CDURABLE
CDURABLE.info sélectionne, depuis 15 ans, l'essentiel à savoir de l'actualité du Développement Durable pour comprendre et agir en acteur du changement.
 
{#ENV{date},'date','spip.php?page=jour'}
Sur le Web

Médiaterre actualité : l’information pour le développement durable en langue française

Médiaterre actualité : le Système d’information mondial francophone pour le développement durable concoure à la mise en oeuvre du développement durable dans l’espace francophone par la diffusion et l’échange d’informations, et l’aide à la constitution de réseaux de coopération.


Articles les plus récents

ORBICOM, le réseau international des chaires UNESCO en communication, parraine une déclaration pour un monde plus sain, viable, meilleur dans son entièreté

jeudi 21 janvier 2021

ORBICOM, le réseau international des chaires UNESCO en communication abrité par l’UQAM est le fier parrain de la Déclaration internationale des membres de la communauté professionnelle et scientifique en communication pour un monde plus sain, viable, meilleur.

Portée par des spécialistes, chercheuses et chercheurs en communication interpelés par l’urgence sanitaire planétaire et les crises climatiques qui se multiplient, cette déclaration est un engagement aux valeurs humanistes qui vise à mobiliser une large solidarité à travers le monde. En endossant la Déclaration, les membres des communautés professionnelle et scientifique en communication s’engagent publiquement à mettre leurs expertises à contribution dans l’accompagnement des sociétés pour une transition nécessaire vers des valeurs plus saines.

En parrainant la Déclaration, Oumar Kane, secrétaire général de ORBICOM et professeur au Département de communication sociale et publique de l’UQAM, a lancé un vibrant appel en ce sens. « En ces temps incertains, la communication doit se poser comme une force qui peut nourrir l’espoir ainsi que l’action et la résilience sociales. Il est clair pour nous que l’inaction et le repli n’ont pas leur place face aux urgences de notre époque ».

Destinée à circuler mondialement pour mobiliser les liens de solidarité et d’unité entre les groupes associatifs, organisations, regroupements, collectifs, agences et réseaux professionnels et scientifiques en communication, la Déclaration a été traduite en six langues : Français, Anglais, Espagnol, Portugais, Italien, Allemand. « C’est un privilège pour ORBICOM, le réseau international des chaires UNESCO en communication, d'en devenir le porte-étendard aujourd'hui », a déclaré Oumar Kane.

Pour lire la Déclaration internationale des membres de la communauté professionnelle et scientifique en communication pour un monde plus sain, viable, meilleur dans son entièreté, cliquez ici.

Tous les membres de la communauté professionnelle et scientifique en communication sont invités à endosser cette Déclaration, en remplissant un formulaire en ligne, afin de rallier cet effort de mobilisation et de faire connaître leurs engagements.

À propos d’Orbicom, le réseau international des chaires UNESCO en communication
Fondé en 1994 sous l'égide de l'UNESCO, ORBICOM est un réseau international de chaires en communication qui inscrit sa mission dans le développement et le partage de savoirs et d'expertises en communication par l'éducation, la recherche et l'action concrète. Abrité par l’UQAM, le réseau regroupe des universitaires et des spécialistes de la communication et des médias à travers le monde. Ses membres examinent notamment comment la communication en constante évolution peut contribuer à promouvoir la démocratie et un développement durable.


Web-atelier "Face à l’effondrement : quelle espérance ?"

jeudi 21 janvier 2021

Le prochain web-débat des ateliers de la verrerie : le jeudi 11 février 2021 à 19 heures.

Quatre intervenants de renom pour débattre : "Face à l'effondrement : quelle espérance ?"

Pour s'inscrire (obligatoire) : cliquez ici

L'objectif de ce débat n'est pas de présenter des solutions pour ralentir ou éviter les « effondrements » environnementaux, sanitaires, économiques, sociétaux ou spirituels quis' annoncent, de façon plus ou moins catastrophique, voir apocalyptique, selon les points de vue. Qu'on les ralentisse ou non, qu'on les évite ou non, les mutations sont en cours.

De toute façon, les germes dune nouvelle civilisation Sont en train d’apparaître, et le débat portera sur espérance qu'ils nous offrent. Malgré les arrachements prévisibles, quelles opportunités porteuses d’espoir se dessinent ? Allons-nous être capable d'inventer un monde désirable, développer des modes d’existence conformes à certaines de nos
aspirations profondes, trouver davantage de sens à nos vies, gagner en autonomie, en justice et en authenticité, nous réconcilier avec la nature et le vivant ? Cette nouvelle civilisation sera-t-elle capable de rendre l'humanité heureuse, moins inégale, plus consciente de ses limites et plus unie ? Quels appels à ouvrir un avenir possible et à un
engagement collectif pouvons- nous discerner ? Quelles espérances pouvons-nous bâtir ?


LES INTERVENANTS
Quatre points de vue : philosophique, politique, scientifique et spirituel.
- Dominique Bourg, philosophe, spécialiste des questions environnementales
- Valérie Masson-Delmotte, climatologue, co-présidente du groupe du GIEC
- Matthieu Orphelin, député du Maine-et-Loire
- Cécile Renouard, philosophe, présidente du Campus de la Transition.
Le débat sera animé par Marine Lamoureux, journaliste ä La Croix.


Cameroun : un projet d’exploitation forestière menace l’intégrité du parc national de Kom

jeudi 21 janvier 2021

Depuis janvier 2020, la Compagnie forestière Assam (COFA) exploite une superficie de 67 780 ha, faisant partie de l’Unité forestière d’aménagement (UFA) 09-031, située dans les arrondissements d’Oveng et Djoum, département du Dja-et-Lobo, région du Sud-Cameroun. Son activité est motivée par l’avis au public du 23 juillet 2019 portant classement de cette zone de forêt dans le domaine privé de l’Etat. Toutefois, dans la localité d’Oveng, épicentre de l’exploitation forestière, l’on estime que ce projet est venu provoquer la « mort » du parc national de Kom, sur lequel se déploient désormais les activités de la COFA. Ces activités (notamment les bruits des bulldozers, des niveleuses et des Lucas Mill) ont un impact sur la quiétude des primates (gorilles et chimpanzés) qui sortent de leur environnement naturel et se font de plus en plus menaçants.

Sa Majesté Jean Didier Zilli Atong, chef supérieur du canton Fang Sud, en veut pour preuve la présence à la mi-décembre 2020, d’un gorille retrouvé en débandade derrière la résidence du sous-préfet d’Oveng et qui a été refoulé par les agents des eaux et forêts. Dans la foulée, les populations craignent la récurrence des conflits Homme-faune, les risques d’insécurité alimentaire avec la destruction de leurs champs et redoutent l’accaparement de leurs terres. Ils en veulent pour preuve l’interdiction d’aller en forêt accomplir leurs rites cultuels dans les forêts sacrés.

1045 gorilles en danger

De sources officielles, l’exploitation de la forêt par la COFA a été validée par les pouvoirs publics, parce que le parc national de Kom n’était qu’un projet qui n’a pas prospéré. L’aire protégée faisait partie du complexe « parc national de Kom-sanctuaire à gorilles de Mengamé » (PNK-SGM), dont un dossier a été introduit auprès du gouvernement en 2016 pour validation. Le sanctuaire à gorilles a prospéré, mais le projet du parc national n’a pas abouti.

Le président des élites d’Oveng, Joseph Nsom Bekoungou, affirme que l’UFA attribuée à la COFA menace non seulement l’intégrité du parc national de Kom, mais compromet également un projet de conservation transfrontalière pensé entre le Cameroun et le Gabon. En effet, le complexe PNK-SGM est rattaché au Tri-national Dja-Odzala-Minkebe (TRIDOM) et plus précisément à la frontière avec le Gabon, en continuité avec la réserve de Minkebe.

Selon le plan d’aménagement du complexe de conservation parc national de Kom-sanctuaire à gorilles de Mengamé et leurs zones périphériques (2008-2012) publié en octobre 2019, une population totale de 1045 gorilles sevrés et d’environ 169 éléphants a été identifiée.


LE 1er CONGRÈS RÉGIONAL SUR LES TORTUES MARINES D’AFRIQUE CENTRALE ET DE L’OUEST SOUTENU PAR LE COMITÉ FRANÇAIS DE L’UICN S’EST TENU DU 9-13 NOVEMBRE 2020 À LOMÉ AU TOGO

jeudi 21 janvier 2021

Face aux menaces grandissantes qui pèsent sur les tortues marines, les acteurs de la société civile africaine s’organisent en réseaux pour renforcer la protection de ces espèces emblématiques et menacées de disparition. Les cinq espèces de tortues marines présentes en Afrique Centrale et de l’Ouest sont classées de « vulnérable » à « en danger critique d’extinction » sur la liste rouge de l’UICN. Soutenus par le Programme de Petites Initiatives (PPI) géré par le Comité français de l’UICN, les deux réseaux frères de la sauvegarde des tortues marines, RASTOMA (Réseau des Acteurs de la Sauvegarde des Tortues Marines en Afrique centrale) et WASTCON (West African Sea Turtle Conservation), ont organisé du 9 au 13 novembre 2020, à Lomé au Togo, leur premier congrès régional sur les tortues marines en Afrique de l'Ouest et du Centre. 

C’était une étape clé pour la construction d’une stratégie régionale de conservation des tortues marines efficace en Afrique atlantique, portée par la société civile avec l’appui des institutions régionales.

 Le congrès régional RASTOMA WASTCON a réuni plus de 50 acteurs de 13 pays engagés dans la préservation des tortues marines et des habitats côtiers en Afrique atlantique. L'objectif était de renforcer la dynamique de collaboration et les échanges entre les sociétés civiles travaillant sur les tortues marines en Afrique centrale et de l’ouest. Les membres actifs se sont réuni et accueilli de nouveaux membres lors de ce Congrès. Le but était de bénéficier d'un programme de renforcement des capacités, adapté à chaque acteur, d'améliorer la gouvernance et la reconnaissance institutionnelle du réseau, de définir les stratégies qui guideront les actions futures et d'échanger les expériences.

Au cours des deux premières journées, d’un cote, le RASTOMA a tenu son AG au cours de laquelle deux nouveau membres ont été accueillis et votés et les stratégies triennales de conservation des tortues marines en Afrique centrale ont été élaborées. De l’autre cote WASTCON a tenu son AG constitutive au cours de laquelle les membres de son conseil d’administration ont été élus et les étapes clés de la structuration du réseau ont été définies.

A l’issu de l’atelier stratégique RASTOMA WASTCON, A court terme les deux réseaux ont priorisé (1) l’uniformisation des mécanismes du Suivi écologique et de la Collecte des données portant sur l’activité menée. (2) le recensement et partage des ressources sur l’éducation environnementale et la sensibilisation. (3) la capitalisation et échange d’expérience sur les AGR dont l’écotourisme. Et à moyens termes, les priorités exprimées sont (1) le partage d’expérience sur le plaidoyer pour l’application des lois. (2) l’organisation d’un Symposium sur la conservation des tortues marines pour les Réseaux africains. (3) la production et la diffusion d’une Newsletter qui mettra en lumière les nouvelles des OSC des deux réseaux respectifs.

A la suite de l’atelier stratégique, Les participants ont aussi bénéficier du renforcement de capacités organisé par le RASTOMA sur le suivi des tortues marines en terre et en mer et sur le logiciel QGIS qui ont été les besoins prioritaires exprimes par les participants en prélude a la tenue du Congrès . Une table ronde de partage et d’échange d’expérience sur la recherche de financement, de partenariat et sur le networking  et le Les ressources documentaires de ces ateliers de renforcement de capacités sont disponibles et téléchargeables ici

Pour plus d’infos, visiter le site www.rastoma.org.


Cours en ligne sur la conservation de la nature

jeudi 21 janvier 2021

Une nouvelle session de tous les cours en ligne de l’UICN-Papaco vient de commencer sur www.mooc-conservation.org et les inscriptions sont désormais ouvertes. Ces formations sont entièrement gratuites et 100 % en ligne. 


Quand ? La session est ouverte jusqu’au 13 juin 2021. Vous pouvez faire les cours à votre propre rythme.


Quoi ? Sept MOOC sont proposés : Gestion de aires protégées ; Suivi écologique ; Application des lois ; Conservation des espèces ; Valorisation des ressources & tourisme durable ; Nouvelles technologies ; Gestion des aires marines protégées (lancement prévu en avril 2021).


Quelle reconnaissance ? Une attestation de réussite est délivrée automatiquement aux étudiants qui passent les examens avec succès. 


Pour qui ? Ces MOOC s’adressent aux professionnels de la conservation (gestionnaires de parcs, gardes, guides, chercheurs etc.), aux étudiants, aux professionnels qui souhaitent développer de nouvelles compétences ou changer de voie, au grand public intéressé par la nature, etc.
 
Pour vous inscrire, rendez-vous sur mooc-conservation.org (les MOOC étant hébergés sur une nouvelle plateforme, il vous faudra créer un nouveau compte si vous aviez déjà participé à un ou plusieurs de nos cours).


Quel est le coût global d’un Contrat de Performance Energétique ?

vendredi 15 janvier 2021

Les initiés le savent, les contrats de performance énergétique, grâce à leur flexibilité, s’adaptent aux besoins de la majorité des maîtres d’ouvrages. Par extension, leur coût est lui aussi sur mesure, et dépend donc des termes du contrat. Pas de panique cependant, ALTEREA vous accompagne pour estimer le coût global d’un CPE en fonction de vos besoins.

Comment quantifier l’inquantifiable ? Laissons donc les questions de métaphysique à ceux qu’elles intéressent, et concentrons-nous sur les faits. Un contrat de performance énergétique s’adapte aux projets des maîtres d’ouvrage. Par conséquent, il est impossible d’en définir un coût précis, puisque celui-ci ne sera pas le même en fonction des projets. Cependant, il est tout à fait possible d’estimer un coût global, en suivant les grandes lignes directrices de la création d’un CPE.

LES ÉLÉMENTS QUI COMPOSENT LE COÛT GLOBAL D’UN CPE

Pour estimer le coût global d’un CPE, il est nécessaire de prendre du recul et d’observer les éléments qui constituent ce coût. Si l’on prend l’exemple d’un bâtiment que l’on envisage de rénover énergétiquement, le coût total se décompose en deux grands axes :

  • Montant des factures d’énergie: cette partie comprend l’achat d’énergie, que ce soit de combustibles ou d’électricité. Typiquement, il s’agit là du coût de la consommation d’énergie d’un bâtiment.
  • Le coût des actions: cette partie concentre toutes les actions de rénovation/d’optimisation énergétique entreprises afin de faire baisser le montant des factures d’énergie.

Ces deux parties forment le coût global de revient d’un bâtiment pour lequel on a entreprit des rénovations énergétiques. Le coût d’un CPE s’inscrit dans la partie « coût des actions », mais il aura un impact sur le montant des factures d’énergie. Puisque tout est pensé de manière globale lorsqu’on touche au CPE, il en est de même pour le budget. Concernant la visibilité budgétaire, l’approche en coût global est embarquée dans le projet dès les premières phases, permettant ainsi de maîtriser les coûts du projet dans son ensemble : honoraires, coûts des travaux, charges d’exploitation et maintenance, dépenses énergétiques… Il est donc important de prendre en compte les économies d’énergie réalisées grâce au CPE dans le coût global, puisque ces dernières ont un impact financier direct. Dans certains cas, les CPE peuvent même s’auto-financer.

AUTOFINANCEMENT DES CPE : LÉGENDE URBAINE OU RÉALITÉ FINANCIÈRE ?

Levons le voile dès maintenant : la très grande majorité des Contrats de Performance Energétique ne sont pas en mesure de s’auto-financer. Un CPE ayant pour but de garantir des économies d’énergie, il est cependant possible (dans certains cas) de l’auto-financer via l’économie de charges énergétiques réalisée. Mais plus le pourcentage d’économies d’énergie fixé dans le CPE est élevé, plus les moyens alloués à sa mise en place sont lourds. Ainsi, il est possible d’auto-financer son CPE si celui-ci se concentre sur une optimisation des systèmes, moins coûteuse en dépit d’une durée du contrat relativement courte (pas plus de cinq ans), tandis que l’autofinancement du CPE via les économies de charges est très difficilement atteignable lorsque le CPE comprend des travaux, puisque le coût de l’investissement est autrement plus lourd. Même si les contrats de ce type permettent un amortissement étalé dans le temps, puisque la durée de ces contrats est généralement plus longue (entre dix et vingt ans). C’est pourquoi la mise en place d’un Contrat de Performance Energétique nécessite une capacité d’autofinancement suffisante. Dans le cas contraire, il existe d’autres solutions pour financer son CPE.

TIERS, FINANCEMENT ET CPE : TIERCÉ GAGNANT ?

Pour recourir à un CPE, il est nécessaire d’être en mesure de pouvoir assurer le financement de sa mise en place. Dans le cas où un maître d’ouvrage n’a pas une capacité d’autofinancement suffisante, d’autres solutions existent pour lui permettre de mettre en place son CPE. La plus courante d’entre elles est de recourir à un financement par un tiers.

  • Le tiers-financement consiste à proposer une offre intégrée incluant le financement des travaux, ainsi qu’une gestion technique et opérationnelle du projet. Cette gestion peut être d’une durée postérieure aux travaux. Le tiers-financement est un montage financier complet, comprenant toutes les ressources possibles (prêts bancaires classiques, prêts bonifiés par l’Etat, subventions...) au-delà de la capacité d’autofinancement du maître d’ouvrage, avec éventuellement une partie de “tiers-investissement”.

  • Le tiers-investissement, est un cas particulier de tiers financement dans lequel le propriétaire ne finance pas les investissements. Il consiste à allouer des capitaux à des projets de rénovation énergétique, en contrepartie de créances garanties sur le montant des économies d’énergies futures réalisées dans le bâtiment, celles-ci permettant un retour sur investissement.

LE PRIX DE LA DISCORDE

Vous le saviez, le Contrat de Performance Energétique est une garantie qui assure d’atteindre un certain pourcentage d’économies d’énergie. Et qui dit garantie, dit engagement : pour atteindre ces objectifs, le prestataire engagé par le maître d’ouvrage prend la responsabilité des risques inhérents à ce contrat. Ainsi, si les objectifs d’économies d’énergie ne sont pas atteints, il doit indemniser le maître d’ouvrage du montant de la différence entre les économies prévues et celles constatées (on vous explique tout ici). C’est pourquoi il est important de tenir compte de cet engagement lors de la mise en place d’un CPE, puisque celui-ci peut avoir un impact sur le coût global du CPE. Cet engagement doit être spécifié dans le CPE, et doit être incitatif tout en restant ferme, afin de se prémunir des risques potentiels encourus.

CPE ET CEE : UN COUPLE QUI FAIT BON MÉNAGE

Les CPE sont officiellement appelés à participer dans une plus grande mesure aux projets de rénovation énergétique (arrêté du 14 mai 2020). En ce sens, sachez que les primes CEE (Certificats d’économies d’énergie) délivrées pour des travaux faisant l’objet d’un contrat de performance énergétique peuvent être bonifiées. Pour en bénéficier, il faut néanmoins que le CPE remplisse plusieurs conditions :

  • Qu’il garantisse un pourcentage au minimum égal à 20% d’économie d’énergie sur le long terme (cinq ans minimum) et qui prévoit des pénalités en cas de faillite de cet objectif,
  • Qu’il comporte un « Plan de Mesure et de Vérification de la performance énergétique » généralement élaboré selon le cadre méthodologique IPMVP (que l’on vous explique ici). Ce plan permet de mesurer, de quantifier et de suivre l’évolution des économies d’énergie réalisées grâce aux travaux.

Si toutes ces conditions sont réunies, alors la prime CEE peut bénéficier d’une bonification, réduisant ainsi le coût des travaux des rénovations énergétiques.

En suivant les grandes lignes de la mise en place d’un Contrat de Performance Energétique, il est possible de calculer le coût global d’un projet, que ce soit une rénovation énergétique ou la construction d’un bâtiment durable. Vous avez désormais toutes les cartes en main pour estimer le coût théorique de votre CPE !


Plus qu’une semaine pour répondre à l’AP Bioéconomie et protection de l’environnement

jeudi 14 janvier 2021

Délai de dépôt des dossiers : du 04/03/2020 - 17:40 au 20/01/2021 - 15:00 - Heure de Paris

Le Programme d’Investissement d’Avenir permet de financer et d’accélérer la mise sur le marché de solutions innovantes, de faciliter l’accès à des co-financements et de faire bénéficier les projets lauréats d’une forte visibilité.

L’Action « Démonstrateurs et Territoires d'Innovation de Grande Ambition » (DTIGA) a pour principaux objectifs de :
- générer de la croissance pour l’économie française et de développer des emplois durables dans le domaine de la transition écologique et énergétique en réduisant l’impact environnemental ;
- développer un mix énergétique décarboné et compétitif ;
- changer les modes de production et les pratiques de consommation tout en facilitant l’acceptabilité sociétale.

L’AAP est constitué de 2 axes thématiques aux enjeux majeurs :
- la Protection de l'Environnement afin de préserver la biodiversité, la qualité de l’air, les ressources matières, l’énergie et l’eau ;
- la Bioéconomie visant à adopter des nouveaux modes de production, valorisation et consommation des ressources, dont la biomasse. La bioéconomie englobe l’ensemble des activités liées aux systèmes de production, à la mobilisation et à la transformation durables de la biomasse, qu’elle soit forestière, agricole, aquacole, agroalimentaire ou halieutique pour des valorisations dans les filières alimentaires, les produits biosourcés et l’énergie.

L'appel à projet est ouvert au fil de l'eau avec une clôture finale le 20 janvier 2021 à 15h.

Il est vivement conseillé de contacter l'ADEME, en amont du dépôt du dossier, pour tous renseignements ou conseils relatifs au montage de votre dossier, contacter le responsable de l'appel.

Pour en savoir plus

Source : ADEME


Dr Pauline Mounjouenpou, la 1ère femme Directeur de recherche à l’IRAD (Cameroun)

jeudi 14 janvier 2021

Depuis le 16 décembre 2020, suite à la résolution de la Commission centrale d’évaluation pour l’avancement de grade présidée par la ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation (MINRESI), Dr Madeleine Tchuinté, Dr Pauline Mounjouenpou épouse Limi fait partie du cercle élitiste de Directeur de recherche.

Tout recoupement fait, elle est la 1ère femme à accéder à cet ultime grade de la profession des chercheurs au sein de l’Institut de recherche agricole pour le développement (IRAD) à Yaoundé (Cameroun).

La quadragénaire est titulaire d’un Doctorat (Ph.D), spécialiste de biotechnologie et microbiologie, option sciences des aliments de l’Université Montpellier II (France).

En effet, c’est depuis 2002 qu’elle officie comme chercheur à l’IRAD. Sa compétence et sa dévotion dans la recherche agronomique et vulgarisation des résultats pour le développement lui ont permis de passer du grade d’Attaché de recherche (2002-2008) à celui de Maître de recherche (2013-2019) via celui de Chargé de recherche (2009-2012).

Fort de sa longue expérience en sciences alimentaires et nutrition, la désormais Directrice de recherche obtient avec mention très honorable avec salutation du jury l’éminentissime diplôme d’Habilitation à diriger les recherches (HDR), le 30 septembre 2020 à l’Université de Ngaoundéré (Grand-nord Cameroun). Une reconnaissance mondialement reconnue qui atteste de sa capacité scientifique à superviser les thèses d’État et les consortiums de recherche.

Elle a déjà dirigé les travaux de recherche de près d’une trentaine d’étudiants (Ph.D, Master, ingénieur…).

À ce jour, Dr Pauline Mounjouenpou capitalise plusieurs productions scientifiques. Entre autres : 02 ouvrages scientifiques, 30 articles scientifiques publiés dans les journaux à comité de lecture et à fort impact, 35 communications scientifiques dans les colloques nationaux et internationaux, 03 chapitres d’ouvrage et plusieurs rapports de recherche.

Dynamique et entreprenante, Mme Mounjouenpou est membre de nombre de sociétés savantes telles Society of Biology et Society for Mycotoxy Research. Et au demeurant, elle aspire à intégrer la prestigieuse Académie des Sciences du Cameroun (ASC).


Un pas de plus en faveur de l’autoconsommation collective

mardi 12 janvier 2021

Un arrêté publié le 18 octobre élargit le périmètre de l’autoconsommation collective en zone rurale sous certaines conditions. Explication.


QU’EST-CE QUE L’AUTOCONSOMMATION COLLECTIVE ?


L’autoconsommation collective permet à un groupe de personnes (particuliers, immeubles, bâtiments tertiaires, entreprises, etc.) de consommer l’électricité qu’elles produisent grâce à leurs propres moyens de production.


Si elle peut être produite à partir de diverses origines (soleil, vent, chaleur…), on observe que c’est principalement autour de l’énergie solaire que le phénomène de l’autoconsommation se développe actuellement. En France, 78 000 installations en autoconsommation sont raccordées, ce qui représente 320 MW de puissance totale.


QUELLE EST LA RÉGLEMENTATION ?


En novembre 2019, un arrêté avait été publié en application de la loi Énergie-Climat. Celui-ci a élargi la distance entre deux sites d’une opération d’autoconsommation en la faisant passer à deux kilomètres. Cette nouvelle réglementation permet donc la réalisation d’opérations de plus grande ampleur intégrant des milliers de participants, contre 200 participants environ avec l’ancienne réglementation. La puissance maximale pouvant être raccordée aux sites participants à l’opération d’autoconsommation est de 3 MW.


QU’EST-CE QUE LE NOUVEL ARRÊTÉ VA CHANGER ?


Un an après la mise en application de l’arrêté, les retours d’expérience ont montré que le périmètre était trop restreint pour les zones rurales dans lesquels les habitations sont souvent dispersées et isolées. Pour encourager les installations d’autoconsommation, le gouvernement a alors décidé d’élargir la distance réglementaire séparant deux sites en la faisant passer de deux kilomètres à vingt kilomètres via un nouvel arrêté. En revanche, le seuil de puissance cumulée des installations de production reste inchangé, contrairement au projet d’arrêté initial qui souhaitait le faire passer de 3 à 5 MW.


20 KILOMÈTRES SOUS CERTAINES CONDITIONS


Le nouvel arrêté permet de déroger à la limite des deux kilomètres à condition de remplir certaines conditions. En effet, la personne morale organisatrice doit formuler une demande auprès du ministre de l’Énergie. Celle-ci doit tenir compte :

  • De l’isolement du lieu du projet
  • Du caractère dispersé de son habitat
  • De la faible densité de population


UNE NOUVELLE RÉGLEMENTATION EN FAVEUR DES ÉNERGIES RENOUVELABLES


Pour permettre à plus de projets de candidater pour les opérations d’autoconsommation, le gouvernement a également mis en consultation une nouvelle version du cahier des charges pour les appels d’offres destinés à attribuer le soutien aux énergies renouvelables sur la période 2021-2026. Cette nouvelle version devrait donc faire passer le plafond de puissance pour les projets de 1 MW à 10 MW.


De plus, un arrêté tarifaire pour les projets photovoltaïques sur bâtiment est en cours de notification auprès de la Commission européenne. Celui-ci devrait augmenter le plafond de puissance de 100 à 500 kW. Une bonne nouvelle pour les projets d’autoconsommation.


La publication de ce nouvel arrêté, ainsi que les futurs en cours d’examen, montrent une réelle volonté du gouvernement de développer ce procédé.


Le Ministère de la Transition Ecologique annonce 2 nouvelles mesures en faveur du photovoltaïque

mardi 12 janvier 2021

Le Ministère de la Transition Ecologique a annoncé le 1er octobre deux mesures très attendues ayant pour objectif « d’accompagner la filière photovoltaïque ». Les professionnels du secteur se réjouissent de ces mesures qui permettront de simplifier et d’accroître le développement de projets d’installations photovoltaïques. Retour.

LES MÉCANISMES DE SOUTIEN ACTUELS

Il existe aujourd’hui 2 types de soutien à la création d’installations photovoltaïques en vente en totalié :

  • Pour les installations sur bâtiments de moins de 100 kWc (seuil équivalent à une surface de 500 m2 de panneaux photovoltaïques) : le soutien se traduit par un guichet tarifaire. Toutes les installations satisfaisant aux conditions d’éligibilité bénéficient d’un tarif prédéterminé auquel l’électricité est achetée.
  • Pour les installations de plus de 100 kWc, implantées sur bâtiments et toutes les installations au sol : les producteurs doivent passer par un appel d’offres. Les revenus tirés de la vente de leur électricité est majorée par l’Etat, si nécessaire, d’un complément de rémunération.

LES 2 NOUVELLES MESURES POUR LE DÉVELOPPEMENT DE LA FILIÈRE

La première mesure annoncée est le fruit du travail effectué dans le cadre de la Convention citoyenne pour le climat. Pour l’implantation d’installations photovoltaïques sur toiture, le plafond de 100 kWc pour le guichet tarifaire est augmenté à 500 kWc. Cela permettra de faciliter les démarches et d’augmenter de manière significative le nombre d’installations dans cette tranche de puissance.

La deuxième mesure réside dans la limitation de la baisse du tarif d’achat prévue par l’arrêté tarifaire en vigueur. Ce tarif est aujourd’hui révisé de façon trimestrielle. Si l’on suit la formule de l’arrêté tarifaire, la baisse serait de 8.7% au 1er octobre 2020. Cette baisse aurait un impact néfaste sur le développement du photovoltaïque, aussi le Gouvernement limitera la baisse des tarifs de rachat à 3.8%.

Ces deux mesures ont été présentées au Conseil supérieur de l’énergie du 29 septembre, et seront publiés dans les prochains jours à l’issue des consultations obligatoires en cours. Elles viennent ainsi consolider le développement des projets sur toitures de grandes tailles, qui participe notamment à l’atteinte des objectifs de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Elles permettront aussi de poursuivre le soutien de la filière, dans le contexte du plan de relance.


Conférence mondiale sur le genre dans les secteurs du pétrole, du gaz et des mines : Parvenir à l’égalité dans un monde en évolution

mercredi 6 janvier 2021

La Banque Mondiale organise les 3 et 4 mars 2021, une conférence en ligne sur la question du genre dans les secteurs du pétrole, du gaz et des mines.

Présentation (Banque Mondiale)

Le paysage mondial du pétrole, du gaz et des mines connaît une évolution rapide. Des bouleversements numériques et une automatisation sans précédent transforment les opportunités offertes aux hommes et aux femmes qui travaillent dans le secteur. Partout dans le monde, les retombées économiques de la pandémie du coronavirus (COVID-19) ont des impacts majeurs et différenciés sur les hommes et les femmes des communautés pétrolière, gazière et minière. Parallèlement, aux efforts en cours au niveau mondial pour décarboniser nos sociétés s’ajoute le défi additionnel de l’accroissement de la demande de minéraux requis pour cette transition.  

Comment tenir compte de l’égalité entre les genres dans le paysage mondial du pétrole, du gaz et des mines qui évolue si rapidement ? Quels seront les impacts d’une crise mondiale et d’une éventuelle récession sur les progrès vers la parité entre les genres ? Ce sont là certaines des questions qui seront abordées lors de la Seconde Conférence mondiale sur le genre dans le secteur du pétrole, du gaz et des mines.  

La Seconde Conférence mondiale sur le genre dans les secteurs du pétrole, du gaz et des mines explorera l’égalité entre les genres dans ces secteurs alors que le monde évolue. Le principal objectif consiste à permettre aux gouvernements, aux universités, à l’industrie et à la société civile de partager et de renforcer leurs connaissances en vue de mesures susceptibles de promouvoir l’égalité entre les genres dans les secteurs pétrolier, gazier et minier. Plus précisément, la conférence se fixe les objectifs suivants : 

Offrir un espace permettant un partage des connaissances, l’élaboration de stratégies et la mise en œuvre de projets et proposer des démarches innovatrices pour combler les écarts qui existent dans les secteurs du pétrole, du gaz et des mines, notamment compte tenu de l’évolution de la nature du travail, de la pandémie de COVID-19 et de la décarbonisation des systèmes énergétiques.  

  • Examiner les progrès réalisés par diverses parties prenantes depuis 2018 pour minimiser les écarts entre les genres dans les secteurs du pétrole, du gaz et des mines en insistant sur l’identification des dimensions du genre qui ont trait aux bouleversements technologiques et aux changements dans les infrastructures extractives et connexes.  
  • Identifier les questions des droits des femmes les plus urgentes dans les secteurs du pétrole, du gaz et des mines.
  • Proposer des moyens de collaborer davantage pour améliorer l’égalité entre les genres dans les industries extractives, de promouvoir un partage équitable et inclusif des bénéfices et d’atténuer les préjudices dont souffrent les femmes et les filles dans les communautés minières.
  • Arrêter des méthodes pour assurer le suivi des progrès et la responsabilité des initiatives d’égalité entre les genres. 

Pour en savoir plus


Un second appel à projets pour le plan BIM 2022

mercredi 6 janvier 2021

Après un premier appel à projets le mois dernier, le Plan BIM 2022 en a lancé un second à la mi-décembre. Phase de tests permettant d’affiner ses méthodes et ses outils, ce nouvel appel à projets sera d’une grande aide pour concrétiser la transformation numérique du bâtiment et généraliser l’usage du BIM.


Ce n’est pas qu’une onomatopée que l’on retrouve dans les bandes dessinées : le BIM, c’est surtout une petite révolution dans le monde du bâtiment. Le BIM (Building Information Modeling, ou Modélisation des Informations du Bâtiment, dans la langue de Jean-Baptiste Poquelin) est un ensemble de méthodes de travail liées à une maquette numérique 3D d’un bâtiment, qui accompagnent la vie de ce dernier, de sa conception à sa démolition. Le concept du BIM réside dans l’usage de cette maquette 3D contenant des données intelligentes et structurées, qui permet l’échange d’informations entre les différents acteurs de la conception, de la construction et de l’utilisation d’un bâtiment. Elle permet ainsi de réaliser des analyses et des simulations précises et fiables des différentes phases par lesquelles passent un bâtiment tout au long de sa vie. L’avantage du BIM est de permettre une actualisation en temps réel des données du bâtiment, exploitables par l’ensemble des acteurs impliqués.

ACCÉLÉRER LA DÉMATÉRIALISATION


Les objectifs du Plan BIM 2022 coïncident avec les exigences fixées par l’article 62 de la loi ELAN. Cet article prévoit qu’à l’échéance du 1er janvier 2022, « toutes les communes de plus de 3500 habitants devront être dotées de procédures dématérialisées pour recevoir et instruire les autorisations d'urbanisme ». Le Plan BIM 2022 a donc pour ambition d’accélérer la dématérialisation des méthodes BIM pour respecter la même échéance, afin de devenir une solution utile au processus d’instruction des demandes d’autorisation d’urbanisme. La crise sanitaire a d’autant plus renforcé l’urgence de cette dématérialisation, qui aidera le secteur du bâtiment à relancer et maintenir le nombre de constructions neuves, comme le souligne le pacte national pour la relance de la construction neuve et durable. C’est dans cette optique que s’est lancé le premier appel à projets du Plan BIM 2022 le mois dernier.

AFFINER LES MÉTHODES ET LES OUTILS


Ce premier appel à projets du Plan BIM 2022 expérimentait donc l’utilisation d’une maquette numérique BIM comme pièce utile des dossiers de demande d’autorisation d’urbanisme, permettant de faciliter et fluidifier ces démarches, à travers la plateforme KROQI. Cette expérimentation devrait permettre d’identifier les avantages et de définir les caractéristiques de l’utilisation d’un modèle BIM, pour en faciliter l’usage par les acteurs concernés. Acteurs qui sont d’ailleurs de plus en plus nombreux, puisque la plateforme KROQI (qui fait partie des huit actions définies par le Plan BIM 2022) enregistre un millier d’adhérents supplémentaires par mois.

Le second appel à projets du Plan BIM 2022 devrait quant à lui permettre d’affiner les méthodes et les outils déployés. Lancé à la mi-décembre, cet appel à projet concerne l’identification et l’évaluation des apports des méthodes et outils BIM utilisés, et une analyse des atouts et des freins sur les plans humains, techniques, administratifs, juridiques et économiques liés à l’utilisation de ces nouvelles méthodes et outils.

L’avantage de la dématérialisation du BIM et de son incorporation au sein de la procédure d’instruction des dossiers de demande d’autorisation d’urbanisme est double. Elle permet un raccourcissement des délais et une réduction des coûts de « non-qualité », liés aux malfaçons et autres problèmes intervenant au cours de la vie d’un bâtiment. Pour conclure, sachez que les candidatures pour ce second appel à projets du Plan BIM 2022 devront être envoyées à l’adresse suivante : candidature@plan-bim-2022.fr au plus tard le 11 janvier 2021 avant 12h. Vous pouvez retrouver le dossier de candidature et toutes les informations complémentaires en suivant ce lien.


Réforme foncière au Cameroun : les huit propositions de la société civile

mercredi 6 janvier 2021

Dans le cadre de la réforme foncière au Cameroun, la societe civile propose des pistes pour l'action. Le 18 décembre 2020, un consortium d'une centaine d'organisations de la société civile ont présenté, à Yaoundé, une note de politique foncière axée sur huit points :

1) Constater la persistance des droits fonciers collectifs sur toute l'étendue du territoire national: la société civile demande que la loi reconnaisse à chaque village la propriété de son terroir traditionnel. Ces terres traditionnelles doivent être incessibles, gérées de manière participative et pour le bien de toutes les composantes de la population du village ;

2) Garantir les droits fonciers sécurisés à tous les acteurs: reconnaître les droits fonciers à tous les acteurs locaux issus des communautés, sans distinction et d'améliorer la sécurité des droits immatriculés et des droits des investisseurs;

3) Assurer la pleine participation des communautés à la gestion des terres: que les citoyens notamment les riverains soient pleinement informés des projets de cession de droits sur leurs terres et les ressources qu'ils disposent;

4) Améliorer l'accès à la justice en matière foncière: que des mécanismes de règlement amiable des différends fonciers soient mis en place pour offrir une justice de proximité appuyée sur les mécanismes étatiques ;

5) Améliorer l'efficacité de l'administration foncière : que les communes soient pleinement informés dans la gestion foncière et qu'un cadastre unique soit instauré pour répertorier tous les droits sur la terre afin d'assurer la cohérence entre eux et d'éviter la superposition et le chevauchement de droits incompatibles ;

6) Protéger les terres communautaires pour les générations futures: que les terres des communautés soient identifiées et protégées contre des cessions dans le cadre d'investissements ;

7) Revoir le régime des cessions de terres à grande échelle: que l'Etat instaure un moratoire sur la cession des terres à grande échelle jusqu'à ce que la nouvelle législation foncière entre en vigueur ;

8) Améliorer le régime des expropriations et compensations: que la nouvelle législation précise les contours du concept d'utilité publique, des conditions et des modalités de son utilisation par l'administration ainsi que le profil de ses potentiels bénéficiaires. 

Les huit propositions de la société civile sont l'oeuvre du projet LandCam qui vise à sécuriser les droits liés aux terres et aux ressources et à améliorer la gouvernance au Cameroun. Le projet est porté par l'institut international pour l'environnement et le développement (IIED), le Centre pour l'environnement et le développement (CED) et le Réseau de lutte contre la faim (RELUFA). Avec la collaboration d'un ensemble de partenaires au Cameroun et à l'international. 


Sceaux 2021 - 3 au 7 février - Festival Sociétés en Transition(s)

mercredi 6 janvier 2021

Bâtissons une société durable et solidaire !

Les villes de Sceaux et Bourg-la-Reine organisent du 3 au 7 février 2021 la 5e édition du Festival Sociétés en transition(s). Au programme cette année : huit films dont un spécial jeune public, deux tables rondes, des animations et ateliers, dont une matinée dédiée au zéro déchet et à l’upcycling.

 

Du combat contre la désertification aux luttes sociales en passant par le consumérisme exacerbé et l’impact carbone du fret maritime, de nombreuses thématiques seront évoquées, dévoilant des solutions inspirantes pour bâtir un modèle de société plus durable et solidaire.

 

Cette année, une attention toute particulière est portée à l’engagement citoyen des jeunes générations avec 2 temps forts :

- lors du lancement du film « Douce France » avec les interventions des jeunes qui ont fait le film ainsi que le groupe d’étudiants de l’IUT de Sceaux qui ont organisé le programme du vendredi après-midi

- dimanche, avec 2 films où les jeunes et les enfants sont au cœur des sujets… un moment à partager avec ses enfants

 

 

Des solutions inspirantes pour demain avec des films et des animations

Mercredi 3 février

à 14h30, le festival débutera avec la projection du film d’animation « Le Cristal magique » au cinéma Trianon (3 bis rue Marguerite-Renaudin).

à 16h, la bibliothèque de Sceaux organise une Heure du conte spéciale « Développement durable » (pour les 4-7 ans).

 

Vendredi 5 février

à 18h, au cinéma Trianon, la projection tout public en avant-première du documentaire « Douce France » fera suite à une table ronde réservée aux collégiens, lycéens et étudiants, animée par les étudiants de l’IUT de Sceaux en présence des jeunes acteurs du film. Participation possible à la table ronde qui débutera à 16h15

à 20h30, la journée se conclura par la projection du documentaire « Cargo : la face cachée du fret ».

 

Samedi 6 février

de 9h30 à 15h30, l’Ancienne mairie accueillera des ateliers zéro déchet et upcycling animées par les associations locales engagées dans les transitions

• AMAP – bio de Sceaux • Bourg la Reine en Transition & le collectif Scéen du Pacte pour la Transition • Citoyens producteurs • Colibris Vallée Sud 92 • Coquelicoop • Créativ’Envol • Jardin des voisins • La Ruche qui dit oui de SCEAUX • Légumes des jours • Les amis du Trianon • Let’it Blet • Recyclerie Etudiante • Repair Café 92 Sud & Repair Café Phénix Sceaux • Sceaux à Vélo • Sceaux smart & le Petit Voisin • Z.E.N. 2050 Maintenant – Sceaux Vallée Sud Grand Paris •

 

à 14h30, au cinéma Trianon, la projection du « Feu sacré » sera suivie d’une table ronde à 16h qui se déroulera en 2049 avec des jeunes, des experts et des entrepreneurs qui nous parleront du monde du travail, de l’industrie et de l’environnement.

à 18h, au cinéma Trianon, le film « Rouge », sélection officielle au Festival de Cannes 2020 sera présenté

à 20h, rendez-vous à l’auditorium du conservatoire de Bourg-la-Reine/ Sceaux (11-13 boulevard Carnot à Bourg-la-Reine) pour découvrir « The Great Green Wall ».

 

Un avenir durable pour nos enfants

Dimanche 7 février

à 11h, le festival se poursuit au conservatoire de Bourg-la-Reine/Sceaux avec « 2040 », un documentaire qui imagine le futur de nos enfants en s’appuyant sur le témoignage d’experts.

à 14h30, le cinéma Trianon propose « Tout s’accélère », documentaire où un instituteur, ancien trader, s’interroge avec ses élèves de CM2 sur la recherche effrénée de toujours plus de croissance

à 15h, vous pouvez participer à une balade urbaine à vélo autour des lieux de la transition de Sceaux et Bourg-la-Reine !

 

Infos complémentaires

Programme à jour sur www.sceaux.fr courant janvier. Pour toute demande d'information : sceauxinfomairie@sceaux.fr

Festival également diffusé en ligne sur la plateforme 25eheure.com

En raison du risque de confinement, nous organisons aussi ce Festival en distanciel !

Ainsi, à l’heure dite dans le programme, il sera possible d’aller au cinéma Trianon, au Conservatoire… ou bien sur la plateforme 25ème Heure.

www.25eheure.com est une salle de cinéma en ligne qui diffusera aussi les tables rondes.


Dschang, une ville écoresponsable à l’ouest-Cameroun

mercredi 6 janvier 2021

Depuis quelque temps, la ville de Dschang (région de l’Ouest), avec l’appui des partenaires au développement tels que l’Agence française de développement (AFD), Nantes Métropole, fait partie des rares villes du Cameroun qui font preuve de responsabilité à l’égard de l’environnement.

En effet, grâce au projet de gestion durable et de valorisation des déchets ménagers, la commune de Dschang conduite par le maire Jacquis Gabriel Kemleu Tchabgou a mis sur pied une décharge contrôlée (à Ngui) des ordures ménagères collectées à travers la ville.

À l’aide des tricycles, des camions à compaction, les déchets ménagers solides de la ville sont précollectés dans les quartiers de la ville touristique du département de la Menoua.

Les précollecteurs constitués en groupe d’initiative commune œuvrent au quotidien sous l’encadrement de l’Agence municipale de gestion des déchets (AMGED) créée par cette collectivité territoriale décentralisée.

Pour un traitement durable des déchets, il a été aménagé une plateforme où des hommes et des femmes travaillent au quotidien. Après la collecte, ces derniers procèdent à un tri méticuleux des déchets solides et plastiques des matières biodégradables. Le tri terminé, les matières biodégradables sont soumises à un traitement approprié pour obtenir le compost.

Cet engrais formé par le mélange fermenté de débris organiques avec des matières minérales est alors ensaché et mis à la disposition des acteurs agricoles du département, voire au-delà.

Il est une lapalissade que ce processus de précollecte, collecte, tri et compostage des ordures ménagères participe de la réduction de l’impact des ordures sur l’environnement.

Les responsables en charge de l’assainissement à la commune laissent entendre que 5 à 6 tonnes de déchets ménagers de la ville sont ainsi traitées par an.

Bien plus, selon les professionnels, le processus de traitement durable desdits déchets permet à la commune de claustrer le méthane, un gaz à effet de serre.

In fine, la production du compost permet de développer une agriculture bio, en plus de créer des emplois en faveur des populations locales. Un filon qui, selon les dirigeants, apporte plus de 15 millions de francs Fcfa par an à la commune de Dschang.

Le maire Jacquis Gabriel Kemleu Tchabgou de renchérir : «La collecte des objets ménagers, pour rendre la ville de Dschang propre, permet de les valoriser, de créer des emplois et de générer des revenus conséquents pour les populations et l’économie locales».

Et Théodore Emmanuel Kamdem, un agriculteur invétéré de la ville de reconnaître : «l’agriculture à base du compost obtenu de la commune de Dschang donne un fort rendement et surtout des produits de très bon goût». Plus loin, un autre fait savoir que «le compost, contrairement à l’engrais chimique, nourrit le sol…».

Très entreprenant, après la gestion réussite des déchets solides biodégradables, le secrétaire général de l’Association de raffineurs des oléagineux du Cameroun (ASROC) entend passer à une autre phase dans les tout prochains mois, à savoir «la production du gazole à partir du plastique».

Ce qui augure des lendemains encore plus meilleurs pour la ville camerounaise qui compte plus de 200 000 habitants.

Aujourd’hui, les populations de Dschang sont unanimes à reconnaître qu’elles vivent dans une ville propre grâce au processus de maîtrise des ordures ménagères mis sur pied par les autorités locales.


La mise en place de politiques mondiales sur les migrations environnementales et les catastrophes en Afrique de l’Ouest

mercredi 6 janvier 2021

L'agence des Nations Unies Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), en partenariat avec le Haut Commissariat des Réfugiés (UNHCR), la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (ECOWAS) et la Plate-forme sur les déplacements en cas de catastrophe (PDD), ont lancé un nouveau projet cette année en Afrique de l'Ouest et qui terminera en juin 2022 afin de mettre en place de nouvelles politiques sur les migrations environnementales et les catastrophes dans la région.

Dans la région ouest-africaine, les migrations des populations, que cela soient à propos de la transhumance, de la migration pendant la saison des récoltes ou pour des catastrophes, sont toujours liées à des questions environnementales. Depuis ces dernières décennies, les effets du dérèglement climatique se sont particulièrement aggravés et prennent de nombreuses formes comme par exemple sous la forme de sécheresse, d'inondations, de désertification, de déforestation ou de montée des eaux de mers, ayant un impact direct sur des milliers de personnes leur obligeant à quitter leur domicile.

Grâce à ce projet financé par le gouvernement français, les États de l'Afrique de l'Ouest pourront avoir une aide afin de maximiser leurs efforts pour lutter contre les déplacements forcés mais aussi simplifier les voies de migration régulières. En promouvant de nouveaux outils et de nouvelles politiques, le projet permet d'harmoniser les politiques déjà prises par les gouvernements et ainsi encourager et accompagner les États dans la mise en œuvre de leurs engagements comme par exemple les engagements énoncés dans le le Pacte mondiale pour les migrations sûres, ordonnées et régulières (GCM) ou le Plan d'action de l'Union Africaine pour la mise en œuvre du GCM en Afrique 2020-2022.

Le nouveau projet, pour satisfaire aux priorités régionales et mondiales, est structuré autours de trois piliers fondamentaux : les données et les connaissances, le dialogue politique et enfin la communication. Tout d'abord, le premier pilier permet de consolider les données déjà existences et d'augmenter les données disponibles sur les migrations environnementales et les déplacements à liés aux catastrophes dans la région. Cela permet de renforcer l'état des connaissances mais aussi de soutenir au niveau régional les politiques élaborées. Ensuite, le second pilier portant sur le dialogue politique offre la possibilité de soutenir les échanges régionaux sur les migrations environnementales et les déplacements liés aux catastrophes. Grâce à ces échanges, une nouvelle mise en œuvre davantage cohérente est encouragée tant aux niveau régional que national. Enfin, le dernier pilier est la communication, pilier primordial pour sensibiliser et informer la population sur le lien entre les migrations, les déplacements, le changement climatique, les catastrophes, la réinstallation planifiée et la dégradation environnementale, mais aussi de pouvoir y fournir des réponses.

Crédits image : Site internet IOM 

#MOGED [MOGED]


Webconf APCC - Financer votre stratégie de développement du vélo

mercredi 6 janvier 2021

Le jeudi 21 janvier 11h à 12h30

S'inscrire

Résumé

Infrastructures, services, stationnement… Les territoires investissent massivement en faveur du vélo. Les aides et subventions disponibles se sont aussi multipliés ces derniers mois.  Faisons un point sur les financements disponibles pour les acteurs publics et privés !

A qui s’adresse cette webconférence ?

La WebConf’ s’adresse aux techniciens et élus des collectivités locales, ainsi qu’aux employeurs engagés dans une démarche d’amélioration des déplacements.

Intervenants

  • Géraud Acquier, chef de projets – Iter
  • Thomas Moutin, Chargé de mission Développement Durable – Grand Montauban Communauté d’Agglomération

S'inscrire


carbon or not carbon

mercredi 6 janvier 2021

Dans les rapports du GIEC il est clairement établi que le principal gaz à effet de serre c'est la vapeur d'eau (60% des effets), alors pourquoi ne pas s'occuper en priorité de l'eau ?

Les scientifiques du GIEC n'ont jamais parlé de la vapeur d'eau parce qu'ils sont persuadés que les activités humaines n'ont pas d'impact sur le taux de vapeur d'eau de l'atmosphère, erreur fatale puisque c'est la dé-végétalisation des sols (déforestation) qui coupe le cycle de l'eau sur les continents au moment où on en a le plus besoin : l'été.

L'arbre (le feuillus) est la plante qui transpire le plus l'été (évapotranspiration : 5000m3 à l'hectare et par an), si la vapeur d'eau est le principal gaz à effet de serre il faudrait couper tous les arbres, pourtant on fait exactement l'inverse pour lutter contre le dérèglement climatique ???


L'atmosphère a deux effets indissociables et complémentaires : l'effet de serre et surtout l'effet parasol : l'effet parasol nous protège la journée (sinon la température atteindrait 150°c) et l'effet de serre nous protège la nuit (sinon la température serait à -168°c). Tenter de réduire l'effet de serre reviendrait à réduire l'effet parasol et entrainerait un réchauffement. Les zones tempérées de la planète sont couvertes d'eau ou de végétation l'été ; dans ces zones le taux d'évaporation, et donc de vapeur d'eau, est proportionnel à la chaleur. Quand le taux de vapeur d'eau augmente la puissance du rayonnement solaire qui arrive jusqu'au sol diminue. L'été quand le taux de vapeur d'eau descend à 20% sur les continents l'énergie qui arrive jusqu'au sol augmente de 50% et les sols "brulent".


L'évaporation de l'eau (ou évapotranspiration pour la végétation) évacue 60% de l'énergie solaire qui arrive jusqu'au sol : c'est la chaleur latente (entropie). Donc les sols secs et sans végétation stockent la chaleur au lieu de l'évacuer, c'est pour cela que les canicules touchent essentiellement les villes et les zone sèches.


Contrairement aux idées reçues les pluies continentales ne viennent pas exclusivement de la mer mais à 70% de l'évaporation (évapotranspiration) des sols, Autrement dit avec 0% d'évaporation on provoque 0% de chance d'avoir des pluies et on stocke la chaleur au lieu de l'évacuer comme dans les déserts ou il ne pleut pas.

Sur les continents, la régulation thermique de l'atmosphère est automatique tant que les surfaces exposées au soleil sont couvertes d'eau ou de végétation, autrement dit : c'est la sécheresse des sols qui provoquent le dérèglement climatique et non pas le dérèglement climatique qui provoque les sécheresses, le climat se dérègle quand les continents ne transpirent plus !


Les sécheresses sont uniquement dues à une mauvaise gestion des eaux de surfaces, Inondation c’est quand l’eau repart trop vite vers la mer, sécheresse c’est quand elle est repartie trop vite …

Il faut préciser aussi que l'hémisphère nord a débuté un hiver froid qui correspond au 25e cycle d’activité du soleil : les hivers les plus froids correspondent au début des cycles solaires et ils ont une période de  10 11 ans.


Loi ELAN : l’échéance pour se regrouper ou fusionner est proche !

mardi 22 décembre 2020

La loi ELAN du 23 novembre 2018 oblige les organismes HLM de moins de 12 000 logements à fusionner ou se regrouper d’ici le 1er janvier 2021. L’échéance est proche mais tous les organismes ne réussiront pas à la respecter. Dans une circulaire datant du 16 novembre, Emmanuelle Wargon, Ministre en charge du logement fait le point et demande aux organismes HLM d’accélérer leur démarche.

Au 1er janvier 2021, nous devrions comptabiliser non plus 229 mais 181 à 188 offices HLM, en fonction des derniers regroupements. Toutefois, certains projets ayant pris du retard, ce chiffre ne sera certainement pas officiel dès le 1er janvier.

L’ANNÉE 2020 ET SON CONTEXTE INÉDIT

Une fois la loi adoptée en 2018, les bailleurs avaient déjà alerté le gouvernement sur cette échéance relativement courte dont disposaient les organismes HLM pour se regrouper.

De plus, le contexte exceptionnel de l’année 2020 n’aura pas favorisé l’accélération des procédures. Entre la crise sanitaire liée à la Covid-19 ainsi que le report des élections municipales, l’année n’était pas propice à la définition de nouvelles stratégies territoriales pour 2021.

Pour autant, Emmanuelle Wargon a bien précisé que la date d’échéance ne sera pas décalée en vue de respecter au mieux les objectifs initiaux.

OÙ EN SONT LES ORGANISMES HLM DANS LEUR DÉMARCHE ?

Au 15 novembre, voici le bilan qui a été fait concernant les regroupements :

  • 43 offices ont choisi de fusionner au sein d’un OPH
  • 111 offices ont préféré intégrer une société de coordination (SAC). La loi ELAN aurait initié la création de 49 SAC (tout niveau d’avancement confondu)
  • 24 offices ont changé de statut
  • 7 offices étaient sans projet à cette date

Bati Actu a réalisé en ce sens une infographie des principaux chiffres liés aux regroupements et fusions des offices HLM au 15 novembre 2020.

Même si les projets de regroupements et fusions sont déjà nombreux, d’autres n’aboutiront pas officiellement le 1er janvier 2021. La circulaire du 16 novembre distingue alors 3 types d’avancement dans ce cas :

Cas n° 1 : les projets sont bien engagés et définis. Les procédures doivent être accélérées pour respecter l’échéance du 1er janvier 2020. La ministre demande alors au préfet de se rapprocher des organismes concernés pour définir « un calendrier engageant de finalisation du projet ».

Cas n°2 : les projets semblent solides et viables. Cependant, ils connaissent des retards ne permettant pas de respecter l’échéance du 1er janvier. Dans ce cas précis, la ministre recommande au préfet de confirmer chacun des projets avec les organismes concernés. Ces derniers devront communiquer un calendrier des démarches restantes. Ces projets doivent être achevés au plus tard à la fin du trimestre 2021 avec des réunions de suivi mensuelles.

Cas n°3 : il s’agit des projets qui n’ont pas été communiqués ou qui ne sont pas réalistes (pas de scénario défini, le projet ne répond pas aux exigences de la loi, contestation de regroupement de la part de l’organisme). Les organismes HLM concernés avaient alors jusqu’au 11 décembre pour présenter au préfet un projet solide et viable.

La ministre a également précisé dans cette circulaire qu’en l’absence de projet solide et viable d’ici le 1er janvier 2021, « l’Etat pourra utiliser les outils juridiques définis par le Code de la Construction et de l’Habitation pour mettre en œuvre les obligations de la loi ELAN ».

DE NOUVELLES INITIATIVES VOIENT LE JOUR

Sur la question des regroupements et fusions, l’échéance du 1er janvier n’a pas été le seul aspect faisant débat au sein du monde HLM. Pour de nombreux acteurs, la loi ELAN met fin aux politiques locales et de proximité qui dynamisent les territoires.

C’est pour contrer ce modèle que Mésolia et Aquitanis, acteurs de l’habitat social en Nouvelle-Aquitaine et en Occitanie, viennent d’officialiser, le 10 décembre 2020, la création du cluster Coo-Efficience (cluster coopératif de l’habitat en Nouvelle-Aquitaine et en Occitanie). Ce projet de coopération territoriale vise à maintenir un réseau opérationnel et rassembler les institutions de l’habitat social sur ces territoires.

Pourquoi un cluster ? La question semble avoir été mûrement réfléchie. L’objectif n’est pas de gérer et ou de produire des logements mais de mettre à disposition des ressources, des compétences ou encore un savoir-faire. Le cluster propose également de constituer un groupement pour répondre à des marchés inaccessibles.

Malgré qu’une majorité des organismes HLM soient à minima engagée dans leur démarche de fusion ou regroupement, certains doivent encore mettre les bouchées doubles pour respecter au mieux l’échéance du 1er janvier 2021, fixée par la loi ELAN.


Forum de l’investissement pour la grande muraille verte : One Planet Summit

lundi 21 décembre 2020

Les dirigeants du monde entier se mobilisent pour lutter contre la désertification du Sahel.

Le One Planet Summit a été lancé par le Président de la République française Emmanuel Macron le 12 décembre 2017. Depuis, la mobilisation se poursuit. La dynamique de coalitions et d'engagements s'amplifie.

ASSISTEZ EN DIRECT AU ONE PLANET SUMMIT BIODIVERSITE
Le One Planet Summit a lieu le 11 janvier 2021 de 14h à 17h.

Le premier One Planet Summit s'est tenu le 12 décembre 2017, deux ans jour pour jour après l’adoption de l’Accord de Paris sur le climat et a rassemblé plus de 4 000 personnes autour d’une tribune de leaders du monde politique, du secteur privé, d’organisations internationales, d’organismes financiers, de fondations, d’ONG et de citoyens.

Ce sommet a été porté par Emmanuel Macron, président de la République française, Antonio Guterres, secrétaire général des Nations unies, et Jim Kim, président du groupe Banque mondiale, sur la base d'un constat clair : l'atteinte des objectifs de l'Accord de Paris nécessite davantage d’engagement, plus de décisions concrètes et une mobilisation conjointe de tous les acteurs de la vie publique et du monde économique.
Depuis, chaque édition, sommet ou événement régional est l’occasion de rassembler de nombreux décideurs de tous horizons afin d’identifier et d’accélérer des initiatives transformationnelles et le financement de solutions en faveur du climat, de la biodiversité et des océans.

À travers le processus One Planet, une trentaine de coalitions et d'initiatives très concrètes ont vu le jour ou sont passées à l’échelle opérationnelle. Les organisations qui les portent se sont engagées à atteindre des objectifs précis et à rendre compte.

Le Direct 
Pour en savoir plus 

Source : oneplanetsummit.fr/


Voix Durables, le podcast francophone qui ouvre le chemin

samedi 19 décembre 2020
L'Institut de la Francophonie pour le développement durable vient de lancer sa dernière initiative sur les réseaux : le podcast "Voix durable".
Voix durables est le podcast d’idées et d’initiatives durables qui donne la parole à celles et ceux qui explorent de nouvelles pistes pour sauvegarder l’environnement. Chercheurs, acteurs politiques, entrepreneurs, militants engagés, leurs voix portent des concepts et des projets innovants dans la gestion de l'environnement. De Kinshasa au Québec, de l’agriculture aux technologies numériques, Voix durables ce sont des solutions concrètes pour faire face aux nouveaux enjeux de l’environnement et du développement. Des éclairages et des conseils pour protéger la planète et garantir le futur des générations à venir. Les deux pieds sur terre et dans le concret : explorons ensemble les nouvelles voies durables !
Abonnez-vous et retrouvez le podcast Voix Durables dès janvier 2021 pour une émission consacrée aux Océans et à la préservation des ressources marines : https://podcast.ausha.co/voix-durables
Présenté par la journaliste française Laura Guien, le premier épisode de "Voix Durables" intitulé "Comment sauvegarder l'Océan mondial"  aura comme invitée: La navigatrice et parlementaire européenne, Catherine Chabaud. Le projet invité est Filière de pêche durable de la Commune Rurale de Djirnda au Sénégal 

Marché Global de Performance et MPPE : les différences à connaître

vendredi 18 décembre 2020

Les contrats de performance énergétique (CPE) ont autant de formes que d’applications. Concernant les marchés publics, le CPE se décline sous deux formes majeures : le MGP (Marché Global de Performance énergétique) et le MPPE (Marché de Partenariat de Performance Energétique). Mais alors, qu’est-ce qui les différencie ?

Si l’on souhaitait résumer le CPE en quelques mots, on pourrait dire que le contrat de performance énergétique est un outil pouvant être utilisé par tout maître d’ouvrage, public ou privé, qui souhaite améliorer la performance énergétique d’un bâtiment. Concernant les marchés publics, les appellations MGP et MPPE reviennent de manière récurrente. Quelle différence avec le CPE, vous demandez-vous ? Eh bien, aucune, puisque les MGP et les MPPE ne sont que des « véhicules » contractuels, des outils que peuvent utiliser les maîtres d’ouvrage soumis au code de la commande publique. En résumé, pour passer un CPE, les maîtres d’ouvrage publics utilisent les MGP ou les MPPE. Alors avant de nous pencher sur les différences entre ces deux types de contrats, voyons déjà quelles sont leurs spécificités.

LE MARCHÉ GLOBAL DE PERFORMANCE ÉNERGÉTIQUE (MGP)

Le marché global de performance énergétique, parfois aussi appelé MPGP (Marché Public Global de Performance), est aujourd’hui la forme la plus commune des CPE. Il regroupe et remplace désormais les CREM (marchés de conception, de réalisation, d’exploitation ou maintenance) et les REM (marchés de réalisation et d’exploitation ou maintenance). Ce type de contrat permet aux maîtres d’ouvrage publics d’associer des prestations de conception-réalisation à des prestations d’exploitation-maintenance. De manière générale, l’attribution de ces prestations se déroulent sous la forme d’un dialogue compétitif, qui permet une juste adaptation du projet aux besoins du maître d’ouvrage. L’unique condition à la mise en place d’un MGP est la contractualisation d’objectifs de performance chiffrés et mesurables, le plus souvent calculés grâce au protocole IPMVP, que l’on vous explique ici. Ces objectifs sont définis en termes de niveau d’activité, de qualité de service, d’efficacité énergétique ou d’incidence écologique. Ainsi, le marché global de performance permet de fixer les objectifs à atteindre pour les titulaires du contrat, dont la rémunération doit être indexée sur l’atteinte, ou non, de ces objectifs. Cette rémunération, modulée en cas de sous-performance ou de surperformance, constitue donc à la fois une source de motivation et une garantie de la qualité du travail des titulaires du contrat.

Pour résumer, deux étapes viennent donc rythmer l’exécution du MGP :

  • La phase de conception-réalisation, durant laquelle le titulaire s’acquitte des travaux d’amélioration de la performance énergétique, que ce soit dans le cadre d’une rénovation ou d’une construction neuve.
  • La phase d’exploitation-maintenance, durant laquelle le titulaire doit s’assurer d’avoir atteint les objectifs énergétiques fixés dans le contrat. Cette période permet d’assurer un suivi de la consommation des bâtiments et ainsi d’en mesurer précisément les performances.

LE MARCHÉ DE PARTENARIAT DE PERFORMANCE ÉNERGÉTIQUE (MPPE)


Le Marché de Partenariat de Performance Energétique, remplaçant le contrat de partenariat, est une autre forme de contrat public global. Le MPPE est caractérisé par l’étendue de la mission confiée au titulaire du marché. Comme un menu à la carte, le MPPE adapte son contenu en fonction des besoins du maître d’ouvrage. Il peut englober le financement du marché et la totalité des étapes de rénovation énergétique (conception, réalisation, maintenance, etc…), comme il peut ne porter que sur la réalisation et le financement, partiel ou total, d’une mission d’intérêt général ou d’un projet lié à un service public. S’il est relativement flexible quant aux missions dont il fait l’objet, le MPPE l’est en revanche beaucoup moins en ce qui concerne son financement. Il est soumis à deux conditions indissociables :

  • Tout d’abord, l’acheteur doit démontrer, dans le cadre de l’évaluation du mode de réalisation du projet, que le recours à un MPPE présente « un bilan plus favorable, notamment sur le plan financier, que celui des autres modes de réalisation du projet ».
  • Ensuite, la valeur du marché de partenariat doit dépasser un seuil minimal, fixé par voie réglementaire. Ce seuil, conséquent et qui fluctue en fonction de la nature du projet, peut être dissuasif, et amène le MPPE à être réservé à des projets d’une certaine importance.

Le MPPE est plus souple, dans son contenu, que les autres types de contrats, mais ses conditions d’accès restrictives en limite la mise en application, et le réserve pour des projets conséquents.

LES DIFFÉRENCES À RETENIR ENTRE LES DEUX TYPES DE MARCHÉS

Même si leur forme est globalement très proche, les MGP et MPPE possèdent quelques différences fondamentales :

  • Les conditions de mise en œuvre du marché : contrairement au MPPE, dont les conditions d’accès sont exigeantes (bilan favorable, valeur du marché excédant un certain seuil), le MGP, lui, doit seulement comporter des engagements de performance mesurables.
  • Le financement du marché : élément central du MPPE, le financement privé est exclu du MGP, du fait de l’interdiction du paiement différé de certaines personnes publiques, à savoir l’Etat, ses établissements publics, les collectivités territoriales, leurs établissements publics et leurs groupements. Le financement des MGP reste donc entièrement et exclusivement public, et ne peut par conséquent en aucun cas être assuré, même partiellement, par l’entreprise titulaire.
  • La qualité de maître d’ouvrage : à l’inverse du MPPE, l’acheteur public conserve la maîtrise d’ouvrage opérationnelle des travaux à réaliser dans le cadre d’un MGP. A ce titre, il doit supporter les risques juridiques et financiers inhérents à sa qualité de maître d’ouvrage.

Les marchés globaux et les marchés de partenariats sont relativement semblables, mais ils diffèrent sur certains points critiques. Par leurs différences, MGP et MPPE participent à la versatilité des contrats de performances énergétiques, qui permettent aux maîtres d’ouvrages d’avoir en main les outils nécessaires à la bonne tenue de leurs projets de réhabilitation énergétique.


Rencontres Régionales de la Mobilité au Travail - Angers

vendredi 18 décembre 2020

Le lundi 8 février de 8h30 à 13h00 à Angers (Institut municipal)

Evénement gratuit - Inscription obligatoire

Qu'est ce que les RRMT ?

Les Rencontres Régionales de la Mobilité au Travail (RRMT) ont pour objectif d’accompagner les employeurs publics et privés dans la mise en place d’actions en faveur d’une mobilité alternative à la voiture individuelle. L’objectif final : agir pour une mobilité plus inclusive et soutenable, tant d’un point de vue écologique et économique.

Très concrètes, les RRMT se déroulent sur une demi-journée et sont constituées d’ateliers pratiques. Ces ateliers sont ainsi l’occasion de :

- Partager  des retours d’expériences

- Echanger sur les meilleures pratiques de mobilité

Les ateliers proposés seront les suivants :

1/ Télétravail : solution de mobilité durable

Animé par Peggy NOUVEL (AXESIG) et Felix LEGENDRE (RATPdev)

2/ Négociation Annuelle Obligatoire (NAO), Plan De Mobilité Employeur (PDM) et Forfait Mobilité Durable (FMD)

Animé par Alice ROCCA-SERRA (ekodev)

3/ Déplacements professionnels 

Animé par Guillaume LUCAS (Inddigo)

4/ Mobilité active et changement des comportements de mobilité au travail 

Animé par Roxane PEIRAZEAU (Inddigo) et Sébastien BOURCIER (ADEME)

Télécharger le programme au format PDF

NB : En cas de contraintes sanitaires fortes, l’événement sera maintenu en ligne. 

Rejoignez nous !


Déchets industriels : des entreprises françaises prennent l’affaire au sérieux

vendredi 18 décembre 2020

Si la question de la gestion et du traitement des déchets se pose déjà pour les déchets domestiques dans chaque foyer français, elle prend une dimension globale et incontournable dans le cas des déchets produits par l’industrie et les grands chantiers. Une problématique majeure que des entreprises françaises tendent désormais à intégrer dans leurs processus.

 

Selon une étude statistique menée par le Ministère de la Transition écologique et solidaire en 2016, la France a produit cette année-là 323 millions de tonnes de déchets (1), dont une très large majorité a été générée par l’industrie. Conscientes du poids qu’elles représentent dans cette catégorie de production nationale, les entreprises françaises s’efforcent depuis plusieurs années déjà de réduire la masse impressionnante de déchets résultants de leurs activités, et d’en rationaliser l’élimination de façon plus cohérente qu’auparavant. Démonstration avec trois sociétés qui, chacune dans leur secteur, ont adopté depuis une démarche plus vertueuse de la gestion de leurs déchets.

 

Le grand pari(s) d’Eiffage

Avec quatre nouvelles lignes de métro, l’allongement d’une cinquième et la construction de 68 gares, le Grand Paris Express (2) est le plus grand projet urbain en Europe. Parmi les nombreux travaux à réaliser, Eiffage génie civil s’est vu attribuer le premier marché de génie civil concernant les lignes 14 Nord, 16 et 17 Sud (3), ainsi que les travaux de génie civil du sixième lot de la ligne 15 Sud du métro parisien (4). Deux chantiers gigantesques qui vont produire des millions de tonnes de déblais et gravats qu’il faudra trier afin de séparer les déchets polluants de ceux qui ne le sont pas. Pour faciliter le tri et la mise en sécurité des déchets les plus dangereux, Eiffage Génie civil a d’ailleurs installé sur certains de ses chantiers la « tri-box » (5), un conteneur spécialement dédié au tri des déchets et au stockage des produits chimiques. Le stockage des produits chimiques est équipé d’une plate-forme de rétention et permet la gestion d’une pollution accidentelle. Une initiative parmi d’autres qui va permettre à Eiffage génie civil de respecter l’objectif de 70% de valorisation des déchets du BTP fixé par la directive-cadre du 19 novembre 2008 relative aux déchets de l’Union Européenne (6) et la loi de transition énergétique pour la croissance verte (7), voire même de le dépasser puisqu’une étude a montré que, déjà l’an dernier, 80% des déchets issus du BTP étaient recyclés (8).

 

L’autre enjeu de tels chantiers, c’est bien sûr l’évacuation de ces tonnes de déchets. Afin de réduire au minimum son empreinte carbone, Eiffage génie civil a fait l’acquisition de quinze véhicules Volvo FH GNL (9) (Gaz Naturel Liquéfié) qui ont la particularité de réduire les émissions de CO2 de 20 à 100 % par rapport au diesel, selon le type de gaz utilisé. « Ces camions participent à la stratégie multimodale d’évacuation des déblais qui était convenue avec le client et viennent compléter l’offre rail et fluviale que nous avions proposée », explique Alain Bertoni (10), directeur du matériel d’Eiffage Génie civil. Cette démarche illustre l’engagement pris depuis 2008 par Eiffage de maîtriser son empreinte carbone qui lui a récemment valu de voirsa note relevée de B à A- (11) dans le classement Climate Change 2020 du CDP (Carbon Disclosure Project). Une distinction que devrait apprécier Guillaume Sauvé, le président d’Eiffage génie civil et Métal qui se félicitait (12) il y a quelques mois qu’il y ait « une vraie prise de conscience écologique » en France.

 

Naval Group agit en sous-marin

Déconstruire le Tonnant, Le Terrible, Le Foudroyant, L’Indomptable et L’Inflexible, cinq sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE), c’est la mission titanesque que la Direction générale de l’armement (13) a confiée à la société Naval Group (14), présidée depuis avril dernier par Pierre Pommellet. Les travaux n’ont débuté que plusieurs mois après, le temps de mettre en place un site de déconstruction au sein d’une installation classée pour la protection de l’environnement. Il faut dire que, même si ce chantier n’inclut pas les chaufferies nucléaires, séparées de la coque et démantelées au préalable, les chiffres n’en restent pas moins impressionnants : chaque navire mesure plus de cent mètres de long pour dix mètres de diamètre et pèse 7000 tonnes, avec une intrication de matériaux d’une complexité inégalée. Pour mener à bien cette mission, Naval Group, leader européen du naval de défense et acteur majeur du secteur dans le monde, a sous-traité la déconstruction, la gestion et la valorisation des déchets à Véolia (15), et le désamiantage à Neom (16), filiale de Vinci Construction France.

 

Le premier des cinq SNLE, le Tonnant, a ainsi fait son entrée dans une forme de déconstruction de Naval Group le 11 septembre 2018 (17) à Cherbourg. Nettoyage, dégazage, pompage des polluants résiduels de la machine, désamiantage et enfin découpe de la coque, chaque sous-marin nécessitera dix-huit mois de travaux. Bien entendu, Naval Group apportera un soin tout particulier au traitement des déchets de ce colossal chantier. « L’objectif est qu’aucun déchet ne reste en dehors de la filière. Nous allons revaloriser 87 % de la masse solide des déchets après dépollution ou nettoyage », explique un porte-parole de Naval Group (18). Par ailleurs, le groupe précise que les 13% restants seront envoyés dans des filières de traitement classifiées.

 

Tarmac Aerosave recycle les avions

Alors que le trafic aérien n’a cessé de s’intensifier ces dernières années, la question de l’avenir des avions en fin de vie risque de se poser de plus en plus fréquemment. Heureusement, certaines entreprises ont anticipé ce phénomène depuis plusieurs années. C’est le cas, notamment, de Tarmac Aerosave. Née en 2007 de l’alliance de l’avionneur Airbus, du fabricant de moteurs Safran et du spécialiste de la valorisation des déchets Suez, tous trois actionnaires pour un tiers (20), cette entreprise s’est très tôt spécialisée dans le démantèlement et le recyclage d’avions. Un marché porteur appelé à se développer car, si 500 avions arrêtaient de voler chaque année en 2017, ce nombre devrait doubler d’ici une petite vingtaine d’années (21).

 

Leader européen sur ce marché, Tarmac Aerosave a développé une compétence unique. « Nous réussissons aujourd’hui à recycler 90% de la masse d’un appareil, pratiquement tout sauf les composites et les mousses. Personne d’autre au monde ne sait le faire », se félicite Patrick Lecer (22), le président de la société. Pour démanteler un avion, la société commence par le décontaminer, éliminant toutes les substances dangereuses et les matériaux inflammables et explosifs. Ensuite, elle récupère tout ce qui peut être réutilisé : moteur, trains d’atterrissage, sièges… toutes ces parties de l’avion sont vérifiées et recertifiées afin d’être revendues en tant que pièces de rechange pour les appareils en service. Enfin, vient la déconstruction proprement dite, soit le découpage de la carlingue dans le respect des normes environnementales. Ce processus qu’elle maîtrise parfaitement, Tarmac Aerosave l’a mis en pratique pour la toute première fois sur un Airbus A380 (23) l’année dernière. Pour démanteler le superjumbo, l’entreprise a dû développer de nouveaux processus et des outils sur mesure, notamment des berceaux sur lesquels poser l’avion afin de le déplacer. Par ailleurs, les procédures de sécurité du personnel ont été renforcées lors de la phase de démantèlement des pièces lourdes en hauteur. Une opération menée avec succès à la plus grande joie de Patrick Lecer. « Nous sommes très fiers de ces succès industriels, obtenus avec le plus grand avion du monde actuellement en service », a déclaré le président de Tarmac Aerosave (24).

Sources :

(1)   https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/sites/default/files/2019-12/datalab-essentiel-198-bilan-2016-production-dechets-france-decembre2019.pdf

(2)   https://www.societedugrandparis.fr/gpe/le-grand-paris-express-en-resume

(3)   https://www.societedugrandparis.fr/gpe/actualite/lignes-14-nord-16-et-17-sud-premier-marche-de-genie-civil-attribue-un-groupement

(4)   https://www.batiweb.com/actualites/vie-des-societes/eiffage-genie-civil-sollicite-par-la-societe-du-grand-paris-pour-son-futur-metro-2017-04-14-30279

(5)   http://www.developpementdurable.eiffage.com/fr/reduire-l-empreinte-ecologique/des-impacts-sous-controle

(6)   https://www.ecologie.gouv.fr/dechets-du-batiment

(7)   https://www.ecologie.gouv.fr/loi-transition-energetique-croissance-verte

(8)   https://www.batiweb.com/actualites/vie-des-societes/recyclage-des-dechets-du-btp-le-seuil-de-70-fixe-par-l-ue-deja-atteint-2019-05-29-34713

(9)   https://www.constructioncayola.com/environnement/article/2020/02/12/127906/des-vehicules-volvo-fh-gnl-deblaient-ligne-16-grand-paris

(10)                      https://www.volvotrucks.fr/fr-fr/news/press-releases/2020/feb/pressrelease-200210.html

(11)                      https://www.constructioncayola.com/environnement/article/2020/12/14/131514/climate-change-2020-eiffage-decroche-notation

(12)                      https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/sable-sur-sarthe-72300/pays-de-sable-eiffage-investit-10-millions-d-euros-6428813

(13)                      https://www.defense.gouv.fr/dga/actualite/la-dga-lance-la-deconstruction-des-ex-snle-de-la-classe-le-redoutable

(14)                      https://www.naval-group.com/fr/naval-group-lance-cherbourg-le-programme-de-deconstruction-des-ex-snle-francais-615

(15)                      https://www.livingcircular.veolia.com/fr/industrie/veolia-sattaque-la-deconstruction-de-cinq-sous-marins-nucleaires

(16)                      https://www.neom.pro/vinci/reference-desamiantage-de-5-coques-dex-snle/

(17)                      https://www.geo.fr/environnement/la-depollution-des-sous-marins-nucleaires-demarre-a-cherbourg-192354

(18)                      https://www.usinenouvelle.com/article/naval-group-commence-la-deconstruction-a-cherbourg-de-ses-premiers-sous-marins-nucleaires.N740379

(19)                      https://www.tarmacaerosave.aero/about-us#:~:text=We%20offer%20flexible%20and%20reliable,Engines%20(CFM56%20%26%20Leap).

(20)                      https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/tarmac-aerosave-quand-economie-circulaire-et-aeronautique-se-donnent-la-main-754386.html

(21)                      https://www.capital.fr/entreprises-marches/tarmac-a-tarbes-ce-recycleur-de-gros-avions-dit-merci-a-la-crise-1380851

(22)                      https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/hautes-pyrenees/tarbes/airbus-a380-totalement-desosse-entreprise-tarbes-premiere-1753191.html

(23)                      https://www.air-journal.fr/2019-11-20-desossage-des-a380-tarmac-aerosave-finit-le-premier-5216356.html

Crédit image : Pixabay


Maraîchage bio : Les Jardins de Cocagne Mirabeau lauréats de la Fondation Banque Populaire du Sud

jeudi 17 décembre 2020

La Fondation Banque Populaire du Sud vient d’attribuer 3 000 € à l’atelier chantier d’insertion Les Jardins de Cocagne Mirabeau (Fabrègues) pour l’aider à construire une serre à plants bioclimatique, étape essentielle au déploiement de son activité de maraîchage bio en insertion professionnelle.

Le projet de serre à plants bioclimatique des Jardins de Cocagnes Mirabeau, à Fabrègues, fait partie des 14 initiatives catégorie Innovation sociale et environnementale récompensées par la Fondation Banque Populaire du Sud pour sa session Lauréats de décembre 2020. Cette association Atelier Chantier d’Insertion a été sélectionnée en janvier 2020 par le Conservatoire d’Espaces Naturels, la commune de Fabrègues et l’INRAE pour développer une ferme en polyculture élevage avec quatre autres activités agricoles et sociales (maraîchage, brebis, chèvre, vigne, oliviers, porc, miel, agroforesterie). Elle embauche des personnes en difficulté, éloignées de l’emploi, sur une exploitation agroécologique et maraîchère de 220 ha, le Domaine de Mirabeau, et vend sa production sous forme de paniers bios hebdomadaires. Pour atteindre rapidement la rentabilité et assurer des conditions de travail optimales aux salariés en insertion, Les Jardins de Cocagnes Mirabeau lancent un «%u202Fplan serres%u202F» en deux temps %u202F: installation d’une serre à plants bioclimatique en janvier 2021, puis mise en place de serres chapelles pour une production diversifiée tout au long l’hiver (1000 m2 début 2021, 2000 m2 supplémentaires début 2022). 

L’aide financière de la Fondation Banque Populaire du Sud va permettre aux Jardins de Cocagne de construire elle-même la serre à plants bioclimatique : cultivés sans produit phytosanitaire, les plants seront repiqués en plein champ et sous les serres chapelles. La serre à plants alliera, sur 120 m2, performances techniques (innovations au service de la santé des plants), écologie (gestion des flux d’énergie, matériaux nobles – bois, terre, paille) et solidarité (fabrication par et pour les salariés, ergonomie de travail). Son chantier fera monter en compétence les salariés en insertion.

Au cœur de la crise de Covid–19 de fin d’année, la Fondation Banque Populaire du Sud consacre une enveloppe de 76 000 %u202F€ pour aider 34 associations locales à relancer leurs projets en 2021. Fin novembre, les jurys de la Fondation se sont réunis en visioconférence afin d’étudier les dossiers reçus pour la session d’automne. 34 d’entre eux ont été retenus. La Fondation Banque Populaire du Sud veut envoyer un signal positif à ces associations locales qui ont dû suspendre leurs activités et stopper en plein vol leurs projets. Malgré l’épidémie et son lot d’incertitudes, elles gardent espoir pour 2021. Les 34 projets lauréats sont répartis dans trois domaines d’activité : Innovation sociale et environnementale (14), Insertion professionnelle et promotion de l’entrepreneuriat (6), Patrimoine local et culture (14).


Appel à projets dans le cadre de l’initiative Objectif 2030

mardi 15 décembre 2020

L'Institut de la Francophonie pour le développement durable a lancé un appel à projets pour soutenir des projets citoyens qui contribuent au développement durable grâce au mentorat de l'intitiative Objectif 2030

Soucieux de soutenir la mise en œuvre tangible des ODD en mobilisant les parties prenantes dans toute leur diversité, mais aussi en stimulant leur capacité d’innovation collective pour transformer nos modèles de développement de manière inclusive et durable, l’IFDD a apporté
depuis 2017 son appui à des dizaines de projets concrets portés par des acteurs non-étatiques de toute la Francophonie.

Si votre candidature est présélectionnée, nous vous accompagnerons dans la formulation de votre projet, dans une dynamique d’apprentissage de la formulation de solutions de développement. À terme, votre projet pourrait bénéficier d’une vitrine sur la plateforme Objectif 2030 et, pourquoi pas, bénéficier de son outil participatif d’appui technique et financier.

Dans le cadre de ce 5e appel à projets lancé du 15 décembre 2020 au 15 janvier 2021, l’IFDD confirme son soutien à la mobilisation citoyenne pour la concrétisation participative et inclusive des objectifs de développement durable (ODD) et poursuit son action pour le déploiement de solutions innovantes au service du développement durable.

Toutes les informations sont ici (conditions, comment soumettre son projet..) https://lnkd.in/gM-3yv9

[MOGED]


La liste rouge des espèces menacées de l’UICN 2020

mardi 15 décembre 2020

A propos de la liste rouge de l'UICN 

la Liste rouge de l’UICN établit plusieurs catégories de menace pour les espèces. Elles sont les suivantes, par ordre décroissant de menace :

  • Éteint ou Éteint à l’état sauvage
  • En danger critique d’extinction, En danger et Vulnérable : espèces menacées d’extinction à l’échelle mondiale ;
  • Quasi menacées : espèces proches du seuil de menace ou qui seraient menacées en l’absence de mesures spécifiques de conservation en cours ;
  • Préoccupation mineure : espèces évaluées pour lesquelles le risque d’extinction est plus faible ;
  • Données insuffisantes : espèces qui ne sont pas évaluées en raison de l’insuffisance des données.
  • En danger critique d’extinction (peut-être éteint) : il ne s’agit pas d’une nouvelle catégorie de la Liste rouge, mais d’une mention servant à désigner des espèces En danger critique d’extinction qui sont très probablement déjà éteintes mais pour lesquelles des confirmations sont nécessaires, par exemple au moyen d’études plus complètes, et ne trouvant aucun individu du taxon concerné.

L'évaluation : 

Toutes les espèces de la planète n’ont pas encore été évaluées, mais la Liste rouge trace un aperçu, un portrait utile de ce qui arrive aux espèces à l’heure actuelle et souligne le besoin urgent de prendre des mesures de conservation. 

Chiffres mondiaux pour la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN 2020-3 :

TOTAL D’ESPÈCES ÉVALUÉES = 128 918 (Total d’espèces menacées = 35 765)
Éteint = 902
Éteint à l’état sauvage = 80
En danger critique d’extinction = 7 762
En danger = 13 285
Vulnérable = 14 718
Quasi menacé = 7 644
Faible risque/dépendant de mesures de conservation = 180 (catégorie ancienne progressivement retirée de la Liste rouge)
Préoccupation mineure = 66 469
Données insuffisantes = 17 878

« Les rétablissements du bison d’Europe et de vingt-cinq autres espèces documentées aujourd’hui dans la mise à jour de la Liste rouge de l’UICN démontrent le pouvoir de la conservation », a déclaré le Dr Bruno Oberle, Directeur général de l’UICN. « Pourtant, la liste croissante d’espèces disparues est un rappel brutal que les efforts de conservation doivent s’intensifier de toute urgence. Afin de faire face aux menaces mondiales telles que la pêche non durable, le défrichement des terres pour l’agriculture et les espèces envahissantes, la conservation doit être mise en œuvre dans le monde entier et intégrée à tous les secteurs de l’économie. »(...)

La liste concerne à la fois le monde animal et le monde végétal.

Trois espèces de grenouilles d’Amérique centrale ont récemment été déclarées « Éteintes ». En outre, vingt-deux espèces de grenouilles ont été répertoriées comme « En danger critique (Probablement éteintes) » en Amérique centrale et en Amérique du Sud

(...)

Les chênes ont été évalués de manière exhaustive, révélant que près d’un tiers d’entre eux (31%, 113 espèces sur 430) sont menacés d’extinction. Neuf chênes asiatiques entrent directement dans la Liste rouge de l’UICN dans la catégorie « En danger critique (Probablement éteints ou Probablement éteints à l’état sauvage) ». Le plus grand nombre d’espèces menacées se situent en Chine et au Mexique, suivis par le Vietnam, les États-Unis et la Malaisie. Le défrichement des terres pour l’agriculture et l’exploitation forestière sont les menaces les plus courantes en Chine, au Mexique et en Asie du Sud-Est. Les espèces envahissantes et maladies exotiques, ainsi que les changements climatiques sont les principales menaces pour les chênes aux États-Unis.

Source de l'information : communication de l'IUCN à l'occasion du dévoielement de la liste rouge des espèces menacées de l'UICN Crédit image : Bas Kers (NL) – CC BY-NC-SA 2.0

LIENS :

Article de présentation 
La Liste complète 
Article détaillé de présentation 


JERSI-Adamaoua 2020 : les prouesses agricoles de qualité de l’IRAD sous le feu des projecteurs

lundi 14 décembre 2020

Des plants d’anacardier, des accessions d’ignames (Dioscorea bulbifera, Dioscorea dumetorum, Dioscorea rotundata, Dioscorea alata, cayenensis…), une collection de 11 variétés d’agrumes, de l’antenne Irad-Mbé, des semences de base de céréales (maïs, riz, blé…), des semences de légumineuses (haricot, soja…), des semences de fourrage (Brachiaria, Trypsacum laxum…), des plants fruitiers améliorés (orangers, manguiers, citronniers, noisetiers, avocatiers,…), des produits alimentaires issus de la transformation post-récolte du laboratoire de technologie agroalimentaire…

C’est la liste non exhaustive des prouesses agricoles de l’Institut de recherche agricole pour le développement (IRAD), managé par Dr. Noé Woïn, mises à découvert au cours de la 6è édition des Journées de la recherche scientifique et de l’innovation de l’Adamaoua (JERSI-Adamaoua) 2020, le 03 décembre à Ngaoundéré.

Pour le caractère innovant des produits exposés, les stands de l’IRAD ont émerveillé les autorités de la place ainsi que les visiteurs mobilisés en nombre. Avec en première ligne, les produits du Centre régional de recherche agricole IRAD-Wakwa.

Sous le thème : ‘’L’Entrepreneuriat et la Collaboration : des voies incontournables pour le succès des chercheurs et innovation’’, cette cérémonie présidée par le gouverneur de l’Adamaoua avait pour cadre l’esplanade du Centre régional de la recherche scientifique et de l’innovation (CRRI) de la région de l’Adamaoua, sous l’égide de Paul Marie Désiré Ko Awono.

Au cours de cette foire promotionnelle régionale, des innovations et savoir-faire des instituts sous-tutelle du ministère de la Recherche scientifique et de l’Innovation (MINRESI) que conduit Dr. Madeleine Tchuinté, ont été en vitrine.


L’association de solidarité internationale " La Main Ferme " en France et en Afrique de l’Ouest

lundi 14 décembre 2020

L'association de solidarité internationale intitulée « La Main Ferme » créée en 2018 participe activement à la transition écologique en Afrique de l'Ouest. Basée en France et à Gabar dans le Nord-Ouest du Sénégal, cette association internationale à travers des domaines comme la science, le développement et l'agriculture, à des projets sur le terrain en France et en Afrique de l'Ouest.

Tout d'abord, l'association mène des activités en France. Afin de sensibiliser à la citoyenneté mondiale, l'association organise des ateliers pédagogiques dans les établissements scolaires afin de sensibiliser la jeunesse française à diverses thématiques comme le lien fondamental qui existe entre l'économie et l'écologie, puisque l'économie libérale a des impacts conséquents sur les systèmes écosystémiques. La dégradation des sols, la déforestation, la baisse des ressources en eau douce par exemple sont certains des impacts qui se font ressentir en Afrique de l'Ouest.

L'association veut également sensibiliser sur d'autres thématiques comme la précarité, la malnutrition ou l'exode rural qui sont également des effets directs exercés par l'économie libérale sur la population ouest-africaine. Les ateliers organisés permettent ainsi de sensibiliser sur l'emprunte écologique du monde de vie occidental sur la biodiversité, sur l'Afrique en général. L'association veut avant tout montrer qu'une cohésion sociale solidaire et humaine est possible mais pour cela il convient d'abord de réfléchir sur les valeurs écologiques et humaines qui sont essentielles pour le bon développement de notre société.

Ensuite, l'association agit en Afrique de l'Ouest grâce à la construction d'une ferme agroécologique qui fait également office d'école. Grâce à ce premier projet situé à Gabar, dans la zone de Potou dans le Nord-Ouest du Sénégal. Ce projet est crucial. En étant inclusif, il permet de former et d'accompagner les jeunes africains dans leur projet professionnel. De plus ; la région fait l'objet depuis une vingtaine d'années d'un étranglement environnemental : l'avancée de désert par le nord de la zone menace directement d'ensabler les terres agricoles de la région ; et l'intrusion saline dans le fleuve par l'ouest contamine de plus en plus les puits d'irrigation. Ainsi, il est primordial d'agir puisque l'économie de cette zone repose à 90% sur une activité maraîchère en pleine crise, ce qui produit par conséquent une véritable urgence sociale et écologique.

Ainsi, l'association, par la transmission, la fédération et l'expérimentation, souhaite construire une solution durable afin d'assurer une résilience écologique pour favoriser la diversité végétale et régénérer les sols ; faire un développement local en créant de nouveaux emplois dans la région et en rendant davantage dynamique les échanges économiques locaux ; et de créer une résilience écologique en favorisant la diversité végétale et en participant à la régénération des sols.

#MOGED [MOGED]

Crédit image : Association La Main Ferme


Concours d’innovation : plus de 200 lauréats récompensés en 2020

vendredi 11 décembre 2020

Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée auprès du ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, chargée de l’Industrie, et Guillaume Boudy, secrétaire général pour l’investissement, distinguent les 220 lauréats du Concours d’innovation i-PhD, i-Lab et i-Nov et annoncent l’ouverture des prochaines éditions des concours i-Lab et i-PhD

Le Gouvernement s’est donné pour priorité de faire de la France un pays leader en matière de création et de développement d’entreprises innovantes, nées des avancées de la recherche de pointe française, à fort contenu technologique, ou favorisant les transitions écologique, énergétique ou alimentaire. Le soutien de l’Etat, notamment à travers le Programme d’investissements d’avenir (PIA) est un facteur déterminant pour les filières industrielles stratégiques et la marque d’un fort engagement auprès des entreprises via des financements, une labellisation et une communication renforcée. Le Concours d’innovation se décline alors en 3 volets complémentaires : i-PhD, i-Lab et i-Nov.

Le volet i-PhD, lancé en 2019 en partenariat avec Bpifrance, se situe en amont du continuum de concours, et s’adresse aux jeunes chercheurs. Il vise à les attirer vers la valorisation de leurs travaux en vue de créer ou co-créer des startups en rupture technologique, en lien avec les structures de transfert de technologie et les laboratoires de recherche publique. La première édition a récompensé 29 jeunes chercheurs dont 7 Grands Prix.

Une nouvelle édition a été lancée en parallèle le 24 novembre 2020. Chaque lauréat bénéficiera, outre une mise en visibilité, d’un programme d’accompagnement lui permettant d’accélérer son projet (mentorat, temps forts immersifs et inspirants dans l'écosystème deeptech, outils de promotion pour les Grands Prix).

Le volet i-Lab du concours valorise quant à lui les résultats de la recherche publique à travers la création d’entreprises de technologies innovantes. Organisé par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation en partenariat avec Bpifrance, il finance les meilleurs projets de recherche et de développement pour la finalisation du produit, procédé ou service technologique innovant, grâce à une aide financière importante (jusqu’à 600K€ par projet, pour un budget de 20 M€ au total) et un accompagnement adapté. En 22 ans d’existence, i-Lab est devenu un point de passage privilégié pour les porteurs de projets innovants et un label de qualité unanimement reconnu par les investisseurs Deep Tech. Pour l’édition 2020, le jury d’experts a distingué 73 lauréats parmi les 424 candidatures reçues au concours national, en particulier dans le domaine de la santé, du numérique et des technologies logicielles, de l’électronique, de la chimie et de l’environnement.

Le volet i-Nov soutient des projets d’innovation au potentiel particulièrement fort pour l’économie française portés par des startups et des PME, afin de favoriser l’émergence d’entreprises leaders dans leur domaine et pouvant prétendre à une envergure mondiale. Il permet de cofinancer des projets de recherche, développement et innovation, dont les coûts totaux se situent entre 600 000 et 5 millions d’euros, et de contribuer à l’accélération du développement et de la mise sur le marché de solutions innovantes, à fort contenu technologique. Co-piloté par le ministère de l’Economie, des Finances et de la Relance et le ministère de la Transition écologique et opéré par l’ADEME, Bpifrance et FranceAgriMer, ce concours mobilise jusqu’à 80 M€ par an du Programme d’investissements d’avenir (PIA) autour de thématiques comme la révolution numérique, la transition écologique et énergétique, la santé, la sécurité, etc. Au total, pour les vagues 3 et 4 du concours, le jury a distingué 118 lauréats pour un montant total de 66 M€. Parmi eux, 8 lauréats ont été retenus pour la thématique exceptionnelle menée en collaboration avec le Comité d’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, visant à mobiliser le potentiel d’innovation national au service de l’ambition environnementale et de l’organisation des Jeux. L’objectif est d’accélérer le développement de produits et services innovants qui pourraient être déployés lors de l’événement, notamment en matière de développement durable et de technologies numériques, permettant aux entreprises concernées de bénéficier d’une forte visibilité, notamment sur des marchés internationaux.

LIENS :

Source de l'information : Communiqué de presse PDF  Gouvernement français nov 2020


Cinq ans après l’Accord de Paris, quelles avancées pour la France ?

vendredi 11 décembre 2020
Le 12 décembre 2015, à l’occasion de la COP21, la France et la quasi-totalité des pays du monde adoptaient l’Accord de Paris pour lutter contre le changement climatique. Cinq ans après, la France enregistre des avancées dans tous les secteurs. Pour aller plus vite, plus loin, le Gouvernement a renforcé son cadre d’action et mobilisé de nouveaux financements.

Depuis cinq ans, l’engagement international de la France dans la lutte contre le changement climatique se traduit concrètement au niveau national. Les trois piliers de cet engagement sont :

  • l’atténuation, c’est-à-dire des efforts de baisse des émissions de gaz à effet de serre ;
  • l’adaptation de notre société aux dérèglements climatiques déjà existants ou attendus ;
  • le volet financier.

Objectif de l’Accord de Paris : contenir la hausse des températures mondiales bien en deçà de 2 °C, et s’efforcer de la limiter à 1,5 °C, d’ici 2100 par rapport aux niveaux préindustriels.

(...)

 Lire le communiqué en totalité 

Source de l'information : communiqué du Ministère de la Transition écologique - jeudi 10 décembre 2020


La dépollution des sites sinistrés : une démarche très encadrée

jeudi 10 décembre 2020

Fuite d’hydrocarbures dans un cours d’eau, pollution des sols, présence d’amiante ou de plomb dans un bâtiment ancien… l’activité humaine engendre depuis des décennies nombre de produits dangereux et toxiques qu’il faut éliminer, parfois dans l’urgence, mais toujours avec une infinie précaution. Quelques sociétés se sont spécialisées dans la dépollution de ces sites sinistrés.

 

Inutile d’être un fervent défenseur de l’environnement ou un activiste écologiste pour savoir que la pollution est devenue un problème majeur de nos sociétés contemporaines : plastiques dans les mers et océans, émissions de gaz à effet de serre, présence de nitrates dans les nappes phréatiques à cause de l’utilisation d’engrais chimiques dans l’agriculture… certaines nous sont familières car elles font régulièrement l’objet de reportages. Mais d’autres produits nocifs, peut-être moins porteurs médiatiquement, ne font pas la Une des journaux alors qu’ils sont tout aussi problématiques, si ce n’est plus.

 

C’est le cas, entre autres, du plomb, longtemps utilisé pour fabriquer les conduites d’eau ou certaines peintures, avant que les progrès de la médecine ne mettent en évidence ses effets nocifs sur notre santé,. Le problème se pose aussi pour l’amiante, massivement employé dans la construction et dans l’industrie jusqu’à ce que son implication dans l’apparition de nombreuses maladies graves ne soit démontrée et qu’il soit interdit en 1997. Ces deux matériaux ont été tellement utilisés qu’ils sont encore très présents dans les habitations, immeubles de bureaux, usines et autres équipements urbains, et que s’en débarrasser n’est pas à la portée de tous. En effet, en raison leur toxicité, seules des entreprises dont c’est la spécialité sont habilitées à pratiquer le déplombage et le désamiantage. Outre ces deux opérations, il n’est pas rare que ces sociétés proposent également des services de dépollution d’ouvrages ou de terres polluées par les hydrocarbures, les fibres céramiques réfractaires, les polychlorobiphényles (PCB) et autres produits classés cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques, plus communément appelés CMR.

 

Des compétences rares

 

Toutefois, en raison de la dangerosité des produits à traiter, des risques encourus, de la nécessité de respecter l’environnement et, en cas d’accident de l’urgence des interventions, bien peu d’entreprises sont à même de pouvoir offrir une qualité optimale de travail dans le cadre de la dépollution des sites sinistrés et la gestion des produits CMR. Parmi elles, Biogénie Europe, filiale française de l’entreprise québécoise EnGlobe, a fait de la réhabilitation des sites pollués sa spécialité. S’appuyant sur les 1800 salariés et les 22 centres de traitement permanent à travers le monde de sa maison-mère, Biogénie se revendique comme l’unique acteur de dimension internationale dans ce domaine et l’une des rares entreprises à n’être spécialisée que dans le secteur des travaux de dépollution.

 

C’est à elle, par exemple, que la mairie de Vauhallan, dans l’Essonne (91), a fait appel pour le traitement d’une ancienne décharge sauvage en 2019. Plus récemment, c’est la ville du Havre qui a eu recours à ses services pour effectuer des tests en vue de réhabiliter la décharge de Dollemard et ses quatre mille tonnes de déchets, dont une partie est rejetée à la mer, au grand dam des associations écologistes de la région. L’envergure de Biogénie Europe n’empêche pas d’autres sociétés, certes de taille plus modeste mais non moins performantes, de se mesurer avec succès au défi de la dépollution. C’est le cas, notamment, de DI Environnement qui en a fait sa spécialité depuis maintenant 25 ans.

 

Entreprise familiale, gros chantiers

 

Créée en 1987, cette entreprise familiale, spécialisée au départ dans l’isolation thermique, a vite pris à bras le corps le problème que posait l’amiante et, dès 1995, a effectué son premier chantier de désamiantage alors que cette activité était encore inconnue dans notre pays. Aujourd’hui, DI Environnement réalise 600 désamiantages par an, aussi bien dans des centres commerciaux, des usines, des tours de bureaux que dans des immeubles haussmanniens. L’entreprise a notamment procédé au désamiantage de l’Immeuble Renaissance, situé rue François Ier, dans le très chic 8ème arrondissement de Paris, avant qu’il subisse d’importants travaux de réfection pour accueillir de nouveaux bureaux modernes et des commerces de luxe.

 

Loin de se reposer sur ses lauriers, DI Environnement a, au fil des années, élargi le champ de ses compétences afin de proposer ses services de dépollution dans tous les domaines et sur toutes ses formes, et pas uniquement dans les cas de présence d’amiante. Ainsi, elle œuvre chaque année sur 200 chantiers de déplombage, comme ce fut le cas sur le pont transbordeur de Rochefort, rendu célèbre par la scène d’ouverture du film Les demoiselles de Rochefort de Jacques Demy, qui a nécessité un sérieux décapage de ses peintures avant de pouvoir être rénové et rouvert au public le 29 juillet dernier, après près de quatre ans de travaux. Enfin, DI Environnement traite également toutes les pollutions afin d’éradiquer les risques environnementaux et sanitaires liés aux produits toxiques, grâce à la mise en place de 25 processus CMR autres que l’amiante et le plomb. Cette activité amène l’entreprise, dont l’activité se concentre essentiellement sur le territoire français, à intervenir parfois à l’étranger, comme par exemple lorsqu’il faut aller effectuer des travaux de dépollution de cuves contenant des radioactifs naturels sur un site de Total à Abu Dhabi, capitale des Emirats Arabes Unis.

 

Un cadre d’activité très réglementé et très contrôlé

 

Désamiantage, déplombage, dépollution, toutes ces opérations sont hautement délicates et comportent des risques, tant pour l’environnement du site traité que pour les personnes qui y travaillent. C’est pour cela que les entreprises spécialisées portent une attention particulière à la sécurité et mettent en place des protocoles très stricts. « En ce qui concerne le désamiantage, les chantiers doivent suivre un process spécifique quant à la surveillance de la pollution de l’air », explique Hugo Rosati, directeur général de DI Environnement. Et le chef d’entreprise d’expliquer que, sur chaque site traité, des contrôles dits « règlementaires » doivent être effectués régulièrement par la société de dépollution elle-même. Ces prélèvements de l’air autour et sur le chantier sont par ailleurs doublés par d’autres contrôles dont la plupart sont soumis aux certifications Cofrac. Outre l’air ambiant, l’eau filtrée par les installations est également contrôlée. Dans le cas du plomb aussi, des mesures de précautions particulières sont mises en place, comme par exemple des prises de sang obligatoires du début à la fin des opérations pour tous les intervenants du chantier.

 

Plus généralement, pour chaque domaine d’activité d’une entreprise de dépollution, les équipes d’intervention doivent suivre une formation réglementaire spécifique auprès d’organismes certifiés : formations SS3 amiante, déplombage, traitement de surface métalliques, risque chimique, radioprotection... Autant de précautions indispensables tant l’activité de ces sociétés est sensible et peut s’avérer dangereuse pour les hommes comme pour la nature.


Vicat accélère sa démarche d’économie circulaire avec le dispositif CO2ntainer

jeudi 10 décembre 2020

La cimenterie Vicat de Montalieu-Vercieu (38) s’est équipée en septembre 2020 du dispositif CO2ntainer. La particularité de cette installation créée par l’entreprise britannique Carbon8 Systems ? Elle permet à la fois de soutenir la montée en puissance des combustibles alternatifs dans le process cimentier et de carbonater des poussières de cimenterie à partir du CO2 capté pour fabriquer des granulats performants.

Premier cimentier européen à industrialiser le procédé Carbon8 Systems, Vicat renforce sa démarche d'économie circulaire et fait un pas de plus vers la neutralité carbone en équipant son usine de Montalieu-Vercieu (38). Installé en septembre et mis en production en novembre 2020, le dispositif CO2ntainer intègre les process industriels de l’usine pour valoriser les poussières de cimenterie liées au développement des combustibles alternatifs. Il permet de capter et stocker de manière pérenne le CO2 des gaz de combustion de la cheminée de l’usine. Les poussières sont alors « carbonatées » avec ce CO2 pour être transformées en granulats légers présentant des caractéristiques intéressantes en terme d’isolation thermique.

« Dans le cadre de notre engagement à réduire notre impact environnemental, Vicat a étudié de nombreuses idées innovantes visant à diminuer ses émissions de carbone. », explique Laury Barnes-Davin, directrice scientifique de Vicat, qui précise : « La proposition de Carbon8 Systems qui rassemble deux opportunités en une technologie – la capture du CO2 émis par l'usine et l'utilisation de ce CO2 pour produire des granulats commercialisables auprès des industriels de la construction – nous a immédiatement enthousiasmés. Elle représente un véritable potentiel pour nos activités en France, voire dans tous les pays où nous sommes implantés ».

Ainsi, après plusieurs mois d’utilisation, cette installation pourrait être dupliquée dans les autres cimenteries du groupe Vicat, en France ou à l’international.

Cette technologie brevetée (Accelerated Carbonation Technology) accélère la démarche d’économie circulaire engagée par le groupe depuis plusieurs décennies.

L’objectif visé ? 100 % de combustibles de substitution fin 2024.

Source : communiqué de presse VICAT - décembre 2020 - crédit image VICAT


22ème édition des Assises Européennes de la Transition Energétique

jeudi 10 décembre 2020

À partir du 12 janvier 2021, se tient la 22ème édition des Assises Européennes de la Transition Energétique –le rendez-vous annuel des acteurs engagés dans la transition énergétique des territoires.

Comme chaque année, représentants des pouvoirs publics, des mondes économiques et académiques et de la société civile,se donnent rendez-vous pour débattre et partager leur expérience de la transition énergétique des territoires autour d’un programme composé de plus d’une centaine d’événements –plénières et ateliers.

Cependant, fait inédit en raison du contexte sanitaire : l'événement organisé à Dunkerque, innove et se digitalise entièrement !

Au programme :
> 3 jours de plénières et débats en ligne, autour des grands enjeux actuels nationaux et internationaux de la transition énergétique (du 12 au 14 janvier),
> une programmation inédite de 2 mois d'ateliers et événements digitaux (du 18 janvier au 11 mars)

Les inscriptions sont dès à présent ouvertes !

 Inscriptions 
 Programme 


A l’origine des glissements de terrain en Arctique (CNRS)

jeudi 10 décembre 2020

L'érosion du pergélisol, des sols gelés des régions arctiques, provoque des affaissements de terrain majeurs, aux impacts catastrophiques pour ces territoires sensibles au changement climatique.

Les mécanismes derrière ces événements étant mal connus, des chercheurs du laboratoire Géosciences Paris-Saclay (CNRS/Université Paris-Saclay), en collaboration avec le Melnikov Permafrost Institute de Yakoutsk (Russie), ont simulé en chambre froide1 la formation de glissements de terrain dus à la dégradation accélérée du pergélisol. Ils ont ainsi montré que la concentration en glace du pergélisol est un facteur important dans la genèse de ces effondrements.

Les scientifiques ont observé que les sols gelés très hétérogènes, avec des coins de glace verticaux2, subissent une forte déformation pendant la phase de dégel. Durant cette période, la circulation de l'air chaud est facilitée, accentuant les effondrements de terrain.

Cette érosion pendant la phase de réchauffement, parallèlement à un apport d'eau excédentaire, accélère la fonte et engendre un affaissement à la base de la couche de glace. La dégradation accélérée de ces sols riches en glace modifie la chimie des eaux de surface et provoque à son tour la libération de gaz à effet de serre avec des phénomènes de rétroactions particulièrement puissants.

L’étude et le suivi de ces effondrements sont donc particulièrement utiles à la compréhension et à la prédiction de l’évolution future du climat. Ces travaux sont publiés le 7 décembre 2020 dans Geophysical Research Letters.

Source de l'information : Alerte presse du CNRS du 7 décembre 2020


Une étude pour appuyer la société civile ivoirienne dans le suivi de l’APE

jeudi 10 décembre 2020

Ratifié en août 2016, l’Accord intérimaire de partenariat économique (APE) entre la Côte d’Ivoire et l’Union européenne est un accord de libre-échange ayant pour objectif le développement des liens commerciaux et des investissements entre les deux entités. Le Gret, en appui à la Convention de la société civile ivoirienne (CSCI), a réalisé une étude sur les risques et les opportunités de l’APE pour la population ivoirienne, et notamment ses secteurs les plus vulnérables.

 

L’étude « Opportunités et risques de la mise en œuvre de l’APE intérimaire Côte d’Ivoire – Union européenne (APEi) et de la Stratégie nationale APE » a été menée entre février et octobre 2020 dans le cadre du projet d’appui au renforcement des capacités opérationnelles des organisations de la société civile ivoirienne. Ce projet vise à renforcer ces acteurs – rassemblés notamment au sein de la CSCI – dans leurs activités d’analyse et de suivi de l’APEi et de la Stratégie nationale APE, ainsi que dans leurs actions de plaidoyer auprès des pouvoirs publics. Le Gret apporte ainsi son appui à la CSCI en matière d’expertise et de formation.

 

Les limites de l’APE

L’étude, menée conjointement par Laurent Levard, responsable de programme alimentation et économie rurale au Gret, et Sié Kambou, chargé d’étude au sein de la CSCI, se base sur un travail d’analyse documentaire fourni, couplé à des entretiens avec différents acteurs de la société civile : industriels, agriculteur·rice·s, représentant·e·s d’organisations de la société civile, représentant·e·s des pouvoirs publics, chercheur·e·s.

Elle souligne que, si l’APEi et la Stratégie nationale APE présentent en effet des opportunités, elles font avant tout peser des risques sur la population ivoirienne et notamment ses groupes les plus vulnérables. Ces risques sont essentiellement liés à la concurrence accrue des importations européennes sur le marché ivoirien, notamment au niveau des filières agricoles et agroalimentaires, mais également pour d’autres secteurs de l’industrie. Enfin, l’étude souligne également les baisses prévisibles des recettes fiscales et la remise en question du processus d’intégration régionale de la Côte d’Ivoire.

Dans ces conditions, les auteurs de l’étude recommandent aux organisations de la société civile ivoirienne de se doter d’outils de suivi-évaluation performants pour quantifier les effets de la mise en œuvre de l’APEi. L’enjeu est d’être en mesure d’avoir une appréciation indépendante des effets de l’APEi et de la Stratégie nationale APE, afin de pouvoir faire des recommandations en matière de politiques publiques, et notamment de politique commerciale. Il est nécessaire de ce point de vue que la société civile ne s’interdise a priori aucune proposition, y compris celles qui reviendraient à questionner les choix passés en matière de politique commerciale.

 

Les moyens d’action de la société civile

Pour les auteurs de l’étude, la société civile ivoirienne peut dès maintenant élaborer des propositions susceptibles d’être plaidées auprès des décideurs politiques, concernant notamment :

  • l’existence d’un cadre de redevabilité et de suivi-évaluation des politiques publiques, incluant des informations précises et détaillées par type d’acteur économique et de filière sur les actions entreprises dans le cadre de la Stratégie nationale APE et les budgets correspondants ;
  • les priorités opérationnelles de la Stratégie nationale APE, et notamment la place donnée au soutien au développement des filières destinées au marché intérieur, à l’agriculture familiale et aux petites et moyennes entreprises ;
  • les exigences quant aux caractéristiques qualitatives des produits européens.

 

L’étude a permis aux organisations de la société civile ivoirienne d’identifier les produits et secteurs les plus susceptibles d’être fragilisés par la libéralisation. Elle a également déterminé les priorités nationales en termes d’industries, d’autonomie économique et alimentaire du pays, ainsi que les impératifs en matière de protection de la santé des populations et de l’environnement. L’étude devrait ainsi permettre à la société civile, en lien avec ses alliés stratégiques, de plaider en faveur d’une pleine utilisation des instruments de l’APEi existant en matière de défense commerciale ou, si besoin, de mettre en cause les dispositions de l’accord.

 

Il semble enfin essentiel, dans le cadre du processus d’intégration régionale, de renforcer le dialogue et les liens avec les organisations de la société civile et représentatives de l’agriculture familiale et des petites et moyennes entreprises des autres pays ouest-africains. L’APEi constitue en effet un risque pour la dynamique d’intégration régionale. Les sociétés civiles ont certainement un rôle à jouer pour contribuer à renforcer cette intégration et la bonne entente entre les peuples de la région, au moyen notamment d’un plaidoyer en faveur de politiques favorables à cette intégration.

 

Retrouvez l’étude intégrale

L’approche du Gret en matière de politiques commerciales


Nouveau-Brunswick : Les prix élevés du bois ne se répercutent pas chez les propriétaires de lots boisés

mercredi 9 décembre 2020

Selon les propriétaires de lots boisés, « le coût du bois a grimpé en flèche, mais les redevances qu’ils reçoivent pour le bois rond n’ont pas changé ».

Les prix du bois ont grimpé en flèche à mesure que de plus en plus de personnes effectuent des rénovations et de nouvelles constructions pendant la pandémie COVID-19. Cependant, tandis que les détaillants et les usines récoltent les fruits d’une demande accrue, on ne peut pas en dire autant des propriétaires de boisés.

Selon Rick Doucett, président de la Fédération des propriétaires de lots boisés du Nouveau-Brunswick, « les redevances versées aux propriétaires de lots boisés pour les matières premières n’ont pas augmenté pendant la pandémie, même si les prix du bois fini ont augmenté ».

Depuis que la pandémie a débuté, nous avons des prix records du bois d’œuvre, mais nous ne voyons certainement pas des prix records du bois rond. Et selon Rick Doucett, « il n’y a pas d’augmentation du tout, alors que les prix du bois de construction au cours des six, sept, huit derniers mois ont augmenté de plus de 100 pour cent. En juin, sur le site de Ressources naturelles Canada, le prix du deux par quatre pour mille [pieds-planche] était de 600 $. Et en septembre, il était de 1 300 $ pour mille [pieds-planche] ».

Le problème est que le prix payé par les scieries est déterminé par la quantité de bois qu’elles ont dans les chantiers.

Selon Rick Doucett, « les scieries peuvent obtenir beaucoup de bois sur les terres de la Couronne, et la province ne vend pas ce bois à un prix compétitif, ce qui nuit aux propriétaires de boisés privés. Dans d’autres juridictions, comme l’Alberta, les exploitants paient des redevances sur le bois selon une échelle mobile basée sur le prix du produit fini. ».

La Fédération des propriétaires de lots boisés du Nouveau-Brunswick avait fait pression sur les gouvernements successifs pour qu’ils modifient la législation afin de rendre l’arrangement plus équitable pour les propriétaires de boisés, sans succès jusqu’à présent.

Source : Fédération des propriétaires de lots boisés du Nouveau-Brunswick, Acadie Nouvelle


Nouveau-Brunswick : La raffinerie d’Irving Oil située à Saint John devra moins polluer

mercredi 9 décembre 2020

Lorsque des responsables de l’environnement du Nouveau-Brunswick ont demandé des observations publiques sur la pollution atmosphérique de la plus grande raffinerie de pétrole au Canada, une seule personne s’est présentée et c’est Gordon Dalzell’s un habitant de Saint John, voisin de la raffinerie. Il a en effet produit une réponse manuscrite de 200 pages pour exprimer ses préoccupations concernant les effets des activités de la raffinerie sur la qualité de l’air.

Il a demandé que les limites d’émission de dioxyde de soufre et d’oxyde d’azote soient plus strictes. Et, il a été compris. Les nouvelles limites, 4 500 tonnes par an, ont baissé respectivement de 13 et 18 pour cent.

Ces cinq dernières années,  de graves problèmes sont survenus à la raffinerie. Ils comprennent une explosion massive en octobre 2018 et une fuite de butane au début de la même année qui a vu les rues de la ville bloquées pendant des jours avec 84 résidents forcés de quitter leurs maisons.

Dalzell a demandé aux responsables de l’environnement pourquoi il n’y avait pas eu de lettres d’avertissement, d’ordonnances ou de sanctions émises par le département en rapport avec ces manquements.

En tout, le ministère a répondu à 33 questions distinctes soulevées par Dalzell, un défenseur de longue date de l’air pur, dont la maison est à moins d’un pâté de maisons de la clôture de la raffinerie. Ils comprennent le manque d’accès au rapport annuel de la raffinerie et aux procès-verbaux du comité de liaison communautaire local.

Il est déçu d’apprendre qu’il a été le seul à répondre à l’appel à commentaires, qui a été ouvert le 20 décembre et s’est poursuivi jusqu’au 15 mai.

« Imaginez simplement s’ils avaient reçu 50 soumissions », a déclaré Dalzell. « Nous pourrions en fait voir des règles plus strictes, des conditions plus dures. Nous pourrions en fait voir l’endroit nettoyé encore plus qu’il ne l’a été au fil des ans. Parce qu’ils ont apporté des améliorations. Nous devons nous assurer que cela figure dans le dossier. »

Bien qu’il y ait eu des améliorations, la raffinerie est le plus grand contributeur de gaz à effet de serre de la province, avec environ trois millions de tonnes par an,

Dalzell a déclaré qu’en ne répondant pas, les Néo-Brunswickois signalent aux organismes de réglementation provinciaux qu’il n’y a guère d’intérêt à pousser l’entreprise à resserrer les règles sur la qualité de l’air.

Un porte-parole du ministère de l’Environnement et des Gouvernements locaux a déclaré que les commentaires et les questions du public sur les approbations d’exploitation de la qualité de l’air sont les bienvenus à tout moment et peuvent être soumis sur le site Web du ministère.

Le nouveau permis d’exploitation pour la qualité de l’air entre en vigueur le 16 juillet et il expire en 2025.

Source : Acadie Nouvelle

 


Nouveau-Brunswick : À mesure que la température baisse, le coût du maintien au chaud, diminue également

mercredi 9 décembre 2020

À la veille d’une autre saison de chauffage hivernale, les résidents du Nouveau-Brunswick qui dépendent du gaz naturel, du mazout et même de l’électricité bénéficient de coûts inférieurs pour rester au chaud par rapport à l’année dernière, dans certains cas inférieurs à tout ce qu’ils ont connu au cours de la dernière décennie.

Les prix du gaz naturel facturés par le principal service public de gaz du Nouveau-Brunswick, Liberty, sont actuellement inférieurs à 8 $ le gigajoule pour la première fois depuis huit ans. Selon, le vice-président de Liberty Gilles Volpe, « le prix du gaz ne devrait pas bondir pendant les mois d’hiver, il devrait rester très stable ».

C’est un grand changement pour les clients du gaz naturel du Nouveau-Brunswick, y compris environ 8 500 clients résidentiels qui ont été piqués par des hausses de prix surprises au cours des hivers précédents.

Selon Volpé, « la diminution des approvisionnements en gaz de la Nouvelle-Écosse et les infrastructures limitées aux États-Unis pour déplacer les fournitures de remplacement au-delà de Boston ont entraîné des prix imprévisibles par temps froid qui sont maintenant sous contrôle. Il a déclaré que les contrats d’approvisionnement à long terme signés par Liberty et l’expansion de l’infrastructure de gaz naturel dans la région devraient mettre fin à la pire des fluctuations de prix qui a frappé les clients néo-brunswickois dans le passé. L’ensemble du nord-est semble se stabiliser de manière significative avec la capacité supplémentaire qui est en cours de construction dans les pipelines qui supprime les goulots d’étranglement et crée la stabilité des prix. Au fur et à mesure que nous avançons pendant l’automne et que nos prévisions s’améliorent, de plus en plus à l’approche de l’hiver, nous avons pu constater que nous avons un prix beaucoup plus bas. Nos prévisions actuelles montrent que cela va rester à 7,92 $ le gigajoule pour tout l’hiver. »

C’est 40 % moins cher que les prix de l’essence que Liberty facturait aux clients en janvier, février et mars derniers.

Liberty a également demandé à la Commission de l’énergie et des services publics de geler les frais de distribution pour les propriétaires pour l’année prochaine, qui, s’ils sont approuvés, entraîneront des frais de résidence combinés totaux pour les clients de Liberty en janvier prochain, y compris les frais de distribution et de produits combinés, qui sont de 20 par cent de moins qu’en janvier dernier.

La Commission de l’énergie et des services publics du Nouveau-Brunswick a abaissé le prix maximum légal pour le mazout à 73,7 cents le litre plus la TVH, à la suite d’une baisse des prix de négociation aux États-Unis. Ceci représente 31 cents le litre de moins que les prix auxquels les ménages du Nouveau-Brunswick étaient confrontés il y a un an.

Il n’y a aucune garantie que les marchés resteront aussi favorables aux consommateurs dans les mois à venir, mais c’est le prix maximum le plus bas affiché au Nouveau-Brunswick avant l’hiver depuis 14 ans.

Sources : Acadie Nouvelle


Nouveau-Brunswick : La conservation de plus de 16 hectares de vastes forêts mixtes et d’habitats humides à Miramichi

mercredi 9 décembre 2020

L’ONG Protection des sites naturels du Nouveau-Brunswick a annoncé la conservation de plus de 16 hectares de forêts mixtes et d’habitats humides, qui comprennent une partie de l’affluent du ruisseau Carding Mill de la rivière Miramichi, à Miramichi.

Située dans l’ancien village de Nelson, la propriété a été nommée Dolan Woodlands Nature Preserve en l’honneur de la famille Dolan qui a généreusement fait don du terrain à l’ONG pour sa protection permanente. La propriété borde le populaire Miramichi Cross Country Ski Club et protège le terrain où se trouvent certains de ses sentiers.

La réserve naturelle de Dolan Woodlands a une histoire riche dans la région de Miramichi, car le boisé a été acheté à l’origine en 1845 par John (Doolan) Dolan. Il est arrivé à Miramichi en 1830 à l’âge de 15 ans en provenance d’Irlande avec son père, sa mère et son frère cadet Thomas, et la famille a vécu sur l’île Beaubears pendant les 20 premières années de leur nouvelle vie, travaillant à l’origine dans l’industrie de la construction navale.

Au fil des ans, la famille Dolan a été de sages intendants de cette propriété, appréciant la nature environnante qui deviendrait une pierre de touche pour de nombreux membres de la famille. Les intentions de la donation de la famille comprennent d’honorer leurs ancêtres, d’assurer la conservation perpétuelle de la terre et de redonner à la communauté de Miramichi, où cette réserve naturelle sera appréciée pour les générations futures.

La réserve naturelle protège un vaste réseau de zones humides, y compris des zones humides boisées, qui fournissent un habitat important à de nombreuses espèces végétales, notamment la canneberge en corymbe, la racine de serpent à sonnettes, le concombre sauvage et l’aubépine. La vaste forêt mixte située sur la réserve est riche en frêne blanc, cerisier des bois, cèdre blanc de l’Est, épinette blanche, tremble, bouleau blanc, sapin baumier, mélèze et érable rouge. Cet habitat abrite diverses espèces fauniques, notamment des canards, des ombles de fontaine, des orignaux, des cerfs, des castors, des ratons laveurs, ainsi que de nombreuses espèces d’oiseaux et d’amphibiens.

 

Les terres humides et la zone riveraine entourant la réserve naturelle sont importantes pour la durabilité du ruisseau Carding Mill et la qualité de l’eau de ce ruisseau. Ce ruisseau est un affluent direct du saumon portant la rivière Miramichi.

Sources : Conseil de Conservation du Nouveau-Brunswick, Protection des sites naturels du Nouveau-Brunswick


Nouveau-Brunswick : le paysage forestier et les changements climatiques

mercredi 9 décembre 2020

Au cours des dernières années, de nombreuses recherches ont été effectuées dans la région pour modéliser l’apparence de la forêt au Nouveau-Brunswick et mesurer l’impact des changements climatiques sur nos belles forêts. « Les chercheurs ont par exemple fait beaucoup de modélisation sur la réserve de biosphère de Fundy et les résultats démontrent que les espèces indigènes vont décliner, persévérer et prospérer au cours des 100 prochaines années. Dans le cadre de changements climatiques de plus en plus présents, certaines espèces d’arbres vont prospérer ».

Les huit espèces qui ont le plus de chances de prospérer au Nouveau-Brunswick avec les changements climatiques sont : le cerisier noir, la pruche de l’Est, l’érable rouge, le pin blanc, le bois de charpente, le hêtre d’Amérique, le chêne rouge et l’érable à sucre. Elles couvrent une gamme de conditions de croissance (tolérances à l’humidité et à la lumière) et, puisqu’elles poussent déjà dans la province, elles peuvent être plantées en toute sécurité.

Un certain nombre d’espèces qui ne sont actuellement pas indigènes dans notre province vont probablement migrer au cours des prochaines années, car les conditions ici favorisent certaines espèces d’arbres. « Il y a beaucoup de débats autour de la migration assistée. En effet, de nombreux chercheurs se demandent s’il faudrait planter de manière proactive des espèces non indigènes pour que notre paysage forestier soit couvert de forêts, tandis que d’autres espèces se raréfient. Toutefois, la migration assistée s’accompagne d’une foule d’inconnues : qu’adviendra-t-il de l’habitat faunique de notre province ; comment les maladies de ces espèces vont-elles interagir avec les espèces indigènes; la possibilité qu’une espèce non indigène devienne envahissante ? Pour le moment, les lieux les plus sûrs où les espèces non indigènes peuvent être plantées et surveillées sont les parcs urbains et les jardins botaniques, et non les boisés ».

Sources : Communauté forestière internationale, sfmcanada.org


Nouveau-Brunswick : les marais salants de l’est de la province sont menacés

mercredi 9 décembre 2020

« Les marais salants sont des systèmes dynamiques qui réagissent aux changements induits par des facteurs naturels ou non naturels. Les marais salants peuvent par exemple répondre à la hausse du niveau de la mer, soit en s’élevant verticalement s’il y a suffisamment de sédiments et de matières organiques pour appuyer ce mouvement, soit en migrant vers l’intérieur des terres si l’espace le permet. Les marais salants, confrontés aux obstacles que constituent les infrastructures (routes, édifices, etc.) et les interventions humaines (remplissages, brise-lames, digues), sont moins en mesure de s’adapter. Ce phénomène s’appelle l’étouffement côtier. Cette situation provoque la perte de marais salants et d’autres habitats côtiers ».

En plus des perturbations humaines directes, les marais salants et les autres habitats du littoral de l’est du Nouveau-Brunswick sont menacés par les effets indirects des influences humaines, comme l’élévation du niveau de la mer associée au réchauffement de la planète.

Selon un rapport publié en 2006 par Environnement Canada, « les plus importantes hausses relatives du niveau de la mer seront observées sur la côte sud-est du Nouveau-Brunswick. Hanson et al. (2006) ont découvert que, en dépit d’une élévation du niveau de la mer de 25 à 32 cm au cours du dernier siècle, c’est la région côtière de Shemogue (considérée comme sous-développée) qui a subi le moins de changement, et ce en comparaison avec les zones côtières plus développées d’Aboiteau, de Shédiac et de Cocagne. Ces recherches ont démontré que ce sont les marais salants les moins touchés par les perturbations humaines ou par l’étouffement côtier qui ont le plus de chance de s’adapter à l’élévation du niveau de la mer ».

Selon Hanson et al. (2006), « la politique de conservation des terres inondées du Nouveau-Brunswick a été conçue pour protéger les milieux humides comme les marais salants. À partir d’informations collectées lors d’une enquête menée par le Conseil de conservation, on constate que certaines règles contenues dans la politique, comme l’exigence d’une zone tampon de 30 mètres entre le milieu humide et les activités en développement, ne sont ni respectées ni imposées. Selon l’enquête, il apparaît clairement que la zone tampon de 30 mètres n’est pas suffisante pour protéger les marais salants ni les zones aménagées des conséquences prévues de l’élévation du niveau de la mer, plus particulièrement sur la côte est du Nouveau-Brunswick ».

Sources : Conseil de Conservation du Nouveau-Brunswick


Forum Online Energies Renouvelables & Emploi des Jeunes au Togo

mardi 8 décembre 2020

Spécial Programme & Speakers

3 jours

1 conférence inaugurale

7 tables rondes thématiques

48 panélistes et 1 allocution finale

jeu., 10 déc. 2020, 11:30 –

sam., 12 déc. 2020, 19:00 CET

Découvrez le programme et les différents intervenants de haut niveau qui viendront partager vision, enjeux et initiatives sur le sujet de l’accès à une énergie durable et équitable au Togo et en Afrique de l’Ouest à l’occasion du forum dédié à l’emploi des jeunes et aux énergies renouvelables !


Vous retrouverez ainsi Mme Mila Aziable, Ministre de l’énergie et des mines du Togo, ainsi que M. Sediko Douka, Commissaire en charge de l’énergie et des mines de la CEDEAO,  Mme Reckya Madougou, Conseillère spéciale du Président de la République du Togo ainsi que M. Aliou M. Dia, Directeur du PNUD Togo, Mme Jocelyne Caballero, Ambassadrice de France au Togo ainsi que M. Elie Aloko, Directeur de l’environnement et de la finance climat de la BOAD.


Interviendront également Amy Nabiliou d’AT2R, le Professeur Yao Azoumah de Kya Energy Group, Cyril Carabot du Syndicat des Energies Renouvelables, Astria Fataki d’Energy Generation, Jonas Daou de l’Association des Grandes Entreprises du Togo, Seynabou Thiam de Women In Africa, Thomas Samuel de Moon - Sunna Design, Elodie Le Bachelier d’Entrepreneurs du Monde, Cedric Filet d’Aldelia ou encore Akoua Awoudja de makesense Africa !!!

 

Identification des besoins, financement des projets, formation professionnelle des jeunes, inclusion des femmes, entrepreneuriat des jeunes, innovations technologiques ou encore implication des collectivités locales, le #FEEJ2020 abordera tous les aspects des enjeux liés au développement des énergies renouvelables en Afrique de l’Ouest et au Togo.

 Pour en savoir plus 
 Inscription 


En téléchargement : nouveau rapport d’OXFAM sur les émissions de CO2 dans l’UE

mardi 8 décembre 2020

Communiqué de presse – Oxfam France - le 8 décembre 2020

 

Émissions de CO2 dans l’UE : en baisse pour les citoyens les plus pauvres, en augmentation pour les 10 % les plus riches

Dans une nouvelle étude publiée ce jour, Oxfam révèle que la réduction des émissions de l’Union européenne (UE) depuis 1990 résulte d’une baisse des émissions des Européens à revenu faible et intermédiaire, tandis que les émissions des 10 % les plus riches ont augmenté.

Cette étude montre que la lutte contre les inégalités en matière d’émissions de CO2 est à la fois essentielle pour atteindre le nouvel objectif climatique de l’UE pour 2030 – dont les dirigeants européens vont discuter cette semaine – mais aussi pour assurer une reprise économique rapide, équitable et durable après la pandémie de COVID-19.

Le rapport « Combattre les inégalités des émissions de CO2 dans l’Union européenne » s’appuie sur des recherches menées avec l’Institut de l’Environnement de Stockholm (SEI), portant sur les émissions liées à la consommation de la population, selon différentes catégories de revenus, entre 1990 et 2015. Au cours de cette période de 25 ans, alors que les émissions liées à la consommation ont diminué de 12 % et que les inégalités économiques se sont creusées dans l’UE, le rapport indique que :

 

  • Les 10 % des citoyens européens les plus riches sont responsables de plus d’un quart (27 %) des émissions de l’UE, soit autant que la moitié la plus pauvre de la population de toute l’UE. Les 40 % d’Européens ayant des « revenus moyens » sont quant à eux responsables de 46 % des émissions et les 1 % les plus riches de 7 % des émissions.
  • La moitié la plus pauvre de la population européenne a réduit ses émissions de près d’un quart (24 %), et les citoyens « à revenus moyens » de 13 %. En revanche, les 10 % des Européens les plus riches ont augmenté leurs émissions de 3 %, et cette augmentation atteint 5 % chez les 1 % les plus riches.
  • Pour maintenir le réchauffement planétaire à 1,5 °C, l’empreinte carbone des 10 % d’Européens les plus riches devrait être divisée par dix d’ici 2030, et celle du 1 % les plus riches devrait être 30 fois moins élevée qu’aujourd’hui. Quant à l’empreinte carbone des 50 % les plus pauvres, elle doit être réduite de moitié. 

 

Pour Armelle Le Comte, responsable du plaidoyer climat à Oxfam France : « Dans l’UE, ce sont les Européens les plus pauvres qui ont réduit leurs émissions de CO2, alors que les plus riches ont eux augmenté leurs émissions. Désormais, chacun doit prendre sa part de l’effort pour parvenir aux réductions plus importantes qui sont nécessaires au cours de la prochaine décennie. »

« Les inégalités en matière d’émissions de CO2 risquent de mettre à mal l’atteinte des objectifs climatiques de l’Europe si les dirigeants européens n’adoptent pas une approche commune pour réduire les émissions et lutter contre les inégalités. Le mouvement des Gilets jaunes nous a montré à quel point les politiques climatiques peuvent s’enliser si elles ne reposent pas sur des principes d’équité et de justice sociale ».

Le rapport révèle aussi de fortes inégalités en matière d’émissions à l’intérieur des États membres de l’UE, mais aussi entre ces pays. Les 10 % de citoyens les plus riches d’Allemagne, d’Italie, de France et d’Espagne (soit quelque 25,8 millions de personnes) sont collectivement responsables du même volume d’émissions que l’ensemble de la population de 16 États membres de l’UE réunis (soit environ 84,8 millions de personnes).

Cependant, en raison des inégalités croissantes et de la dépendance au charbon, les 10 % de citoyens les plus riches de Pologne (soit quelque 3,8 millions de personnes) – un pays relativement plus pauvre du continent – sont responsables de plus d’émissions que la population entière de pays comme la Suède (qui compte environ 9,8 millions d’habitants) ou la Hongrie (environ 9,9 millions d’habitants).

En 2020, et avec seulement 1 °C de réchauffement planétaire, la crise climatique a provoqué des inondations dévastatrices au Niger et en Chine, des vagues de chaleur dans toute l’Europe, des ouragans meurtriers en Amérique centrale et des incendies de forêt sans précédent en Australie et aux États-Unis. Personne n’est à l’abri de ces phénomènes, mais ce sont les populations les plus pauvres et les plus marginalisées qui sont les plus durement touchées.

Oxfam appelle l’UE à se servir du « Green Deal européen » pour lutter contre les inégalités, réduire les émissions et stimuler la reprise économique après la crise du COVID-19.

Pour Armelle Le Comte : « Un objectif climatique ambitieux pour 2030, associé à un Green Deal européen équitable, aidera l’Europe à rebondir après la crise du COVID-19, grâce à des économies plus durables et plus résilientes qui fonctionnent pour tout le monde. Le Green Deal européen peut cibler les émissions des citoyens les plus riches tout en bénéficiant directement aux Européens à faible revenu, en investissant par exemple dans la rénovation des logements et les transports publics.

« La France doit prendre sa part de responsabilité, notamment dans le cadre de la future loi issue des propositions de la Convention citoyenne sur le climat. A la lumière des révélations de ce rapport, le gouvernement doit prendre des mesures ambitieuses pour réduire les émissions de gaz à effet et investir dans les services publics et les secteurs sobres en carbone. Ce sont les conditions sine qua non pour faire face à la crise climatique et enrayer le creusement des inégalités », conclut Armelle Le Comte.

LIENS : 

 Lien vers le rapport en PDF 
 Pour en savoir plus sur OXFAM FRANCE 
 Source de l'information


Vidéo TV5MONDE : Journée mondiale du Climat 2020

mardi 8 décembre 2020

Journée mondiale du Climat : 2020, l'une des trois années les plus chaudes jamais enregistrées

TV5MONDE publie sur son site Internet à l'occcasion de la Journée mondiale du Climat ce 8 décembre 2020 une courte vidéo explicative sur l'évolution actuelle inquiétante.

Présentation de la vidéo (Crédits TV5MONDE - Hélène Stiefel)

Ce mardi 8 décembre est célébrée la Journée mondiale des actions pour le Climat, à l'initiative d'un groupement d'ONG. A quelques jours du 5ème anniversaire de l'Accord de Paris, les relevés de l'Organisation météorologique mondiale (OMM) placent l'année 2020 sur le podium des années les plus chaudes jamais répertoriées. La hausse des températures a provoqué, cette année encore, des phénomènes catastrophiques : sécheresses et canicules, ouragans et typhons, inondations et moussons, sur les cinq continents.

 Voir la vidéo


Ti’Pan, l’entreprise qui propose des couches lavables en location à La Réunion

lundi 7 décembre 2020

L’arrivée d’un nouveau-né s’accompagne souvent d’une augmentation considérable des déchets quotidiens. En effet, on estime que chaque enfant utilisera environ 5 000 couches ce qui correspond à une tonne de déchets. De plus, les couches jetables mettent plus de 500 ans à se dégrader, et c’est sans compter la production de celles-ci ainsi que les différents produits nocifs qui peuvent être utilisés pour leur fabrication ou même être présents dans les couches.

Il existe à présent l'alternative des couches lavables mais les parents peuvent y être réticents pour différentes raisons. Pour remédier à ce problème et permettre de les essayer sans engager trop de frais, plusieurs entreprises proposent maintenant des solutions avec prêt de couches lavables. Toutefois, celles-ci se trouvent en majorité uniquement en France métropolitaine. Or, la gestion des déchets dans les DOM est un enjeu critique. A La Réunion par exemple, il n’y a pas d’incinérateurs à déchets et les deux centres d’enfouissement qui y existent sont déjà pleins. La réduction des déchets y est donc un problème crucial.

Considérant que la couche est l’un des premiers produits essentiels de la vie des nouveau-nés et que les parents sont plus propices à changer leur comportement pour le bien-être de leurs enfants, Frédérick Lasnet a créé la société Ti’Pan en 2018 pour louer des couches lavables aux structures et aux particuliers de La Réunion.

Le fonctionnement est simple et flexible pour faciliter la vie des nouveaux parents. Après la commande, un lot d’une vingtaine de couches est livré en voiture électrique au domicile du client. Ti’Pan passe ensuite de nouveau récupérer les couches usagées stockées dans un sac étanche fourni, et les échange contre des couches propres. L’étape du lavage est complètement pris en charge par l’entreprise qui possède sa propre blanchisserie.

Les avantages de cette méthode sont nombreux puisqu’elle propose une alternative locale, économique, saine, pratique et écologique aux couches jetables.

Ce projet a d'ailleurs été soutenu par l’ADEME dans le cadre d’un appel à projets dédiés à l’économie circulaire. Son créateur qui travaille déjà avec une maternité de l’île et des particuliers souhaite agrandir sa société pour offrir son service au plus grand monde possible sur le territoire.

Si vous souhaitez en savoir plus sur ce projet ou êtes intéressés par le service, rendez-vous sur le site de Ti’Pan.

[MOGED]

Crédit image - Bertrand Sennegon - licence CC


En 2021, la coopération monégasque confirme son engagement aux côtés du Gret

lundi 7 décembre 2020

Partenaire historique du Gret depuis 2010, le Gouvernement de la Principauté de Monaco réaffirme en cette fin d’année 2020 son engagement auprès des populations vulnérables en Afrique via le financement de six projets du Gret dans des domaines variés tels que la santé, la nutrition, ou la sécurité alimentaire.

 

Partageant une vision inclusive et ancrée dans les territoires, la coopération monégasque et le Gret développent depuis plus de dix ans des partenariats de confiance afin de lutter contre les inégalités dans le cadre des huit premiers Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies. Ce partenariat se concentre notamment sur les thématiques de la santé, de la sécurité alimentaire, de la nutrition, ou encore du renforcement de capacités en Afrique, à travers six projets pour un financement total de 731 828 euros en 2021.

 

Une plus grande résilience pour les populations vulnérables

Alors que l’un des objectifs principaux du Gret repose sur la réduction de la vulnérabilité des femmes, des hommes et des écosystèmes face aux chocs climatiques, environnementaux, sociaux ou économiques, la coopération monégasque accompagne plusieurs projets de renforcement de la résilience des populations.

Ainsi, lancé en 2020 en partenariat avec l’Organisation mondiale de la Santé, la Cellule d’appui à la mise en œuvre de la couverture santé universelle, le ministère de la Santé publique malgache et le Gret, le projet de mise en place de la couverture santé universelle (CSU) sur l’île de Sainte-Marie à Madagascar a pour objectif d’améliorer l’accès aux soins des habitant·e·s les plus précaires de l’île. Plus précisément, le Gret assurera la mise en place d’un observatoire citoyen visant à coordonner les activités de sensibilisation, la formation du personnel, la fourniture d’équipements et matériels, la réhabilitation d’infrastructures de santé et la mise en place de fonds d’affiliation pour les plus vulnérables. C’est ainsi plus de 25 000 habitant·e·s de l’île qui bénéficieront de cette couverture santé universelle, couplée à un renforcement de la disponibilité et de la qualité des soins proposés, réduisant ainsi les risques sanitaires individuels et collectifs.

S’ajoutant à ces activités de renforcement sanitaire, la nutrition, et plus particulièrement la nutrition maternelle et infantile est au cœur de la collaboration entre le Gret et le Gouvernement de Monaco.

Soutien du programme du Gret Nutridev depuis 2017, la coopération monégasque est notamment impliquée sur les projets d’appui à la promotion des services d’alimentation du nourrisson et du jeune enfant dans les régions du Gorgol et du Brakna en Mauritanie, le projet d’appui à la fortification alimentaire au Niger, ainsi que deux projets à Madagascar, les projets Penim et Tambatra. Ces projets s’inscrivent dans le cadre de la réalisation de l’ODD 3 (Santé et bien-être pour tous) et l’ODD 2 (Éliminer la faim et assurer la sécurité alimentaire), et plus particulièrement sa cible 2.2 – à savoir « mettre fin à toutes les formes de malnutrition notamment chez les enfants de moins de 5 ans et répondre aux besoins nutritionnels des femmes enceintes ou allaitantes ». Ils s’inscrivent également dans l’engagement de la coopération monégasque en matière de nutrition infantile, qui en a fait un de ses six programmes phares. Les objectifs de ces projets sont l’amélioration des pratiques d’alimentation des nourrissons, des jeunes enfants et des femmes enceintes et allaitantes dans deux régions de Mauritanie, dix départements du Niger, ainsi que deux villes (Antananarivo et Toamasina) et deux communes rurales à Madagascar. En développant des productions locales d’aliments fortifiés à destination des femmes et des jeunes enfants, ainsi qu’en attachant une importance particulière à la sensibilisation à la nutrition ou à la sécurité alimentaire et nutritionnelle en milieu scolaire, ces projets œuvrent à la réduction de la malnutrition infantile chronique, responsable notamment de retards de croissance et de graves problèmes neurologiques chez les enfants atteints.

Visite de représentant·e·s la coopération monégasque à Madagascar. ©Gret 2018

 

Des moyens d’action renforcés

Outre le renforcement de la résilience des populations, la réduction de la vulnérabilité des êtres humains et des écosystèmes face aux chocs est un axe majeur qui guide les actions du Gret.

Renforcer l’inclusion et la structuration des filières agricoles et pastorales est un enjeu clé d’autonomisation des populations rurales sahéliennes. Mené au Burkina Faso depuis 2019, le projet GO-IN Burkina a pour objectif de renforcer l’inclusion des petites exploitations agricoles familiales et des petites et moyennes entreprises (PME) agroalimentaires dans des chaînes de valeur durables. Plus précisément, le projet œuvre au renforcement de la gouvernance et de la structuration des filières niébé, lait et des produits forestiers non ligneux. L’accroissement des capacités d’une production qualitative, de sa transformation et de sa vente sur les marchés locaux permet ainsi aux producteurs et productrices de s’assurer un revenu supérieur et stabilisé, limitant leur vulnérabilité aux crises climatiques ou économiques, et améliorant durablement leurs perspectives socio-économiques.

Eleveuse de la région de Dagana, projet Asstel © Kamikazz

Donner aux populations vulnérables les moyens d’appréhender leur avenir sur un temps plus long, c’est aussi l’objectif du projet Asstel, dont la troisième phase est menée dans la région de Dagana, au nord du Sénégal, depuis 2019, et vise principalement à renforcer la pratique pastorale en la structurant de manière inclusive et concertée. Pour ce faire, le Gret accompagne la coopérative des producteurs laitiers de Dagana (CPLD) dans le renforcement de sa gouvernance et la structuration de services collectifs d’appui à la filière laitière, ainsi que l’Association pour la promotion de l’élevage en savane et au Sahel (Apess) afin de développer des solutions d’amélioration des moyens d’existence et de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des familles d’éleveur·euse·s. Il participe  également au renforcement du dialogue et des concertations interprofessionnelle et territoriale entre les acteurs, sur les enjeux de genre et de nutrition notamment.

Au total, environ 1 500 exploitations familiales seront appuyées par le projet, soit directement, soit à travers des services et soutiens des partenaires (Apess et coopérative des producteurs laitiers) pour améliorer leur situation alimentaire et nutritionnelle, mais aussi leur assurer un revenu inclusif et durable sur leur territoire.

 

Ces différents projets du Gret soutenus par la coopération monégasque sont autant d’engagements auprès des plus vulnérables. Assurer la résilience sanitaire, économique, alimentaire et nutritionnelle des populations et des écosystèmes permet aux femmes et aux hommes d’envisager le moyen terme plus sereinement. Le soutien à la structuration des filières agropastorales garantit quant à elle la stabilité des territoires, sur lesquels les habitant·e·s peuvent s’assurer d’une autonomie alimentaire et nutritionnelle durable.

Le Gret et ses équipes tiennent enfin à remercier le Gouvernement de la Principauté de Monaco pour son engagement fidèle auprès des plus vulnérables depuis dix ans, ainsi que pour sa réaction rapide dans le cadre de la lutte contre le Covid-19.

 

En savoir plus sur :

Les actions de la coopération monégasque

Le programme Nutridev

La Principauté de Monaco aux côtés du Gret pour lutter contre le Covid-19


La magie des farines sans gluten : simplicité et santé

dimanche 6 décembre 2020

La farine est un ingrédient clef des cuisines du monde. Cette poudre, généralement issue de céréales, sert à préparer du pain, des gâteaux, des crêpes et d’autres variétés de mets sucrés et salés. Les farines de céréales (blés, maïs etc.) habituelles contiennent du gluten, un ingrédient que beaucoup tentent d’éviter d’aujourd’hui pour différentes raisons : le véganisme, des allergies ou encore des intolérances. Voici donc l’article parfait pour les amateurs de plats à base de farine qui souhaitent éviter le gluten !

 

Il existe de nombreux aliments et denrées qui peuvent venir se substituer aux céréales et apporter des bienfaits différents. Camerdish TV propose sur sa page Youtube des recettes variées pouvant s’adapter à tous les goûts.

 

La farine de manioc  est très simple à réaliser et ne nécessite qu’un seul ingrédient : du manioc. Pour sa confection, il faut en retirer la peau, les laver, les éplucher et les laisser sécher au soleil quelques jours. A la suite de cela, il suffit simplement de mixer les lamelles de manioc pour obtenir une poudre fine et la farine est prête.

 

Le macabo est aussi une plante dont on peut extraire de la farine. Il faut pour cela suivre une préparation similaire à la recette de farine de manioc puisque les deux plantes ont des compositions et textures similaires. Une fois la farine prête, il ne reste plus qu’à trouver les plats parfaits à cuisiner.

 

Il est aussi possible de faire des farines à bases d’autres ingrédients.

Un des plus connus est le riz. En effet, celui-ci est utilisé à travers le monde pour faire des farines et des laits. Camerdish TV propose une recette permettant d’éviter d’acheter la farine de riz et de la faire à la maison de manière simple. Il suffit de mettre le riz dans un mixeur pour obtenir une poudre fine et le tour est joué.

Il est aussi possible de faire de la farine avec des haricots. C’est le cas pour la farine de cornille (aussi appelé koki). Il faut, pour la préparation, tremper les graines de cornilles dans de l’eau à plusieurs reprises pour retirer la pellicule puis, par la suite, les faire sécher au soleil. Enfin, il suffit de les mixer pour obtenir une poudre et la farine est prête.

Enfin, il est aussi possible d’obtenir de la farine en utilisant des fruits. En effet, la farine de banane plantain verte peut être une bonne option pour éviter le gluten. La préparation se fait en suivant des étapes similaires aux recettes précédentes, ainsi, les bananes sont coupées en fines lamelles et il suffit de les laisser sécher au soleil. Par la suite, il ne reste plus qu’à mixer celles-ci pour obtenir le résultat final.

 

Camerdish TV nous offre ici une possibilité de remplacer les farines contenant du gluten par des options simples à réaliser depuis chez soi. On peut ainsi être sur de la provenance de nos aliments et économiser quelques sous.


3 questions à... Jean-Marc Collienne, journaliste et président de l’Association Kéré

vendredi 4 décembre 2020

Jean-Marc Collienne, journaliste chez Réunion la 1ère et président de l’Association Kéré, est à l’initiative de la très forte mobilisation réunionnaise en faveur des habitant·e·s du grand Sud de Madagascar, victimes d’une sécheresse particulièrement intense cette année. Partenaire du Gret sur l’Opération Kéré, il revient sur les raisons qui l’ont poussé à s’investir pour cette cause et sur sa vision à plus long terme.

 

Pour quelles raisons vous êtes-vous saisi de cette cause ?

Au hasard d’un reportage réalisé en 2006 sur un Réunionnais parti dans le Sud de Madagascar à la recherche du village d’où était originaire son père, immigré sur l’île de La Réunion dans les années 1920, nous avons pour la première fois découvert le kéré. Ce terme malgache est utilisé par les habitant·e·s de l’Androy, dans le Sud de l’île, pour désigner la famine qui frappe régulièrement cette région, notamment causée par le manque de pluie, un vent constant qui assèche les sols, la déforestation, et aggravée par le dérèglement climatique.

L’émotion suscitée à l’époque face aux premières images de cette famine a été si forte à la Réunion que nous avons organisé la première Opération Kéré, qui a permis, avec la collaboration du Gret, de construire 64 citernes et deux impluviums (NDLR : des bassins d’eau pluviale), et de restaurer onze anciens impluviums, afin d’assurer un stock d’eau nécessaire pour faire face aux longs mois sans pluie.

En 2020, et malgré la présence de ces citernes, la sécheresse est tellement forte que certain·e·s habitant·e·s de l’Androy, déjà vulnérables, sont mort·e·s de faim et de soif. Face à cette situation extrêmement grave, nous avons lancé avec le Gret une nouvelle Opération Kéré, pour agir dans l’urgence et sur le moyen terme en faveur des populations du Sud malgache.

 

Comment expliquer la formidable mobilisation de l’île de La Réunion en faveur du Sud malgache ?

Les Réunionnais ont réalisé qu’on mourait de faim à 1 000 km de leur île, dans une région à laquelle ils sont intimement attachés. C’est en effet du Sud de Madagascar que sont venus les premiers habitants de la Réunion. Et, entre 1920 et 1930, plusieurs milliers d’habitants de l’Androy ont été engagés pour travailler dans les champs de canne à sucre de l’île. De très nombreux Réunionnais, parfois sans le savoir, ont un père ou un grand-père venu de cette région aujourd’hui touchée par la famine.

Ce lien historique est amplifié par le fait que, bien que la Réunion soit une île très verte, le changement climatique se fait de plus en plus sentir par la population. Ces deux facteurs font que les Réunionnais se sentent réellement concernés par le sort de leurs voisins de l’Androy.

 

Quel rôle envisagez-vous pour l’Association Kéré sur le long terme ?

L’Association Kéré souhaite continuer à financer l’aide d’urgence (distribution de vivres et d’eau), mais également contribuer à la mise en place de solutions à moyen et long termes afin d’éviter que ces épisodes de famine ne se répètent dans cette région. L’objectif, après l’urgence, est de soutenir les projets du Gret, qui est très bien implanté dans le grand Sud, notamment en matière d’approvisionnement en eau, d’agroécologie et de développement de cultures résistantes à la sécheresse.

 

Les dons en faveur de l’opération sont donc d’une part utilisés pour éviter que la situation ne s’aggrave et que les gens ne meurent de faim, mais aussi pour que cette situation ne se reproduise plus, en développant la résilience climatique et la sécurité alimentaire des communautés.

Opération Kéré – les dernières actualités

De l’eau potable et une aide alimentaire d’urgence pour les communautés du Sud de Madagascar en proie au kéré

 

En savoir plus sur :


Un grand pas dans la lutte contre le frelon asiatique sans chimie avec " heatnest " de Pollinis

vendredi 4 décembre 2020

Communiqué de presse de POLLINIS du 26 novembre 2020

« Heatnest », le prototype air-vapeur développé par POLLINIS afin de détruire sans insecticides les nids de frelons asiatiques, a prouvé son efficacité lors d’un test grandeur nature réalisé sur le terrain le 24 novembre 2020. Ce test couronne cinq ans de recherche et de développement, dont deux sur l’efficacité de la vapeur : un travail de longue haleine pour la petite équipe de POLLINIS, réalisé uniquement grâce aux dons des sympathisants de l’association.

Fixé sur une perche télescopique permettant d’atteindre les nids de frelons accrochés en hauteur dans les arbres, cet appareil est équipé d’une canne perforée avec une tête pouvant percer les nids et y diffuser la chaleur par injection d’air et de vapeur d’eau, à une température mortelle pour les frelons.

« Cette dernière version du prototype a permis une destruction propre et efficace d’un nid de frelons très actif. C’est une première dans l’histoire de la lutte contre le frelon asiatique en France, qui annonce le début d’une révolution qui respecte l’environnement, les opérateurs et les riverains exposés à la chimie dispersée durant les opérations classiques de destruction », s’est félicité Hacène Hebbar, directeur des Projets chez POLLINIS.

Le test concluant s’est déroulé à Saint-Christophe-du-Ligneron (Vendée) sur un nid de frelons d’environ 80 cm de diamètre et situé sur une branche d’arbre à 9 mètres du sol. Après l’utilisation du combiné air-vapeur, le nid a été anéanti sans attaque sur l’opérateur ni frelons fuyant le nid. Le protocole sur l’activité de ce nid, effectué juste avant et après l’intervention sur deux minutes, a révélé que la population sortante avait été divisée par 10, passant de 60 à 6 frelons, un résultat très impressionnant sur un temps aussi court.

« J’ai utilisé la perche en perçant le nid par-dessous, puis complété par deux perçages sur les côtés. La progression de l’intervention m’a surpris par sa rapidité puisqu’au bout de 30 minutes, il ne restait presque plus de frelons », a détaillé le désinsectiseur Jean-Jacques Andrianada, habilité à intervenir dans l’enceinte Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), l’institution en charge du suivi des populations de frelon asiatique en France.

Cette réussite de terrain ouvre la voie au développement d’une lutte contre le frelon asiatique débarrassée des insecticides de synthèse tels que la perme%u0301thrine, toxique pour les autres espe%u0300ces, sauvages et domestiques, et la sante%u0301 humaine. Surtout que les nids traités chimiquement, régulièrement laissés sur place, continuent de contaminer les milieux : « En lieu et place de ces bombes chimiques mortifères pour l’environnement, Heatnest permet de laisser derrière nous des nids traités proprement, qui n’empoisonneront plus les oiseaux venant les picorer, et leur offriront même de véritables réserves de protéines !, se réjouit Hacène Hebbar. Les phénomènes de résistance à la chimie sont régulièrement observés dans le monde du vivant : il est temps de s’en passer. Cette option est un très grand pas pour une lutte propre qui permettra une meilleure protection de notre environnement et une meilleure réponse aux attentes des collectivités et des opérateurs de la lutte ».

Dès 2013, POLLINIS a financé des recherches préliminaires pour ce projet anti-frelon asiatique. Depuis 2015, l’association travaille à l’élaboration d’une série de prototypes permettant de détruire sans chimie les nids afin d’alléger la pression que ce redoutable prédateur de l’abeille fait peser sur les ruchers. Le frelon asiatique a été classé en 2016 par la Commission européenne parmi les espèces exotiques envahissantes pour la biodiversité locale. « Nous avons suivi dès le début la piste du biomimétisme : l’hyperthermie s’inspire des stratégies de lutte développées par les abeilles asiatiques qui font grappe autour du frelon et font notamment monter la température afin de l’éliminer », explique Hacène Hebbar.

Depuis le début de l’année, POLLINIS a équipé des apiculteurs et des désinsectiseurs de plusieurs régions françaises (Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Pays de la Loire, Île-de-France) de prototypes air et vapeur et de l’outil de signalisation et de suivi GeoNest, afin d’évaluer l’efficacité du dispositif sur le terrain. « Nous allons multiplier les tests en cette fin de saison, quand les nids sont les plus gros, pour consolider les retours, explique Hacène Hebbar. La prochaine étape sera de préparer une diffusion à plus grande échelle de HeatNest et de GeoNest pour une utilisation au plus tôt dans la saison ».

Source texte et image : POLLINIS



Accueil | Contact | Mentions légales | Espace privé | Statistiques du site
Nombre de visiteurs 11886574

15 visiteurs en ce moment

| Site réalisé avec SPIP |un site CDURABLE online

Agence MC Cdurable CDURABLE.com

RSSfr

Creative Commons License : Firefox


__________________________________________
Google
  Maison
La maison durable
  Cdurable.com
Agir pour un monde durable