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Sur le Web

Médiaterre actualité : l’information pour le développement durable en langue française

Médiaterre actualité : le Système d’information mondial francophone pour le développement durable concoure à la mise en oeuvre du développement durable dans l’espace francophone par la diffusion et l’échange d’informations, et l’aide à la constitution de réseaux de coopération.


Articles les plus récents

Embarquez vers le zéro déchet avec Petrel

mardi 13 avril 2021

La start-up Petrel accompagne les distributeurs et industriels dans leur transition vers une gestion circulaire de leurs emballages.  L’équipe a développé une plate-forme digitale et des process pour mettre en place un circuit de réemploi des emballages. C’est grâce à ce dispositif que Petrel  s’est associé à ce nouveau projet : le projet Hub Vrac.

Lancé par l'association des professionnels de la vente en vrac aux particuliers (Réseau Vrac & WeBulk), ce projet est un concept de plateforme mutualisable et modulaire à l'échelle régionale permettant le nettoyage, le reconditionnement et le réemploi des emballages de conditionnement des produits vracs utilisés en amont de la filière. Réseau Vrac a démarré le pilote début février 2021en région Ile-de-France avec 20 acteurs (9 commerçants,6 fournisseurs, 4 prestataires externes et une place de marché vrac).

 Objectif: réduire la production et l'utilisation d'emballages jetables de conditionnement de produits vrac tout au long de la chaîne de valeur et pas uniquement au moment de l'acte d'achat en magasin. Les emballages de conditionnement sont ainsi tracés tout au long de l'expérimentation qui est amenée à se déployer dans d'autres régions.

Parmi les acteurs du projet, Petrel accompagne donc la filière du vrac vers le zéro déchet.

 Son rôle au sein du projet ?  Mettre à disposition une plate-forme digitale dédiée au suivi du réemploi des emballages : les emballages de conditionnement sont ainsi tracés tout du long de l’expérimentation. Cette jeune startup à impact social s’implique également dans la coordination des opérations circulaires entre les acteurs.

 Sa vision : l’avenir du commerce est au zéro déchet

 Petrel s’est donné comme mission d’accompagner les distributeurs et les industriels dans leur transition vers une gestion circulaire de leurs emballages, via le réemploi des emballages et le retour de la consigne. Afin de les accompagner dans ce projet, plusieurs éléments sont à prendre en compte :

 -Partir du besoin du client, l’écouter et le motiver à ces nouveaux usages en proposant des emballages innovants et qualitatifs,

 -Récupérer les emballages afin de les réutiliser pour un nouvel usage qui nécessite une bonne organisation logistique,

 -Apporter une dimension financière avec la mise en place d’un système de consigne,

 -Mesurer l’impact environnemental, nécessaire pour vérifier si le modèle est viable.

https://petrel.fr/

 [ECONOCIR]


Webconf APCC - Diversification du mix énergétique & biomasse

mardi 13 avril 2021

Le mercredi 5 mai de 11h à 12h30

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Résumé

A quel point peut-on considérer la biomasse neutre en carbone ? Nos forêts ont-elles la ressource nécessaire pour répondre à nos appétits ? Son développement n’est-il pas antinomique avec une meilleure qualité de l’air ?

La réduction des émissions de GES nécessite une transition vers les énergies renouvelables. La biomasse, ce géant méconnu des ENR, est appelée à jouer un grand rôle dans les documents d’orientation énergétique (PPE, stratégie nationale bas carbone mais aussi PCAET à une échelle plus locale) et on compte beaucoup sur elle pour de la chaleur et du gaz renouvelable. Mais elle est aussi l’objet de nombreuses controverses et l’exposé tentera de faire la part des choses.

A qui s’adresse cette webconférence ?

Aux collectivités et leurs conseils en réflexion sur leur stratégie énergétique.

Intervenant

  •  Gaëtan Rémond – Directeur Associé – Inddigo

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Un outil d’éducation nutritionnelle ludique pour renforcer la prévention de la malnutrition infantile au Niger

mardi 13 avril 2021

Dans le cadre de son projet d’appui à la fortification alimentaire au Niger (Pafan), le Gret teste et met en œuvre une approche de sensibilisation à la nutrition innovante basée sur les Nutricartes®, un jeu de société ludique au service de l’éducation nutritionnelle.

 

Pour ce faire, le Gret est accompagné par l’association de solidarité internationale l’Appel. Il bénéficie de son savoir-faire et de son expérience pour former son équipe et assurer un suivi rapproché pour une mise en œuvre de qualité.

 

Une méthode pédagogique, ludique et interactive

L’approche Nutricartes®, grâce à son caractère ludique et interactif à travers le jeu, met en avant les piliers d’une bonne santé nutritionnelle pour les enfants, en se concentrant notamment sur le rôle que joue chaque aliment dans le cadre. Elle est aussi basée sur une pédagogie active qui facilite la transmission et l’appropriation des messages clés sur les pratiques recommandées en matière d’alimentation et d’hygiène, en s’appuyant sur les connaissances et les compétences préalables des femmes ciblées. De plus, l’appropriation des pratiques nutritionnelles conseillées est facilitée par les échanges entre pairs et grâce à la convivialité des Nutricartes®. Cette approche pratique permet ainsi aux femmes de parfaire leurs connaissances relatives à l’alimentation et de distinguer les aliments dits constructeurs, protecteurs et énergétiques.

L’équipe du projet a par ailleurs adapté le jeu au contexte local, chaque carte représentant les aliments et les boissons consommés au Niger, tout en prenant soin d’intégrer les farines infantiles fortifiées développées dans le cadre du projet Pafan.

« Avec les activités de sensibilisation Nutricartes® initiées par le Gret, nous avons énormément appris sur l’éducation nutritionnelle. L’activité est pratique et ludique, toutes les femmes viennent à toutes les sessions sans exception ! », explique Fatouma Adamaou, présidente du groupement Samaharey à Niamey.

Activité Nutricartes avec le groupement Yarda du quartier Kouara Tagui

 

Comment fonctionne l’approche Nutricartes® ?

Un cycle Nutricartes® s’organise autour d’un groupe de 12 personnes et est composé de cinq séances hebdomadaires successives. Au cours de ces séances, les femmes développent leurs connaissances sur différents types d’aliments, jusqu’à pouvoir composer des menus à moindre coût mais à haute valeur nutritionnelle pour elles et leurs enfants.

Les séances sont animées par un binôme composé d’un%u2219e animateur%u2219rice et d’un%u2219e co-animateur%u2219rice, qui s’assurent de la participation et de la compréhension effective de tout le groupe. La mise en place du jeu est simple et nécessite un kit Nutricartes® et un tapis en tissu de quatre couleurs, représentant chaque catégorie d’aliments : rouge pour les aliments de construction, jaune pour les aliments énergétiques, vert pour les aliments de protection et bleu pour l’eau.

La pédagogie et l’approche positive vont se dérouler autour de ce tapis en faisant évoluer progressivement les compétences et en amenant les participant%u2219e%u2219s à prendre conscience de ce qui est essentiel pour qu’un enfant puisse grandir en bonne santé malgré des moyens financiers limités. La formation qui a été dispensé en amont aux animateur%u2219rice%u2219s et co-animateur%u2219rice%u2219s leur permet d’accompagner en douceur les changements de comportements.

Séance Nutricartes à Tessaoua

 

Un apprentissage continu pour un meilleur impact sur les changements de pratiques en termes d’alimentation, de soins et d’hygiène

Lors des premières sessions de jeu, l’implication des participantes a tout de suite été visible et les témoignages recueillis soulignent leur volonté de participer aux prochaines séances. Ces retours semblent confirmer l’apport des Nutricartes® dans la facilité d’apprentissage des messages clés de nutrition vis-à-vis des séances de sensibilisation classiques. Autant de facteurs témoignant d’une grande satisfaction et qui favorisent l’adoption des pratiques discutées au cours des sessions par les femmes.

 « Avant cette formation, nous mangions et cuisinions toutes sortes d’aliments sans faire la différence entre ce qui est indispensable et nutritif pour l’organisme, et ce qui ne l’est pas. Mais grâce à cette formation, nous avons appris beaucoup sur les aliments – ceux qui sont nutritifs, les vitaminés et les énergisants qui ont un apport important pour l’organisme. La formation dispensée par Nutricartes® nous a aussi permis de bien gérer nos ressources financières ; maintenant, nous dépensons moins et mangeons bien. Avec peu d’argent, on peut trouver au marché tous les condiments nécessaires pour cuisiner un bon plat nutritif pour toute la famille. Pour cette formation, nous avons choisi au sein de notre groupement les femmes les plus engagées. Cela a permis de garantir une participation et une assiduité exemplaire tout au long des cinq semaines de formation. L’engagement que nous avons pris est de partager largement l’expérience avec nos autres sœurs. Nous plaidons aussi pour que d’autres groupes de femmes puissent bénéficier de cette formation et pour que l’on puisse partager cette expérience dans tout le département, voire toute la région », témoigne la présidente du groupe Haské de Matameye.

Animation Nutricartes à Niamey

 

La poursuite de l’aventure

En mars, 18 groupes ont achevé les cinq séances et ont été évalués avec succès dans trois zones du Niger : Niamey, Tessaoua et Matamey. 228 femmes ont ainsi été formées à l’approche Nutricartes®.

Malgré les difficultés liées au contexte de la pandémie de Covid-19, le suivi-évaluation de la mise en œuvre des Nutricartes® est renforcé par le biais du partenariat avec l’Appel, qui continue de suivre et de guider les équipes du Gret grâce au partage de photos et de vidéos des sessions via un groupe WhatsApp.

 

Le Gret poursuit maintenant la mise en œuvre et l’évaluation de cette approche pilote, permettant de tirer les enseignements nécessaires pour former davantage de groupes aux Nutricartes®, au travers du projet Pafan d’une part, mais aussi dans d’autres pays d’intervention en lien avec la santé et la nutrition.

 

En savoir plus sur le projet Pafan

En savoir plus sur les activités du Gret en nutrition

En savoir plus sur les activités du Gret au Niger


Nouveau mobilier urbain : un nichoir-composteur pour la biodiversité à Montpellier

mardi 13 avril 2021

La Jeune Chambre Économique de Montpellier a conçu un matériel urbain innovant composé d’une tour à oiseaux et d’un composteur. La ville de Montpellier expérimente le premier spécimen de ce nichoir-composteur destiné à favoriser la biodiversité urbaine installé en centre-ville.

Les milieux urbains souffrent d’une érosion des populations d’oiseaux et d’un manque cruel de biodiversité. L’hirondelle de fenêtre par exemple fait partie de la liste rouge des espèces menacées en France ; sa population a diminué de 30% sur une période de 12 ans. À l’écoute des besoins de son territoire et attachée aux objectifs de développement durable des Nations-Unies, la Jeune Chambre Économique de Montpellier a mis en place une commission de travail en 2019 baptisée « Le Printemps des hirondelles ». Ses travaux ont abouti à la conception d’un mobilier urbain novateur, avec le soutien expert de la Ligue de Protection des Oiseaux et des Compagnons du Devoir de Baillargues. « Le maire de Montpellier Michael Delafosse et son adjoint délégué à la Nature en ville et à la Biodiversité Stéphane Jouault ont très tôt soutenu notre initiative » précise Amandine Verdier, présidente de la JCE. « Ce projet pilote doit nous permettre d'en apprendre beaucoup sur les habitudes des oiseaux et notre capacité à intégrer la faune dans notre vie quotidienne. »

Un nichoir composteur conçu, fabriqué et financé localement 

La structure imaginée par la JCE de Montpellier est composée d'une tour à oiseaux de 4,5 mètres de haut abritant jusqu’à 25 nids et quatre gîtes à chauves-souris. Une dizaine d’espèces d’oiseaux pourront y cohabiter. À sa base, un composteur urbain d’une capacité de 1200 litres. « Les apprentis compagnons ayant travaillé sur les plans de la charpente et du composteur sont intervenus sur leur fabrication via les entreprises qui les emploient, Structure Bois Couverture (Le Crès) et MG Menuiserie (Montpellier) » ajoute Anthony Gontier, directeur de la commission « Le Printemps des hirondelles », qui insiste sur l’importance des ressources et des partenariats financiers locaux. « Le cabinet d'architectes LERN a assuré la gestion des travaux. L'ensemble des acteurs de notre environnement proche s’est impliqué dans ce projet dont le coût s’élève à 25000 euros. Nos partenaires locaux - Roxim Promotion, Veolia, Groupama Méditerranée et Studio Essentiel - ont pris en charge le financement de la partie technique. »

La JCE veut sensibiliser les riverains à la biodiversité urbaine

Le nichoir composteur a été pensé à la fois pour abriter les oiseaux et les chauves-souris et pour impliquer les habitants du quartier dans une démarche éco-citoyenne. La structure est installée dans le square Jean Monnet, près d’un parc fréquenté par les familles. Un panneau pédagogique permet de comprendre les modalités d’utilisation du compost ainsi que son intérêt pour les riverains - récupération et valorisation des déchets organiques – et pour les oiseaux qui peuvent se nourrir des nombreux insectes qui s’y développent. « Nous considérons ce compost comme la locomotive de ce projet, explique Anthony Gontier. Par son intermédiaire, nous impliquons les Montpelliérain·nes dans notre projet de biodiversité en leur proposant une nouvelle pratique écologique : ils et elles recyclent une partie de leurs déchets tout en contribuant au retour des oiseaux dans leur quartier. »

La Jeune Chambre Économique dressera un premier bilan de cette expérimentation avec les équipes de la Ville de Montpellier à l’automne afin de valider les points forts de l’opération et de repérer des axes éventuels d’amélioration. L’objectif est de déployer des mobiliers de ce type sur l’ensemble de la métropole. La JCE de Montpellier communiquera aussi les résultats de cette phase test aux autres JCE locales en France qui souhaitent déployer ce dispositif sur leurs territoires respectifs. 

Stéphane Jouault, Adjoint au maire délégué à la Nature en ville et à la Biodiversité

« La Ville de Montpellier a choisi de soutenir ce projet porté par la JCE parce qu’il est un résumé très pertinent de ce que nous voulons faire pour Montpellier. Le nichoir illustre notre engagement pour la préservation et le développement de la biodiversité. Ce nichoir a été conçu en étroite collaboration avec la LPO qui fait partie du Comité Arbres créé cette année par la Ville et que j’ai l’honneur de présider. La LPO nous apporte son expertise sur la prise en compte de la faune dans l’évaluation des bienfaits apportés par le patrimoine arboré. Le composteur s’intègre dans la politique Zéro Déchet que nous avons commencé à mettre en place à l’échelle de la métropole. Pas de Zéro Déchet sans compost. Le nichoir-composteur a par ailleurs été fabriqué localement par la maison des Compagnons de Baillargues. Le soutien des acteurs de la formation et de l’économie locales est primordial. Enfin ce nichoir-composteur sera géré par l’association du jardin partagé du square Jean Monnet. Il s’intègre dans notre politique de soutien aux jardins partagés. Ce nichoir-composteur coche donc toutes les cases : biodiversité, Zéro Déchet, économie locale, participation des citoyens. Merci à la JCE pour ce beau projet ! »

En savoir plus sur la JCE de Montpellier
Site Internet 

 [ECONOCIR]


Recommandations pour une vision internationale du Québec réellement soucieuse de la crise climatique

mercredi 7 avril 2021

L’une des missions de l’Institut d’études internationales de Montréal (IEIM) est de produire des recommandations politiques (policy briefs) à l’intention des décideurs en présentant certaines problématiques internationales sous l’œil de nos expert.e.s, chercheur.e.s universitaires et diplomates en résidence.

Ce document de recommandations propose un panorama des principaux défis pour le Québec concernant les changements climatiques, tout en continuant à valoriser sa vision internationale, et propose des recommandations au gouvernement du Québec pour une prise de conscience collective, ainsi que pour le développement d’une vision internationale holistique axée sur la transition écologique dans une perspective de justice climatique.


Le BTP, champion méconnu des circuits courts et du développement local

mardi 6 avril 2021

À la faveur de grands projets d’infrastructures et du volet écologique du plan de relance, le secteur du BTP accélère une mue engagée de longue date au profit de modèles économiques plus vertueux. Prise en compte de l’environnement socio-économique des projets, fourniture de matériaux en circuits courts, recyclage et réemploi … l’économie circulaire s’est définitivement imposée au sein des chantiers. Donneurs d’ordres comme entreprises ont intégré ces critères sur l’ensemble de la durée de vie du projet. Et en ont fait des leviers de compétitivité et d’attractivité, dans un secteur soumis à rude concurrence et sommé d’innover pour répondre aux exigences de durabilité.

Le BTP, pourvoyeur de développement économique local

Le BTP est un vecteur hors-norme de développement économique local. Il représente, pour l’économie française, plus de 400 000 entreprises et près de 150 milliards d’euros de travaux. Gros consommateur de main-d’œuvre pour des tâches ne pouvant être dématérialisées, délocalisées ou automatisées, le secteur de la construction est un levier incontournable de développement local. Sur le plan du recrutement, les besoins des entreprises, à tous les niveaux de qualification, ont depuis longtemps poussé les pouvoirs publics à faire des acteurs de la filière des partenaires privilégiés de l’insertion professionnelle. Ainsi, sur le chantier du Grand Paris Express (GPE), le plus grand projet d’infrastructures d’Europe, 10% des heures travaillées doivent ainsi être réservées à l’insertion professionnelle. La Société du Grand Paris (SGP), porteuse du projet, impose également qu’au moins 20% des travaux soient exécutés par des PME, en cotraitance ou en sous-traitance. À titre d’exemple, la ligne 16 du GPE, remportée par un groupement emmené par Eiffage Génie Civil, génèrera 6 000 000 d’heures de travail dont plus de 500 000 en insertion. Sur les 1,84 milliards d’euros du contrat, 368 millions reviendront à des PME.

L’impact du BTP sur le développement local ne se limite pas aux seuls aspects liés à la réalisation des chantiers. Promoteurs, constructeurs, bureaux d’études se définissent de plus en plus comme des ensembliers, chargés de l’insertion harmonieuse de leurs constructions dans l’environnement socio-économique où ils interviennent. Cette philosophie infuse désormais la phase de conception du projet ainsi que l’usage qui en sera fait, dans une optique de retombées socio-économiques positives sur le long terme. Les écoquartiers, ces projets urbanistiques construits dans une optique de développement durable, se multiplient dans les métropoles, tel que Balcon Sur Paris (La Compagnie de Phalsbourg) à Villiers-sur-Marne, au pied de la future gare Villiers-Champigny-Bry du GPE. En adaptant l’urbanisme aux spécificités du territoire, les majors entendent ainsi éviter les projets « hors sol » et prendre en compte les spécificités locales – géographiques, économiques, humaines et environnementales – dans le développement de leurs projets.

Car l’un des enjeux du circuit court et du développement local est indéniablement la réduction de l’impact écologique des chantiers. Le secteur du BTP fait traditionnellement figure de mauvais élève dans ce domaine. D’après le ministère de la Transition écologique et solidaire, le secteur du bâtiment a généré 75% des déchets, 45% de la consommation énergétique et 27% des émissions de CO2 du pays. Dans ce contexte, la notion d’économie circulaire prend tout son sens : l’approvisionnement local, le recyclage et le réemploi sont des préoccupations centrales des parties prenantes aux chantiers. L’impulsion est donnée au niveau gouvernemental : la loi de finances 2021 place la transition écologique au cœur de la stratégie gouvernementale avec 18,4 milliards d’euros consacrés, dont une large part à des projets en faveur de la rénovation énergétique des bâtiments ou du réemploi et du recyclage. Et les entreprises ne sont pas en reste : le BTP a entamé sa mue vers de nouvelles méthodes de construction, nouveaux matériaux et nouvelles manières d’envisager le bâti. « Notre président-directeur général Benoît de Ruffray a été clair sur le sujet : il n’y a pas d’avenir pour Eiffage si nous ne sommes pas capables de réduire nos impacts et de proposer des solutions de construction prenant en compte les conséquences du dérèglement climatique », rappelle Valérie David, directrice développement durable et innovation transverse chez Eiffage. Approvisionnement local, économie circulaire et durabilité sont aujourd’hui les maître-mots du secteur.

 

L’économie circulaire au service de la transition écologique du BTP

Le renouveau de la filière bois dans le secteur de la construction a ainsi débouché sur la mise en valeur du patrimoine forestier français dans ce domaine. La forêt française est en effet constituée aux trois-quarts de feuillus, alors que 90% des sciages pour la construction sont issus de résineux. Pour favoriser les essences locales et limiter l’importation, le bois issu de feuillus a été remis à l’honneur dans certains projets de construction. Une filière bois issue de résineux s’est également structurée, à l’instar de la certification Bois des Alpes. L’écoconstruction est également vectrice d’utilisation de nombreux matériaux biosourcés et disponibles localement en France, comme le chanvre, le lin … La SGP s’est ainsi engagée à construire ses projets immobiliers avec 70% de matériaux biosourcés. Un pacte en ce sens notamment a été signé avec FiBois Ile-de-France, l’interprofessionnelle régionale de la filière forêt-bois française. Les grandes entreprises de la construction s’y mettent résolument : Demathieu Bard, dans le top 10 des entreprises de construction françaises, a notamment réalisé un programme de 122 logements privés pour l’établissement public d'aménagement Paris-Saclay, où 80% des matériaux utilisés seront le bois et les matériaux biosourcés.

Une autre illustration de l’engagement des acteurs du BTP en faveur des circuits courts est celle de la gestion des déchets de chantier. Le projet du GPE devrait à lui seul contribuer à produire 45 millions de tonnes de déblais. L’un des enjeux majeurs de l’acceptabilité environnementale du projet sera donc de valoriser ces déchets au maximum, et si possible, de façon locale, leur transport étant source d’émission de gaz à effet de serre. « En matière de transport, la SGP entend privilégier les circuits courts et les alternatives à la route » pour le chantier du GPE, assure Frédéric Willemin, responsable du développement durable au sein de la SGP. La spécialiste des sols Valhoriz travaille à leur valorisation locale dans le cadre d’aménagements paysagers, le bétonnier CEMEX a mis en place un système d’évacuation par voie fluviale. Des mesures qui portent leurs fruits : l’établissement public territorial Est Ensemble a signé en 2019 un partenariat avec la SGP, afin de réutiliser une partie des déblais issus du chantier du métro GPE dans l’aménagement du territoire et de ses espaces verts.

L’engagement des grands groupes en faveur d’une transformation de la filière construction permet par ailleurs le développement d’un écosystème de start-ups et de PME en pointe dans ce secteur. La start-up Backacia a développé une place de marché dédiée au réemploi des matériaux de chantiers non-utilisés. En moyenne, 60% des matériaux restants sur un chantier peuvent être réutilisés. Backacia les récupère et les revend à un prix de 50% à 70% inférieur au neuf. Son système d’économie circulaire aurait permis d’éviter l’émission de 500 tonnes équivalent CO2 en 2019. Et ses entreprises clientes auraient quant à elle réalisé 1 million d’euros d’économies. Repérée par le club industriel Sekoya, lancé par Eiffage et Impulse Partners pour développer des solutions bas-carbone pour la filière BTP, la start-up est en pleine croissance, malgré un trou d'air lié à l'arrêt des chantiers lors de la crise du Covid-19. Nul doute que les chantiers du GPE ou des Jeux Olympiques 2024 sauront faire la preuve du passage à l’échelle de sa solution innovante en matière d’économie circulaire.

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Illustration Wikimedia Commons, Anne 7373

[ECONOCIR]


Des services de gestion des déchets inclusifs et durables

mardi 6 avril 2021

La prévention et le traitement des déchets sont des enjeux centraux du développement durable : la moitié des ODD sont directement concernés par cette problématique, qui a des impacts majeurs sur l’environnement, la santé et les conditions de vie et de travail des populations. Riche d’une quinzaine d’années d’expérience et de l’intégration en 2019 de l’ONG Gevalor, le Gret est devenu la principale ONG française à intervenir sur le secteur des déchets solides à l’international.

 

La prolifération des déchets solides est un sujet de préoccupation croissant : selon la Banque mondiale, si la situation n’évolue pas, la production mondiale de déchets atteindra 3,4 milliards de tonnes en 2050, soit une augmentation de 70 % en seulement 30 ans. Dans les pays du Sud, la problématique est assez récente et date surtout des années 1990, avec le changement des habitudes de consommation induits par l’arrivée de produits d’importation et de plastiques à usage unique. Or, dans les pays à faibles revenus, plus de 90 % des déchets sont encore déversés à ciel ouvert ou brûlés (Banque mondiale). L’enjeu est donc de renforcer la prévention et le traitement des déchets dans les zones où les services sont encore peu structurés, voire inexistants.

 

Une stratégie d’intervention globale

Pour le Gret, la gestion des déchets correspond à deux enjeux directement liés à sa mission sociale : l’amélioration des conditions de vie et de santé des habitant%u2219e%u2219s et des collecteur%u2219trice%u2219s de déchets et la préservation de l’environnement, et la limitation de la surexploitation des ressources. L’ONG accompagne des acteurs locaux (collectivités territoriales, entreprises sociales, travailleur%u2219euse·s informel%u2219le%u2219s) sur l’ensemble de la filière, depuis la pré-collecte jusqu’au traitement et la valorisation des déchets (recyclage des plastiques, compostage, valorisation énergétique), en passant par la sensibilisation au tri et à la réduction à la source et la mise en place d’outils financiers innovants comme la finance carbone.

En 2020, le Gret est intervenu sur le secteur déchet dans une quinzaine de pays, pour un budget de près de 10 millions d’euros. Les études et projets menés à l’international portent sur une variété d’actions : de la réalisation de diagnostics, schémas directeurs ou plans d’action pour des petites et moyennes villes (de 20 000 à 200 000 habitants) ou des capitales (comme Conakry ou Port-au-Prince), à la mise en place de services de gestion des déchets en appui aux autorités et opérateurs locaux (par exemple à Dolisie au Congo, à Moundou au Tchad ou à Antananarivo à Madagascar). Enfin, l’ONG accompagne des opérateurs privés de la valorisation des déchets et du compostage (Madacompost à Madagascar ou Enpro au Togo) et conçoit des actions de sensibilisation à la prévention et à la réduction des déchets (comme à Dakar, en appui aux opérations communautaires visant à améliorer l’environnement urbain).

Cartographie des projets (en rouge) et expertises (en vert) du Gret en 2020

L’ONG participe aussi à la capitalisation et à la diffusion de pratiques utiles aux acteur%u2219rice%u2219s locaux, et à la mobilisation des collectivités territoriales sur l’enjeu des déchets. En 2020, l’ONG a piloté le projet Promotion des actions de gestion des déchets au Sud (Pageds), qui a permis d’appuyer la mise en place du dispositif 1% déchet auprès des collectivités françaises, de produire 5 documents de capitalisation et 9 fiches techniques (cf. lien vers documents) et d’appuyer la mise en place de bases de données sur les site Amorce et Re-sources.

 

L’inclusion et la concertation au cœur de l’approche du Gret

L’approche du Gret sur la gestion des déchets repose sur des principes de concertation entre les acteur%u2219rice%u2219s et de gouvernance partagée, mais s’attache également au caractère inclusif des services, à la recherche de la pérennité financière et de l’impact environnemental.

Le Gret privilégie une approche concertée et inclusive, basée sur le renforcement des capacités et la gouvernance partagée entre tou%u2219te%u2219s les acteur%u2219rice%u2219s et à tous les niveaux des projets (dans les réflexions, la prise de décision, la satisfaction du service). Cette approche est portée dans tous les positionnements, qu’il s’agisse d’appui aux maîtres d’ouvrages, d’assistance technique aux structures étatiques sectorielles, d’accompagnement à la structuration des maillons de pré-collecte et de valorisation des déchets, à la prise de responsabilité des citoyen%u2219ne%u2219s, ou encore à la prise de position au sein de réseaux spécialisés. L’appui à la maîtrise d’ouvrage municipale est également un principe fondateur de l’approche du Gret, afin de responsabiliser au mieux les autorités locales sur leur rôle et leurs fonctions et de garantir la durabilité des interventions. Le Gret veille tout particulièrement à ne pas se substituer au maître d’ouvrage, mais se positionne en accompagnement, avec l’objectif de renforcer les capacités des acteur%u2219rice%u2219s.

L’appui aux opérateurs privés informels de pré-collecte est un axe majeur des actions du Gret. Le projet Filipa mené à Brazzaville est un exemple de cette démarche : il a permis aux opérateurs de pré-collecte d’être officiellement reconnus par la mairie, d’obtenir une autorisation d’exercer, ainsi que de bénéficier d’un appui matériel et organisationnel.

« Le projet Filipa a contribué à améliorer l’image des opérateurs de pré-collecte (OPC) auprès des autorités et de la population. Il a posé les bases pour la professionnalisation du secteur d’activité à travers des formations et la prise en compte des risques sanitaires liés à notre métier (vaccination, équipement de protection individuel). Aujourd’hui, les OPC ne se considèrent plus comme des marginalisés mais comme des “petits entrepreneurs”. » Rock Koumbemba, président de l’association des OPC de Brazzaville, Congo

 

 

La prise en compte du genre est par ailleurs un élément essentiel et transversal à toutes les actions du Gret. Concernant la gestion et la limitation des déchets, le ciblage prioritaire des femmes, qui sont les principales responsables de la gestion des déchets et les principales usagères des marchés où la production des déchets est souvent très importante, permet de renforcer leur position comme maillon essentiel de la filière, et garantit une meilleure diffusion des éléments de sensibilisation, notamment aux plus jeunes.

Afin d’assurer la durabilité du service, l’accent est également mis sur la recherche de l’équilibre financier global de la filière, dès la conception stratégique du service, en proposant des modalités techniques simples, en construisant des infrastructures robustes et ergonomiques, en optimisant les ressources humaines et matérielles à mobiliser, et en mettant un accent particulier sur la fiscalité locale.

« Je suis fier d’être le gestionnaire d’une entreprise sociale ancrée dans la communauté qui assure un service d’utilité publique et qui démontre qu’on peut tenter des choses qui fonctionnent dans les quartiers précaires de Port-au-Prince. Notre adaptabilité – pour toucher le plus d’usager·ère·s possibles – et notre flexibilité tarifaire nous ont permis d’atteindre l’équilibre financier en seulement deux ans. Notre ambition ? Continuer à soutenir l’État et la mairie ! » Jean Bony Luxamma, gestionnaire de Sevis Jesyon Fatra, une entreprise lancée lors du projet Jefakaf, en Haïti

 

 

Le Gret cherche enfin à appuyer une gestion environnementale des déchets en faisant la promotion de leur valorisation. Cette approche vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre en intégrant des activités décentralisées de tri et de valorisation des déchets, et en réduisant des volumes de déchets évacués vers la décharge ultime. Enfin, la sensibilisation joue un rôle central pour faire évoluer les comportements et les consciences des habitant%u2219e%u2219s et des autorités, et garantir la pérennité des services.

 

Le Gret souhaite aujourd’hui continuer à accompagner les acteur%u2219rice%u2219s du Sud comme du Nord dans la définition et la réalisation de leurs projets, afin de répondre aux enjeux sociaux et environnementaux d’envergure qu’ils représentent pour les populations. Pour des informations supplémentaires, n’hésitez pas à nous contacter :

 

En savoir plus sur :

Les activités du Gret en termes de gestion des déchets

Découvrez l’approche du Gret en vidéo

Consultez en détail les capitalisations et fiches techniques du Pageds :


JIF 2021 : les femmes journalistes du Cameroun donnent de la voix

mardi 6 avril 2021

L’initiative a été portée par les femmes journalistes membres du syndicat national des journalistes du Cameroun. A travers une campagne baptisée « Your Voice’s count », les dames de cette corporation ont porté haut les maux qui minent la gente féminine exerçant dans le domaine du journalisme. « Nous voulons être reconnu à notre juste valeur, évalué selon nos compétences et non parce que nous sommes des femmes » clamait Annie Payep, coordinatrice de cette campagne qui a eu pour prétexte la célébration de la 36e Journée Internationale de la Femme.

Cette action de sensibilisation et de revendication a eu la particularité d’unir la gente féminine et la gente masculine autour de la défense d’une même cause notamment la plaidoirie pour une justice, une équité et une égalité entre les praticiens du journalisme dans ce pays considéré comme la locomotive de la sous-région Afrique Centrale. Concrètement, la campagne Your Voice’s count avait pour objectif principal « de permettre aux femmes journalistes de donner de la voix pour mettre en exergue les défis qu’elles affrontent au quotidien dans leur profession en tant que femmes » rapportait sa coordinatrice. Ces dames dénoncent les traitements discriminatoires dont elles sont souvent victimes au sein des différentes rédactions dans lesquelles elles exercent. Elles espèrent par le biais de cette initiative attirer l’attention du public, des décideurs et des patrons de médias sur les frustrations qu’elles endurent et injustices vécues au quotidien du fait de leur appartenance au genre féminin ; le but ultime consistant à adresser un plaidoyer à ces promoteurs et autres acteurs de la chaîne de responsabilité pour une prise en considération réelle du facteur genre et une revalorisation du traitement accordé à la gente féminine en particulier et même au personnel des médias en général.

Halte à la discrimination…

Pour Annie Payep, il est plus que jamais temps d’accorder à la femme, la place qu’elle mérite « tant qu’elle est compétente ». Cela passe entre autres par l’abolition des inégalités salariales dont elle est victime. « La Femme journaliste mérite d’être rémunérée à sa juste valeur. Stop à la discrimination salariale » revendique, Linda Ndedi, journaliste pour le compte du média privé Afrique Media. Les femmes journalistes dénoncent le traitement salarial inégalitaire qu’elles subissent. Pour les mêmes fonctions et les mêmes missions, il est inexplicable que les hommes soient plus rémunérés que les femmes, s’offusquent-elles. Ces professionnelles des médias perçoivent également mal certaines répartitions « injustes » des tâches au sein de certaines rédactions. En effet, dénoncent-elles des responsables de rédaction ont très souvent tendance à accorder des sujets plus pertinents au traitement par des hommes. Ce qui traduirait une véritable sous-estimation de la compétence de la gente féminine. « Nous voulons juste une représentativité équitable au niveau de la répartition des tâches, des rémunérations salariales, une meilleure prise en compte du facteur genre au sein des rédactions» plaide Annie Payep.

Bien que très déterminées, les professionnelles des médias restent conscientes que leur quête n’aboutira pas de si tôt. Il s’agit d’un combat de longue haleine.


300 élèves en 1ère année ingénierie des travaux informatiques à recruter par l’IAI-Cameroun, le 24 avril 2021

samedi 3 avril 2021

Dans un communiqué, l’Institut africain d’informatique (IAI) du Cameroun/Centre d’excellence technologique Paul Biya managé par le Représentant-résident, Armand Claude Abanda, lance le concours d’entrée en 1ère année de formation de 300 élèves ingénieurs des travaux informatiques, en date du 24 avril 2021.

Le concours en présentiel et/ou en ligne dont la date limite de dépôt des dossiers de candidature en ligne est fixée le 21 avril 2021 est destiné à trois (03) options :

-       Systèmes et Réseaux (100 places), pour les candidats titulaires d’un baccalauréat scientifique ou technique,

-       Génie logiciel (100 places), pour les détenteurs d’un baccalauréat toutes séries et

-       Sofware Engineering (100 places), pour les titulaires d’un GCE Advanced Level all series.

Des spécialités qui, au regard des sollicitations actuelles des chefs d’entreprises à travers la planète, ouvrent grand les portes aux chercheurs d’emploi.

Dans le strict respect des mesures barrières contre la pandémie de Covid-19, les Centres IAI retenus, à cet effet, sont : Yaoundé, Douala, Garoua, Bafoussam, Bafang, Yagoua, Ombessa et Monatélé.

D’après les responsables du Centre d’excellence technologique Paul Biya, la fin de formation est sanctionnée par le Diplôme d’ingénieur des travaux informatiques qui ouvre les portes du Master informatique (Bac 5) ou d’Ingénieur de conception informatique (Bac 5), tous deux, diplômes français.

En attendant cette nouvelle cuvée, il est à rappeler que l’IAI-Cameroun a mis sur le marché du travail plus de 5 000 ingénieurs des travaux informatiques.

Sans oublier les plateformes de formation de masse aux TIC, notamment l’opération un Million de jeunes, d’enfants et de femmes à l’horizon 2035 (MIJEF 2035) et 100 000 Femmes Horizon 2012 qui ont déjà permis d’arrimer à l’utilisation de l’outil informatique plus de 300 000 personnes marginalisées. Deux programmes sociaux et citoyens axés sur la généralisation de l’usage du numérique au Cameroun, voire au-delà.

Pour en savoir plus, bien vouloir accéder au site Web : www.iaicameroun.com et e-mail : contact@iaicameroun.com


Quand Dakar rencontre Ouagadougou

vendredi 2 avril 2021

Au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Sénégal ou en Tunisie, la fabrique de la ville s’invente et se réinvente avec et pour les habitant·e·s, au service d’un développement urbain inclusif et solidaire. Cette dynamique, lancée par l’Agence française de développement via le programme des Pépinières urbaines, entre aujourd’hui dans une phase d’échange, de partage et de développement des synergies avec la première mission d’échanges croisés du Réseau des pépinières urbaines.

 

Le programme des Pépinières urbaines, financé par l’Agence française de développement (AFD), expérimente depuis 2018 de nouvelles formes de conception de l’espace public, au plus près des futur·e·s usager·e·s. Quatre dispositifs sont aujourd’hui à l’œuvre, à Ouagadougou, à Dakar, à Abidjan et dans plusieurs villes de Tunisie, où l’urbanisation galopante nécessite des interventions de proximité pensées collectivement en s’adossant à des programmes de développement urbain structurants à plus grande échelle.

 

Un réseau d’échanges en construction

Les pépinières urbaines, accompagnées par un programme d’animation porté par un consortium d’acteurs (composé du Gret, d’UrbaMonded’UrbaSEN et du Cabanon Vertical), participent à la construction d’un réseau international d’acteur·rice·s engagé·e·s dans des démarches de coproduction des villes, s’inscrivant ainsi dans un foisonnement d’initiatives d’urbanisme frugal et participatif.

Parmi les ressources à disposition du réseau, le programme d’animation a lancé en 2021 un cycle d’échanges entre les pépinières, afin de se rencontrer et d’apprendre les unes des autres. Dans ce cadre, la toute première mission d’échanges des pépinières a été organisée du 21 au 27 février 2021 à Ouagadougou !

L’équipe de la Pépinière de Ouagadougou, portée par le Gret, a reçu avec son partenaire l’Agence municipale des grands travaux, une délégation dakaroise composée de quatre membres de la pépinière, représentant les structures du Gret, d’UrbaSEN, du Collectif Etc, d’UrbaMonde et d’un représentant du Conseil exécutif des transports urbains de Dakar (Cetud).

La mission au travail – présentations croisées des projets de pépinières, le 23 février. ©Studio Bainem / Florent Chiappero

 

Une première mission inspirante…

Si l’objectif principal de cette mission était d’abord de se rencontrer, pour apprendre à se connaître et consolider des liens entre les membres du collectif Pépinière en devenir, le « menu des échanges » de la semaine était bien rempli !

Le programme de la mission a été conçu collectivement, comme le rappelle l’une des participantes, qui ajoute que cela a notamment permis d’organiser des « ateliers d’échanges (…) pertinents qui ont permis à chacune des pépinières de travailler sur des sujets et thématiques qui font sens au regard de leur état d’avancement du projet ». Ces ateliers thématisés ont également été l’occasion de partager des expériences, des outils, des méthodes de travail pour la mise en œuvre de certaines étapes clés d’une pépinière, notamment les appels à initiatives citoyennes, les diagnostics des usages, ou encore la co-conception et la co-gestion des espaces publics.

Séance de travail autour de la co-gestion, sur le site du Camp CRS, en présence des membres du Comité de gestion du site, le 22 février. ©Studio Bainem / Florent Chiappero

 

En plus de ces séances de travail, des visites de sites de la Pépinière de Ouagadougou et des lieux emblématiques de la ville, ainsi que des échanges avec les partenaires locaux ont été organisés. Des débats riches et passionnants ont eu lieu, de jour comme de nuit. Ils ont permis de renforcer la connaissance réciproque des équipes et des projets de pépinières en cours, leurs activités, enjeux et spécificités. Enfin, cette mission a permis à chaque équipe d’alimenter ses réflexions stratégiques et d’enrichir son programme d’activités. Selon l’un des participants, cette mission représente une « belle initiative qui a permis d’échanger sur les pratiques professionnelles réciproques et de tirer des enseignements pour leur amélioration ».

Cette mission a également donné lieu à la production du tout premier épisode de « Radio Pépit’, la radio de la capit’ », dédiée aux pépinières urbaines et au foisonnement d’initiatives urbaines. Cette première émission, « Dakar rencontre Ouagadougou », a été co-construite avec les deux équipes et enregistrée à Ouagadougou pendant la mission. Elle a ensuite été produite dans un double objectif de restitution collective de cette mission au réseau des Pépinières et de capitalisation des expériences.

Le podcast est à écouter ici

Retrouvez le récit imagé de la mission ainsi que toutes ses ressources

Séance d’enregistrement en cours pour la Radio Pépit’, le 26 février

 

… et un programme d’animation des pépinières qui s’enrichit !

Forte de cette première mission, le programme d’animation a prévu de poursuivre son programme d’échanges croisés entre les pépinières urbaines avec l’organisation du 12 au 17 avril d’une mission de la Pépinière de Ouagadougou qui partira à la rencontre de l’équipe d’Abidjan.

 

Par ailleurs, le programme vient tout juste de lancer sa plateforme numérique open source de documentation et de diffusion autour des pépinières et démarches similaires d’urbanisme participatif, frugal, tactique, transitoire…. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site pepinieres-urbaines.org

 

En savoir plus sur :

Les Pépinières urbaines de Dakar et Ouagadougou

Le programme d’animation des Pépinières urbaines

 

Retrouvez toutes les actualités sur le site Internet des Pépinières urbaines

Ecoutez les podcasts de Radio Pépit’


La crise du lac Tchad

jeudi 1er avril 2021

Le bassin du lac Tchad est une grande région située dans le continent africain et proche de son centre géographique, entre quatre pays, à savoir : le Tchad, le Cameroun, le Niger et le Nigeria. Le lac est essentiel économiquement car il fournit de l'eau à environ 20 millions de personnes. Il est aussi important pour l’environnement, car il contient plusieurs écosystèmes et abrite une variété de* zones humides aux abords du désert.

Malheureusement, cette grande réserve d’eau est en train de s'assécher. Sa surface s’est réduite de 25 000 à 1 500 kilomètres carrés au cours des dernières décennies, principalement en raison du changement climatique.La consommation d'eau du lac et de ses affluents sont des facteurs qui ont également un impact sur le volume d'eau du lac, contribuant à en diminuer le volume.

Ceci représente un risque pour les moyens de subsistance des quelque 30 millions de personnes qui vivent actuellement dans la région du lac Tchad et qui sont principalement engagées dans le secteur primaire, comme dans la pêche et l'agriculture. Pourtant les risques ne sont pas seulement économique et environnemental. Les peuples déjà vulnérables sont aussi affectés par la menace de groupes terroristes. La région est instable et enregistre de plus en plus d’attaques du groupe terroriste Boko Haram.

En 2015 presque 1,4 million de personnes se sont déplacées à l'intérieur du pays dans le nord-est du Nigeria et environ 170 000 personnes ont fui vers les pays voisins, le Cameroun (56 000), le Tchad (14 000) et le Niger (100 000). Au moins 1300 personnes sont décédées, d'après un rapport de l’association Médecins sans Frontières.

Les changements qu'a subis le lac Tchad au fil des ans

Tous ces facteurs, associés à la croissance démographique et à la rareté des ressources, finissent également par aggraver les conflits sur les pâturages. Depuis des décennies, la population se déplace vers le sud, à la recherche de sols plus fertiles, ce qui conduit à son tour à des conflits fonciers.


Lyon et les initiatives vertes

jeudi 1er avril 2021

Lyon est une des plus connues villes de France, par sa gastronomie, sa beauté et son économie dynamique. Ce qui est moins répandu, Lyon est aussi la ville des initiatives vertes en France.

Ces initiatives  ont pour objectif d'améliorer la santé publique, en vue des effets nocifs de la pollution de l’air.

La ville a recouru à une logique partenariale convergente avec le 17ème des ‹‹Objectifs de Développement Durable›› (ODS) des Nations Unies. Comme conséquence, les acteurs économiques et sociaux sont engagés dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre et dans le développement de l’innovation verte.

Un exemple concret est la non-utilisation de * produits phytosanitaires pour désherber les parcs et jardins de la ville. Le programme Gestion Raisonnée de l’Arrosage Automatique Lyonnais (GRAAL) vise à maîtriser les consommations d’eau pour l’arrosage. La gestion des déchets, l’éducation par rapport à l’environnement, la participation citoyenne et la réduction de la pollution sont des mesures prises par le gouvernement local aussi. Finalement, sur le site web ‹‹Maison de l’Environnement-Métropole de Lyon›› il est possible de consulter les activités liées à l'environnement dans la ville de Lyon.

Lyon est est une ville vibrante et cherche des alternatives moins polluantes, qui sont nécessaires pour lutter contre les changements climatiques et améliorer la vie de ses habitants, en plus de revitaliser des zones industrielles abandonnées auparavant, comme Confluence.

Crédit photoCreative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported license.


Appel à textes "Les mondes agricoles face au problème des pesticides. Pollutions, alternatives et négociations "

mercredi 31 mars 2021

Il s’agit dans ce numéro de VertigO d'interroger les significations concrètes du « problème » des pesticides à l’échelle des agriculteurs et agricultrices, et plus largement au sein du monde agricole.

Les contributions proposées pourront s’inscrire dans une démarche compréhensive qui vise à rendre compte des logiques des agriculteurs et agricultrices confrontés au problème des pesticides. Elles pourront aussi prendre en compte l’« agencéité » (Sen, 2000) tant des acteurs sociaux, que de toutes les entités du monde matériel qui les entourent (Latour, 2014). Elles pourront mettre en lumière également les négociations du changement qui se jouent au sein du maillage d’acteurs et d’objets dans lequel ils sont insérés, où circulent des idées, des valeurs, des normes sans cesse renouvelées.

Il reste encore 1 jour avant la clôture de notre appel à textes alors si vos intérêts de recherche traitent de ce sujet, n’hésitez pas à nous soumettre votre proposition.

Ce dossier est coordonné par

  • Carole Barthélémy, Université Aix-Marseille Université, Laboratoire Population Environnement Développement, Marseille,
  • Eve Bureau-Point, CNRS, Centre Norbert Elias, Marseille), Elise Demeulenaere (CNRS, Centre Alexandre Koyré,
  • Dimi Theodore Doudou, Université Alassane Ouattara/CRD/L-SNH, et
  • Delphine Thivet, Université de Bordeaux, Centre Emile Durkheim.

 


En Suisse romande, la collecte et le recyclage des masques chirurgicaux s’organise

mardi 30 mars 2021

Communiqué : le recyclage des masques jetables opérationnel en Suisse romande 

Afin d’éviter qu’ils ne viennent s’ajouter aux déchets voués à l’incinération, Helvetia Environnement annonce la mise en place d’une filière de recyclage à 100% des masques chirurgicaux et FFP2. 

Les masques dits chirurgicaux et FFP2 sont devenus des biens de consommation courante. À titre d’exemple, les masques FFP2 sont devenus obligatoires dans certains pays comme l’Allemagne ou l’Autriche.

Transvoirie s’est penché sur la question du recyclage des masques et proposera sur toute la Suisse romande, dès le 1er avril, une offre clé en main pour ses clients, mais également pour les collectivités, écoles, centres commerciaux, supermarchés.

(...)

Contrairement aux idées reçues, ces masques ne sont pas en papier, mais en polypropylène, matière 100% recyclable. lls peuvent donc être transformés en granulés de polypropylène et deviennent alors une matière première utilisable pour la fabrication d’objets en plastique, de mobilier, ou de pièces automobiles.

(...)

Lire le communiqué en totalité sur le site transvoirie.ch

Crédit image : Pixabay


Appel d’offres pour la mise en place des bureaux nationaux du PDTIE

samedi 27 mars 2021

L’IFDD en partenariat avec l’Université Kongo en République démocratique du Congo (RDC), Eden Africa et Ingénieurs Sans Frontières au Cameroun, a reçu un financement du Fonds ACP pour l’Innovation, Programme de Recherche et d’Innovation de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP), un programme mis en œuvre par l’OEACP, avec la contribution financière de l’Union européenne pour la mise en œuvre du projet de «Déploiement des technologies et innovations environnementales pour le développement durable et la réduction de la pauvreté» (PDTIE) au Cameroun et en RDC.

Afin de doter le projet PDTIE des moyens de travail performants, l'IFDD et ses partenaires ont lancé une série de quatre appels d’offres pour la location de deux bureaux nationaux, l’achat de deux véhicules, l’acquisition du mobilier de bureaux et de matériels informatiques en plusieurs lots comme précisés dans les appels d’offres concernés.

Les entreprises aux conditions mentionnées dans les appels d’offres sont invitées à soumettre leur meilleure proposition technique et financière au plus tard le 12 avril 2021 à l’adresse:«objectif2030@francophonie.org »

Plus d'ainformation: https://www.ifdd.francophonie.org/appel-doffres-pour-la-mise-en-place-des-bureaux-nationaux-cameroun-et-rdc-du-projet-pdtie/

[INNOVONS]


Pandémie du Covid-19 : les enfants pourraient payer un lourd tribut

vendredi 26 mars 2021

Avec un bilan épidémiologique de 119.380.722 cas de personnes infectées pour 2.645.782 morts (dernier pointage de ce 12 mars 2021), l’épidémie du coronavirus demeure la menace sanitaire la plus préoccupante à travers le monde. Après une accalmie relative observée en fin d’année dernière, la pandémie est repartie de plus belle avec l’apparition de nouvelles mutations notamment le variant britannique, le variant sud-africain et le variant brésilien. Plus d’un an après sa découverte, ce virus continue d’entraîner d’énormes bouleversements au sein de la société. Les pratiques et usages jadis observables au sein des populations ont connu d’importants changements qui ne sont pas sans conséquence pour les individus et en particulier les enfants.

Dans son article publié ce 11 mars 2021 sur son site internet, l’UNICEF défend que les changements sociaux imposés par le covid-19 pourraient énormément impactés les enfants. Pour illustration, cette organisation onusienne en charge de l’enfance, relève l’augmentation enregistrée en 2020, du nombre d’enfants affamés, isolés, maltraités et anxieux du fait de la pandémie du coronavirus. Au courant de la même année, la présence de ce virus a diminué de manière drastique l’accès des enfants à l’éducation, aux possibilités de socialisation et à des services de santé à l’instar des services de vaccination de routine. Au moins un élève sur trois n’a pas pu accéder à l’enseignement à distance pendant la fermeture des écoles ; rapporte pour le décrier l’UNICEF. Une situation qui inquiète cette organisation internationale qui craint d’impacts néfastes importants dans le développement des enfants du fait des mutations sociales imposées par la maladie. « Tout indique que les enfants subiront les séquelles de la pandémie pendant les années à venir » s’inquiète Henrietta Fore, directrice générale de l’UNICEF.

Un avenir sombre ?

Les projections faites par l’UNICEF ne sont guère reluisantes. D’après cette institution internationale, le coronavirus pourrait entraîner une augmentation de la pauvreté des enfants d’environ 15% soit près de 140 millions d’enfants supplémentaires qui vivront au dessous du seuil de la pauvreté. L’organisation craint également une hausse des risques de mariage pour les filles les plus vulnérables. Selon ses estimations, près de 10 millions de mariages d’enfants supplémentaires pourraient avoir lieu avant la fin de la décennie ; une situation qui pourrait saper tous les progrès déjà enregistrés par l’organisation en matière de lutte contre les mariages d’enfants ou mariages précoces. Comme autre probable impact, l’UNICEF redoute également une affectation de la santé mentale des enfants.

Crédit photo : UNICEF

En compléments : 

Lire l'article de l'UNICEF 
Dossier COVID19 Mediaterre 


La COMIFAC évalue le fil conducteur de son plan de convergence

vendredi 26 mars 2021

Organe en charge de l’orientation, de l’harmonisation et du suivie des politiques forestières en Afrique Centrale, la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC) a organisé  du 01er au 04 mars 2021 à l’hôtel résidence la Falaise d’Akwa à Douala, un atelier sous régional de validation du plan d’opérations 2021-2025 du plan de convergence sous-régional et de restitution des premières conclusions à mi-parcours du plan susmentionné.

Ce rendez-vous de réflexion et d’échanges portant sur  le document suscité, auquel a pris part le Ministre des Forêts et de la Faune, par ailleurs Président en exercice de la COMIFAC, Jules Doret NDONGO, avait pour but d’évaluer et de peaufiner les principaux axes contenus dans le plan d’opérations 2021-2025 du plan de convergence de la COMIFAC. Concrètement les participants ont examiné le niveau de réalisation des actions menées à mi-parcours (2021-2025) de la mise en exécution du plan cité plus haut. Cette rencontre a également permis d’évaluer les performances dudit plan et de répertorier les difficultés rencontrées par les différentes parties prenantes et acteurs engagés dans sa réalisation ; la finalité étant d’aboutir à des recommandations  qui permettront d’améliorer si nécessaire la mise en œuvre de ce plan pour sa période restante de mise en application.

Pour la circonstance, un panel d’experts mobilisés par le Secrétariat exécutif du COMIFAC et recrutés au sein de nombreuses institutions dont les Ministères en charge des forêts et de l’environnement, les organisations sous-régionales et internationales… ont apporté leur expertise en vue de la validation du Plan d’opérations (2021-2025) du plan de convergence et d’apporter des orientations aux premières conclusions de l’évaluation à mi-parcours dudit plan. Pour un déroulement efficient des travaux auxquels ont pris part les experts susmentionnés, le secrétariat exécutif de la COMIFAC, modérateur des travaux, a opté pour une méthodologie qui s’articulait autour des présentations en plénières et des consultations en groupes suivis de la restitution en plénière et la validation.  

Document stratégique…

D’après Martial Nkolo, directeur du programme « Gestion durable des forêts dans le bassin du Congo », le plan de convergence de la COMIFAC est « un document d’une portée stratégique traduisant la vision commune des Etats sur le développement durable de leurs écosystèmes forestiers ». Il constitue pour cela « le cadre global des interventions prioritaires à mener aux niveaux national et sous-régional pour atteindre des objectifs convergents énoncés dans la déclaration de Yaoundé sur les forêts » renseigne-t-il. Il est mis en œuvre par le biais d’un plan d’opérations adopté pour une période de dix ans. Ce plan en question a été adopté en février 2005 à Brazzaville au Congo lors du deuxième Sommet des Chefs d’Etats de la Sous-région sur les forêts. Il a été révisé et approuvé en juillet 2014 par le conseil des Ministres de la COMIFAC pour la période allant de 2015 à 2025. Cinq ans après sa mise en exécution, il était donc indispensable d’en faire un examen et de formuler de nouvelles orientations pour la réalisation efficace de la prochaine quinquennale (2021-2025) ; d’où le fondement de « L’atelier sous-régional de validation du Plan d’opérations 2021-2025 du plan de convergence et de restitution des premières conclusions de l’évaluation à mi-parcours dudit plan» qui s’est tenu dans le strict respect des mesures barrières.  


A l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, le CNRS lance sa Cellule Eau

lundi 22 mars 2021

L'eau, un enjeu majeur pour le CNRS


La recherche pluridisciplinaire sur l'eau mobilise plus de 2 900 chercheurs, ingénieurs et techniciens répartis dans plus de 210 laboratoires du CNRS. Pour accélérer la coopération entre les acteurs du secteur et favoriser l'émergence de solutions innovantes, le CNRS a lancé une stratégie de développement de partenariats avec l'ensemble de la filière eau.


Dans le cadre de son contrat d’objectifs et de performance, le CNRS met en place une stratégie d’approche des filières industrielles françaises, notamment en se rapprochant des Comités stratégiques de filière installés par le Conseil national de l’industrie. L'objectif est de développer les relations des laboratoires avec les acteurs économiques de ces secteurs stratégiques1, de définir des préoccupations communes de recherche et de développement, et de faire émerger des solutions innovantes au travers de collaborations.

Cette approche se justifie particulièrement dans le domaine de l'eau, qui est un enjeu majeur du 21e siècle, qu'il s'agisse du développement humain, du fonctionnement des écosystèmes, ou de la régulation du climat.

De la molécule au grand cycle de l'eau, plus de 210 laboratoires du CNRS, soit 2 900 chercheurs, ingénieurs et techniciens, travaillent sur des sujets de recherche relatifs à l'eau. Tous les instituts du CNRS sont concernés, sur des thématiques qui relèvent des sciences humaines et sociales, de l'ingénierie, de la chimie et des sciences de l'environnement.

Les compétences réunies dans ces équipes de recherche permettent de répondre à la diversité des enjeux scientifiques, environnementaux, économiques, industriels et sociétaux :

L'ensemble des usages de l'eau – agriculture, domestique, industrie, énergie, transports, loisirs, activités extractives - sont couverts par les études menées au sein des laboratoires ;
Plus de la moitié des laboratoires travaillent sur les risques liés aux polluants, aux inondations et sécheresses, ou encore sur les risques sanitaires liés à l'eau ;
La majorité des connaissances produites par les laboratoires concernent des enjeux liés à l'environnement : écosystèmes, biodiversité aquatique, climat ...
Le 22 mars 2021 aura lieu la Journée mondiale de l'eau, instituée par l'ONU. C'est aussi la date choisie par le CNRS pour lancer sa Cellule Eau, dont l'objectif, en structurant son offre de recherche dans ce domaine, et en favorisant une approche interdisciplinaire et multi partenariale, est de mieux faire connaître, de développer et de valoriser ses compétences sur les thématiques de l'eau. Le CNRS se donne ainsi les moyens de soutenir les partenariats déjà engagés avec les acteurs du secteur et d’en promouvoir de nouveaux.

La cellule Eau sera le point de contact au CNRS pour tous les acteurs du secteur, collectivités locales, entreprises, associations, ONG... qui disposeront ainsi d'un accès privilégié à l'ensemble des connaissances et savoir-faire susceptibles d'appuyer leurs actions et leurs démarches d'innovation.

Source de l'information : communiqué du CNRS du 18/03/21

 Pour en savoir plus 
 Podcast CNRS 


22 mars : Journée mondiale de l’eau

lundi 22 mars 2021

La Journée mondiale de l'eau, qui a lieu le 22 mars de chaque année depuis 1993, est une célébration des Nations Unies qui met l'accent sur l'importance de l'eau douce.

La Journée mondiale de l'eau célèbre l'eau et sensibilise à la situation des 2,2 milliards de personnes qui vivent sans accès à de l'eau salubre. Il s'agit de prendre des mesures pour lutter contre la crise mondiale de l'eau. L'un des principaux objectifs de la Journée mondiale de l'eau est de soutenir la réalisation de l'objectif de développement durable 6 : eau propre et assainissement, pour tous d'ici à 2030.

Valoriser l'eau


Le développement économique et l’augmentation de la population mondiale signifient que l’agriculture et l’industrie ont de plus en plus besoin d’eau et que la production d’énergie gourmande en eau augmente pour répondre à cette demande. Les changements climatiques rendent également les ressources en eau plus instables et contribuent à la pollution.

Alors que les sociétés s’emploient à concilier les demandes en eau, les intérêts d’un grand nombre de personnes ne sont pas pris en compte.

Cette année, la Journée mondiale de l'eau a pour thème la signification de l'eau pour les populations, sa véritable valeur et la manière dont nous pouvons mieux protéger cette ressource vitale. La valeur de l’eau dépasse largement son prix : l’eau a une valeur incalculable et complexe que ce soit pour notre foyer, notre culture, notre santé, notre éducation, notre économie ou l’intégrité de notre environnement naturel. Si nous négligeons ne serait-ce que l’un de ces aspects, nous risquons de mal gérer cette ressource limitée qui est irremplaçable.

Chacun a son mot à dire sur notre ressource la plus précieuse. Partagez vos expériences, réflexions et impressions en ajoutant #Water2me à vos messages et contribuez à la #JourneeMondialeDelEau 2021.

De l'eau pour freiner le coronavirus
Se laver les mains est crucial pour contenir la propagation de la COVID-19 et de nombreuses autres maladies infectieuses.

En cette Journée mondiale de l’eau, celle-ci nous montre encore une fois à quel point elle est essentielle à nos vies. Malheureusement, près de trois milliards de personnes dans le monde n'ont aucun moyen de se laver les mains pour lutter contre le coronavirus.

Si vous avez la chance d’avoir accès à de l'eau et du savon de qualité, utilisez-les ! Lavez-vous les mains régulièrement avec de l'eau et du savon ou un désinfectant pour les mains à base d'alcool. Suivez les étapes recommandées, pour votre santé et pour celle des autres.

Cette Journée mondiale de l’eau il nous faut être encore plus responsables. Rejoignez maintenant la campagne #Mainspropres (#SafeHands en anglais) !

(...)

Le saviez-vous ?


Aujourd’hui, 1 personne sur 3 n’a pas accès à de l’eau salubre.
D’ici à 2050, jusqu’à 5,7 milliards de personnes pourraient vivre dans des zones en pénurie d’eau au moins un mois par an.
Un système d'approvisionnement en eau et d'assainissement résistant au climat pourrait sauver la vie de plus de 360 000 nourrissons chaque année.
En limitant le réchauffement planétaire à 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels, nous pourrions réduire jusqu'à 50 % le stress hydrique induit par le climat.
Les phénomènes météorologiques extrêmes ont causé plus de 90 % des catastrophes majeures au cours de la dernière décennie.
D'ici à 2040, la demande mondiale d'énergie devrait augmenter de plus de 25 % et la demande d'eau devrait augmenter de plus de 50 %.

Source de l'information : Communiqué de Nations Unies

Pour en savoir plus 


Journée internationale du recyclage : une petite équipe s’active autour d’une belle Synergie Péi !

lundi 22 mars 2021

Jeudi 18 mars, journée internationale du recyclage. Que se passe-t-il à La Réunion ? Les entreprises produisent plus de 100 000 tonnes de déchets chaque année et, au mieux ces déchets sont enfouis ! Sans compter sur l’intervention de l’équipe de Synergie Péi qui audit, organise de nouvelles filières pour régénérer ces déchets. Grâce à eux plus de 1300 tonnes ont évité l’enfouissement !

A La Réunion comme partout dans le monde, il y a les déchets ménagers et les déchets générés par l’activité économique. Sauf qu’à La Réunion, beaucoup trop de déchets sont enfouis : les entreprises produisent plus de 100 000 tonnes de déchets par an et cela leur coute en 100 à 500 euros la tonne pour les gérer. Une association réunionnaise s’active pour repérer comment les entreprises peuvent limiter leur production de déchets, et régénérer les déchets inévitables.

La genèse de ce projet date de 2015, lorsque Franck Da Silva et Stéphane Malet, tous deux consultants, ont connaissance d’une entreprise qui enfouis de nombreuses palettes en bois. Parallèlement, Les palettes de marguerite transforment des palettes en meubles mais n’ont pas assez de matière première. La mise en lien se fait, la mayonnaise prend et Ecopal nait ainsi. Des emplois sont créés, des déchets sont régénérés et des bénéfices sont dégagés ! Un excellent business modèle.

Progressivement, l’idée continue de germer. Les deux entrepreneurs conçoivent des audits d’entreprises pour réduire la production de déchets, et mettent en place la régénération de plusieurs tonnes. Cela touche des déchets de production de café transformés en engrais composteurs, des chutes de carrelage qui sont broyées puis transformées en une chape à la mode… Les exemples sont pléthores. En 2019, Synergie Péi innove et créé les premières brocantes aux matériaux dans lesquelles ils vendent aux particuliers les chutes de chantier, les fins de stocks de certaines entreprises. Le succès est immédiat.

La reconnaissance ne vient pas seulement du public. Les institutions ne s’y trompent pas. L’ADEME, le TCO, EDF nouent des partenariats, reconnaissent les atouts, les compétences et l’expertise de Synergie Péi qui a déjà régénéré 1300 tonnes de déchets.

Synergie Péi est la seule structure à La Réunion à détecter et mettre en place une démarche innovante de valorisation des matières résiduelles (autrefois appelé déchets) des entreprises au travers de l’Ecologie Industrielle et Territoriale (EIT). L’impact est direct sur les besoins d’enfouissement sur l’île. Plus de 1300 tonnes déjà détournées de l’enfouissement grâce à Synergie Péi.

Cette journée mondiale du recyclage est l’occasion pour l’équipe de Synergie Péi de présenter son travail et surtout d’encourager les entreprises à diminuer leur production de déchets.

MEDIAS :

Réunion la 1er TV, Le 19H30 - Reportage de 3 minutes le 18 - https://la1ere.francetvinfo.fr/reunion/emissions/journal-de-19h30

RTL Réunion On refait La Réunion en live et en replay sur Facebook - https://fb.watch/4lg8wl-auI/


METZ FILM FESTIVAL DE LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE

lundi 22 mars 2021

L’Institut Européen d’Écologie organise en ligne la troisième édition de son festival international de film les 26, 27 et 28 mars 2021.
Malgré le climat défavorable au retour en salle le Metz Film Festival de la Transition Ecologique a tenu à vous présenter les superbes films de sa programmation en ligne sur ImagoTV.fr ! :)

En plus, la nouveauté de cette année nous permet de vous donner la parole : élisez votre film préféré grâce au prix du public.

On vous donne rendez-vous le dernier week-end de mars sur ImagoTV.fr

Programme :

VENDREDI 26 MARS 2021
- 19:30 Cérémonie d’ouverture
- En direct sur Imago TV
- Film d'ouverture

SAMEDI 27 MARS 2021
De 13:00 à 23:00 projections de films suivis de débats.

DIMANCHE 28 MARS 2021
- De 14:45 à 20:00 projections de films suivis de débats.
- 20:00 CEREMONIE DE CLÔTURE
Remise des prix

infos : Metzfilmfestival.fr

-gratuit-

-en ligne


Le Fonds d’innovation pour le développement lance son premier appel à projets

lundi 22 mars 2021

Le Fonds d’innovation pour le développement lance son premier appel à projets

Le Fonds d’innovation pour le développement (FID) concrétise, en une initiative clé, un engagement du président de la République en faveur de la modernisation de l’aide publique au développement dans la continuité des recommandations formulées par le député Hervé Berville dans son rapport "Un monde commun, un avenir pour chacun".

Hébergé à l’AFD dans le cadre d’une convention de gestion avec le ministère de l’Europe et des affaires étrangères et le ministère de l’Economie, des finances et de la relance, le FID dispose d’une gouvernance et d’un mode opératoire en propre et est doté - pour sa première année - d’un budget de 15 millions d’euros. Il financera - exclusivement sous forme de subventions - des propositions émanant de tous types d’organisations : institutions de recherche, ONG, gouvernements, entreprises... L’objectif : tester de nouvelles idées, expérimenter et démontrer sur la base de démarches d’évaluation scientifiques éprouvées ce qui fonctionne, de déployer à large échelle les solutions les plus efficientes et les porteuses d’impact positif.

Le FID appuiera les partenaires de la France dans la construction et la mise en œuvre d’éléments probants pour améliorer les politiques publiques et favorisera le partage de connaissances entre les parties prenantes des milieux de la recherche et du développement. "Il existe de nombreuses idées prometteuses, de politiques et de programmes susceptibles de réduire la pauvreté, mais ce n’est qu’en les testant rigoureusement que nous pourrons identifier celles qui fonctionnent réellement, explique Esther Duflo. Elaborer des preuves scientifiques sur la façon dont ces idées peuvent fonctionner à différentes échelles et dans différents contextes peut nous aider à tirer des leçons de l’expérience et à développer des solutions durables, prêtes à être généralisées. L’innovation peut être transformatrice, mais c’est un processus qui nécessite de multiples étapes et une structure de financement flexible pour réaliser son potentiel."

Le FID lance à partir du 15 mars son premier appel à projets que vous pouvez partager avec vos contacts (équipes de recherche, ONG, entreprise...).

https://fundinnovation.dev/formulaire-de-candidature/


Contenants dans la restauration collective : aller progressivement vers le zéro plastique et le ré-employable

lundi 22 mars 2021

Réuni le 10 mars 2021 sous la présidence de M. Guillaume Garot, le « parlement de l’alimentation » a adopté un nouvel avis : l’avis n°87 sur la substitution des contenants composés de plastique en restauration collective (lien vers l’avis).

Le Conseil national de l’alimentation (CNA) a été saisi par ses 4 ministères de rattachement pour éclairer notamment l’application des lois « Egalim » (article 28) et « Agec » (article 77), qui prévoient la fin de certains usages de contenants plastiques en restauration collective. Dans cet avis, le CNA rappelle les forts enjeux du secteur de la restauration collective et se positionne notamment sur les contenants, établissements et matériaux concernés.

Pour le CNA, les ambitions doivent être de :

  • Promouvoir un changement de paradigme : passer de l’usage unique du plastique vers des substituts ré-employables ;

  • Tendre progressivement vers le zéro-plastique.

Le CNA fait ainsi quatre recommandations pour répondre à ces enjeux :

  • Diffuser les solutions déjà identifiées et accompagner les professionnels dans leur mise en œuvre effective ;

  • Former les professionnels des entreprises et des collectivités ;

  • Identifier les chefs de file ;

  • Préciser le calendrier de déploiement de l’interdiction des plastiques de cuisson, réchauffe, service au regard des solutions opérationnelles concrètes.

Toujours sur la thématique des emballages, le CNA proposera mi-2021 des recommandations sur la question plus générale de la sobriété des emballages alimentaires. Ces travaux seront abondés des résultats d’un dispositif de participation citoyenne inédit au CNA, qui s’est déroulé en janvier dernier, et dont les résultats sont actuellement traités au sein du groupe de concertation sur les emballages. L'avis du CNA et l'avis citoyen seront publiés dans les prochains mois.


L’8expression théâtrale comme outil d’émancipation des femmes au Sénégal

lundi 22 mars 2021

Au Sénégal, le Gret et la Direction de la gestion et de la planification des ressources en eau (DGPRE) mettent en œuvre depuis 2017 un projet de sécurisation durable des usages de l’eau et de préservation des écosystèmes (Girel), dans lequel la gouvernance partagée est une des composantes clé. Le choix de la concertation a pourtant soulevé de nouvelles problématiques, notamment liées à l’inclusion des femmes dans ce processus.

Dans la région des Niayes, près de Dakar, trois plateformes locales de l’eau (PLE) ont été créées. Il s’agit d’espaces de concertation où chaque membre participe à identifier des actions favorisant la protection et le partage équitable de la ressource en eau. Or, les femmes sont généralement sous-représentées dans ces PLE, tandis que celles qui en font partie n’osent pas toujours s’exprimer par manque de confiance en elles. Face à ce constat, la question de l’intégration des femmes aux processus de participation et de décision est devenue centrale dans la recherche d’une concertation inclusive et équitable.

 

Déconstruire les inégalités de genre

Dans le cadre du projet Girel, des ateliers mêlant apports théoriques, théâtre, forums et témoignages ont été mis en place et proposés aux femmes membres des PLE afin d’élaborer conjointement une analyse diagnostic de leur situation. En se positionnant en tant que femmes au Sénégal, elles ont pu échanger et développer leur culture théorique du féminisme, discuter des inégalités hommes-femmes dans la société et la vie quotidienne, et partager leurs expériences de femmes rurales au Sénégal. La pratique du théâtre leur a de plus permis de développer des clefs d’expression orale et corporelle, facilitant leur prise de parole en public. Un atelier mixte avec les membres des PLE, animé par les femmes, est également prévu. Cette dynamique devrait contribuer à une meilleure prise en compte des intérêts des femmes dans la gestion des ressources en eau, ainsi qu’à une meilleure participation de celles-ci dans la gouvernance des PLE.

L’implication des femmes au sein des plateformes de concertation est un élément crucial de bonne gouvernance, la représentativité en étant l’une des pierres angulaires. Cet aspect entre pourtant en confrontation avec les codes socio-culturels en vigueur au Sénégal, où les femmes n’ont pas l’habitude d’investir ce genre d’espace. Cela nécessite donc une réflexion et une stratégie volontariste mixte pour essayer de faire évoluer les pratiques dans ce domaine.

Atelier de formation le leadership féminin à Diender, © Gret

 

Bagage théorique et retours d’expériences

Initié en septembre 2020, un programme étalé sur douze mois a été conçu pour la mise en place d’ateliers mensuels, regroupant à chaque session une quinzaine de femmes issues des différentes PLE. Le premier atelier a proposé une formation théorique sur l’empowerment féminin, et a permis de définir les attentes des participantes vis-à-vis de la formation, qui étaient de :

  • mieux comprendre les concepts de leadership, de genre, d’autonomisation ;
  • mieux connaître les droits des femmes en matière d’accès à la terre, aux instances de décisions, etc. ;
  • appréhender les défis et les enjeux spécifiques aux femmes ;
  • avoir les compétences nécessaires pour une pleine participation dans leurs activités de la PLE.

Atelier de formation sur le leadership féminin à Diender, © Gret

Le Gret a de plus proposé une formation impliquant différentes intervenantes, extérieures d’une part – comme Marième Soda Ndiaye, benjamine de l’Assemblée nationale sénégalaise, intervenue à titre bénévole, ou encore Patricia Gomis, comédienne sénégalaise internationalement reconnue –, mais également des femmes membres des PLE. “Nous avons beaucoup apprécié le passage de Madame Marieme Soda Ndiaye. A travers son portrait nous savons que le leadership ne s’acquiert pas du jour au lendemain mais qu’il se cultive ; on ne naît pas avec l’esprit du leadership mais on le forge en nous, on le devient” s’enthousiasme Nogaye Ndiaye, 2e  adjointe au maire de Mont-Rolland, présidente de groupement féminin et membre d’une PLE.

L’originalité de ce programme et son format long sont, d’après les retours des participantes, particulièrement innovants et prometteurs pour amorcer un changement.

 

En savoir plus sur les activités au Gret au Sénégal

En savoir plus sur le projet Girel

Communs et gouvernance partagée – Concertation autour de la ressource en eau au Sénégal


L’IAI promeut la riche et attrayante diversité culturelle du Cameroun à travers la Journée culturelle 3.0

jeudi 18 mars 2021

Devant un parterre de personnalités et d’autorités, les étudiants de l’Institut africain d’informatique (IAI) du Cameroun ont, sous l’égide du Représentant-résident, Armand Claude Abanda, déroulé les dimensions et la pluralité culturelles du pays communément appelé ‘’l’Afrique en miniature’’, le 17 mars 2021 à Yaoundé (capitale du Cameroun).

À l’occasion, les activités des différentes aires culturelles du Cameroun ont été largement mises en vitrine.

Il a été aménagé des stands d’exposition d’objets d’art, de tenues traditionnelles, de mets exquis et bio du terroir, etc. Solennité assortie d’un défilé de mode pour mettre en exergue la diversité des costumes traditionnels des différentes communautés sociologiques du pays.

Des vestimentaires et objets pour l’essentiel écologiques ont été appréciés par des invités.

Cette initiative qui donne lieu à la grande découverte des identités, us et coutumes du Cameroun profond était relevée par des musiques et folklores traditionnelles.

Émerveillé par les sons aguichants distillés, les objets évocateurs mobilisés, les pas de danse atypiques esquissés et les tenues traditionnelles présentées, Etienne Original Manyanock, le représentant du ministre des Arts et de la Culture (MINAC), laisse une très bonne impression : «Ça été une grande célébration de l’unité nationale au cours de laquelle on a vu la jeunesse camerounaise faire preuve de beaucoup de talents et de relais…».

Une diversité culturelle savamment partagée entre les différentes tribus.

Et Armand Claude Abanda représente, lui-même, le prototype du vivre-ensemble et de l’intégration nationale à l’honneur, à travers ses diverses intronisations de notable ou ambassadeur dans nombre de chefferies traditionnelles des 10 régions du pays.

Approché, le Représentant-résident de l’IAI-Cameroun, en costume traditionnellement taillé, exprime sa satisfaction du spectacle original offert par ses étudiants, au campus de Nkol-Anga’a à Yaoundé : «La 3è édition de la Journée culturelle de l’IAI-Cameroun a démontré la force soioéconomique générée par le brassage de nos traditions et plus généralement de cultures.». Non sans louer et féliciter les principaux acteurs : «L’union des cultures est une force pour le Cameroun. Et en associant l’union des traditions, l’union des savoirs, l’union des savoir-faire, l’union des technologies, ça constitue une bombe de développement et des valeurs réelles du Cameroun. C’est ainsi que nous allons pouvoir créer des richesses, des valeurs pour développer le Cameroun. À cet effet, je saisis cette tribune pour féliciter le Comité d’étudiants pour cette initiative louable du vivre-ensemble».

Au demeurant, à travers cet événement annuel, le Représentant-résident de l’IAI-Cameroun entend «promouvoir davantage le vivre-ensemble et moderniser l’utilisation des richesses culturelles incommensurables du Cameroun».


Journée Mondiale du Recyclage - Webconférence en direct ACTU ENVIRONNEMENT - FEDEREC

jeudi 18 mars 2021

Ce 18 mars 2021, à l'occasion de la Journée Mondiale du Recyclage, ACTU ENVIRONNEMENT et FEDEREC organisent une matinée de web conférences intitulée :

Entreprises de recyclage : quelles évolutions pour les débouchés de matières recyclables ?

Lors de ce nouvel événement digital, court et dynamique, diffusé en direct puis en « replay », la profession fera la lumière sur les enjeux qui se présentent aux entreprises de la filière de collecte, tri, et valorisation matière des déchets.

Au programme (heure de Paris)

9H00 Introduction de FRANÇOIS EXCOFFIER, Président de FEDEREC

9H15 TR 1 – Les enjeux du recyclage au niveau international Animation DAVID ASCHER, Directeur de publication Avec TESS POZZI, Présidente de FEDEREC DEEE et ARNAUD BRUNET, Directeur Général du BIR

9H50 TR 2 – Loi AGEC : quelles opportunités pour la filière du recyclage ? Animation PHILIPPE COLLET, Rédacteur spécialisé Avec VINCENT COISSARD, Sous-directeur des déchets et de l'Économie Circulaire MTES/DGPR et MANUEL BURNAND, Directeur Général FEDEREC

10H25 TR 3 – Pourquoi et comment développer le recours aux CSR? Animation FLORENCE ROUSSEL, Rédactrice en Chef Avec ROLAND MARION, délégué général du CSF et JEAN-PIERRE LUTHRINGER, Président de FEDEREC VALORDEC

11H00 TR4 – Pour une carrière d’avenir dans le recyclage Animation DAVID ASCHER, Directeur de publication SYLVIANE TROADEC, Présidente Commission Sociale FEDEREC et JEAN-YVES DOISY, Directeur Général de VitamineT

LIENS : 

Suivre ou revoir la conférence 
Pour en savoir plus sur FEDEREC et sa campagne 
ACTU ENVIRONNEMENT

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Apportez votre soutien à Mediaterre, nous comptons sur vous !

mercredi 17 mars 2021

POURQUOI FAIRE UN DON POUR SOUTENIR MÉDIATERRE ?

Médiaterre en tant que média francophone de référence pour le développement durable remplit une mission d’information en favorisant la libre circulation des connaissances et le partage d’initiatives de terrain.

Médiaterre rassemble une large communauté d’acteurs francophones intéressés par le Développement Durable et les ODD, les enjeux environnementaux, l’économie verte, etc

Mais aujourd’hui, dans le contexte de crise internationale liée à la COVID-19, Médiaterre a besoin de vous pour poursuivre ses activités et continuer à informer et inspirer le grand public averti et les professionnels.

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  • Vise à être un catalyseur d’informations spécialisé, pour l’atteinte des ODD et répondre aux enjeux émergents 
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  • Garantit une information pragmatique, fiable, sourcée et vérifiée. 

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  • Repose sur la contribution volontaire des acteurs de terrain et d’un réseau de correspondants et d’experts déployés dans l’ensemble des Etats et gouvernements membres de la Francophonie. 
  • S’attache à être un moyen de promotion crédible et de valorisation des acteurs. 
  • Vise le développement de partenariats gagnants – gagnants et complémentaires sur le plan de sa gouvernance et de son animation éditoriale.

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Contenants dans la restauration collective : aller progressivement vers le zéro plastique et le ré-employable

mardi 16 mars 2021

Réuni le 10 mars 2021 sous la présidence de M. Guillaume Garot, le « parlement de l’alimentation » a adopté un nouvel avis : l’avis n°87 sur la substitution des contenants composés de plastique en restauration collective (lien vers l’avis).

Le Conseil national de l’alimentation (CNA) a été saisi par ses 4 ministères de rattachement pour éclairer notamment l’application des lois « Egalim » (article 28) et « Agec » (article 77), qui prévoient la fin de certains usages de contenants plastiques en restauration collective. Dans cet avis, le CNA rappelle les forts enjeux du secteur de la restauration collective et se positionne notamment sur les contenants, établissements et matériaux concernés.

Pour le CNA, les ambitions doivent être de :

  • Promouvoir un changement de paradigme : passer de l’usage unique du plastique vers des substituts ré-employables ;

  • Tendre progressivement vers le zéro-plastique.

Le CNA fait ainsi quatre recommandations pour répondre à ces enjeux :

  • Diffuser les solutions déjà identifiées et accompagner les professionnels dans leur mise en œuvre effective ;

  • Former les professionnels des entreprises et des collectivités ;

  • Identifier les chefs de file ;

  • Préciser le calendrier de déploiement de l’interdiction des plastiques de cuisson, réchauffe, service au regard des solutions opérationnelles concrètes.

Toujours sur la thématique des emballages, le CNA proposera mi-2021 des recommandations sur la question plus générale de la sobriété des emballages alimentaires. Ces travaux seront abondés des résultats d’un dispositif de participation citoyenne inédit au CNA, qui s’est déroulé en janvier dernier, et dont les résultats sont actuellement traités au sein du groupe de concertation sur les emballages. L'avis du CNA et l'avis citoyen seront publiés dans les prochains mois.

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Accompagner le secteur privé pour une meilleure sécurité nutritionnelle infantile au Niger

vendredi 12 mars 2021

Dans le cadre du projet de sécurité alimentaire et nutritionnelle Girma mené au Niger, Catholic Relief Services (CRS) a fait appel à l’assistance technique du Gret pour appuyer des opérateurs privés locaux dans la production, la promotion et la commercialisation de farines infantiles locales spécialement conçues pour les enfants de 6 à 24 mois.

Depuis 2018, Catholic Relief Services (CRS) mène au Niger le projet Girma, financé par le Bureau d’assistance humanitaire de la coopération américaine (USAID), et visant à améliorer durablement la sécurité alimentaire et nutritionnelle ainsi que la résilience des ménages et communautés les plus vulnérables.

 

Une expérience internationale au service des unités de production nigériennes

Intervenant au sein de plus de 600 villages dans 11 communes des départements de Magaria et Dungass, ce projet soutient directement près de 900 000 personnes, parmi lesquelles 23 000 enfants âgés de 6 à 24 mois qui bénéficieront de farine infantile fortifiée. Ces deux départements sont localisés dans la région de Zinder au centre-sud du Niger qui, selon l’étude SMART 2020, est la plus touchée par la malnutrition chronique avec une prévalence atteignant 55,8 %. Cette situation s’explique en partie par le manque d’accès à une alimentation de complément adaptée et de qualité pour les enfants de 6 à 24 mois.

Fort de son expérience de partenariat avec les secteurs privés de production de farines et d’aliments fortifiés, le Gret s’est joint à CRS pour appuyer le suivi des unités de production locales des farines infantiles spécialement formulées pour les enfants de 6 à 24 mois et conçues conformément aux exigences nationales et internationales. Ces farines de qualité seront déployées par le biais d’opérations de distribution gratuite de farines infantiles fortifiées via la méthode de distribution par coupons (vouchers) dans les 11 communes ciblées.

Distribution des bons d’achats ©Gret

 

Un lancement opérationnel réussi

Les premières distributions gratuites par la méthode vouchers ont ainsi eu lieu du 28 novembre au 2 décembre 2020. Pour satisfaire la demande de CRS, le Gret a appuyé les unités de production de Mainé Soroua, Mayahi, Mirriah et Matameye afin d’assurer la production des 12,5 tonnes de farines infantiles fortifiées dans le délai imparti. Celles-ci ont été mises à la disposition de la chaîne d’approvisionnement via un grossiste du département préalablement identifié, qui a assuré la distribution à travers un réseau de 44 points de ventes.

Ainsi, dans les quatre communes de Dungass ciblées pour cette première distribution, les ménages ayant un enfant âgé de 6 à 24 mois ont pu bénéficier de ce complément alimentaire infantile en échange de bons d’achat d’une valeur unitaire de 500 FCFA (équivalant à 500 g de farine infantile). Sur un total de 1 248 enfants ciblés durant la première phase de distribution, 1 123 d’entre eux, soit 90 %, ont bénéficié chacun de 10 kg de farine infantile fortifiée, permettant de limiter leur précarité nutritionnelle dans la zone du projet.

Opération de transport de la farine fortifiée ©Gret

 

A la suite de cette expérience, le partenariat entre le Catholic Relief Services et le Gret se poursuit afin d’assurer chaque mois des distributions gratuites de farines infantiles via vouchers dans les différentes zones du projet.

 

En savoir plus sur les activités du Gret au Niger

En savoir plus sur les activités du Gret en termes de nutrition


3 questions à... Jean 14 Koivogui, représentant du Gret en Guinée

vendredi 12 mars 2021

Suite au lancement récent de plusieurs projets et compte tenu des enjeux forts sur les questions d’agroécologie et de santé identifiés en Guinée, le Gret a ré-ouvert* en février 2021 une nouvelle représentation permanente dans le pays. Jean 14 Koivogui, chef du projet Saveur et nouveau représentant sur place, nous explique les enjeux et les perspectives de cet engagement de long terme du Gret.

  

Que représente pour vous l’ouverture d’une représentation du Gret en Guinée ?

 Depuis les années 1990, le Gret intervient régulièrement en Guinée en collaboration avec les autorités locales et des organisations de la société civile, notamment sur les questions agricoles et alimentaires. Durant ces années, le renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle a été une priorité de nos interventions au regard de la pauvreté et de la malnutrition qui sévissent dans ce pays dont le potentiel agricole est très élevé. Aujourd’hui, trois projets et plusieurs assistances techniques sont en cours de mise en œuvre et impliquent de nombreux salariés locaux guinéens, sur des thématiques diverses.

La réouverture d’une représentation marque la volonté du Gret de s’impliquer davantage en Guinée pour répondre aux problématiques structurelles qui freinent le développement local, afin d’aider le pays à atteindre son potentiel dans des domaines variés. Aussi, l’ouverture de cette représentation facilitera la collaboration avec les acteurs étatiques, les bailleurs et autres partenaires techniques et financiers. Ces partenariats permettront d’asseoir les bases d’une complémentarité d’action pour alimenter des réflexions stratégiques qui faciliteront la prise en compte des attentes des communautés rurales guinéennes.

 

En quoi l’approche One Health adoptée par le Gret est-elle pertinente pour répondre aux enjeux de santé en Guinée ?

La Guinée forestière, qui abrite le projet One Health financé par l’Agence française de développement (AFD), a une histoire marquée par l’épidémie de la maladie à virus Ebola (MVE), qui a fortement touché la zone de 2014 à 2016. Si la population est aujourd’hui sensibilisée au risque épidémique, il y persiste une défiance vis-à-vis des pouvoirs publics, visible encore aujourd’hui avec la crise Covid 19. La compréhension par les populations et les pouvoirs publics des interdépendances entre santé des écosystèmes, animale et humaine, apparaît aujourd’hui insuffisante pour prévenir et circonscrire efficacement de futurs épisodes épidémiques, comme l’a illustré récemment la résurgence d’Ebola dans cette zone. Pour répondre à cette problématique, le projet se fixe comme objectif de construire une méthodologie adaptée au contexte de la Guinée forestière afin de contribuer à la résilience des populations locales de trois communes rurales à travers le déploiement concomitant et intégré de l’approche One Health, de manière effective et à un niveau très opérationnel à l’échelle des ménages, des villages et des communes.

 

Quelles sont les perspectives de développement de cette représentation du Gret en Guinée ?

L’ouverture d’une représentation permanente permettra d’abord de consolider les acquis des projets antérieurs, en appui au développement des filières agricoles et aux organisations paysannes et professionnelles. Par ailleurs, cela nous donnera les moyens de poursuivre les réflexions et les innovations afin d’alimenter nos approches, de diversifier nos domaines d’intervention, et de répondre aux problématiques prégnantes de la Guinée, particulièrement sur les questions agricoles, d’accès aux services de base, de prise en compte de l’environnement, ou encore de renforcement de la société civile. Favoriser les synergies d’action entre les parties prenantes, autorités locales et société civile, permettra ainsi d’augmenter l’impact des projets au bénéfice des habitant%u2219e%u2219s, et contribuera à la professionnalisation des acteur%u2219rice%u2219s locaux, facilitant des réponses plus adaptées et durables aux défis de demain de la Guinée.

 

En savoir plus sur les activités du Gret en Guinée

* Une représentation du Gret était ouverte en Guinée entre 2014 et 2015 


NEXT IMPACT 30 : Premier panorama sur l’impact des entrepreneurs en Afrique

vendredi 12 mars 2021

Africangels présente la 1ère édition du NEXT IMPACT 30, qui répertorie et dresse le panorama des entrepreneurs qui ont un impact sur le continent africain, à partir de la sélection du Prix de l’entrepreneur Africain, mis en place avec l’appui de PwC, de l’Organisation Internationale de la Francophonie, de Paris Region et Afric’Innov.

Extraits :

"Les entreprises sont des acteurs sociaux par essence, dont la mission, la valeur produite et l’impact sont devenus une condition de leur pérennité et un critère pour les investisseurs et le marché. Quelque soit leur cœur de métier, elles peuvent offrir des réponses essentielles à la résolution des défis sociétaux et environnementaux. Plus encore, chez les acteurs de la nouvelle économie, quand l’amélioration de l’environnement et les conditions de vie des populations reposent progressivement sur le développement de l’innovation et de la technologie ; même si les entreprises technologiques sont régulièrement soupçonnées d’avoir une emprise sur les êtres humains.

C’est pourquoi nous avons choisi de faire un focus, à travers ce panorama qui témoigne d’un foisonnement d’innovations certes non exhaustif, sur le numérique et en particulier sur l’intelligence artificielle, en montrant comment ces entreprises sont au cœur de nombreuses innovations à impact."

(...)

"Le NEXT IMPACT 30 révèle le nouveau dynamisme entrepreneurial de l’Afrique et reflète le potentiel des entreprises en terme d’impact.
La sélection des entrepreneurs a reposé sur 4 critères, indicateurs d’impact effectif: la nature de l’impact des actions menées, la mesure de leur étendue, l’adaptation aux besoins locaux jugés prioritaires et l’amélioration apportée sur le long terme.


Les entrepreneurs du Cameroun, du Bénin et de Côte d’Ivoire parmi les plus représentés

Le Cameroun occupe la 1ère place en Afrique auprès des entrepreneurs représentés avec 17,31%, suivi de la France (13,46%),du Bénin et de la Côte d’Ivoire (12%). Le Cameroun est parmi les pays les plus entrepreneuriaux au monde, malgré des conditions parfois difficiles. Cette ferveur est entretenue par une tradition business très développée, et par la nécessité qu’éprouve plus de 30% de la population de créer son propre emploi comme seul moyen de subvenir aux besoins de sa famille.

La France se démarque largement avec une présence remarquable d’entrepreneurs issus de la Diaspora. Les entreprises implantées en Occident bénéficient d’un marché imposant, d’un système de formation et de dispositifs de recherches et de soutiens solides, et d’un environnement des affaires favorable pour se développer rapidement, notamment à l’international."


Vulgarisation du biochar en Côte d’Ivoire : Pertinence d’une suggestion de EXPADD (Experts d’Afrique pour le Développement Durable)

mercredi 10 mars 2021

L'agriculture en Côte d'Ivoire concerne à la fois les cultures pérennes d’exportation ( Palmier à huile, Hévéa, Café, Cacao…), de nombreuses cultures vivrières (riz, bananes, manioc, igname..) et maraîchères (Tomate, oignon, laitue, piment…). Le pays a construit son économie autour de ses nombreuses productions agricoles dont le fameux binôme café -cacao.

Cette agriculture participe donc inéluctablement à la place de leader du pays en Afrique noire francophone. Pour atteindre un tel exploit, les nombreux paysans (plusieurs millions) font malheureusement recours à des engrais chimiques, aux conséquences néfastes pour l’environnement.

Face à cette réalité incontestable, le cabinet EXPADD ‘Experts d’Afrique pour le Développement Durable) préconise la vulgarisation du biochar. Le biochar est un amendement du sol issu de la pyrolyse de biomasse. Il est utilisé en agriculture pour augmenter la productivité des sols, le biochar agissant pour réhumifier les sols, améliorer la rétention d'eau et stimuler le système immunitaire des plantes. Le pays étant agricole, il dispose d’importants résidus agricoles (des millions de tonnes) qui peuvent être transformés en biochar et ainsi contribuer à la fertilisation biologique des sols.

EXPADD compte s’appuyer sur les coopératives pour promouvoir cette technique innovante de fertilisation aux planteurs ivoiriens. Le Cabinet d’experts n’exclut pas d’étendre ce projet à d’autres pays de la sous-région.

 

Dr Christophe GBOSSOU

cgbossou@yaho.fr


Recrutement de deux consultants nationaux (Cameroun et RDC) pour l’élaboration d’une étude de référence d’un projet sur les innovations et technologies environnementales

mercredi 10 mars 2021

L’Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD) en partenariat avec l’Université Kongo en République démocratique du Congo (RDC), Eden Africa et Ingénieurs Sans Frontières au Cameroun, lance un appel d'offres pour le recrutement de deux consultants nationaux pour l'élaboration de l'étude de référence du projet de «Déploiement des technologies et innovations environnementales pour le développement durable et la réduction de la pauvreté» (PDTIE) au Cameroun et en RDC dans le cadre du Fonds ACP pour l’Innovation, Programme de Recherche et d’Innovation de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP), un programme mis en œuvre par l’OEACP, avec la contribution financière de l’Union européenne .


Date limite de soumission: 31 mars 2021

Candidatures en ligne uniquement: https://candidat-ifdd.francophonie.org/ 

Termes de références: https://www.ifdd.francophonie.org/wp-content/uploads/2021/03/TdR-situation-de-reference-VF.pdf


Pour tous les détails de l'appel d'offres : https://www.ifdd.francophonie.org/appel-doffres-recrutement-de-deux-consultants-nationaux-cameroun-et-republique-democratique-du-congo-etude-sur-technologies-environnementales/#

[INNOVONS]


Participez au premier concours de la construction en matériaux de réemploi

mardi 9 mars 2021

Trophées Bâtiments Circulaires : valorisez vos opérations intégrant des matériaux de réemploi

Rechercher l’économie de carbone par le réemploi dans le BTP, voilà l’objectif du Booster du Réemploi ! Mais est-ce possible de construire ou de rénover en réemployant des matériaux ? Réponse : oui. Et les Trophées Bâtiments Circulaires, organisés en partenariat avec Construction21, vont concrètement le démontrer ! Grâce à des exemples réels, sous forme d’études de cas bâtiment ou quartier, des porteurs de projet partageront bonnes pratiques et retours d’expérience pour inspirer l’ensemble de la profession. Et si vous faisiez partie des candidats ? Inscriptions avant le 8 juin !Qui peut participer ?

Toute personne physique ou morale ayant compétence à représenter le bâtiment ou le quartier proposé au concours et disposant de l’accord du maître d’ouvrage. 

Avec quels projets ?

  • Tous types de bâtiments publics ou privés, résidentiels, tertiaires, commerciaux, industriels, culturels, de santé...
  • Tous types de quartiers, zones urbaines, îlots urbains, ZAC, campus...  
  • Ayant intégré des matériaux issus du réemploi
  • Les bâtiments peuvent être neufs ou rénovés
  • Projets situés en France (métropolitaine ou outre-mer)
  • Livrés au plus tard le 30 juin 2021 (au moins une tranche pour les quartiers)

Pourquoi participer ?

  • Promouvoir vos opérations intégrant du réemploi via un plan de communication multi-canal relayé par le Booster du Réemploi, Construction21 et leurs partenaires
  • Avec une même étude de cas, accéder à d’autres concours (comme les Green Solutions Awards)
  • Entrer dans le vivier d’experts des organisateurs du concours
  • Rencontrer d’autres acteurs engagés sur le sujet du réemploi
  • Participer à l’évolution des pratiques des acteurs du bâtiment et contribuer à faire de l’économie circulaire une réalité

Comment participer ?

Il vous suffit de publier une étude de cas Bâtiment ou Quartier (formulaires en ligne) sur le site de Construction21 France. Après avoir complété les champs requis*, cochez la case de participation au concours « Trophées Bâtiments Circulaires » et choisissez votre catégorie.

La participation est gratuite et les équipes du Booster du Réemploi et de Construction21 sauront vous accompagner pour présenter au mieux votre projet.

*Pour connaître les champs, reportez-vous au règlement.

Convaincu(e)s ? Entrez dans la boucle !  

Je m'inscris

 

 [ECONOCIR]

 


Concertation et autonomisation des communautés agro-pastorales en Mauritanie

mardi 9 mars 2021

Le Gret, présent en Mauritanie depuis 1991 sur diverses thématiques, a démarré en 2014 ses premières activités dans le domaine agricole et sur la gestion des ressources naturelles. Depuis lors, les équipes sont engagées à construire auprès des populations des démarches d’intervention innovantes, visant à favoriser l’autonomisation des communautés agro-pastorales.

L’adhésion des agro-pasteurs et des partenaires a incité le Gret à étendre son intervention au gré des collaborations. De nouveaux projets en agriculture et en gestion concertée des ressources naturelles ont ainsi émergé en Assaba (Rimrap – 2016), au Gorgol (SAP3C – 2018) et au Brakna (Safire – 2019), dans des contextes géographiques et sociaux variés, mais avec des principes d’intervention communs qui se poursuivent aujourd’hui, avec plusieurs nouveaux projets lancés en 2020*.

 

Le monde agro-pastoral longtemps délaissé

L’agriculture paysanne mauritanienne, qu’elle soit de décrue, pluviale, irriguée ou pastorale est contrainte par de multiples facteurs. Les paysan%u2219ne%u2219s sont régulièrement soumis·es à des situations de fortes incertitudes, qu’il s’agisse de droits et d’accès à la terre, de risques liés au changement climatique, de l’instabilité des prix sur les marchés, des difficultés d’investissement, ou de la qualité incertaine des semences disponibles. Ces contraintes sont autant de facteurs empêchant les paysan%u2219ne%u2219s de s’investir pleinement dans l’activité agricole, certain%u2219e%u2219s privilégiant des stratégies de diversification familiale des revenus comme le travail urbain intermittent, le travail dans les mines, ou la migration nationale et internationale.

Récolte de salades sur un périmètre maraîcher © Gret[/caption]

Les communautés rurales sont également piégées dans des situations de dépendance vis-à-vis de l’aide extérieure (distributions de semences, d’intrants, d’aliments), souvent entretenues par les politiques publiques et des services techniques sous-dotés, ainsi que par certaines organisations internationales. La mise en place d’infrastructures sans impliquer au préalable les futur%u2219e%u2219s usager%u2219e%u2219s ou la diffusion de bonnes pratiques agricoles sans prendre en compte les réalités paysannes sont autant de freins pour les agriculteur%u2219rice%u2219s et les autorités locales pour continuer à investir durablement dans les activités agricoles, tandis que le faible intérêt des politiques publiques pour les produits agricoles locaux (hormis le riz produit dans la basse vallée du fleuve Sénégal) bloque les velléités de production locale durable.

Par ailleurs, des contraintes agroécologiques récurrentes, comme les épisodes climatiques extrêmes, les ravageurs et l’érosion des sols sont trop peu prises en compte par une recherche agronomique et zootechnique nationale fragile.

Enfin, la croissance démographique accentue la pression sur les ressources naturelles (terres cultivables, pâturages, forêts, eaux de surface et souterraines), aggravant les difficultés et les risques de malnutrition pour les habitant%u2219e%u2219s, dans un pays où plus d’un enfant sur cinq en zone rurale souffre de malnutrition chronique et de carences alimentaires liées principalement à une alimentation peu diversifiée.

Récoltes de tomates et d'aubergines sur un périmètre maraîcher © Gret[/caption]

 

Mettre les agro-pasteurs au cœur des actions de développement

Pour faire face à ces contraintes, l’action du Gret s’inscrit dans le temps long, en répondant à des besoins immédiats (investissements, renforcement des capacités techniques, etc.) tout en les inscrivant dans une perspective à long terme d’autonomisation des agro-pasteurs. La création d’une relation de confiance avec les acteur%u2219rice%u2219s du territoire est un enjeu transversal au cœur de la démarche du Gret, afin d’être à même de les renforcer et les valoriser au sein des stratégies développées et des actions conduites.

Réunion d'un groupement paysan © Gret[/caption]

Ainsi, au Guidimakha, les premières activités ont permis aux paysan%u2219ne%u2219s d’expérimenter des pratiques agroécologiques innovantes et durables, et de disposer d’infrastructures et d’équipements adaptés. Ces actions étaient portées par des groupements villageois qui se sont progressivement organisés et renforcés. Aujourd’hui, le Gret continue d’accompagner ces groupements dans leur mise en réseau et la mutualisation de leurs efforts, afin d’améliorer les services qu’ils offrent à leurs membres autour des enjeux qu’ils ont eux-mêmes identifiés, tels que l’approvisionnement en semences maraîchères de qualité, l’apprentissage entre pairs ou le plaidoyer collectif auprès des autorités locales. A terme, l’objectif de cet appui est de permettre aux groupements de porter de manière autonome et pérenne les revendications des paysan%u2219ne%u2219s mauritanien%u2219ne%u2219s et de leur garantir un accès à des services de qualité pour permettre à leurs membres d’agir collectivement pour leur bien-être.

Seuil et digue en gabions © Gret[/caption]Témoignage d’Alassane Sow, responsable du volet agriculture à l’antenne de Kaedi“Nous travaillons avec les acteurs publics de différentes manières et à différents temps de nos interventions, au-delà des exigences liées à notre présence sur des territoires ou des secteurs sous leur responsabilité.Par exemple, la gestion concertée des ressources naturelles nécessite une implication forte des communes, des services techniques de l’environnement et des préfets, car il s’agit de garantir aux usagers une réelle délégation des droits sur le territoire concerné.Les maires et services techniques ont aussi été parties prenantes des comités de sélection des micro-projets qui bénéficieraient d’une subvention du fonds d’appui au Guidimakha. La transparence du processus a permis aux acteurs publics de s’éloigner de certaines pratiques clientélistes.En revanche sur le dispositif de conseil agricole, la participation des acteurs publics reste faible malgré nos invitations ; ils considèrent les ONG comme une manière de fournir ces services à leur place, donc ils ne voient pas l’intérêt de s’y impliquer”. 

Acquérir une compréhension participative et intégrée des dynamiques territoriales et des ressources

La riche histoire agraire mauritanienne a notamment créé une superposition de droits et de revendications sur les ressources, qui a parfois mené à de graves conflits, comme lors de la crise entre la Mauritanie et le Sénégal entre 1989 et 1991. Comprendre la complexité de ces situations est essentiel pour la mise en place de méthodologies d’intervention efficaces et acceptées pour les populations, notamment lors de la réalisation d’infrastructures comme des petits barrages visant à augmenter les surfaces cultivées en décrue. Les équipes du Gret mènent ainsi des études poussées pour analyser les différents points de vue et les mécanismes internes de régulation de l’accès aux ressources. L’animation continue et la proximité avec les populations rurales permettent de faire évoluer ces régulations vers une plus grande inclusion de certaines personnes auparavant exclues des ressources ou peu dotées, notamment les femmes. Elle permet également de prévenir les conflits qui pourraient émerger suite à la construction d’infrastructures ou la mise en valeur de terres.

Témoignage de Seydou Gandega, conseiller agricole et chargé de mission sur la gestion concertée des ressources naturelles au sein du projet SAP3C“Notre approche est participative, locale et concertée. Je me rends dans les localités pour rencontrer les villageois et leur fournir le plus d’informations possibles sur le projet et son objectif. Ensemble, nous élaborons des comités de gestion, définissons une cartographie et mettons en place des conventions de gestion des ressources naturelles qui sont ensuite reconnues par l’administration. Dans tout le processus d’élaboration, ce sont les populations qui proposent, décident et valident, ce qui permet leur responsabilisation. Une convention peut par exemple résoudre des conflits liés à la fermeture ou l’ouverture des champs pendant les campagnes culturales en concertation avec les différents usagers de l’espace (éleveurs, agriculteurs, agro-éleveurs, etc.).” Champ-école paysan © Gret[/caption]

 

Témoignage de Sidi Mohamed Hmeida, chef de projet et maître-formateur en assistance technique au projet RimfilLe champ-école paysan (CEP) est un processus mobilisant un groupe de paysans en synergie avec d’autres acteurs, utilisant un dispositif physique (parcelle d’expérimentation) et des méthodes d’apprentissage entre pairs. Le CEP respecte et valorise le savoir paysan et met les participants en confiance pour qu’ils puissent mieux appréhender les relations internes au groupe et les relations avec leur environnement.Les premières expériences de CEP lancées par le Gret dès 2015 en Mauritanie ont donné rapidement aux participants des perspectives de changement assez global au niveau de leur champ, en termes de pratiques agroécologiques, mais aussi d’évolution des systèmes de production, de diversification alimentaire, de commercialisation des produits ou encore de relations plus équilibrées avec les institutions locales. Cet appui technique répondait à une absence criante d’accompagnement des paysans et a vite rencontré l’adhésion de ces derniers et des partenaires du développement.L’animation des CEP est un travail qui demande à la fois des connaissances techniques et des compétences d’animation. Le Gret forme des facilitateurs-paysans pour qu’ils acquièrent un bagage technique leur permettant de tester et d’innover pour répondre à leurs besoins, mais aussi des compétences d’animation afin de porter une dynamique au sein de leur groupe.

 *Plusieurs nouveaux projets du Gret ont démarré en 2020 :

  • Le projet Adrao vise à consolider des actions dans les trois communes du Guidimakha à travers la mise en réseau des groupements paysans et l’appui à l’établissement de relations plus équitables avec les acteurs des secteurs public et privé. A cette occasion, le Gret a conclu un partenariat avec l’ONG nationale Amad qui mène des actions similaires au Gorgol et au Brakna.
  • Le projet d’ingénierie sociale Rimdir mené au Guidimakha vise à accompagner la réalisation d’infrastructures agro-pastorales productives. Il est mené avec Enabel et s’appuie sur les expériences du Gret de concertation locale en vue de prévenir les conflits d’usage des terres et des ressources naturelles.
  • Une assistance technique au projet Rimfil mené par la coopération belge et le ministère du Développement rural pour former et accompagner 60 facilitateurs de champs-écoles paysans engagés dans les cultures de décrue.

 

Objectifs et chiffres clés de nos actions pour un développement agricole équitable et respectueux des ressources naturelles en Mauritanie :

  • Accompagner l’émancipation et l’autonomisation des populations agro-pastorales (en particulier les femmes) à travers la structuration du monde paysan.
  • Aider les paysan%u2219ne%u2219s à innover et à investir pour faire face au changement climatique, améliorer leurs condition de vie et de travail, ainsi que leur alimentation. Les pratiques agroécologiques sont au cœur de ces préoccupations, et sont accompagnées de réflexions sur les liens entre agriculture et nutrition. Des dispositifs de subvention aux investissements collectifs peuvent être pertinents dans certains cas, mais à conditions qu’ils soient portés par les acteurs du territoire.

  • Réduire et anticiper les conflits concernant les différents usages et usager%u2219e%u2219s des ressources naturelles (terres, forêts, eaux de surface) par une gestion concertée de ces ressources.
  • Accorder une attention particulière aux plus vulnérables, dans le choix des populations avec lesquelles le Gret travaille et par les méthodologies développées. Les actions soutenues participent ainsi à une plus grande inclusion et représentativité des populations vulnérables dans les espaces décisionnels locaux, et renforcent leur autonomie.
  • Une équipe de quinze salariés mauritaniens et une volontaire.
  • Des actions dans une vingtaine de communes, dans 4 régions.
  • 7 projets mis en œuvre ou en cours de mise en œuvre depuis 7 ans.
  • Des actions menées en collaboration étroite avec plus d’une centaine de groupements paysans.
  • Des partenariats avec des ONG nationales : Association mauritanienne pour l’auto développement, TenmiyaEcodev et internationales : GRDRCaritas.
  • Des bailleurs variés : Union européenneAgence française de développementEnabelCFSI.

 

 En savoir plus sur :

 

Consultez des productions dans le cadre des projets mis en œuvre :

 

Retrouvez quelques éléments de contexte sur les régions d’intervention du Gret

 

Les activités du Gret en Mauritanie sont menées grâce au soutien financier de différents bailleurs. Le contenu de la publication relève de la seule responsabilité du Gret et ne peut aucunement être considéré comme reflétant le point de vue de ses partenaires financiers.


VertigO : revue de publications en cette journée internationale des femmes (de la femme)

lundi 8 mars 2021

À l’occasion de la journée internationale des femmes (de la femme), Vertigo a sélectionné une poignée d’articles qui analyse la situation et la contribution des femmes sur divers pans de la société ainsi que des articles publiés par des femmes.

M. N. Taha Nkoum dans son article Rapport femme-forêt: vers un écoféminisme de la complexité met en avant la contribution des femmes à enrayer la dégradation de l’environnement qui demeure pour leur moment très peu documentée et très peu valorisée. Pour se faire, l’auteure adopte une approche qu’elle nomme « écoféminisme de la complexité ». Et c’est dans l’expérience de résilience des femmes maraîchères de la forêt classée de Mbao dans la banlieue dakaroise au Sénégal qu’elle illustre le cas d’initiatives féminines de transformation positive des écosystèmes.

Dans son article Place et rôle des plantes dans l’imaginaire de Maryse Condé: le cas de Tituba sorcière de Salem, J.-G. Chali montre l’importance des questions des représentations et de la symbolique des plantes dans la littérature caribéenne à travers l’analyse de cette œuvre de Maryse Condé. L’auteur analyse ainsi comment Maryse Condé illustre dans son œuvre Moi Tituba Sorcière de Salem ce rôle important sinon fondamental des plantes et de la place de la forêt et, où plante, feuille, fleur deviennent élément de narration pour décrire un rituel et rendre compte du rapport qu’entretiennent les hommes avec les éléments du cosmos et du biotope.

Pour des raisons culturelles et sociales, dans certaines sociétés, ce sont souvent aux femmes qu’incombent les questions de santé des enfants au sein des ménages. Le cas des femmes immigrantes est présenté dans cet article de S. Dos Santos qui s’intitule L’accès à l’eau courante des femmes migrantes à Ouagadougou: durabilité de l’accès et effet sur la survie des enfants. L’auteure met en évidence comment le statut migratoire modifie l’effet de l’accès à l’eau et questionne s’il contribue à expliquer la mortalité différentielle des enfants après le contrôle des caractéristiques sociodémographiques de la mère.

L’étude intéressant de C. Kablan et al. aborde un tout autre sujet qu’est la question du genre dans le contexte du VIH/sida. VIH/SIDA, genre et vulnérabilité est une étude menée à Abidjan, en Côte d’Ivoire, pays le plus touché par cette maladie en Afrique de l’Ouest.

Les trois articles suivants renseignent cette fois-ci de l’évolution des conditions des agricultrices: l’article de M. C. Ebou Dao dans Maraichage urbain et semi-urbain de Moringa oleifera Lam. par des associations de femmes au Burkina Faso: contraintes et opportunités qui plaide pour un suivi plus approfondi de cette activité génératrice de revenus pour les femmes démunies. L’article de D. F. A. Tiwa Changement climatique et conflits de genre dans l’agriculture paysanne dans l’Ouest Cameroun: cas de Batcham qui révèle les contestations de plus en plus grandissantes des agricultrices face aux privilèges masculins et à la nature patriarcale de la société. L’auteur illustre la situation en traitant du cas des conflits d’usage des bas-fonds marécageux de l’arrondissement de Batcham. Et à travers son article Le lent dévoilement du travail des agricultrices, C. Nicourt part des cas d’une trentaine d’agricultrices de Bretagne et d’Aquitaine pour mettre en avant les raisons qui rendent invisible voire dénié le travail d’agricultrices ainsi que les situations dans lesquelles ce travail peut acquérir une visibilité.

Enfin, nous vous invitons à lire les 4 articles de notre dernier numéro dont les premiers auteurs sont des femmes.

Instauration et coexistence de deux communautés de pratiques sur le Plateau de Millevaches (France): une contribution à l’étude des forêts comme terrains de vies, article des chercheures Eléonore Kirsch et Denayer Dorothée.

Les ressources territoriales des îles de l’Iroise à l’épreuve du développement local de Mylène Tesson et al.,

Vivre avec la mémoire de la catastrophe. L’éruption de La Soufrière de Guadeloupe en 1976 de Magali Reghezza-Zitt et al.

Diversité et importance de la flore ligneuse de la ville de Sokodé (Centre - Togo) de S. Tourey et al.,

Bonne journée de la femme!


Mobilité électrique : le réseau des bornes, talon d’Achille d’un boom attendu

lundi 8 mars 2021

Le développement du marché des voitures électriques se heurte à une réalité : le réseau routier français n’offre pas suffisamment de bornes de recharge pour convaincre beaucoup de Français de sauter le pas. Un dossier où les pouvoirs publics vont devoir mettre les bouchées doubles.

C’est officiel : la France veut passer à l’électrique. Si les intentions sont bel et bien au rendez-vous de la transition écologique, la réalité du terrain et le manque de moyens financiers tempèrent malheureusement l’optimisme ambiant. Le gouvernement français a beau avoir lancé une campagne de séduction à l’attention des automobilistes (voir le site je-roule-en-electrique.fr), les adeptes de l’électrique sont encore confrontés à un écueil imparable : un réseau de bornes de recharge ultrarapide largement insuffisant.

Le compte n’y est pas

Le gouvernement fait pourtant son possible pour convaincre. Les aides gouvernementales pour l’achat d’un véhicule propre – les fameuses « primes à la conversion » – peuvent « aller jusqu’à 5000 euros pour l’achat d’un véhicule électrique ou hybride », auxquels se cumulent « jusqu’à 7000 euros de bonus écologique pour un particulier, en fonction du prix du véhicule ». Des aides que trois ministres – Barbara Pompili à la Transition écologique, Bruno Le Maire à l'Economie, et Agnès Pannier-Runacher, à l’Industrie – ont même décidé de prolonger jusqu’au 30 juin 2021. Un coup de pouce réel, certes, mais les freins à l’essor de l’électrique sont ailleurs : il suffit aux acheteurs potentiels d’un véhicule électrique de jeter un coup d’œil à la carte de France pour voir que les régions qu’ils souhaitent traverser ne sont pas équipées. Et là forcément, cela refroidit leurs ardeurs. 

« La France compte aujourd'hui 28 928 points de recharge électrique ouverts et accessibles au public », dénombrait Autoplus en novembre 2020. Mais le magazine automobile relevait surtout la stagnation du nombre de ces installations, 0,2 par rapport à juin. Lors de leur Comité stratégique de la filière en novembre dernier, les ministres Pompili, Le Maire et Pannier-Runacher ont affiché la volonté de l’État français de porter ce nombre à 100000 bornes dès 2021, via le plan de relance automobile. « Cent millions d’euros seront déployés pour soutenir le développement de points de recharge ultra-rapide dans les territoires, sur les grands axes nationaux, afin de permettre facilement des déplacements longue distance », précise le gouvernement. Un budget qui ne répond malheureusement pas aux besoins. 

La route électrique, grande oubliée de la relance

Cent millions donc, alors que certains professionnels des transports en France avancent plutôt trois milliards afin de convertir la France à l’électrique. Le pays s’est engagé à ne plus commercialiser de voitures à moteur thermique d’ici 2040, la course contre la montre est donc bel et bien lancée. Fin 2020, le très médiatisé Plan de relance de 100 milliards a chiffré ses ambitions : le volet transport cumule à lui seul 11 milliards d’euros, dont 4,7 pour le seul transport ferroviaire. La route, quant à elle, est la grande oubliée du fameux plan. Un déséquilibre d’autant plus incompréhensible qu’en dix ans « la circulation routière a augmenté de 8% en France » selon les chiffres du transport 2019, « tandis que la circulation des trains de voyageurs est restée globalement stable ». Si la SNCF va voir revenir quelques trains de nuit et opérer un vrai lifting sur les grandes lignes, c’est pourtant par la route que les Français se déplacent le plus : en 2018, « 941 milliards de voyageurs-kilomètre ont e%u0301te%u0301 transportés sur le territoire français : 757 milliards en véhicules particuliers, 111 milliards en transport ferre%u0301, le reste en autobus et autocars ou en avion ». C’est un fait, la route ne semble décidément pas prioritaire alors qu’elle mériterait plus d’attention.

Repenser en profondeur le réseau routier

Mais tout n’est pas qu’une affaire de chiffres et de gros sous. Le réseau routier français doit être repensé en fonction des besoins de demain, accompagnant la transformation en cours vers un monde « zéro carbone ». Le renforcement du réseau des bornes de recharge n’est donc pas un gadget, c’est une nécessité, car ces bornes sont essentielles à un transport durable, sur le réseau des routes nationales et départementales comme sur le réseau autoroutier français.

Pour y parvenir, le gouvernement a donné le ton : en février, il a publié un décret stipulant l’obligation pour les SCA (sociétés concessionnaires d’autoroutes) d’assurer d’ici janvier 2023 la distribution de l’ensemble des sources d’énergie usuelles. Electrique compris. « Il y a beaucoup à faire sur l’autoroute pour décarboner les mobilités: en déployant des bornes de recharge électriques, des parcs multimodaux, ou encore des parkings de covoiturage », a tweeté dans la foulée Pierre Coppey, PDG de Vinci Autoroutes. Cet opérateur autoroutier – le nº1 français avec près de la moitié du réseau – met aujourd’hui en place des partenariats avec des acteurs régionaux pour densifier son réseau de bornes, via sa filiale Easy Charge. Dans le sud-est de la France par exemple (Drôme, Ardèche, Isère, Hautes-Alpes et Haute-Savoie), Easy Charge – en collaboration avec le Fonds de modernisation écologique des transports (FMET) – développe le réseau eBorn (1200 installations en accès libre). Courant 2021, ce réseau s’élargira aux départements voisins (Allier, Alpes-de-Haute-Provence, Loire, Haute-Loire, Savoie et Var).

« En transformant l’infrastructure autoroutière avec des aménagements et des équipements ciblés – comme des bornes électriques, par exemple –, on crée les conditions du déploiement de mobilités plus efficientes, plus collectives, plus propres, soulignait également le même Pierre Coppey dans les colonnes de La Dépêche, en septembre dernier. L’autoroute n’étant pas un mode de transport, mais une infrastructure capable d’accueillir toutes sortes de modes et d’usages, elle constitue un terrain propice au développement de toutes les formes d’écomobilités. » Si la mobilité durable et décarbonée est sur toutes les lèvres depuis la COP21 de Paris, il reste encore beaucoup à faire sur le terrain en termes d’accompagnement public pour réussir le pari de la transition énergétique.

Désenclaver les territoires 

Dernier point, et non des moindres : autorités publiques et opérateurs privés doivent garder à l’esprit que les véhicules électriques ne sont pas un caprice de bobo parisien. La France tout entière va devoir se convertir, les territoires ruraux également. Et pour l’instant, c’est encore là que le bât blesse. Trop de régions sont encore dépourvues de bornes de recharge ultrarapide. C’est par exemple le cas vers Limoges où la nouvelle carte présentée en février par le ministre des Transport Jean-Baptiste Djebbari ne révélait aucune nouvelle borne. « On manque de bornes aujourd’hui en Limousin, déplore Gaëtan Fercocq, vendeur de voitures électriques, au micro de France 3. Il va nous en falloir beaucoup plus pour suivre le marché français qui est exponentiel pour les véhicules électriques. » Une carence à laquelle il faudra donc apporter une réponse au plus vite. D’autant que l’installation de ces bornes – et leur maintenance car nombre d’entre elles sont déjà en mauvais état – sera aussi synonyme d’emplois locaux. Une triple vocation donc – désenclavement, transition énergétique et emploi – que les pouvoirs publics ne peuvent ignorer. Dans ces conditions, le plan de cent millions d’euros ne semble vraiment pas correspondre à la hauteur des ambitions revendiquées par le gouvernement.


JIF : le Cameroun, un pays encore loin de l’objectif 5 des ODD des Nations Unies

lundi 8 mars 2021

Si tant est vrai que les Objectifs de développement durable (ODD) donnent la marche à suivre pour parvenir à un avenir meilleur et plus durable pour tous et dans toutes les sociétés de la planète à l’horizon 2030, le Cameroun, est visiblement encore loin du but des Nations Unies.

La preuve, l’objectif 5 : ‘’parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles’’ reste l’un des ODD les moins atteints.

En effet, au Cameroun, l’essentiel des postes de responsabilité reste sous la férule de la gent masculine. Pourtant, ce n’est pas faute de la matière grise féminine.

Au moment où la communauté internationale célèbre, le 08 mars 2021, la Journée internationale de la Femme (JIF), placée sous le thème : « Leadership féminin : Pour un futur égalitaire dans le monde de la COVID-19 », la problématique de la parité est au goût du jour.

Des cas béants de cette inégalité criarde :

-       61 femmes députées sur 180 ;

-       35 femmes maires sur 360 communes ;

-       26 femmes sénatrices sur 100 ;

-       11 femmes sur 66 ministres et assimilés ;

-       02 femmes préfètes sur 58 départements ;

-       01 femme sur 11 membres du Conseil constitutionnel ;

-       Aucune femme sur 10 exécutifs régionaux ;

-       Aucune femme maire de ville (super maire) sur 14 ;

-       Aucune femme sur 10 gouverneurs de région ;

-       Aucune femme générale d’armée sur 32 en activité ;

-       Aucune femme ministre d’État sur 06 ;

-       Les ministères de souveraineté (excepté les Télécom et les Enseignements secondaires) sont dirigés par des hommes…

Les femmes qui, selon les données disponibles, constituent pourtant plus de 51% de la population et plus de la moitié de l’électorat potentiel (soit 55%), mais ne sont pas suffisamment représentées dans le cercle des décisions dans ce pays de l’Afrique centrale.

[ODD2030]


En route vers 2030 : Découvrir, enquêter et agir pour les Objectifs de développement durable

lundi 8 mars 2021

L’Agenda 2030 représente une opportunité majeure d’éducation à la citoyenneté reliant ici et là-bas, local et global, présent et futur : c’est pourquoi Eco-Ecole a créé un nouvel outil pédagogique sur les Objectifs de développement durable, « En route vers 2030 : Découvrir, enquêter et agir pour les Objectifs de développement durable ».

Ce guide permet aux enseignants et animateurs d’accompagner les jeunes de 8 à 18 ans dans l‘appropriation de l’Agenda 2030 et de les inviter à agir, notamment au sein de leur établissement scolaire. En établissant un lien entre les Objectifs de développement durable (ODD), leur projet Eco-Ecole et leur propre mode de vie, les élèves réalisent que leurs actions peuvent avoir un impact positif sur l’atteinte de l’Agenda 2030, et qu’ils s’inscrivent dans une dynamique internationale.

Ce guide a été créé grâce au soutien de l’Agence française de développement, et prolonge le précédent outil Eco-Ecole « Ici et là-bas », qui présentait des initiatives inspirantes à travers le monde en lien avec les ODD.

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A propos d'Eco-Ecole 

Eco-Ecole est la version française d’Eco-Schools, programme international d’éducation au développement durable (EDD), développé par la Foundation for Environmental Education. L’association Teragir a lancé le programme Eco-Ecole en 2005. Le programme vise à aider les élèves à mieux comprendre le monde qui les entoure pour s’y épanouir et  y participer. Il repose sur la mobilisation de l’ensemble des acteurs d’un établissement scolaire (élèves, enseignants, direction, personnels administratifs et techniques, etc.) mais également du territoire (collectivités, associations, parents d’élèves, etc.). Depuis son lancement, le programme Eco-Ecole bénéficie du soutien du Ministère de l’Education nationale. Ce partenariat s’est traduit en janvier 2017 par la signature d’un accord-cadre de coopération pour l’EDD.

[ODD2030]


Journée internationale de la Francophonie 2021 : Femmes francophones, Femmes résilientes

lundi 8 mars 2021

En 2021, la Secrétaire générale de la Francophonie a souhaité inscrire les célébrations de la Journée internationale de la Francophonie sous le thème « Femmes francophones, Femmes résilientes ».

En raison du contexte sanitaire, l’OIF célébrera exceptionnellement la Journée internationale de la Francophonie le vendredi 19 mars 2021, dans un format virtuel, avec une programmation spéciale de la « Francophonie, le direct », enregistrée et diffusée depuis le siège de l’OIF.

Cet événement sera organisé autour de la remise du Prix des cinq continents à la lauréate 2020, Béata Umubyeyi Mairesse, pour son roman « Tous tes enfants dispersés » et de la mention spéciale à Paul Kawczak pour son roman « Ténèbre » ; des échanges et témoignages de femmes engagées seront ponctués d'intermèdes artistiques.

Les différentes séquences seront diffusées en direct sur la page Facebook de l’OIF.

Source de l'information et crédit image OIF 

Facebook OIF 


Découvrez tous les événements de la journée


Journée internationale des femmes 2021 sous le thème de : " Leadership féminin : Pour un futur égalitaire dans le monde de la COVID-19 "

lundi 8 mars 2021

Les Nations Unies communiquent en ce 8 mars 2021

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Leadership féminin : Pour un futur égalitaire dans le monde de la COVID-19

Les femmes sont aux premières lignes de la crise COVID-19, en tant que travailleuses de la santé, soignantes, innovatrices, organisatrices communautaires et parmi les leaders nationaux les plus exemplaires et les plus efficaces dans la lutte contre la pandémie. La crise a mis en évidence à la fois le caractère central de leurs contributions et la charge disproportionnée que les femmes portent.

C’est pourquoi, la Journée internationale des femmes (IWD 2021) se tiendra cette année sous le thème de : « Leadership féminin : Pour un futur égalitaire dans le monde de la COVID-19 ». Ce thème veut célébrer les incroyables efforts déployés par les femmes et les filles du monde entier pour façonner un avenir et une relance plus égalitaires après la pandémie de COVID-19.

Il s’aligne également sur le thème prioritaire de la 65e session de la Commission de la condition de la femme, « Participation pleine et effective des femmes à la prise de décisions dans la sphère publique, élimination de la violence, réalisation de l’égalité des sexes et autonomisation de toutes les femmes et de toutes les filles». Le thème s'aligne aussi sur la campagne phare Génération Égalité, qui exige que soit accordé aux femmes le droit de participer aux processus décisionnels dans tous les domaines de la vie, qui réclame l’égalité salariale et le partage équitable des tâches familiales et domestiques non rémunérées, et qui appelle à l’élimination de toutes les formes de violence infligées aux femmes et aux filles et à établir des services de santé adaptés à leurs besoins.

De plus, le Forum « Génération Égalité », un rassemblement mondial pour investir et innover pour l'égalité entre les sexes, débutera à Mexico du 29 au 31 mars pour culminer à Paris en juin 2021. Il verra la participation de dirigeants, visionnaires et militants du monde entier, en toute sécurité sur une plate-forme virtuelle, pour conduire à un changement transformateur et durable pour les générations à venir.

Célébrations de la journée

Plusieurs événements sont organisés pour célébrer la Journée internationale des femmes de 2021 :

    • Célébration officielle : la célébration de la Journée internationale des femmes aura lieu, sous le thème de « Leadership féminin : Pour un futur égalitaire dans le monde de la COVID-19 », le 8 mars 2021 de 10 h 00 à 12 h 30 (Heure de New York) au Secrétariat des Nations Unies à New York, et pourra être suivie en direct sur la Web TV de l'ONUPlus de détails sur l'événement.
       
    • Exposition photo : l’exposition virtuelle « Je suis de la Génération Égalité », organisée par ONU Femmes, a été lancée le mardi 2 mars. Elle présente 13 femmes devenues des icônes de la lutte pour l'égalité entre les sexes. En transformant les lieux de pouvoir, en mettant fin à la violence, en freinant les changements climatiques et en ouvrant de nouvelles opportunités à toutes les femmes et filles, elles inspirent le plus grand nombre à rejoindre le mouvement.

  • Concert virtuel : la Société de musique de Chambre des Nations Unies (UNSRC) organise un concert virtuel le 8 mars 2021 à 19 h (heure de New York), auquel participeront de nombreuses compositrices, à l'occasion de la Journée internationale des femmes, afin de rendre hommage aux femmes du monde entier qui ont contribué à façonner l'histoire de la musique et dont les voix ont été marginalisées et parfois réduites au silence. Consultez le programme (en anglais) et regardez le concert sur la Web TV de l'ONU ou sur sa chaîne Youtube !

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Lire l'article en entier

Source : Nations Unies mars 2021 - Créidt photo - pixabay

covid-19


António Guterres, Secrétaire Général de l’ONU : Les femmes, visage de la crise

lundi 8 mars 2021
Tribune d'António Guterres, Secrétaire général de l'ONU diffusée le 04/03/2021 :" Les femmes, visage de la crise"
Alors que nous célébrons la Journée internationale des femmes dans le contexte d’une pandémie mondiale, le constat est sans appel : les femmes sont le visage de la crise de la COVID-19.
La pandémie creuse les inégalités déjà profondes dont souffrent les femmes et les filles et réduit à néant des années de progrès sur la voie de l’égalité des sexes.

Les femmes sont plus susceptibles que les hommes de travailler dans les secteurs les plus durement touchés par la pandémie. En première ligne, la majorité du personnel essentiel est constituée de femmes, souvent issues de groupes raciaux ou ethniques marginalisés, au bas de l’échelle économique.

Le risque de perte d’emploi et de chute des revenus est de 24 % plus élevé pour les femmes que pour les hommes. L’écart de rémunération entre les femmes et les hommes, déjà important, s’est encore élargi, notamment dans le secteur de la santé.

La charge que représentent les soins non rémunérés s’est décuplée sous l’effet des confinements et de la fermeture des écoles et des crèches. Des millions de filles pourraient ne jamais reprendre le chemin de l’école. Les mères, tout particulièrement les mères célibataires, connaissent une inquiétude et une adversité terribles.

Partout dans le monde, la pandémie a également engendré une épidémie parallèle de violence à l’égard des femmes et une explosion des violences domestiques, de la traite, de l’exploitation sexuelle et des mariages d’enfants.

Pendant ce temps, selon une étude récente, 3,5 % seulement des groupes de travail sur la COVID-19 établis dans le monde comprennent autant de femmes que d’hommes, alors même que les femmes constituent la majorité du personnel sanitaire. Ce schéma se retrouve dans la couverture médiatique de la pandémie : les expertes sont cinq fois moins consultées que leurs homologues masculins.

Cette exclusion est en elle-même un problème à régler d’urgence. Le monde doit redoubler d’efforts pour faire progresser le leadership des femmes et leur participation sur un pied d’égalité avec les hommes. Nous savons d’ores et déjà que cela profitera à toutes et tous.

La riposte à la COVID-19 a mis en évidence le pouvoir et l’efficacité du leadership des femmes. Les pays dirigés par des femmes ont enregistré des taux de transmission moins élevés au cours de l’année écoulée et sont souvent plus avancés que les autres sur le chemin du relèvement. Les associations de femmes ont mené une action essentielle en comblant les lacunes dans la fourniture d’informations et de services essentiels, en particulier au niveau local.

On le voit partout : quand les femmes gouvernent, l’État investit davantage dans la protection sociale et la pauvreté régresse plus vite. Quand les femmes siègent au parlement, les pays sont plus fermes dans leurs politiques de lutte contre les changements climatiques. Quand les femmes participent aux négociations de paix, les accords sont plus durables.

Pourtant les femmes ne comptent que pour un quart des parlementaires, un tiers des élus locaux et un cinquième des ministres de la planète. Au rythme où vont les choses, le pouvoir législatif ne sera pas paritaire avant 2063 et il faudrait bien plus d’un siècle pour trouver autant de femmes que d’hommes à la tête des gouvernements.

Pour construire un avenir meilleur, il faut corriger ce déséquilibre des pouvoirs. Parce qu’elles le font en connaissance de cause, les femmes ont tout autant que les hommes le droit de se prononcer sur les décisions qui les concernent. Je suis fier que, sous mon impulsion, nous ayons atteint la parité des sexes aux postes de direction de l’Organisation des Nations Unies.

Le relèvement après la pandémie nous donnera l’occasion de tracer une voie nouvelle, une voie d’égalité. Les mesures de soutien et les plans de relance doivent cibler spécifiquement les femmes et les filles. Il faudra notamment investir davantage dans les infrastructures de soin. L’économie formelle ne fonctionne que parce qu’elle est subventionnée par le travail de soins non rémunéré assuré par les femmes.

Lorsque nous aurons surmonté cette crise, nous devrons jeter les bases d’un avenir inclusif, vert et résilient. Je demande à tous les dirigeants et dirigeantes du monde de se concentrer sur six axes d’action :

Premièrement : veiller à une représentation égale des femmes et des hommes, aussi bien dans les conseils d’administration qu’au parlement, dans l’enseignement supérieur que dans les institutions publiques, en adoptant des mesures et des quotas ciblés.

Deuxièmement : investir massivement dans l’économie des services à la personne et dans la protection sociale et modifier la définition du produit intérieur brut de telle sorte qu’il rende compte du travail à domicile et le rende visible.

Troisièmement : faire tomber les obstacles qui empêchent les femmes de s’insérer pleinement dans l’économie, notamment en faisant en sorte que les femmes accèdent au marché du travail, à la propriété, à des crédits ciblés et à l’investissement.

Quatrièmement : abroger toutes les lois discriminatoires dans tous les domaines, du droit du travail et du droit foncier aux questions de statut personnel et de protection contre la violence.

Cinquièmement : établir, au niveau national, un plan d’intervention d’urgence afin de lutter contre la violence à l’égard des femmes et des filles et le mener à bien en mobilisant les ressources, les stratégies et la volonté politique nécessaires pour éliminer ce fléau.

Sixièmement : faire évoluer les mentalités, sensibiliser la population et dénoncer les préjugés systémiques.

Le monde a l’occasion de rompre avec des siècles de discrimination persistante et systémique. Il est temps de construire un avenir d’égalité.
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Source de l'information : Secrétariat général des Nations Unies

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Pour en savoir plus sur le rôle du Secrétaire général des Nations Unies 

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Crédit photo : pixabay.com

Le président Mahamadou Issoufou lauréat 2020 du Prix Ibrahim pour un leadership d’excellence en Afrique

lundi 8 mars 2021

Le président du Niger a fait preuve d’un leadership exceptionnel et de respect pour la démocratie face à un cumul de défis sans précédent Londres et Dakar, le 8 mars 2021 –

Le Prix Ibrahim 2020 pour un leadership d’excellence en Afrique a été décerné au président du Niger, Mahamadou Issoufou. La Fondation Mo Ibrahim a annoncé l’attribution du prix aujourd’hui, à l’issue d’une réunion de son Comité du Prix indépendant.

Le président Issoufou a effectué deux quinquennats présidentiels, de 2011 à 2020. Il est le sixième lauréat du Prix Ibrahim, qui récompense et met à l’honneur le leadership africain d’excellence. Le Prix Ibrahim vise à distinguer les dirigeants exceptionnels qui, au cours de leur mandat, ont développé leur pays et renforcé la démocratie et l’état de droit pour le bénéfice de l’ensemble de leurs concitoyens.

Dans sa citation, le Comité du Prix souligne le leadership exceptionnel du président Issoufou, à la tête d’un des pays les plus pauvres au monde, confronté à un cumul de défis apparemment insurmontables.

Tout au long de son mandat, il a conforté la croissance économique au bénéfice de ses concitoyens, fait preuve d’un engagement indéfectible en faveur de la stabilité régionale et défendu sans relâche le respect de la règle constitutionnelle et démocratique. Lors de l’annonce de la décision, le président Festus Mogae, président du Comité du Prix et ancien président du Botswana, a déclaré : « Face aux problèmes politiques et économiques les plus graves, notamment un extrémisme violent et une désertification croissante, le président Issoufou a su conduire ses concitoyens sur la voie du progrès.

Aujourd’hui, le nombre de Nigériens vivant sous le seuil de pauvreté est tombé à 40 %, contre 48 % il y a dix ans. Bien évidemment les défis demeurent conséquents, mais le président Issoufou a tenu ses engagements auprès du peuple nigérien et leur a ouvert la voie d’un avenir meilleur. Après mûre réflexion, le Comité a considéré que le président Issoufou est le digne lauréat 2020 du Prix Ibrahim. »

Mahamadou Issoufou a été élu président par la voie démocratique pour la première fois en 2011, après de nombreuses années de régime militaire au Niger. Il a été élu pour un second mandat en 2016 et quitte ses fonctions à l’échéance prévue, dans le respect absolu de la règle constitutionnelle. Les données de l’Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique (IIAG) soulignent les réussites du président Issoufou. Au cours de ses dix années de présidence, le Niger a progressé dans de nombreux domaines, notamment dans chacune des quatre dimensions de la catégorie Développement humain- Santé, Education, Protection sociale, Environnement. Le Niger figure parmi les dix pays africains qui ont réalisé les plus fortes progressions dans le renforcement des opportunités socio-économiques pour les femmes au cours de la décennie écoulée.

Prenant connaissance des résultats des délibérations du Comité du Prix, Mo Ibrahim, président de la Fondation Mo Ibrahim, a déclaré : « Je suis très heureux du choix du Comité du Prix. Le président Issoufou est un dirigeant exceptionnel, qui a œuvré sans relâche pour son peuple, pour son pays et pour sa région, en relevant des défis apparemment incommensurables avec courage et détermination. Je suis fier que le président Issoufou soit reconnu comme un exemple de leadership d’excellence et j’espère que son parcours inspirera de nombreuses générations de leaders africains. »

Le président Mahamadou Issoufou rejoint la lignée de lauréats du Prix Ibrahim qui comprend la présidente Ellen Johnson Sirleaf du Libéria (2017), le président Hifikepunye Pohamba de Namibie (2014), le président Pedro Pires du Cabo Verde (2011), le président Festus Mogae du Botswana (2008) et le président Joaquim Chissano du Mozambique (2007). Le président Nelson Mandela a été nommé le premier lauréat honoraire en 2007. Le Prix Ibrahim est une récompense d’une valeur de 5 millions de dollars US versée sur dix ans.

Il permet au continent africain de continuer à bénéficier de l’expérience et de la sagesse de ses dirigeants d’exception en donnant à ces derniers l’occasion de poursuivre une action citoyenne sur le continent une fois leur mandat national achevé. Chaque année, le comité d’attribution du Prix Ibrahim considère les chefs d’État ou de gouvernement d’un pays africain, qui, élus par la voie démocratique, ont quitté leurs fonctions au cours des trois dernières années, après avoir exercé leur mandat conformément à la règle fixée par la Constitution de leur pays.

Retrouvez la citation complète du Comité du Prix ici : http://mif.media/2020-citation-fr

À propos de la Fondation Mo Ibrahim :

Fondée en 2006, la Fondation Mo Ibrahim concentre ses activités sur le rôle essentiel du leadership politique et de la gouvernance publique en Afrique. En proposant des outils visant à améliorer le leadership et la gouvernance, la Fondation a pour objectif de susciter un changement positif sur le continent. La Fondation, qui n’est pas un organisme de financement de projets, concentre ses efforts sur la définition, l’évaluation et l’amélioration de la gouvernance et du leadership en Afrique, au moyen des cinq initiatives suivantes : • L’Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique • Le Prix Ibrahim pour un leadership d’excellence en Afrique • L’Ibrahim Governance Week-end • Les bourses et subventions Ibrahim • Le Réseau Now Generation

Source de l'information : communiqué de la Fondation Mo Ibrahim le 08 mars 2021

Consultez la source de l'information (PDF) 
Fondation Mo Ibrahim 


Comment évolue les dépenses énergétiques des collectivités locales ? (rapport de l’ADEME, 2019)

lundi 8 mars 2021

Lorsque l’on parle de gestion durable des ressources, la consommation énergétique est un poste auquel il faut prêter une attention particulière. De plus, dans le cadre de la transition écologique, le gouvernement français s’est posé des objectifs ambitieux de réduction, avec 20% de réduction de consommation d’énergie finale en 2030 par rapport à 2012 et 50% de réduction en 2050.

Pour remplir ces objectifs, les échelles locales sont d’autant plus importantes qu’elles permettent une action efficace bien plus rapide qu’au niveau national. Ce thème n’est d’ailleurs pas nouveau puisque l’ADEME (Agence de transition écologique) mène l’étude « énergie et patrimoine communal » depuis 1990. Cette analyse qui porte sur les « les consommations d'énergie et les dépenses payées directement par les communes pour leur patrimoine bâti, l'éclairage public, les carburants des véhicules et les consommations et dépenses d'électricité des stations d'eau potable et des usines de traitement des déchets. » est réalisée tous les 5 ans, la dernière en date ayant été publié fin 2019 avec des données de 2017. L’enquête s’intéresse donc à comparer la situation actuelle avec celle de 2012 et aux différences entre la France métropolitaine et les DOM. 

Le but de ce rapport est d’aider les collectivités locales à mieux gérer leur consommation énergétique. En effet, la consommation du patrimoine  géré par celles-ci est estimée à 40 TWh, ce qui correspond à environ 14% de la consommation d’énergie du secteur tertiaire et représente un coût de 3,9 milliards d’euros. Au niveau des communes, la dépense d’énergie représente en moyenne 4,2% de leur budget de fonctionnement. 

Ces dépenses sont en grande majorité (75%) liés aux bâtiments municipaux avec l’éclairage, le chauffage, l’informatique, etc. Le reste des dépenses est divisé entre l’éclairage public (11%), la gestion des déchets et de l’eau (8%) et les carburants (6%). On considère que le coût total par habitant est de 57€ par an. 

En comparaison avec 2012, il est intéressant de noter que si les dépenses sont généralement en diminution, la consommation, elle, continue à augmenter. Cela est dû notamment à une mise en concurrence des fournisseurs toujours plus fréquentes. En effet, 41% des communes ont changé de fournisseur d’électricité pour au moins une partie du parc en 2017 alors que l’on était seulement à 2% en 2012 (51% comparé à 6% pour le gaz naturel).

Toutefois, on peut également voir que les énergies renouvelables commencent à occuper une place de plus en plus importante dans le mix énergétique du patrimoine bâti des communes de métropole (de 17% en 2012 à 28% en 2017) et des groupements de commune à fiscalité propre (de 29% à 59%). En général, on observe que les communes avec le plus d’habitants tendent à avoir une plus grande part d’électricité avec un minimum garantie d’origine renouvelable. 

Si le sujet vous intéresse et vous souhaiter en apprendre plus, n’hésitez pas à vous rendre sur le site de l’ADEME pour découvrir le rapport complet.

[MOGED]

Crédit image – Energy Audit - Noun Project - licence CC

 


Mémoire de recherche : Une perspective d’encadrement des chutes de la Lobé (sud-Cameroun) dans le patrimoine mondial de l’UNESCO

vendredi 5 mars 2021

Le résumé du mémoire de recherche soutenu par Amougou Pierre, en vue de l’obtention du diplôme de Master Coopération internationale, Action humanitaire et Développement durable (CA2D), filière : MANAGEMENT ENVIRONNEMENTAL ET DEVELOPPEMENT DURABLE (MEDD), au cours de l’année année académique 2011-2012,à l’Institut des Relations internationales du Cameroun (IRIC), en partenariat avec le Centre International d’Études pour la Recherche Éducative (CISRE) de l’Université Cà-Foscari de Venise (Italie):

La pertinence et la récurrence des défis d’ordre culturel voire interculturel du monde sont venues battre en brèche la conception restreinte du développement durable, fondée sur l’efficacité économique, la responsabilité environnementale ou écologique et la solidarité sociale. Trois dimensions bien établies par le Rapport intitulé «Notre avenir à tous», communément appelé Rapport Brundtland, publié en 1987 par la CNUCED.

En effet, au lieu de le fondre dans une trilogie ébranlable, le développement qui se veut durable se doit de concilier efficacité économique avec solidarité sociale d’une part et préservation de l’environnement avec relation interculturelle d’autre part. Preuve que la culture occupe une place primordiale dans toute politique de développement.

Pour apporter notre pierre, fût-elle modeste, à l’édifice du développement durable, dans le cadre du travail de recherche donnant lieu à la rédaction d’un mémoire de fin d’études en vue de l’obtention du Master Coopération internationale, Action humanitaire et Développement durable (CA2D), à l’IRIC, nous avons retenu le thème : «Une perspective d’encadrement des chutes de la Lobé dans le patrimoine mondial de l’UNESCO ».

Pour ce faire, nous avons dans un premier temps cerné les bases institutionnelles de la mission de protection du patrimoine culturel par l’UNESCO. Et dans un second temps, nous avons cherché à comprendre, à partir d’une enquête de terrain, l’interaction socioculturelle des populations avec l’eau du site, objet de la présente étude. L’objectif étant de montrer en quoi les chutes de la Lobé (sud du Cameroun) sont un site sacré, dont la protection durable du paysage naturel devrait être conciliée à la valorisation et la sauvegarde des techniques, savoir-faire et des «représentations du monde» (Roland de BODT, 1998) dont les populations locales riveraines sont porteuses.

Mots clés : Eau, Cosmogonie, Culture, Dialogue interculturel et Patrimoine culturel immatériel.


Copenhague ou l’exemple à suivre de la ville durable

vendredi 5 mars 2021

En Europe, le Danemark est devenu l’exemple à suivre en matière de transition écologique. Sa capitale – Copenhague – est en pointe pour relever le défi annoncé il y a 19 ans : atteindre la neutralité carbone d’ici 2025. Une ambition forte déjà en passe d’être réalisée.

 

Copenhague, à seulement 1000km de Paris. Copenhague et sa Petite sirène, sa citadelle du Kastellet, son château de Rosenborg, ses célèbres jardins de Tivoli, son vieux port, son quartier branché de Vesterbro… La capitale danoise a tout de la carte postale de ces grandes villes du nord de l’Europe, un peu comme Amsterdam aux Pays-Bas : une histoire riche, un capital architectural d’exception, et un goût prononcé pour le développement durable et la « slow life ». Cette agglomération de plus d’un million d’habitants a surtout fait des choix radicaux bien avant toutes les autres capitales européennes. Le plus important d’entre eux : atteindre la neutralité carbone d’ici 2025. Dans quatre ans seulement.

 

Copenhague, ville verte depuis longtemps

 

Cette grande ambition remonte à près de vingt ans déjà. En 2002, la ville met sur la table un plan d’investissements de plus de 26 milliards d’euros avec pour objectif de devenir la première ville verte intelligente, autour de quatre piliers majeurs : la mobilité, la production et la consommation d’énergie et la gestion des services municipaux. Des éco-quartiers sortent alors de terre, les façades sont végétalisées, les immeubles se transforment et deviennent multifonction, intégrant parkings et stations de recyclage, l’éclairage passe du tungstène au LED, la municipalité fait le pari de l’éolien en mer avec le parc de Middelgrunden pour son approvisionnement en électricité… Les décideurs locaux ne se reposent d’ailleurs pas sur leurs lauriers et souhaitent moderniser en permanence leurs installations. « La technologie s’est tellement développée en vingt ans que les turbines éoliennes pourraient produire 30% d’énergie en plus qu’à l’heure actuelle », assure Monica Magnussen, la directrice du programme Meet Copenhagen City. A tous les niveaux, Copenhague est à la pointe de la technologie, et compte bien le rester.

 

En octobre 2019, le bourgmestre de Copenhague, Frank Jensen, assistait au sommet du C40, présidé par la maire de Paris Anne Hidalgo. Au menu des discussions : la réduction des émissions de carbone des grandes cités. « Nous avons réduit nos émissions carbone de 42% depuis 2005, ce qui a été largement possible grâce à notre réseau de chauffage urbain, expliquait alors Jensen. Ce système est alimenté par la chaleur co-générée lors de la production d’électricité et l’incinération des déchets. Il y a quelques décennies, les habitants de Copenhague se chauffaient au fioul. L’air empestait. Aujourd’hui, 90% des foyers sont connectés au réseau. Nous avons également mis en place un système de refroidissement urbain qui a permis de réduire de 70% la consommation d’électricité, comparé aux systèmes de climatisation traditionnels. » La révolution était possible, et la population a adhéré sans hésiter.

 

Car les habitants sont aussi au cœur de cette transformation, par leur changement de comportements. Aujourd’hui, plus de 75% des déplacements se font à vélo (la ville compte 400km de pistes cyclables), à pied ou en transports en commun. Le métro tourne ici 24h/24 et s’est imposé comme une alternative à la voiture individuelle : selon Henrik Plougmann-Olsen, responsable du métro, « vous émettez en métro l’équivalent de 7g de CO2 par kilomètre. A comparer avec une voiture normale, traditionnelle, dont les émissions seront autour de 130g… ». Copenhague est ainsi devenue une ville du quart d’heure, chère à l’urbaniste Carlos Moreno : la quasi-totalité des habitants vit à moins de quinze minutes d’un espace vert, tout est à portée de la main pour favoriser une « proximité heureuse ». Autant d’avancées qui ont permis à la capitale danoise de collectionner les récompenses internationales depuis dix ans, comme le titre prestigieux de Capitale verte de l’Europe en 2014.

 

Cocorico ! À Copenhague la maîtrise d’œuvre est française

 

L’un des acteurs de cette réussite est une entreprise française, Citelum. C’est en 2013 que la ville de Copenhague lui attribue un contrat de douze ans. Le cahier des charges est limpide : gérer l’éclairage public et la mise en lumière de bâtiments publics de la ville et de monuments, en réduisant de 57% la facture énergétique. Les Français de Citelum ont ainsi rénové 20.000 points lumineux vétustes donc énergivores grâce au déploiement de la LED permettant d’atteindre l’objectif d’une réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre (GES) de l’agglomération danoise, et ont mis en place la plateforme Muse, afin d’optimiser la consommation énergétique.

 

« Copenhague a pour objectif majeur d’être la première ville neutre en carbone d’ici 2025, rappelleMatthew Nunn, directeur général de Citelum Danemark. Nous avons retiré tous les anciens luminaires surannés et les avons remplacés par de la technologie LED. En plus de cela, nous avons connecté ces luminaires LED à un réseau de communication intelligent qui permet de les contrôler à distance, de les allumer ou de les éteindre, de diminuer ou d’augmenter leur intensité, afin d’optimiser la consommation d’énergie. Ce que j’espère, c’est que ce que nous avons fait à Copenhague rassurera et inspirera les décideurs européens et du monde entier. Je crois que nous avons atteint un équilibre entre le fait d’améliorer la sécurité et le confort des citoyens, et de parvenir à des bénéfices économiques substantiels. » Des bénéfices que tous les Européens envient. L’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), pour ne citer qu’elle, ne cesse en effet de rappeler l’importance la facture énergétique des grandes villes.


Copenhague, un exemple à suivre

 

Partout en Europe, les décideurs politiques gardent un œil sur ce qui se fait à Copenhague. Car il y a urgence à agir. En Belgique par exemple, le gouvernement régional flamand vient d’allouer 150 millions d’euros supplémentaires à l’amélioration et à la construction de pistes cyclables. Le ministre flamand des Affaires intérieures, Bart Somers, a simplement baptisé son programme « Plan Copenhague ». « L’un des points positifs de cette horrible période de coronavirus est que de nombreux Flamands ont redécouvert le vélo comme moyen de transport, remarque Somers. Nous espérons que les gens continueront après cette période de choisir le vélo pour leurs déplacements vers le travail et vers l’école. » Si les capitales européennes ont toutes fait le choix des mobilités propres depuis quelques années, c’est bien sur le dossier de l’énergie qu’il reste encore d’énormes efforts à faire.

 

Plus près de nous, Paris se rêve elle aussi en « smart city ». Dans cette inéluctable marche en avant, la ville-lumière va déjà devoir faire sa mue vers une généralisation de la technologie LED, les 190.000 points lumineux représentant à eux seuls 30% de la consommation énergétique de la capitale française. Si, depuis l’arrivée d’Anne Hidalgo à l’Hôtel de ville en 2014, les services municipaux ont bien avancé sur « l’accélération des services numériques de la ville, la gestion de l’identité numérique et la gestion de la relation avec le citoyen » – pour reprendre les mots d’Emmanuel Grégoire, premier adjoint en charge de l’urbanisme – l’heure est maintenant à la rationalisation de l’énergie et à une mobilité plus apaisée à Paris. Un passage obligé vers le monde de demain comme l’a prouvé l’expérience danoise.

Crédit photo : Flickr


Appel à projets aux start-up innovantes pour une alimentation durable

vendredi 5 mars 2021

Dans le cadre du programme GOOD, un appel à candidatures porté conjointement par H7 (Lyon) et SUEZ est lancé auprès des start-up qui innovent pour une alimentation
durable.

Cet appel à candidatures s’inscrit dans une démarche territoriale autour d’une problématique plus que jamais d’actualité : l’alimentation durable, un enjeu global qui se joue aussi à échelle locale.

Nos choix en matière d’alimentation, d’approvisionnement et de gestion de nos biodéchets permettront d’améliorer notre santé, de réduire notre empreinte écologique, de soutenir les économies locales, de préserver les paysages et écosystèmes.

De nouveaux services et modèles de production, distribution et consommation sontà inventer :

  • du champà l’assiette : production durable, manger local, lutte contre le gaspillage alimentaire, alimentation des plus démunis,
  • de l’assiette au champ : collecte des déchets alimentaires, solution locale de compostage et tout circuit court pour favoriser notamment un retour au sol.

Les jeunes entreprises innovantes répondantà ces enjeux seront sélectionnées en partenariat avec les équipes du Groupe SUEZ.

L'appel à candidatures sera clos le 26 mars

 GOOD est un évènement positif, fédérateur et démonstrateur qui accueillera de nombreuses animations, alliant démonstrations, échanges, informations et ateliers participatifs. Il se déroulera le VENDREDI 10 SEPTEMBRE 2021 à LYON | CITÉ DE LA GASTRONOMIE.

Pour en savoir plus sur cet appel à candidature, consultez le site du H7

Pour répondre à toutes vos questions, nous vous proposons de participer à des sessions AMA en présence de membres de l'équipe H7 et de collaborateurs de Suez. Les inscriptions sont ouvertes !

S'inscrire aux sessions AMA

Dossier complet (pdf)


Webconf APCC - Retour d’expérience sur la mise en place du Forfait Mobilités Durables

vendredi 5 mars 2021

Le mardi 30 mars de 11h à 12hS'inscrire

Résumé

Vous vous questionnez sur la mise en place du Forfait Mobilités Durables au sein de votre organisation ? Inddigo vous fait profiter de son retour d’expérience, quelques mois à peine après la mise en place du dispositif.

A qui s’adresse cette webconférence ?

Cette webconférence s’adresse aux entreprises volontaristes en matière de mobilités durables.

Intervenants

  • Marty LEGROS, Consultant Mobilités durables – Inddigo
  • Guillaume LUCAS, Directeur Territoires, aménagement & mobilités – Inddigo
  • Roxane PEIRAZEAU, Consultante – Inddigo

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L’IFDD obtient un financement de 4,2 millions d’euros pour soutenir les innovations environnementales au Cameroun et en République démocratique du Congo

jeudi 4 mars 2021

COMMUNIQUÉ : L’IFDD reçoit un financement du Fonds ACP pour l’Innovation, Programme de Recherche et d’Innovation de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OACPS Research & Innovation Programme), un programme mis en œuvre par l’OEACP, avec la contribution financière de l’Union européenne à hauteur de 4,2 millions d’euros pour le déploiement d’activités visant l’essor des technologies et les innovations environnementales en République démocratique du Congo (RDC) et au Cameroun.
L’appui financier permettra de mettre en œuvre de nombreuses initiatives porteuses pour le développement durable et la réduction de la pauvreté dans ces États membres de l’OIF.
Plus d'informations: https://www.ifdd.francophonie.org/financement-pour-soutenir-les-innovations-environnementales-au-cameroun-et-en-rdc/

[INNOVONS]


Élections régionales : le Réseau Action Climat propose quinze mesures prioritaires à mettre en oeuvre pour la transition

mardi 2 mars 2021

Communiqué du Réseau Action Climat du 22 février 2021 (extraits)

Le Réseau Action Climat publiera un décryptage des programmes des candidats aux élections régionales sous le prisme du climat. Cette analyse couvrira les 13 régions de France métropolitaine et les principaux candidats, au regard de quinze mesures clés pour lutter contre le dérèglement climatique et défendre la justice sociale.

Le climat ne doit pas simplement être une promesse électorale qui transparaît dans les programmes. Il doit être réellement pris en compte par les candidats et les candidates aux élections régionales. Le Réseau Action Climat fait un double constat : l’urgence climatique est toujours plus prégnante et les régions disposent d’un champ d’action pertinent.

C’est pourquoi le Réseau a identifié quinze mesures prioritaires à mettre en œuvre pour la transition. Loin de représenter un enjeu seulement écologique, la lutte contre le dérèglement climatique doit permettre d’avancer vers une meilleure qualité de vie, de réduire les inégalités et d’apporter des bénéfices économiques et sociaux.

L’analyse portera sur les mesures prises dans le secteur du transport, de l’énergie, des bâtiments, de l’agriculture et de l’alimentation, secteurs les plus émetteurs de gaz à effet de serre, mais aussi sur des compétences plus précises comme la réduction des déchets et l’adaptation du territoire. Enfin, dans un contexte de pandémie mondiale, de crise sociale et économique, l’accent sera mis sur la nécessité d’une action en faveur de l’emploi, du pouvoir d’achat et de l’accessibilité pour les plus précaires. Une partie des mesures couvrira ainsi le domaine de l’enseignement, de la reconversion des emplois et des secteurs économiques, en lien avec la relance. Ces mesures ont été sélectionnées par les 25 ONG membres du Réseau Action Climat, certaines d’entre elles étant aussi issues ou inspirées des propositions de la Convention Citoyenne pour le Climat.

(...)

Via ce travail de décryptage, le Réseau Action Climat met en avant les candidats face à leur responsabilité : celle d’enclencher maintenant une transition juste et ambitieuse, ce qui commence par des engagements politiques forts.

Lire le communiqué en totalité 


Télécharger le document de présentation des quinze mesures clé



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