltzer, c’est un sentiment puissant qui reste : grâce notamment aux outils de neurosciences utilisés par Jonathan Mille, celui d’avoir la conviction que chacun peut apporter sa contribution.

Olivia Blanchard
Nature in Finance 💚 Présidente des Acteurs de la Finance Responsable
Ensemble pour une finance en conscience, au service du vivant : Les enjeux sociaux et environnementaux sont une opportunité unique de réinventer notre modèle économique, nos pratiques financières et nos comportements individuels

C’est l’une des plus belles histoires de réensauvagement de notre époque, celle de Douglas et Kristine Tompkins, un couple d’entrepreneurs à succès – The North Face et Esprit – qui a décidé de se consacrer à la protection d’immenses territoires en Patagonie.

Le résultat de leurs actions est stupéfiant : en 30 ans ils ont permis la création et l’agrandissement de 18 parcs nationaux entre le Chili et l’Argentine pour une surface totale de 7 millions d’hectares, soit la superficie d’un pays comme l’Irlande.

En transformant ces espaces et en reconstituant les écosystèmes naturels, le développement de ces parcs a également permis la création de liens sociaux, élaboré une nouvelle forme d’activité économique, fait émerger un espace politique et contribué à renforcer le sentiment d’ appartenance de la population envers leurs territoires.

En offrant aux communautés locales une autre relation avec leurs écosystèmes, les parcs nationaux participent ainsi, à une transformation structurelle sur le long terme du lien entre la nature et les humains.

C’est pour voir, apprendre et s’en inspirer, qu’Arnaud Hiltzer1 et Aurélie Miquel embarquent dans un voyage au cœur de l’un des plus grands projets de réensauvagement au monde. En participant aux actions mises en place sur le terrain (lâcher d’animaux sauvages, émission de radio, programme scientifique…), ils mêlent leurs découvertes à leurs apprentissages dans un road-movie dont la beauté de la nature est au premier plan.

S’appuyant sur les apports croisés des neurosciences, des sciences de l’éducation et des sciences de la communication, Jonathan Mille (PhD) a apporté son expertise pour construire le processus narratif et co-écrire ce film afin d’amplifier son impact.

Rewilding Patagonia le film


  • Un film Into the Rewild
  • Réalisation : Aurélie Miquel Hiltzer & Arnaud Hiltzer
  • Co-écriture et conseil scientifique : Jonathan Mille (phD)
  • Conseillère scientifique : Alexandra Locquet
  • Une co-production : Hello Emotion Réalisé avec le soutien du CNC/Talent, de Terre Sauvage, de la Fondation Iris et de la Fondation Lemarchand.
  • En collaboration avec Tompkins Conservation, la Fondation Rewilding Chile et la Fondation Rewilding Argentina.
  • Abonnez-vous à la chaîne pour découvrir plus d’histoires de réensauvagement !
    → Website Into the Rewild : https://www.intotherewild.org

« Faire de l’argent un moyen et non une fin. Mettre au centre de nos préoccupations l’humain et la nature, et l’argent à leur service, est la seule alternative possible. »

Pierre Rabhi

L’affiche

  1. Producteur associé chez HELLO EMOTION et Co-fondateur de INTO THE REWILD ↩︎